Herpès génital

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

L'herpès génital est une infection sexuellement transmissible causée par le virus Herpes simplex 1 ou 2 (HSV1 ou HSV2). Une fois infectée, une personne peut présenter des crises d'herpès génital tout au long de sa vie. Bien que des traitements soient disponibles pour soulager les crises, le virus persiste dans l'organisme.

Qu'est-ce que l'herpès génital ?

L'herpès génital est une infection sexuellement transmissible liée au virus Herpes simplex 1 ou 2 (HSV1 ou HSV2). Le virus de type 1 (HSV1) atteint plutôt la région de la bouche et du visage (herpès labial ou “bouton de fièvre”), et parfois les organes génitaux. Le type 2 (HSV2) est uniquement à l’origine des infections génitales (herpès génital).

En France, on estime que 270 000 personnes souffrent de poussées d’herpès génital chaque année. Les femmes sont plus touchées que les hommes par cette maladie. Les personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels et celles dont le système immunitaire est affaibli sont plus à risque d’être infectées par le virus de l’herpès génital.

Quels sont les symptômes de l'herpès génital ?

Une à trois semaines après avoir été infectée par le virus de l’herpès, une personne développe des symptômes souvent importants, la « primo-infection ». Pendant celle-ci, le virus remonte le long des nerfs depuis les organes génitaux jusqu’aux ganglions nerveux situés au bas du dos. Il reste dans ces ganglions entre les poussées, ce qui explique la nature chronique de l’herpès génital.

Les symptômes de la primo-infection d'herpès génital

Chez l’homme, la primo-infection d’herpès génital se traduit par une inflammation du gland, du prépuce, de l’urètre ou de l’anus, avec des démangeaisons et une sensation fugace de brûlure. Un à deux jours après le début de ces symptômes, de petites vésicules apparaissent là où se trouvaient les démangeaisons. Elles éclatent pour laisser place à de petites plaies et, rapidement, des croûtes. Les ganglions de l'aine sont gonflés et douloureux.

Chez la femme, la primo-infection d’herpès génital est généralement plus sévère que chez l’homme. Des lésions similaires à celles observées chez les hommes se trouvent sur la vulve, les parois du vagin, le col de l’utérus ou l’anus. Fréquemment, ces symptômes s'accompagnent de fièvre et de fatigue.

Les symptômes des poussées d'herpès génital

Les poussées d’herpès génital ressemblent aux symptômes de la primo-infection, mais d’une moindre sévérité. Les lésions guérissent habituellement en une semaine, plus rapidement si un traitement médicamenteux est mis en place.

L'évolution de l'herpès génital

Après la primo-infection, environ 20 % des personnes infectées par le virus de l’herpès génital ne présentent aucun symptôme. Chez les autres personnes, des poussées apparaissent, avec une fréquence très variable selon la personne : d’une à deux fois par an, jusqu’à plus de dix fois par an chez certains patients. Plusieurs années peuvent s’écouler entre deux poussées d’herpès génital. En général, le rythme des poussées d’herpès génital diminue avec les années.

Les facteurs qui déclenchent une poussée d'herpès génital

Divers facteurs peuvent déclencher une poussée d’herpès génital : la fatigue, le stress, la fièvre, les règles, les rapports sexuels, les rayons ultraviolets naturels ou artificiels, l’irritation des zones génitales, les traitements à la cortisone ou les chimiothérapies, etc.

Chez certaines personnes, le décalage horaire ou l'excès de boissons alcoolisées peuvent également déclencher des poussées d'herpès génital.

Comment se transmet l’herpès génital ?

La contamination par le virus de l'herpès se fait uniquement par un contact direct et intime entre deux personnes. Il n'existe donc pas de risque de transmission indirecte dans les piscines, les saunas ou par le siège des toilettes.

Il existe également un risque de transmission du virus de la mère infectée au nouveau-né au moment de l’accouchement.

Le risque de transmission est important lors de la primo-infection et des poussées.

Est-on contagieux entre les poussées d'herpès génital ?

Certaines personnes infectées par le virus de l'herpès génital peuvent excréter du virus en l'absence de symptômes. Ces périodes semblent rares (un à deux jours tous les trois mois en moyenne), mais elles peuvent néanmoins suffire à contaminer un partenaire.

Si vous craignez de transmettre le virus sans le savoir, parlez-en à votre médecin qui pourra évaluer le risque dans votre cas et prendre éventuellement les mesures appropriées.

Peut-on prévenir l'herpès génital ?

Les personnes qui ne souffrent pas d’herpès génital peuvent se protéger en utilisant systématiquement des préservatifs lors des rapports sexuels (y compris pour la fellation et le cunnilingus). Néanmoins, le préservatif n’offre pas une protection absolue. En effet, les lésions d’herpès génital peuvent se situer à des endroits non protégés par le préservatif. La contamination peut également se faire par des doigts souillés : il est donc préférable de se laver les mains après avoir touché les lésions d’herpès.

Les personnes infectées peuvent protéger leur partenaire en s’abstenant de rapports sexuels pendant les poussées d’herpès génital et en exigeant l’usage systématique du préservatif.

Comment soigne-t-on l'herpès génital ?

Le traitement de l’herpès génital repose sur l’utilisation de médicaments antiviraux spécifiques : aciclovir, valaciclovir et famciclovir. Ils sont destinés à diminuer l'intensité et la durée des symptômes, notamment dans les formes graves. Ils ne font pas disparaître le virus de l’organisme. La durée du traitement antiviral varie : 10 jours lors de primo-infection, 5 jours pour les crises. Ces substances sont généralement administrées par la bouche, mais des traitements intraveineux sont parfois mis en place dans les cas les plus sévères. Si la fréquence des crises est telle qu’elle nuit à la qualité de vie du patient, un traitement de plusieurs mois peut être prescrit. Des médicaments contre la douleur ou des antiseptiques doux sont également prescrits lors des crises.

Herpès génital et grossesse

Chez la femme enceinte, l’herpès génital ne pose problème que si des lésions sont présentes sur les organes génitaux au moment de l’accouchement, ou si la mère fait une primo-infection herpétique pendant le dernier mois de la grossesse. La prévention de la transmission du virus de l’herpès génital au nouveau-né passe par un traitement antiviral de la mère et, éventuellement, un accouchement par césarienne.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

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