Santé mentale des étudiants en médecine : une étude de cohorte sur les facultés (OSMOSE : Orléans – Santé mentale – Médecine – Observation et Suivi chez les Etudiants)

  • Volontaire sain

ID 2025-A01274-45

Recrutement à venir

Date de révision : 30/07/2026

> 500 participants

Femme Homme

A partir de 18 ans

La durée de participation est de: 144 mois

Résumé de l'essai

La pandémie de COVID-19 a entrainé une augmentation de la dépression. Le baromètre santé des français réalisé tous les 4-5 ans par Santé Publique France a ainsi retrouvé un doublement de la prévalence d’un épisode dépressif caractérisé chez les 18-25 ans entre 2017 et 2021. Il y a également une augmentation pour les idées suicidaires et les tentatives de suicides. Chez les étudiants, les données de l’Observatoire de la Vie Etudiante de 2016 retrouvaient une prévalence de l’EDC et des idées suicidaires plus importantes chez les étudiants que dans la population générale du même âge. Chez les étudiants en médecine, une étude nationale retrouvait des prévalences de dépression et d’idées suicidaires supérieures à la population générale du même âge. Les difficultés financières étaient le principal facteur associé au risque de dépression. Les étudiants constituent une population vulnérable à la précarité en raison de plusieurs facteurs. Ils disposent souvent de revenus limités. Cela les expose à des difficultés pour subvenir à leurs besoins essentiels. Socialement, l’isolement peut aggraver leur situation, surtout lorsqu’ils s’éloignent de leur réseau familial ou sont confrontés à la pression des études. Par ailleurs, les exigences académiques élevées, combinées à des conditions de vie instables, impactent leur santé mentale et peuvent participer au développement de troubles psychiatriques, souvent non pris en charge faute de moyens ou de ressources accessibles. Cette précarité met en lumière la nécessité d’un soutien global pour cette population alors même que les étudiants ne vont pas ou peu consulter des professionnels. Ainsi, dans l’enquête de 2021, seuls 32% des étudiants en médecine souffrant de dépression recevaient une prise en charge adéquate. Si l’on veut améliorer la santé des étudiants en médecine, il ne faut donc pas seulement soigner les troubles, mais prévenir leur apparition en aidant les étudiants à tendre vers cet état de bien-être.

Objectif principal

L’objectif principal est d’identifier les facteurs de risque de dépression chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 1. Mesurer la prévalence chaque année, de troubles psychiatriques autres que la dépression (anxiété, burnout, troubles alimentaires, addictions alcool et cannabis, traumatismes infantiles) chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 2. Identifier les facteurs de risque et de protection de troubles psychiatriques autres que la dépression chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 3. Mesurer la prévalence de l’Episode Dépressif Caractérisé chaque année chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 4. Mesurer la prévalence chaque année du recours et du non-recours aux soins chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 5. Identifier les facteurs de risque de non-recours aux soins chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 6. Evaluer la stigmatisation associée aux troubles psychiatriques ou à la discipline psychiatrique chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 7. Etudier les facteurs de précarité financière et de précarité sociale chez les étudiants en médecine en les comparant aux étudiants ayant fait la 1ère année (PASS/LAS) mais n’ayant pas intégré la filière médecine. 8. Pour les étudiants de second cycle, évaluer leur ressenti de l’accompagnement pédagogique.

Critères :

Critères d'inclusion :

  • 1. Etudiants ayant été inscrits en PASS/LAS à l’université d’Orléans
  • 2. Agé de 18 ans ou plus

Critères d'exclusion :

  • 1. Ne parlant pas français
  • 2. Personne sous sauvegarde de justice
  • 3. Personne privée de liberté
  • 4. Personne sous tutelle ou curatelle

Lieux et contacts

Informations pratiques pour participer à cet essai.

Sites des essais

Adresse

  • CHU Orléans

    45000 Orléans France

Comment postuler ?

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Avertissement

La sécurité et la validité scientifique de cette étude sont la responsabilité du sponsor de l'étude et des investigateurs.