Comment anticiper ma fin de vie numérique ?

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Publié le 27/03/2025

Information proposée par Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie

Depuis le 7 octobre 2016, tout citoyen français a le droit de choisir ce qu’il souhaite faire de ses données numériques une fois qu’il sera mort : “toute personne peut définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication de ses données à caractère personnel après son décès » (loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique, article 63).

On entend par “données numériques” tout élément mis en ligne. Il peut donc s’agir de comptes sur des réseaux sociaux, d’adresses e-mails, ou encore de fichiers numériques téléchargés.

Dans un premier temps, il est donc essentiel de réfléchir à ce que l’on souhaite vraiment et de se poser les bonnes questions : supprimer toutes ses données numériques ? supprimer certaines données mais en conserver d’autres ? conserver ses données et les transmettre à un proche ?

Un fois ces questions répondues, plusieurs possibilités s’offrent à vous : 

  • vous pouvez rédiger un “testament numérique”, auprès d’un notaire. Il s’agira de lister vos différents comptes et mots de passe. Ce testament sera ensuite enregistré dans le fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) ;
     
  • vous pouvez directement désigner un légataire sur le site concerné, si celui-ci vous propose cette option. Plusieurs sites proposent en effet d’anticiper la fin de vie numérique. C’est le cas de Facebook, qui propose d’ajouter un “contact légataire”, qui pourra gérer votre profil sur le réseau social après votre décès.
     

Dans le cas où vous n’auriez pas anticipé votre mort numérique, il faut savoir que certaines plateformes clôtureront vos comptes au bout d’un certain temps d’inactivité. 

C’est le cas de Google qui supprimera votre compte Gmail ainsi que les données personnelles associées, s’il est inactif durant 2 ans. 

Pour les autres sites, vos proches pourront suivre les différentes procédures existantes pour supprimer vos comptes et données. Celles-ci ont été recensées par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Certains réseaux sociaux proposent également de ne pas supprimer le compte mais de le convertir en page commémorative. C’est notamment le cas de Facebook, Instagram ou encore LinkedIn. Pour ce faire, vos proches devront fournir au réseau social concerné un acte de décès. 

Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie est un organisme public, ouvert à tous, une « maison commune » au sein de laquelle chacun peut s’informer sur les soins palliatifs et la fin de vie.
Créé le 5 janvier 2016, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie vise à favoriser l’accès aux droits et à participer à l’amélioration de la fin de vie en France, en particulier en encourageant le dialogue entre les citoyens et les professionnels de santé. Ouvert sur la société et les divers milieux professionnels concernés, le Centre participe à identifier, analyser la multiplicité des situations de fin de vie et à réfléchir à la manière de faire évoluer les pratiques d’accompagnement de la fin de vie.
 

Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie