« Si je suis loin des gouttelettes, je ne risque rien »
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Publié le 02/10/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
CELA DÉPEND : Il existe en fait plusieurs tailles de gouttelettes, qui sont émises lorsqu’une personne parle, tousse ou éternue. Les plus grosses tombent rapidement au sol (à moins de 2 mètres), mais les plus petites, appelées aérosols, peuvent rester en suspension pendant un certain temps, au-delà de 2 mètres de la personne émettrice. En cas d’infection respiratoire, ces sécrétions peuvent contenir des microorganismes qui peuvent contaminer d’autres personnes.
Ainsi, respecter une distance physique d’au moins 2 mètres en présence de personnes potentiellement contagieuses peut permettre de se protéger de la contamination par l’inhalation des particules, mais cette mesure doit être complétée par le port du masque et les autres mesures d’hygiène comme l’aération et le lavage fréquent des mains.
En effet :
- Il existe toujours des mouvements d’air qui emportent les particules les plus fines sur une distance parfois supérieure à 2 mètres, car elles ne sédimentent pas et ne tombent pas au sol.
- Plus largement, la transmission des maladies infectieuses peut être mixte : par l’air, mais aussi par les surfaces contaminées, le contact, etc. (lien fiche)
A garder en tête : 6 mètres, c’est la distance à laquelle peut être projetée un microbe à la suite d’un éternuement ! (Source assurance maladie 2019)
Donc se tenir loin de gouttelettes est une mesure de protection, mais qui doit être associée au port du masque et aux mesures d’aération régulière et d’hygiène des mains pour limiter fortement le passage des virus et bactéries.
En savoir plus :
- Mesures universelles d’hygiène pour la prévention des principales maladies infectieuses, rapport Haut conseil de la santé publique, décembre 2022
- Pourquoi, quand et comment porter le masque ?
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.