État des lieux : l'hypnose
Article
Publié le 26/12/2022
Information proposée par Ministère chargé de la santé
Cette fiche a pour objectif de vous éclairer sur le contenu, les limites, voire les dangers de cette pratique. Elle a été réalisée sur la base du rapport « Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose », rédigé par l’Inserm en juin 2015.
En quoi consiste l’hypnose ?
Dans quelles situations l’hypnose peut-elle vous être proposée ?
L’hypnose est proposée dans de très nombreuses situations, le plus souvent :
- Dans la prise en charge de la douleur
- Dans le cadre de certaines anesthésies
- Dans le cadre de certaines psychothérapies (phobies, problèmes d’estime de soi, troubles anxieux, syndromes post traumatiques, troubles du comportement alimentaire, addictions, gestion des émotions) ;
- Dans le cadre de la préparation des grands sportifs ;
- Dans le cadre de soins palliatifs.
| Les séances d’hypnose destinées à réduire la douleur ou à visée d’anesthésie sont considérées comme des actes médicaux. Les médecins, chirurgiens dentistes et les sages-femmes, ou d’autres professionnels de santé sous leur responsabilité et dans le cadre d’une prise en charge pluriprofessionnelle de la douleur peuvent pratiquer l’hypnose. |
Cette pratique est-elle validée scientifiquement ?
Les données connues indiquent, de manière convergente, que l’utilisation de l’hypnose au cours ou avant une anesthésie, lors de certaines interventions chirurgicales ou médicales, permet de diminuer la consommation de sédatifs. Par ailleurs, il existe aussi suffisamment d’éléments scientifiques permettant d’affirmer que l’hypnose a un intérêt thérapeutique potentiel dans le syndrome du côlon irritable en diminuant les douleurs abdominales et les symptômes digestifs. A l’inverse, les données actuelles sont insuffisantes dans d’autres situations, comme le sevrage tabagique ou la prise en charge de la douleur lors de l’accouchement.
Quels sont les risques ?
L’étude des données de la littérature n’a pas rapporté d’effets indésirables graves attribuables à l’hypnose, hormis la possible survenue de céphalées, somnolence et vertiges. Néanmoins, la possible création de faux souvenirs induits dans certaines pratiques de l’hypnose est un risque qui a également été souligné.
En conclusion
Parmi les très nombreuses indications thérapeutiques revendiquées, seules deux indications réunissent à ce jour suffisamment de données pour conclure à un intérêt thérapeutique probable : la sédation/analgésie pendant l’acte chirurgical et le syndrome du côlon irritable.
Dans les autres situations médicales, il n’existe pas de preuve de l’efficacité de l’hypnose.
L’hypnose à visée antalgique (contre la douleur) ou pendant l’anesthésie doit être réalisée dans le cadre d’une prise en charge médicale conventionnelle et ne doit pas se substituer à celle-ci.
Rapport « Evaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose » de l’Inserm disponible à l’adresse suivante : http://www.inserm.fr/thematiques/sante-publique/rapports-publies - Plus d’informations sur les pratiques de soins non conventionnelles : http://social-sante.gouv. fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/article/pratiques-de-soins-nonconventionnelles/
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche_hypnose_2016.pdf
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santé