Convention pharmaceutique : entrée en application des entretiens pour les femmes enceintes
Actualité
Publié le 03/11/2022
Information proposée par Ordre national des pharmaciens
Deux des mesures présentes dans la convention nationale pharmaceutique signée en mars dernier entrent en vigueur le 7 novembre 2022. Elles concernent les nouvelles missions du pharmacien en matière de prévention et d’accompagnement des patients : les entretiens courts pour les femmes enceintes et la rémunération de l’administration des vaccins prescrits par d’autres professionnels de santé.
Entretien court pour les femmes enceintes
Objectif : sensibiliser au risque lié à la consommation de substances tératogènes ou fœto-toxiques pendant la grossesse et, le cas échéant, à l’importance de la vaccination.
Lorsque le pharmacien identifie que la femme est enceinte, et quel que soit le stade de la grossesse, il lui propose, quand il l’estime nécessaire, un entretien court pour :
- faire un bilan des médicaments prescrits ou pris en automédication ;
- vérifier qu’elle n’a pas arrêté seule un médicament prescrit ;
- l’informer et évoquer de manière générale les risques pour elle et le fœtus liés à la prise de médicaments, en détaillant les recommandations de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ;
- évoquer les risques liés à la consommation ou à l’utilisation d’autres substances (alcool, compléments alimentaires, phytothérapie, aromathérapie…) ;
- lui remettre la documentation de l’ANSM intitulée « Médicaments et grossesse, les bons réflexes » disponible sur les sites du Cespharm et de l’ANSM ou la lui envoyer via la messagerie sécurisée ;
- lui envoyer par messagerie sécurisée le lien vers la page « Femme enceinte » du site ameli.fr, ainsi que le guide réalisé par l’Assurance maladie intitulé « Ma maternité ».
Le montant de l’honoraire pour cet entretien est fixé à 5 euros TTC et majoré dans les départements et régions d’outre-mer (DROM) (coefficient 1,05).
À noter : si la patiente a un traitement en cours, le pharmacien lui conseille de contacter son médecin.