Mal de dos (lombalgie)
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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Qu'est-ce que la lombalgie ?
La lombalgie aiguë est une douleur apparaissant plus fréquemment au niveau du cou et du bas du dos. Il s'agit en général de douleurs sourdes et pénétrantes qui augmentent lors d'un mouvement de la colonne vertébrale, et même en toussant ou en riant. Elles irradient parfois dans les bras ou les jambes dans le cas de douleurs sciatiques. Dans la plupart des cas, la position couchée soulage, car elle décharge la colonne vertébrale du poids du corps.
La lombalgie chronique est définie comme une lombalgie qui dure plus de trois mois en dépit d’un traitement adapté. Les lombalgies chroniques diminuent la qualité de vie et favorisent la désinsertion socioprofessionnelle de ceux qui en souffrent. On estime qu’elles représentent 10 % des cas de lombalgies.
Quelles sont les causes du mal de dos ?
Un travail physique éprouvant est susceptible de surcharger le dos et d'entraîner des troubles, mais la sédentarité et le stress constituent également deux causes fréquentes des problèmes de dos.
Les douleurs de dos peuvent avoir d'autres nombreuses origines :
- Les problèmes mécaniques : défauts de posture, tensions musculaires, lésion d’un disque situé entre les vertèbres, arthrose, tassement de vertèbres lié à l’ostéoporose, grossesse, etc.
- Les suites de traumatismes du dos : lésions de la musculature à la suite d’un mouvement violent, fracture de vertèbre ou tassement consécutif à un choc.
- Les problèmes inflammatoires ou infectieux des articulations vertébrales, des ligaments ou des muscles du dos, tels que spondylarthrite ou le zona intercostal (infection d’un nerf par le virus de la varicelle).
- Les irradiations lors de certaines maladies : coliques hépatiques ou néphrétiques, douleur cardiaque (infarctus, angine de poitrine), etc.
- Les douleurs dites « fonctionnelles », par exemple en période de règles.
Comment prévenir le mal de dos ?
Lorsque la douleur du dos est due à des problèmes mécaniques ou musculaires, un certain nombre de mesures simples permettent de l’éviter.
- Tenez-vous droit. Prenez l’habitude de vous accroupir lorsque vous voulez faire quelque chose près du sol, ou lorsque vous soulevez un poids. Si vous devez rester debout longtemps, essayez de surélever un pied (sur un petit tabouret, une boîte de chaussures, etc.).
- Portez les charges près du corps. Lorsque vous portez un bagage, tenez-le le plus près possible de votre corps. D’une manière générale, évitez de porter des poids de plus de 10 kilos.
- N’infligez pas de torsions à votre colonne vertébrale. Si vous devez soulever un paquet pour le déplacer d’une courte distance, évitez de pivoter en posture penchée. Accroupissez-vous, soulevez-le en vous aidant de vos jambes tout en gardant le dos droit et, une fois debout, retournez-vous pour vous retrouver face à l’endroit où vous voulez le poser.
- Adoptez une posture correcte en travaillant. Choisissez un siège soutenant bien le dos et asseyez-vous confortablement, le dos bien droit. Si vous restez assis longtemps, il est judicieux de détendre de temps en temps vos muscles dorsaux en vous levant, en marchant ou en vous étirant.
- Chaussez-vous convenablement. Les talons hauts entraînent une mauvaise posture et une courbure artificielle de la colonne vertébrale.
- Dormez confortablement. Un matelas ferme et un sommier correct préviennent les problèmes de dos.
- Muscler son dos et développer des abdominaux solides déchargent la colonne et ses disques intervertébraux. Il importe de bien l’entraîner par une gymnastique spéciale ou un sport adéquat, telles la natation, la gym douce et la musculation du dos.
- Perdez du poids. Le surpoids charge la colonne vertébrale et peut ainsi provoquer un mal de dos.
- Si vous devez effectuer un long trajet en voiture, placez un petit coussin dans le bas de votre dos et modifiez sa position de temps en temps. Arrêtez-vous toutes les deux heures pour faire quelques pas.
Que faire en cas de mal de dos ?
Le repos fait partie du traitement du mal de dos. Cependant, attention : l'immobilité complète dans un lit est le plus souvent néfaste et elle ne doit jamais se prolonger plus de trois jours. Pour maintenir sa musculature, il est indispensable de rester mobile tout en respectant les précautions indiquées par son médecin.
Dormez sur le côté, avec un coussin entre les genoux. La plus mauvaise position en cas de mal de dos consiste à être couché sur le ventre.
L’application de chaleur sous forme de bains ou de sachets chauffants, par exemple, aide à détendre la musculature raidie et endolorie.
Des séances chez le kinésithérapeute contribuent à relâcher les muscles et calmer les douleurs.
Si le mal de dos s'accompagne de toux, de sensations inhabituelles dans les bras ou les jambes, de difficultés à bouger les doigts ou les orteils, ou de troubles au niveau des sphincters, si le mal de dos est violent et s'accompagne de fièvre, de frissons ou d'un état de malaise général, un avis médical urgent s’impose pour en rechercher la cause.
Comment soigne-t-on le mal de dos ?
Le traitement varie selon l’origine du mal de dos. Ce peut être, par exemple, de la kinésithérapie pour renforcer la musculature dorsale. L’emploi de médicaments contre les douleurs (paracétamol ou AINS) ou de myorelaxants pour détendre les muscles fait souvent partie du traitement. Lorsque les traitements oraux n’ont pas apporté un soulagement suffisant, des infiltrations (injections locales) de corticoïdes peuvent être proposées. Dans certains cas, la chirurgie peut s’avérer nécessaire.
Si une absence d’amélioration est observée après quatre semaines de traitement, le médecin recherche des facteurs prédisposant au passage vers la chronicité : conflits familiaux ou socioprofessionnels, terrain anxieux ou dépressif, etc. Il met en place d’un dispositif de prise en charge global où peuvent collaborer un kinésithérapeute, un ergothérapeute, un psychothérapeute, voire le médecin du travail ou une assistante sociale pour favoriser la réinsertion socioprofessionnelle du patient.
Sources
- MédicoSport Santé 2017, Commission médicale du Comité national olympique et sportif français, 04/2017
- Lombalgie aiguë, ameli-sante.fr, 06/2016
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