Les perturbateurs endocriniens, c’est quoi ?
Des substances chimiques néfastes pour la santé
Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques, d’origine naturelle ou artificielle, qui dérèglent le fonctionnement hormonal des organismes vivants. Ces substances peuvent ainsi provoquer des troubles de la croissance, du développement sexuel ou neurologique et de la reproduction. Elles peuvent également engendrer des maladies comme le diabète et certains cancers hormono-dépendants (thyroïde, sein, ovaire, utérus, prostate et testicule), c’est-à-dire pour lesquels les hormones jouent un rôle dans la prolifération des cellules cancéreuses.
Ces substances agissent de 3 manières différentes :
- Elles modifient les mécanismes de production des hormones naturelles dans l’organisme ;
- Elles se substituent aux hormones en mimant leur action dans les mécanismes biologiques ;
- Elles empêchent l'action des hormones.
Il existe une grande diversité de substances dont la capacité de perturbation endocrinienne est suspectée voire avérée : hormones naturelles ou synthétiques (œstrogènes, testostérone, progestérone…), produits chimiques de combustion, produits industriels ou domestiques tels que des plastiques, des cosmétiques, des pesticides, des solvants…
Si les effets toxiques de certaines substances sont clairement établis à forte dose, il reste à identifier les éventuels effets néfastes liés à une perturbation hormonale à long terme, voire, à travers plusieurs générations, et potentiellement à faibles doses.
En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a publié en 2017 un avis portant une proposition de critères d’identification des perturbateurs endocriniens. Dans ses conclusions, l’Anses recommande de distinguer les perturbateurs endocriniens en trois catégories : « avérés », « présumés » et « suspectés ».
Pour en savoir plus
Les perturbateurs endocriniens. Dossier de l’Anses
Les perturbateurs endocriniens. Dossier de l’Inca
Que sont les perturbateurs endocriniens. Dossier de Santé Publique France
Avis de l’ANSES


