Essai clinique international multicentrique de phase I/II évaluant l'EO2463, un nouveau vaccin thérapeutique à base de peptides d'origine microbienne, en monothérapie et en association avec la lénalidomide et le rituximab, dans le traitement des patients atteints d'un lymphome non hodgkinien indolent.
Date de révision : 25/07/2026
Homme Femme
A partir de 18 ans
Date de début de recrutement : 12/03/2024
Critères :
Critères d'inclusion :
- Pour être inclus dans les cohortes 1 et 4, les patients doivent présenter une forme récidivante/réfractaire de lymphome folliculaire (FL) ou de lésions de la zone marginale (MZL*) de grade 1, 2 ou 3A, confirmée par biopsie, un indice de performance ECOG compris entre 0 et 2, et avoir déjà reçu au moins une ligne de traitement antérieure.
- Pour être inclus dans la cohorte 2, les patients doivent présenter un diagnostic récent, n’avoir jamais été traités auparavant (seule une radiothérapie non définitive est autorisée comme traitement antérieur), un cancer de grade 1, 2 ou 3A confirmé par biopsie, de type FL ou MZL*, stade III ou IV selon la classification d’Ann Arbor, ou stade I ou II selon la classification d’Ann Arbor lorsque le patient n’est pas éligible à une radiothérapie définitive, un indice de performance ECOG de 0 ou 1, une charge tumorale faible selon les critères GELF (une charge tumorale faible étant définie comme : aucune masse > 7 cm, moins de trois masses > 3 cm, absence de symptômes systémiques ou de symptômes B, pas de splénomégalie > 16 cm à l’imagerie (TEP-TDM ou TDM), pas de risque de compression d’un organe vital, pas de phase leucémique > 5 000/μL de lymphocytes circulants, et pas de cytopénie [définie par un taux de plaquettes < 100 000/μL, hémoglobine < 10 g/dL ou nombre absolu de neutrophiles < 1 500/μL]), et ne pas nécessiter de traitement de référence selon l’évaluation du médecin traitant.
- Pour être inclus dans la cohorte 3, les patients doivent présenter un diagnostic récent, n’avoir jamais été traités auparavant (seule la radiothérapie est autorisée comme traitement antérieur), un cancer de grade 1, 2 ou 3A confirmé par biopsie, de type FL ou MZL*, de stade III ou IV selon la classification d’Ann Arbor, un indice de performance ECOG de 0 ou 1, une charge tumorale faible selon les critères GELF (définie comme suit : aucune masse > 7 cm, moins de trois masses > 3 cm, absence de symptômes systémiques ou de symptômes B, pas de splénomégalie > 16 cm à la TEP/TDM ou à la TDM, pas de risque de compression d’un organe vital, pas de phase leucémique avec plus de 5 000 lymphocytes circulants/µL, et pas de cytopénie [définie par un taux de plaquettes < 100 000/µL, hémoglobine < 10 g/dL ou nombre absolu de neutrophiles < 1 500/µL]), et nécessiter un traitement selon l’évaluation du médecin traitant. * Le MZL comprend les entités suivantes : le MZL extranodal (EMZL, c'est-à-dire le lymphome MALT), le MZL splénique (SMZL) et le MZL nodal (NMZL).
- Patients âgés de 18 ans ou plus.
- Les patients présentant un antigène leucocytaire humain (HLA) de type A2 positif.
- Les patients doivent présenter une atteinte pathologique mesurable par imagerie, avec un ganglion lymphatique ou une masse tumorale d'au moins 1,5 cm dans au moins une dimension.
