Fin de vie : l’accompagnement du deuil

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Publié le 12/11/2019

Information proposée par Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie

Le deuil est l’étape qui suit la disparition d'une personne et se caractérise par un sentiment de tristesse et une souffrance face à la perte de l'être décédé. Chacun vit le deuil différemment. Si le vécu d’un deuil est personnel, on peut tout de même en identifier les principales phases. Vous trouverez dans cette rubrique des informations pour vous accompagner dans cette étape.

Les étapes du deuil

À l’annonce de la perte d’un proche, on ressent un choc, même si la mort était prévisible. Nous pouvons alors avoir l’impression d’agir automatiquement  sans réussir à nous impliquer réellement ou à nous concentrer, ni à prendre des décisions. Ce sont des réactions habituelles.

Après le choc de la perte viennent les premières confrontations à l’absence. Les situations, les objets et les souvenirs de la vie quotidienne nous rappellent la personne et son absence. Certains repères ont disparu ou ont été profondément modifiés. La souffrance, la tristesse et le désespoir peuvent mener à s’isoler et à se couper de nos activités habituelles. Cette désorganisation du quotidien, sur le plan émotionnel, relationnel ou matériel, se constate souvent.

Certaines manifestations peuvent alors se présenter, comme la bouche sèche, des difficultés à avaler, une perte d’appétit, des migraines, une grande fatigue mais aussi des pleurs, des soupirs, une agressivité, une impatience, un sentiment d’abandon, un sommeil perturbé, une culpabilité à être vivant, etc.

Toutes ces manifestations s’assimilent parfois à une dépression, mais c’est l’une des phases du deuil. Vient ensuite le temps de la reconstruction, la relation à la personne disparue évolue lentement et se transforme. Peu à peu, en en parlant, en se souvenant, nous pouvons intérioriser sa présence. Au terme du travail de deuil, nous pouvons réinvestir des projets qui nous importent et retrouver du sens à la vie.

Être aidé et accompagné dans le deuil

Le deuil est une période de fragilité. Nous avons alors tendance à nous renfermer sur nous-mêmes plutôt qu’à nous approcher des autres. Pourtant être aidé et surtout écouté peut être bénéfique.

Cependant, en fonction de l’endroit où l’on se trouve, on ne sera pas forcément en capacité de se tourner vers les autres. Par ailleurs, la personne endeuillée peut avoir le sentiment que ses proches sont maladroits dans leur soutien.

Il est important de respecter son propre rythme et d’aller vers les autres quand on se sent prêt.

Les accompagnants bénévoles et professionnels :

  • Les associations de bénévoles proposent différentes formes d’aide ou d’activités (groupes de paroles, suivi individuel, etc.).

  • Les professionnels (médecins, psychologues ou psychiatres) peuvent aussi avoir un rôle d’écoutant et d’accompagnant.

À retrouver sur https://www.parlons-fin-de-vie.fr/je-suis-un-proche/laccompagnement-du-deuil/

Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie est un organisme public, ouvert à tous, une « maison commune » au sein de laquelle chacun peut s’informer sur les soins palliatifs et la fin de vie.
Créé le 5 janvier 2016, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie vise à favoriser l’accès aux droits et à participer à l’amélioration de la fin de vie en France, en particulier en encourageant le dialogue entre les citoyens et les professionnels de santé. Ouvert sur la société et les divers milieux professionnels concernés, le Centre participe à identifier, analyser la multiplicité des situations de fin de vie et à réfléchir à la manière de faire évoluer les pratiques d’accompagnement de la fin de vie.
 

Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie