Légionellose

Article

Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Qu'appelle-t-on légionellose ?

La légionellose est une infection potentiellement grave causée par une bactérie, la légionelle. Cette infection peut prendre deux formes :

  • une forme ressemblant à la grippe, dite « fièvre de Pontiac » qui est sans gravité et jamais mortelle.
  • une forme pulmonaire, dite également « maladie du légionnaire », la plus connue et la plus grave. La bactérie se multiplie dans les alvéoles pulmonaires (les petits sacs en forme de ballons situés à l’extrémité des bronchioles et qui permettent l’échange d’oxygène et de dioxyde de carbone avec le sang) où elle provoque une pneumonie.

La légionellose est-elle une maladie fréquente ?

La légionellose est une maladie à déclaration obligatoire ce qui permet de suivre sa fréquence. On estime qu’il y a en moyenne 1800 cas par an en France depuis 2010. Dans 10 % des cas, la maladie est mortelle.

Quels sont les symptômes de la légionellose pulmonaire ?

En cas de légionellose pulmonaire, les symptômes surviennent deux à dix jours après la contamination. Les premiers symptômes ressemblent à une grippe (fièvre, frissons, toux…) et apparaissent progressivement en deux à trois jours. Des troubles digestifs peuvent également être observés (diarrhées, nausées et vomissements) ainsi que des troubles neurologiques (confusion, désorientation, hallucinations, voire coma). Des signes de maladie pulmonaire apparaissent ensuite : difficultés respiratoires, fatigue au moindre effort, toux, fièvre élevée, etc.

Quelles complications peuvent survenir avec la légionellose ?

Sans traitement, ou chez des patients particulièrement fragiles, la légionellose pulmonaire peut entraîner des complications graves : insuffisance respiratoire et insuffisance rénale aiguë pouvant être fatales (chez environ un patient sur dix et jusqu’à un cas sur sept chez les patients immunodéprimés).

Quelle est la cause de la légionellose ?

La légionellose est due à une bactérie de la famille des légionelles, qui contient une cinquantaine d’espèces différentes. En France, la sous-espèce Legionella pneumophila sérotype 1 est responsable de la quasi-totalité des légionelloses pulmonaires (98 %).

La grande majorité des contaminations humaines se fait à partir de la contamination d’installations telles que : canalisations, pommeaux de douche, robinets, bains thermaux… mais également dans les climatiseurs, les humidificateurs, les brumisateurs de vapeur d’eau, etc.

Comment la légionellose se transmet-elle ?

Les personnes atteintes de légionellose ont été contaminées en inhalant de microscopiques gouttelettes d’eau contaminée (« aérosols »). La légionellose ne se transmet pas d’une personne à l’autre et elle ne s’attrape pas en buvant de l’eau contaminée.

Existe-t-il des facteurs de risque pour la légionellose ?

Après une contamination par la légionelle, certaines personnes sont plus à risque de développer une infection respiratoire ou des complications, en raison d’une plus grande fragilité :

  • les personnes âgées de plus de 50 ans ;
  • les nourrissons ;
  • les personnes convalescentes ;
  • les personnes dont le système immunitaire est affaibli, soit du fait d’une maladie (VIH/sida, cancer, etc.), soit du fait d’un traitement (chimiothérapie anticancéreuse, biothérapies contre les maladies auto-immunes, corticoïdes, par exemple) ;
  • les personnes qui souffrent d’autres maladies pulmonaires (par exemple la BPCO ou l’emphysème) ;
  • les personnes qui souffrent de diabète ;
  • les personnes qui fument et les alcooliques chroniques.

De plus, il semble que les hommes soient un peu plus disposés à la légionellose que les femmes.

Peut-on prévenir la légionellose ?

À l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccin contre la légionellose.

Au niveau national, la légionellose fait l’objet d’un plan gouvernemental. Des instructions pour lutter et prévenir le risque de légionellose sont diffusées aux établissements de santé, hôtels, campings, etc.

Au niveau individuel, il est possible de limiter la prolifération des légionelles :

  • éviter la stagnation de l’eau dans les canalisations en ouvrant régulièrement tous les robinets ;
  • lutter contre l’entartrage et la corrosion, passer les pommeaux de douche et les robinets au vinaigre blanc ou autre produit anticalcaire ;
  • utiliser du chlore dans les bains bouillonnants privés ;
  • maintenir la température de l’eau froide en dessous de 20°C et celle de l’eau chaude entre 50 et 60°C.

Comment diagnostique-t-on une légionellose ?

Le diagnostic de légionellose prend en compte les symptômes, le contexte et les situations à risque auxquelles la personne a pu être exposée. Il se confirme essentiellement en recherchant des protéines caractéristiques des légionelles (antigènes solubles) dans l’urine du patient. Ce test permet un diagnostic rapide.

Quel traitement pour la légionellose ?

Les formes pulmonaires de légionellose sont systématiquement traitées à l’aide d’antibiotiques pour une durée de quelques semaines à plusieurs mois. Le traitement antibiotique est d’autant plus efficace qu’il est prescrit rapidement.

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé