Vaccination contre le Mpox (variole du singe) : comment ça marche ?

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Publié le 04/09/2024

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Mercredi 14 août 2024, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) face à la circulation active du Mpox de clade I en Afrique Centrale. Le Mpox est une maladie infectieuse, qui se caractérise notamment par une éruption cutanée qui peut être isolée ou précédée ou accompagnée d’une fièvre ou de ganglions. Mpox est une zoonose, c’est à dire une maladie transmise de l’animal à l’humain (rongeurs). La transmission est également interhumaine.

Est-il recommandé de se faire vacciner ?

Les autorités sanitaires poursuivent la vaccination contre le mpox, en place depuis 2022, via une campagne de vaccination préventive en préexposition pour les personnes à haut risque d’exposition et une stratégie de vaccination réactive pour les personnes contacts à risque autour d’un cas de mpox.  


La HAS recommande que soient éligibles à une vaccination avec le vaccin MVA-BN (Imvanex ou Jynneos) les personnes à haut risque d’exposition au virus, soit :

  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) rapportant des partenaires multiples, les personnes transgenres rapportant des partenaires multiples, 
  • les personnes en situation de prostitution  
  • les professionnels des lieux de consommation sexuelle, 
  • les partenaires ou personnes partageant le même lieu de vie que celles à très haut risque d’exposition mentionnés ci-dessus.

Les autorités sanitaires leur recommandent :

  • Aux personnes ciblées n’ayant pas débuté ou complété leur schéma de vaccination à 2 doses (3 pour les personnes immunodéprimées et 1 pour les personnes vaccinées à l’enfance) de commencer ou poursuivre la vaccination ;
  • Aux personnes ciblées ayant terminé leur schéma vaccinal en 2022 de recevoir une vaccination de rappel (ne concerne pas les personnes vaccinées dans l’enfance).

La HAS souligne également que, compte tenu de l’immunité naturelle conférée par l’infection passée, il n’est pas recommandé de vacciner les personnes ayant contracté la mpox en 2022 ou dans les années suivantes.

L’avis du Haut conseil de la santé publique (HCSP) publié le 4 septembre 2024 recommande de se faire vacciner aux personnes ayant des pratiques sexuelles à risque, aux professionnels de santé et travailleurs humanitaires se rendant dans une zone de circulation active du mpox de clade 1 ainsi qu’aux personnes originaires des zones à risque pour le clade 1 du mpox partant rendre visite à leur famille (pour ces dernières, la décision de vacciner tiendra compte de la destination et de l’intensité de la circulation du mpox sur le lieu de séjour).

Une stratégie de vaccination réactive autour des cas identifiés
La HAS préconise que les personnes ayant eu un contact à risque, telles qu’elles sont définies par Santé publique France, ainsi que les personnes immunodéprimées ayant eu un contact étroit avec une personne-contact à risque, soient également éligibles à la vaccination avec le vaccin MVA-BN (Imvanex ou Jynneos). Pour rappel, cette vaccination réactive doit idéalement être administrée dans les 4 jours suivant le premier contact à risque pour avoir une efficacité optimale, et au plus tard dans les 14 jours.

Pour plus d’informations :

Où et comment se faire vacciner ? 

Trouvez les coordonnées du centre le plus proche de chez vous sur la carte interactive ci-dessous. Cette liste est alimentée en continu avec les nouveaux centres au fur-et-à mesure de leur ouverture.

La liste des lieux de vaccination est également disponible sur les sites web des Agences régionales de Santé.

Consulter la cartographie de l'offre de vaccination Mpox en version texte

La vaccination pourra être réalisée par un médecin ou par un infirmier sur prescription médicale dans les centres de vaccinations désignés par le ministère chargé de la santé, en établissement de santé, dans certains CéGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic), un pharmacien ou un préparateur en pharmacie dans certaines pharmacies.

La vaccination pourra être réalisée par un médecin ou par un infirmier sur prescription médicale dans les centres de vaccinations désignés par le ministère chargé de la santé, en établissement de santé, dans certains CéGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic), un pharmacien ou un préparateur en pharmacie dans certaines pharmacies.

Combien de doses de vaccin sont nécessaires ?

Pour rappel, la primovaccination avec le vaccin MVA-BN (Imvanex ou Jynneos) repose sur l’administration de deux doses espacées au minimum de 28 jours, ou d’une dose unique pour les personnes ayant bénéficié d’une vaccination contre la variole avec un vaccin de première génération avant 1980. Pour les personnes immunodéprimées, le schéma est de deux doses complétées d’une troisième au minimum 28 jours après l’administration de la deuxième, quels que soient les antécédents de vaccination antivariolique. La HAS souligne également que, compte tenu de l’immunité naturelle conférée par l’infection passée, il n’est pas recommandé de vacciner les personnes ayant contracté la mpox en 2022 ou dans les années suivantes.

La HAS se prononce également en faveur de l’administration d’une dose de rappel chez les personnes ayant reçu une primo-vaccination en 2022. En effet, en l’absence de seuil de protection établi, des incertitudes demeurent sur la durée de protection induite par le vaccin. Les études disponibles montrent une diminution importante des anticorps neutralisants dans les deux années suivant une primovaccination à deux doses. Elles suggèrent également qu’une dose de rappel est associée à une persistance plus longue des anticorps qu'après une simple primovaccination. La HAS recommande donc une dose unique de rappel aux personnes primo vaccinées en 2022 avec un schéma complet.

Les schémas de vaccination des personnes éligibles varient ainsi selon qu’elles sont ou non immunodéprimées et en fonction de leurs antécédents d’infection et de vaccination. Ces situations sont récapitulées dans le tableau ci-dessous.

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Effets secondaires

Comme tout vaccin, celui pour prévenir l’infection contre le virus Mpox (variole du singe) peut comporter des effets secondaires légers (douleurs autour du point d’injection, ou gonflements, maux de tête, douleurs musculaires ou nausées le plus fréquemment) qui disparaissent rapidement après l’injection.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, même non mentionné ci-dessus, parlez-en à votre médecin ou à votre infirmier/ère. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du vaccin.

Pour obtenir plus d'informations sur les vaccins utilisés contre le Mpox, consultez : Dossier thématique - Les vaccins - ANSM (sante.fr)

Monkeypox Info service

La plateforme téléphonique d’information Monkeypox Info service est accessible gratuitement 7j/7 au 0801 90 80 69 afin de répondre aux questions du public.

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Monkeypox Info service 0 801 90 80 69

Suivre l'évolution de l'épidémie

Enfin, pour suivre l'évolution de l'épidémie, consultez les points de situation de Santé Publique France : Mpox | Santé publique France (santepubliquefrance.fr)

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
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