Comment me faire accompagner après mon retour au travail ?

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Publié le 08/12/2022

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Au cours des mois qui suivent le retour au travail après une maladie ayant entraîné un arrêt maladie prolongé, les médecins du travail et les spécialistes des ressources humaines recommandent qu’un dispositif de suivi et d’accompagnement soit mis en œuvre. En effet, cette période est critique pour un retour au travail apaisé et qui ne devienne pas source d’échec.

Pourquoi se faire accompagner après le retour au travail ?

Après une absence durable pour raison de santé, mieux vaut se faire accompagner pour veiller, par exemple, à la bonne mise en place des aménagements des conditions de travail décidées par le médecin du travail et l’employeur. Après quelques semaines d’essai, le médecin du travail, en lien avec le médecin traitant, pourra demander des modifications de ces aménagements pour une meilleure intégration du salarié.

L’accompagnement personnalisé après le retour au travail peut également mettre en œuvre un bilan de compétences, des propositions de formations, un contrat de rééducation professionnelle en entreprise (CRPE) ou encore un essai encadré.

 

Les acteurs de l’accompagnement après le retour au travail

Cet accompagnement doit mobiliser à la fois le salarié et son supérieur hiérarchique, le médecin du travail, éventuellement le médecin traitant, et un représentant des ressources humaines de l’entreprise.

Le médecin du travail sera amené à effectuer plusieurs visites pour s’informer de la façon dont se passe la reprise. En effet, le temps va agir sur les difficultés rencontrées au moment de la reprise. Certaines disparaîtront, d’autres évolueront. La mission du médecin du travail est de réévaluer, s’il le faut, les conditions du maintien dans l’emploi. L’avis d’aptitude, les aménagements peuvent être revus et corrigés au cours du temps. Dans certains services médicaux du travail, des infirmières peuvent apporter écoute, soutien et informations. L’implication du supérieur hiérarchique peut s’avérer déterminante pour la réussite de la réintégration dans la durée. En effet, il veille au respect de l’aménagement du poste, le temps nécessaire (respect des horaires et de l’allègement de la charge de travail, par exemple).

Enfin, le service des ressources humaines de l’entreprise peut proposer les moyens de retrouver sa place via des formations, ou évoquer avec le salarié un éventuel changement de poste, si nécessaire.

 

L’assistante sociale, une partenaire à ne pas négliger

Cette équipe peut être complétée par une assistante sociale qui informe le salarié sur ses droits et le conseille dans les différentes démarches à mettre en œuvre pour reprendre le travail. Les assistantes sociales peuvent être rencontrées au sein de l’établissement de soins, mais aussi au sein du service social de la Caisse primaire d’assurance maladie (voir ci-dessous), dans la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) locale, dans le service de santé au travail et, dans certains cas, au sein même de l’entreprise (un service social du travail est systématiquement mis en place dans les établissements de plus de 250 salariés).

 

Le recours à une assistante sociale de l’Assurance maladie

Lorsqu’on craint un retour au travail difficile, il est possible, durant et après l’arrêt de travail, de demander à être accompagné par le service social de l’Assurance maladie. L’assistante de ce service social aide le salarié à évaluer sa situation et à construire un projet professionnel adapté à sa situation. Elle l’informe sur ses droits et les démarches à effectuer. Elle participera également à son retour au travail.

Il est possible de la consulter sous forme de rendez-vous individuels, y compris à au domicile si nécessaire. Il est également possible de participer à des réunions d'informations et des groupes d’échange et de soutien organisés par la Caisse primaire. En pratique, pour la contacter, il suffit de s’adresser à sa Caisse primaire d'assurance maladie.

 

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé