Accident vasculaire cérébral (AVC)
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Publié le 10/01/2024
Information proposée par Haute Autorité de Santé - HAS
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la deuxième cause de mortalité en France et la première cause de handicap chez l’adulte. Chaque année, on compte 140 000 nouveaux cas d'AVC dans notre pays. Cette maladie touche autant les hommes que les femmes, et 75 % des personnes atteintes ont plus de 65 ans. La survenue d’un AVC nécessite une prise en charge médicale urgente.
Qu'est-ce qu'un AVC ?
L’accident vasculaire cérébral (AVC ou, plus communément, attaque cérébrale, embolie cérébrale ou apoplexie) se caractérise par une lésion d’une partie du cerveau à la suite de l’obstruction d’un vaisseau (accident ischémique ou infarctus cérébral) ou par la rupture d’un vaisseau sanguin et l’accumulation d’une poche de sang (accident hémorragique ou hémorragie cérébrale). Environ 85 % des AVC sont d’origine ischémique et 15 % d’origine hémorragique.
Environ 60 % des personnes qui ont eu un AVC conservent une certaine forme d'invalidité : paralysie (dans 30 % des cas), perte sensorielle, troubles de la mémoire, de l'élocution ou de la vue, dépression ou autres types de troubles psychiques, etc. Les conséquences peuvent être lourdes pour le patient comme pour son entourage.
Qu'appelle-t-on AIT ?
L'accident ischémique transitoire (AIT) est une forme légère d'AVC causée par l'interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau. Dans le cas d'un AIT, les symptômes durent moins d'une heure et ne laissent pas de signe anormal sur les images du cerveau par IRM. L'AIT est un peu plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Le risque de survenue d'un AVC à la suite d'un AIT est élevé (jusqu'à 10 % des cas dans la semaine qui suit l'AIT). De ce fait, comme l'AVC, l'AIT est une urgence médicale.
Quels sont les symptômes de l'AVC et de l'AIT ?
Les symptômes de l'AVC et de l'AIT se manifestent subitement et ne précèdent l'accident que de quelques minutes ou de quelques heures. Il est important de les connaître pour bénéficier rapidement d'un traitement :
- Apparition soudaine d'une difficulté à s'exprimer ou à comprendre les autres ;
- Paralysie ou engourdissement soudain d'un côté du visage, d'un bras ou d'une jambe (hémiplégie) ;
- Perte soudaine de la vue (souvent dans un seul œil) ou vision dédoublée ;
- Perte de l'équilibre ou de la coordination des mouvements ;
- Mal de tête soudain et violent, sans cause apparente.
L'intensité des symptômes observés lors d'un AVC ne permet pas de prévoir l'intensité d'éventuelles séquelles. Un AVC ayant entraîné des symptômes sévères et variés peut ne laisser que peu de séquelles.
Que faire en cas de symptômes évoquant un AVC ou un AIT ?
Lorsqu'une personne présente de façon soudaine des symptômes qui suggèrent un AIT ou un AVC, il faut immédiatement appeler le Samu (15, 112), qui orientera vers la structure adaptée. Il est recommandé de ne pas attendre son médecin, ni de se rendre aux urgences, ce qui risquerait d'entraîner une perte de temps au cas où l'administration d'un traitement visant à dissoudre le caillot serait possible.
Quels sont les facteurs favorisant la survenue d'un AVC ou d'un AIT ?
- L'âge. Le risque d'AVC ou d'AIT augmente avec l'âge.
- L'hérédité. Le risque d'AVC ou d'AIT est plus élevé si un parent a eu un AVC avant l'âge de 65 ans.
- Les antécédents d'AVC ou d'AIT. On estime que 30 % des personnes ayant eu un AVC ou un AIT connaîtront un autre AVC dans les cinq ans.
- L'hypertension artérielle non contrôlée par les traitements.
- Certaines maladies cardiaques, comme la fibrillation auriculaire, favorisent la formation de caillots.
- Le tabac.
- Le diabète non contrôlé par des traitements.
- L'excès de cholestérol.
- L'absence d'activité physique régulière.
- La consommation élevée de boissons alcoolisées.
- La prise de certains médicaments, par exemple la prise pendant plusieurs années de traitements hormonaux de la ménopause.
Peut-on prévenir les AVC et les AIT ?
La prévention des AVC et de leur rechute consiste à appliquer les règles qui visent à prévenir l'hypertension artérielle et l'excès de cholestérol dans le sang : alimentation équilibrée, maintien d'une activité physique régulière, arrêt du tabac et réduction de la consommation de boissons alcoolisées.
Les personnes souffrant d'hypertension artérielle, d'excès de cholestérol, de diabète ou de troubles cardiaques doivent veiller à prendre leurs traitements.
Comment soigne-t-on un AVC ?
En cas d'AVC, les traitements immédiats visent à dissoudre le caillot ou à l'empêcher de grossir. Les traitements à long terme de l'AVC préviennent l'apparition de nouveaux caillots. Ce sont essentiellement des antiagrégants plaquettaires et des anticoagulants oraux.
De plus, des traitements sont prescrits pour traiter une éventuelle hypertension artérielle, un excès de cholestérol ou un diabète. Enfin, des conseils d'hygiène de vie et de diététique doivent être suivis : arrêt du tabac, modération dans la consommation de boissons alcoolisées, contrôle du poids par une alimentation équilibrée et une activité physique régulière (au moins 30 minutes par jour).
La rééducation dans le traitement de l'AVC
La rééducation est un élément essentiel de la prise en charge de l'AVC qui a prouvé son efficacité, même dans le cas d'AVC sévère. Selon les symptômes, elle peut être assurée par un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un orthophoniste.
Pour être pleinement efficace, la rééducation doit débuter le plus tôt possible après l'AVC, dès les premières heures d'hospitalisation. Elle sera poursuivie dans un centre spécialisé, puis à domicile.
L'activité physique adaptée dans la prise en charge des AVC
L'activité physique adaptée (APA) fait partie des traitements non médicamenteux des suites d'un accident vasculaire cérébral (AVC). En effet, la pratique régulière d'une activité physique contribue à une meilleure maîtrise de la pression artérielle et aide les patients à surmonter les éventuelles séquelles neuromotrices (paralysies).
Sources :
- Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce, Haute autorité de santé, 05/2019
- Prévention vasculaire après un infarctus cérébral ou un accident ischémique transitoire, Haute autorité de santé, 06/2018
- Accident ischémique transitoire, Vidal Recos, 04/2017
- Infarctus cérébral, Vidal Recos, 04/2017
- Accident vasculaire cérébral, ameli.fr, 04/2017
- Accident vasculaire cérébral : méthodes de rééducation de la fonction motrice chez l’adulte, Haute autorité de santé, 06/2012
- MédicoSport Santé 2017, Commission médicale du Comité national olympique et sportif français, 04/2017
- Guide Santé après 50 ans, Vidal, 2005
À retrouver sur https://www.has-sante.fr/portail/jcms/r_1501300/fr/accident-vasculaire-cerebral-avc
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