- Les hommes ou les femmes non enceintes et n’allaitant pas qui : a. sont des femmes ménopausées (selon la définition du protocole) ; b. sont des femmes et des hommes ayant subi une stérilisation chirurgicale (selon la définition du protocole) ; c. des femmes en âge de procréer présentant un test de grossesse sérique hautement sensible négatif effectué dans les 72 heures précédant la première administration du traitement à l’étude et utilisant une méthode contraceptive hautement efficace depuis la signature du formulaire de consentement éclairé (ICF) jusqu’à la visite de sécurité 30 jours après l’administration de la dernière dose du traitement à l’étude ; remarque : le partenaire masculin doit, en plus de l’utilisation d’une contraception hautement efficace par la patiente, également utiliser des préservatifs, d. les patients de sexe masculin ayant des partenaires de sexe féminin en âge de procréer doivent utiliser des préservatifs depuis la signature du formulaire de consentement éclairé (ICF) jusqu’à la visite de sécurité 30 jours après l’administration de la dernière dose du traitement à l’étude ; de plus, les patients de sexe masculin doivent s’assurer que leurs partenaires en âge de procréer utilisent également une contraception hautement efficace, comme décrit dans le protocole. Par ailleurs, pour les patients devant être inclus dans une cohorte comprenant le rituximab, les critères d’inclusion suivants s’appliquent : e. en raison de la longue demi-vie du rituximab chez les patients présentant une déplétion des lymphocytes B, les femmes en âge de procréer doivent s’engager à utiliser des méthodes contraceptives efficaces (voir le critère d’inclusion 7d du protocole pour plus de détails) pendant et pendant les 12 mois suivant le traitement par le rituximab. De plus, pour les patientes devant être incluses dans une cohorte comprenant le lénalidomide, les critères d’inclusion suivants s’appliquent : f. femmes en âge de procréer : i. doivent éviter toute grossesse pendant au moins 4 semaines avant le début du traitement par lénalidomide, pendant le traitement, pendant les interruptions de traitement et pendant au moins 4 semaines après la fin du traitement, ii. doivent s’engager soit à s’abstenir de tout rapport sexuel hétérosexuel de manière continue, soit à utiliser deux méthodes de contraception fiables (voir le critère d’inclusion 7d du protocole pour plus de détails), à compter de 4 semaines avant le début du traitement par lénalidomide, pendant le traitement, pendant les interruptions de traitement et pendant les 4 semaines suivant l’arrêt du traitement par la lénalidomide, iii. doivent présenter deux tests sériques de dépistage de grossesse négatifs avant le début du traitement ; le premier test doit être effectué dans les 10 à 14 jours et le second dans les 24 heures précédant le début du traitement par lénalidomide, puis chaque semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois par la suite chez les femmes ayant des cycles menstruels réguliers ou toutes les deux semaines chez celles ayant des cycles menstruels irréguliers. g. Hommes : i. doivent toujours utiliser un préservatif en latex ou synthétique lors de tout rapport sexuel avec des femmes en âge de procréer pendant la prise de lénalidomide et jusqu’à 4 semaines après l’arrêt du traitement par lénalidomide, même s’ils ont subi une vasectomie réussie. ii. ne doivent pas faire de don de sperme pendant le traitement par lénalidomide et jusqu’à 4 semaines après l’arrêt de ce traitement.
- Patients disposés et aptes à respecter les visites prévues, le plan de traitement, les analyses de laboratoire et les autres procédures de l'étude indiquées dans le protocole.
- Les patients ayant reçu la fiche d'information et ayant donné leur consentement éclairé par écrit avant toute intervention liée à l'étude.
Critères d'exclusion :
- Patients ayant reçu un traitement par dexaméthasone à une dose supérieure à 2 mg/jour ou l'équivalent (c'est-à-dire 13 mg/jour de prednisone ou 53 mg/jour d'hydrocortisone) au cours des 14 jours précédant la première administration d'EO2463.
- Les patients ayant reçu un vaccin vivant ou atténué destiné à la prévention de maladies infectieuses, y compris les vaccins contre la grippe saisonnière, dans les quatre semaines précédant l'administration de la première dose du médicament à l'étude.
- Les patients présentant des antécédents d'hypersensibilité à l'un quelconque des excipients ou des principes actifs présents dans les formes pharmaceutiques des traitements à l'étude concernés. Par ailleurs, les patients présentant une hypersensibilité aux protéines murines ne doivent pas recevoir de rituximab.
- Patients atteints d'un LF de grade 3B ou présentant une transformation vers un sous-type de lymphome agressif.
- Patients traités par des remèdes à base de plantes présentant des propriétés immunostimulantes ou susceptibles d'interférer avec le fonctionnement des principaux organes.
- Patients n’ayant reçu qu’un seul traitement antérieur et présentant un profil à haut risque, défini par une première progression de la maladie dans les 24 mois suivant le diagnostic (cette exclusion ne s’applique pas aux patients ayant reçu plus d’une ligne de traitement antérieure).
