Dyslexie : de la détection aux solutions

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Publié le 09/07/2019

Information proposée par mpedia, site d’informations santé pour les parents, édité par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)

Qu’est-ce qu’un enfant dyslexique ?

Un enfant dyslexique présente un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, sans que les difficultés ne soient dues à un trouble intellectuel, physique ou psychologique. La dyslexie n’est pas une maladie. Il s’agit d’un « trouble spécifique du développement » de l’enfant. Par classe d’âge, on estime entre 4 à 5 % le nombre d’élèves dyslexiques*.

Les symptômes de la dyslexie

On peut suspecter une dyslexie lorsque l’enfant n’apprend pas à lire au même rythme que ses camarades, se trompe dans les sons des lettres, inverse les sons, confond certaines lettres, garde une lecture hachée, ne peut reconstituer les mots à partir des syllabes déchiffrées… Et ce, alors que les consignes sont bien comprises.

Quand s’inquiéter ?

Dès la fin du CP, il faut s’inquiéter si l’enfant n’a pas acquis le déchiffrage. Dans ce cas, il convient de consulter un pédiatre qui vérifiera l’audition, la vision et fera un examen médical afin d’écarter les causes d’ordre médical ou psychoaffectif. Celui-ci pourra alors prescrire un bilan orthophonique qui posera le diagnostic.

Les causes de la dyslexie

L’origine de la dyslexie est neurologique. Il s’agit souvent d’un trouble génétique. Il n’est pas rare en effet de rencontrer plusieurs cas dans une même famille. « Les causes sont à explorer dans le domaine du langage oral, comme une mauvaise analyse des sons de la parole », explique Monique Touzin. La dyslexie, qui est un trouble du langage écrit, peut être associée à un retard du langage oral. Par exemple, s’il a parlé tard et mal pendant longtemps, s’il déforme les mots…s…

A qui s’adresser ?

Le diagnostic repose sur un bilan d’orthophonie comportant une évaluation précise des difficultés de lecture. Il existe également des centres référents pour les troubles des apprentissages, mais les durées d’attente de rendez-vous sont longues. Ces centres sont réservés aux diagnostics complexes ou aux troubles sévères. Si l’enfant supporte difficilement son échec, s’il se décourage ou s’il est triste, un soutien psychologique pourra être nécessaire. « La psychothérapie seule ne viendra pas à bout de la dyslexie, mais c’est une prise en charge utile en cas de souffrance de l’enfant », affirme l’experte.

Rééducation et adaptation pédagogique

Une fois le diagnostic posé, il convient d’intervenir rapidement pour éviter tout risque d’échec scolaire ou de découragement. Cela passe notamment par la rééducation orthophonique, avec « au moins deux séances par semaine en début de prise en charge, car il est urgent que l’enfant apprenne à lire », préconise Monique Touzin. La spécialiste recommande également des adaptations en classe pour éviter de mettre l’enfant en difficulté. Et de citer quelques ajustements pédagogiques : « Ne pas le faire lire devant ses camarades, lui laisser plus de temps dans les plus grandes classes, lui lire les énoncés des problèmes, ne pas pénaliser toutes les fautes d’orthographe… ». D’où l’importance d’instaurer un vrai dialogue avec l’enseignant.

Et en pratique ?

A la maison, comment puis-je aider mon enfant ?

Evitez de dramatiser ! Mettez-le en confiance. Il faut faire en sorte que l’enfant se sente aimé et reconnu pour ses points forts. Encouragez-le, donnez-lui l’occasion de faire des activités qu’il réussit (sport, musique…). Essayer de le soulager pendant les devoirs, lui lire les énoncés, écrire sous sa dictée… lui faciliteront la tâche.

Les sources de l'article
* Fédération française des Dys : FFDys

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À retrouver sur http://www.mpedia.fr/416-dyslexie.html

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