Risques environnementaux et professionnels : ce qu'il faut savoir pour préserver sa fertilité 

Dossier

Publié le 19/01/2026

Dossier constitué avec : Service Public d'Information en Santé

Polluants, perturbateurs endocriniens, qualité de l’air ou expositions professionnelles : autant de facteurs qui peuvent influencer la fertilité des femmes et des hommes. Comprendre ces risques et adopter quelques gestes simples permet de mieux protéger sa santé reproductive, tout au long de la vie.

 

📌 | À retenir 

Certains polluants présents dans notre environnement quotidien, à la maison comme au travail, peuvent influencer la fertilité. 

Adopter des gestes simples pour réduire ces expositions permet de mieux protéger sa santé, et donc ses capacités reproductives.

 

❌ Les idées reçues

On entend parfois, à tort, que :

  • "L’infertilité est toujours d’origine génétique ou médicale"
  • "Les produits chimiques n'ont qu'un impact à forte dose sur la fertilité"
  • "Les perturbateurs endocriniens n'ont des effets que sur les femmes"

 

🔎 Les faits : l’impact des risques environnementaux et professionnels sur la fertilité

Qu’ils soient dans l’alimentation, dans l’eau ou dans l’air, les polluants (substances chimiques) peuvent affecter la santé et la fertilité des futurs parents voire des générations suivantes. Contrairement aux idées reçues, l’exposition à ces polluants, même à faible dose, peut avoir des effets négatifs sur la fertilité, y compris des personnes en bonne santé générale. De plus, même si une substance chimique peut être sans risque à faible dose, le fait d’être régulièrement exposé à plusieurs substances est susceptible d’augmenter les conséquences néfastes pour la santé : c’est l’effet cocktail

Connaissez-vous l’exposome ? 

C’est le nom donné pour désigner l’ensemble des expositions à des facteurs environnementaux que subit un organisme, de sa conception à sa fin de vie, et qui peuvent influencer la santé humaine. 

Les perturbateurs endocriniens interfèrent avec le système hormonal et induisent des effets néfastes chez les hommes et femmes exposés, et leur descendance.  

La pollution de l’air affecte également la fertilité des deux sexes. Que ce soit en intérieur ou à en extérieur, y être exposé peut entraîner des effets néfastes sur la capacité à concevoir.

La pollution de l’air peut nuire à la fertilité de plusieurs façons. Les particules fines qu’elle contient véhiculent des substances qui perturbent les hormones chez les hommes comme chez les femmes, ce qui peut affecter la production et la qualité des ovules et des spermatozoïdes, ainsi que la capacité à mener une grossesse. Elle contient aussi des composés chimiques pouvant abîmer directement les spermatozoïdes. Enfin, certaines de ces substances peuvent provoquer des altérations de l’ADN des cellules reproductrices.

Des effets néfastes ont été observés chez les couples dans une démarche d’aide médicale à procréation (AMP) ; une mauvaise qualité de l’air dans l’habitation diminue les chances de succès de l’AMP et augmente le nombre de fausses couches. 

Expositions professionnelles : un risque à ne pas négliger

Certains postes de travail exposent les salariés à des substances appelées « agents reprotoxiques », nocives pour la fertilité. Dès l’embauche, la visite médicale prévue par le code du travail permet d’informer les personnes en âge de procréer sur les risques liés à leur environnement professionnel et sur les moyens de prévention.

En cas d’exposition à un produit toxique pour la reproduction, un suivi médical renforcé est prévu. Le médecin du travail joue un rôle clé : il identifie les risques, informe les salariés et peut proposer des aménagements en cas de projet de grossesse, en toute confidentialité.

En savoir plus : Reproduction. Ce qu’il faut retenir - Risques - INRS 

✅ Comment préserver votre fertilité ?

NB : les conseils généraux ci-dessous visent à réduire les expositions aux facteurs environnementaux en vue de prévenir leurs impacts sur la santé dont les troubles de la fertilité (mais aussi les cancers, les troubles neurologiques, etc). 

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Alimentation

Pour réduire votre exposition aux perturbateurs endocriniens, 

  • Préférer le verre ou l’inox au plastique pour la conservation des aliments.
  • Laver et éplucher les légumes et les fruits.
  • Éviter les aliments transformés et adopter plutôt les produits frais et les repas faits maison.
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Articles de la vie courante

  • Faites attention à la composition d’objets tels que les poêles antiadhésives, les jouets et les vêtements imperméables et les acheter dans des commerces de confiance.
  • Lavez les vêtements neufs et les articles du quotidien pouvant être lavés avant leur première utilisation, en respectant les consignes d’entretien. Privilégiez des jouets répondant à la réglementation en vigueur et achetez-les auprès de magasins ou de sites internet fiables.
  • Privilégier les vêtements composés de matières naturelles.  
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Image pictogramme produits menagers

 

Air intérieur, produits ménagers

  • Utiliser des produits ménagers naturels comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude, le savon noir ou les produits avec une liste d’ingrédients courte. Limiter le nombre de produits d’entretien (particulièrement en spray), les produits cosmétiques et les pesticides. Privilégier les produits porteurs de labels environnementaux.  
  • Améliorer la qualité de l’air dans votre logement en ouvrant plusieurs fois par jour les fenêtres, été comme hiver. L’air doit transiter surtout lorsque vous manipulez des produits chimiques (peinture, produits d’entretien, insecticides, etc.).  Ne pas boucher les aérations prévues et les nettoyer régulièrement.
  • Éviter l’utilisation de bougies parfumantes, de produits parfumants ou les huiles essentielles. Le système de ventilation doit bien fonctionner et être conforme à la réglementation. Privilégier un aspirateur avec filtre HEPA.
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Image pictogramme produit hygiène et cosmétique

 

Hygiène et cosmétique  

  • Optez pour des produits aussi simples que possible (par exemple, savon d'origine végétale, sans parfum ni agents antibactériens, et huiles végétales comme l’huile d’amande douce). Favorisez les produits avec des listes d’ingrédients courtes. Réduisez l’utilisation de cosmétiques, parfums, maquillage, etc. Évitez les huiles essentielles pendant la grossesse, l’allaitement et chez les jeunes enfants.

En savoir plus : fiche « Réduire ses expositions »  (DGS/SpFrance/Anses)

Obtenir des conseils en fonction de son environnement grâce aux plateformes PREVENIR

Le réseau de plateformes PRÉVENIR (PREVention, ENvIronnement, Reproduction) a pour mission de prévenir et repérer les expositions à des substances toxiques pour la reproduction, qu’elles soient domestiques, environnementales ou professionnelles, chez les couples confrontés à des difficultés de fertilité ou à certaines pathologies de la grossesse.

Elles ont pour objectif d’identifier plus précisément les expositions, d’offrir un accompagnement adapté à chaque situation, et de renforcer la prévention pour toutes les personnes concernées, par la réalisation d'un diagnostic environnemental et la délivrance de conseils de prévention ciblés (alimentation, usage de cosmétiques, travaux domestiques, addiction ou exposition professionnelle).

Pour qui ?  Elles s'adressent aux couples ayant des troubles de la fertilité ainsi que de femmes présentant des pathologies de grossesse (prématurité, malformations...)

Les plateformes existantes : 

 

Sources

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