- Patients ayant déjà été exposés à l'EO2463.
- Patients traités par immunothérapie (c'est-à-dire un traitement immunostimulant ou immunosuppresseur ; outre les composés exclus ou autorisés selon les autres critères d’inclusion/d’exclusion), par radionucléides, par radiothérapie, par chirurgie cytoréductrice, ou ayant reçu un traitement par tout autre agent expérimental au cours des 28 jours précédant la première administration d’EO2463. À noter que, dans le cas d’une radiothérapie localisée ciblant des symptômes (par exemple, pour un ou plusieurs ganglions lymphatiques de taille limitée), l’intervalle entre la radiothérapie et le début des administrations d’EO2463 peut, en fonction de la localisation et des caractéristiques du patient, être inférieur à 28 jours selon l’appréciation du médecin traitant, mais ne doit pas être ramené à moins de 14 jours.
- Patients devant être inclus dans les cohortes 1 et 4, et ayant reçu du rituximab ou un autre traitement d'ablation des lymphocytes B dans les 8 semaines précédant le début du traitement à l'étude.
- Patients devant être inclus dans les cohortes 1 et 4, et dont la maladie a déjà progressé au cours d'un traitement antérieur par le schéma thérapeutique R2, c'est-à-dire une association adéquate de lénalidomide et de rituximab.
- Patients présentant des résultats d'analyses anormaux
- Métastases actives au niveau du système nerveux central (SNC) ; les patients ayant des antécédents de métastases au SNC sont éligibles si la maladie au niveau du SNC est restée stable sur le plan radiologique et neurologique pendant au moins 6 semaines avant la signature du formulaire de consentement éclairé (ICF) et s’ils ne nécessitent pas de corticostéroïdes (quelle que soit la dose ; spécifiquement pour la maladie au niveau du SNC) pour la prise en charge des symptômes.
- Patients présentant des effets indésirables persistants de grade 3 ou 4 (selon la classification NCI-CTCAE v5.0) suite à des traitements antérieurs ; ces effets indésirables doivent avoir disparu depuis au moins deux semaines avant le début du traitement de l'étude et être revenus à un grade 1 ou inférieur. Toutefois, l’alopécie ou d’autres effets indésirables persistants de grade ≤ 2 ne constituant pas un risque pour la sécurité, selon l’appréciation de l’investigateur, sont acceptables.
- Patients devant être inclus dans la cohorte 4, ayant déjà reçu un traitement par cellules CAR-T et dont la maladie a progressé dans les 6 mois suivant ce traitement.
- Autre tumeur maligne ou antécédents de tumeur maligne avec un intervalle sans récidive inférieur à 3 ans avant la signature du formulaire ICF ; à l’exception de celles traitées par intervention chirurgicale et présentant un faible risque de récidive, telles que le cancer de la peau basocellulaire ou spinocellulaire, ou le carcinome in situ ; par exemple, les patients présentant un cancer de la peau basocellulaire ou spinocellulaire, ou un carcinome in situ, ayant fait l’objet d’un traitement adéquat, sont éligibles.
- Les patients présentant une infection active cliniquement significative, une maladie cardiaque, une affection médicale ou psychiatrique grave qui, de l'avis de l'investigateur, rendrait l'administration du médicament à l'étude dangereuse pour le patient, compromettrait l'évaluation des résultats de l'étude ou l'interprétation des données relatives à la sécurité du patient, ou empêcherait le patient de comprendre la procédure de consentement éclairé ou de se conformer aux exigences du protocole.
- Patients chez lesquels on soupçonne une maladie auto-immune ou une maladie auto-immune active, ou qui présentent des antécédents connus d'affection neurologique auto-immune (par exemple, le syndrome de Guillain-Barré).
- Patients ayant des antécédents de transplantation d'organe solide ou de greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques.
- Patients présentant des antécédents de tuberculose ou chez lesquels la présence de cette maladie est avérée.
- Les patientes enceintes et celles qui allaitent.
- Patients présentant des antécédents ou une infection actuelle par le virus de l'immunodéficience humaine, une infection active ou chronique par le virus de l'hépatite B, ainsi qu'une infection active par le virus de l'hépatite C.
Lieux et contacts
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