Cigarette électronique et risque cardio-vasculaire ?
Article
Publié le 21/10/2019
Information proposée par Fédération Française de Cardiologie
La cigarette électronique présente-t-elle un risque cardio-vasculaire ?
La cigarette électronique présente-t-elle un risque cardio-vasculaire - Mathieu Kerneis
La cigarette électronique présente-t-elle un risque cardio-vasculaire ?
Mathieu Kerneis
Quel est l’objectif de vos recherches ?
Il s’agit de l’étude Austral qui s’intéresse au rôle de la cigarette électronique dans l’infarctus sur myocarde.
On prend en charge tous les jours des infarctus chez le sujet jeune, plus particulièrement des infarctus liés au tabac. Le tabagisme est extrêmement difficile à arrêter, plus que l’alcool ou l’addiction aux jeux et représente un vrai challenge pour le patient car il est associé d’une part à la récidive d’événements et à la mortalité chez les patients ayant fait un infarctus du myocarde.
La cigarette électronique connait un succès important que ce soit en méthode de sevrage ou en consommation nouvelle. En pratique, nous ne connaissons pas bien les effets de la cigarette électronique sur le plan cardio-vasculaire. Ce qui est sur c’est que le tabac (la consommation de cigarettes) augmente la réactivité plaquettaire. C'est-à-dire que cela favorise la formation de caillot dans le sang et favorise la survenue des infarctus. On ne sait pas si la cigarette électronique à le même effet cardio-vasculaire. Il n’y a pas d’études sur le sujet.
Une façon simple de le mesurer serait d’observer la capacité qu’on les plaquettes à faire des caillots chez les patients vapotant de la cigarette électronique.
A quoi sert le financement de la Fédération Française de Cardiologie ?
A financer cette étude Australe. Elle inclura des patients fumeurs, souhaitant arrêter de fumer. On leur proposera d’essayer soit avec la cigarette électronique, soit avec les substituts nicotiniques classiques. Nous mesurerons la capacité que le sang a à faire des caillots sous cigarette classique, sous cigarette électronique et sous substitut nicotinique.
Une étude sur 90 patients, sur quelques mois et va apporter une réponse pour les médecins mais aussi pour le grand public sur un paramètre essentiel de l’infarctus du myocarde qu’est la réactivité plaquettaire et la capacité à faire des caillots.