Bronchite aiguë

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Qu'est-ce que la bronchite aiguë ?

Affection classique de l’hiver, la bronchite aiguë provoque une toux parfois gênante. Chez les personnes en bonne santé, elle s’avère généralement bénigne et guérit naturellement en une dizaine de jours.

Néanmoins, la bronchite aiguë peut évoluer vers la pneumonie, surtout chez les personnes âgées ou chez celles dont le système immunitaire est affaibli. Si la toux est accompagnée d’une forte fièvre durant plus de 48 heures, on peut suspecter une pneumonie.

Quels sont les symptômes de la bronchite aiguë ?

La bronchite aiguë commence souvent avec une petite toux sèche. Ensuite apparaissent des glaires, d’abord limpides ou blanchâtres. En cas de surinfection bactérienne, les sécrétions deviennent jaunâtres et purulentes. Une bronchite aiguë s’accompagne souvent d’autres symptômes, tels que fièvre, maux de tête, courbatures, rhume, sinusite et maux de gorge. La bronchite aiguë provoque des crises de toux douloureuses qui disparaissent normalement en quelques jours. Elle peut toutefois être à l’origine d’une toux résiduelle persistante.

Quelles sont les causes de la bronchite aiguë ?

Lorsque la muqueuse des bronches est irritée par des fumées, des gaz corrosifs ou des agents infectieux, une inflammation survient. Les sécrétions augmentent et encombrent les bronches, ce qui provoque la toux, nécessaire à l’évacuation de ces sécrétions.

La bronchite aiguë est à distinguer de la bronchite chronique. La bronchite aiguë est plus fréquente en hiver. Elle est généralement causée par des virus attaquant de préférence les voies respiratoires. La muqueuse irritée devient alors plus vulnérable et d’autres germes tels que des bactéries peuvent s’installer, provoquant une surinfection.

La bronchite chronique se manifeste plusieurs mois par an par une toux grasse tenace et des poussées de surinfection. Elle affecte notamment les fumeurs.

appareil respiratoire
Schéma bronchioles et alvéoles

Comment prévenir la bronchite aiguë ?

  • Lavez-vous les mains avant de manger afin d’éviter d’avaler les germes qu’elles peuvent porter. Couvrez-vous la bouche avant de tousser pour éviter de contaminer les autres.
  • Aérez régulièrement l’appartement ou la maison, même en hiver.
  • En hiver, l’humidité de l’air des locaux chauffés est insuffisante, ce qui dessèche les muqueuses bronchiques et les rend plus vulnérables à une infection. Placez des humidificateurs chez vous et dans votre local de travail durant toute la période de chauffage.
  • Mouchez-vous régulièrement si votre nez est pris.
  • Évitez si possible les endroits où l’air est pollué.
  • Prenez des mesures pour arrêter de fumer et évitez les lieux enfumés.

Que faire en cas de bronchite aiguë ?

  • Buvez suffisamment, de préférence des boissons chaudes. L’hydratation permet aux muqueuses de fabriquer un mucus plus fluide, plus facilement éliminé. De même, les inhalations avec de la vapeur d’eau sont un bon moyen de faciliter l’élimination des sécrétions.
  • Au tout début de la bronchite, surtout s’il y a une trachéite associée, la toux peut être sèche et troubler votre sommeil. Dans ce cas, et seulement dans ce cas, prenez un médicament antitussif durant un court laps de temps. Lorsque la toux devient grasse et produit des glaires, les antitussifs sont fortement déconseillés car c’est la toux qui nettoie les bronches.
  • Si la toux est associée à une fièvre, des sueurs froides, une gêne respiratoire, la présence de sang dans les glaires ou des sifflements, mieux vaut consulter un médecin rapidement. De plus, les personnes qui souffrent de bronchite chronique, d'asthme, de diabète ou d’immunodépression ont intérêt à consulter rapidement.
  • Si la toux persiste au-delà de 3 à 4 semaines, il est nécessaire de revoir le médecin, afin de rechercher une autre maladie, notamment la coqueluche.

Quels sont les traitements de la bronchite aiguë ?

Le traitement d’une bronchite simple repose sur divers médicaments permettant de traiter la gêne respiratoire et les éventuels signes associés (par exemple la fièvre ou la toux sèche).

Le traitement de la fièvre comporte un antipyrétique à base de paracétamol, d’aspirine ou d’ibuprofène, tout en tenant compte des éventuelles contre-indications.

Les médicaments destinés à soulager la gêne respiratoire sont de plusieurs types :

  • Les révulsifs sont utilisés en massage sur la poitrine pour décongestionner les voies respiratoires. Ceux contenant du camphre ou du menthol ne doivent pas être utilisés chez l’enfant de moins de sept ans sans avis médical. Leur usage est moins fréquent qu’autrefois.
  • Les inhalations visent également à dégager les voies respiratoires. Elles sont réservées à l’adulte et à l’enfant de plus de 12 ans. En effet, les solutions pour inhalation contiennent généralement des essences d’eucalyptus, de thym, de pin, de menthe ou de niaouli qui renferment des substances qui exposent à des effets indésirables neurologiques potentiellement graves, particulièrement chez l’enfant.
  • Les autres traitements adjuvants comportent des médicaments également composés de dérivés d’essences de pin, de serpolet, de niaouli, d’eucalyptus, etc. Ils ne doivent pas être utilisés chez les enfants de moins de sept ans. Ces médicaments peuvent également contenir du paracétamol. Il faut en tenir compte si l’on prend un médicament contre la fièvre qui en contient également.
  • Lorsque la toux est sèche et difficilement supportable, il est possible de prendre un antitussif. Il ne doit pas être utilisé plus de quelques jours sans avis médical.
  • Lorsque la toux devient grasse, les fluidifiants bronchiques facilitent l’élimination des sécrétions bronchiques. Leur usage est rarement indispensable.

La bronchite aiguë est presque toujours d'origine virale. La prise d'antibiotique n’a pas montré d’intérêt sur l'évolution de la maladie.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

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