Mycose vaginale
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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Quels sont les symptômes des vaginites ?
Les vaginites sont fréquentes. Elles touchent presque toutes les femmes au moins une fois dans leur vie. Elles peuvent également affecter les petites filles. Les vaginites provoquent des démangeaisons de la vulve et du vagin. Parfois, on observe rougeur et gonflement des grandes lèvres, ainsi que des écoulements épais et blanchâtres, les pertes blanches ou pertes jaunes. Les vaginites peuvent s'accompagner de douleurs lors des rapports sexuels, de brûlures en urinant ou de difficultés à uriner.
Chez les fillettes, la vulvovaginite infectieuse est courante. Les petites lèvres de la vulve sont peu développées et ceci expose plus facilement le vagin aux micro-organismes issus des selles. De plus, la muqueuse vaginale est plus fragile que chez la femme adulte. Les infections urinaires, des vers parasites de l’intestin (oxyures) ou un manque d’hygiène peuvent également en être la cause. Parfois, un corps étranger (papier, petit objet, etc.), introduit par l’enfant, peut être retenu dans le vagin et causer une irritation, voire une infection.
Quelles sont les causes des vaginites ?
Les vaginites peuvent être infectieuses (dans deux tiers des cas) ou irritatives. Environ la moitié des vaginites infectieuses sont dues à des champignons microscopiques (mycoses). D’autres micro-organismes infectieux peuvent également être impliqués :
- des bactéries (mycoplasmes, chlamydies, gonocoque, etc.) ;
- des virus, en particulier celui de l’herpès génital ;
- des parasites microscopiques, comme Trichomonas vaginalis.
Ces micro-organismes peuvent être transmis lors de rapports sexuels, ce sont donc des infections sexuellement transmissibles (IST).
Lorsque les pertes vaginales prennent une odeur désagréable, lorsqu’elles ont un aspect mousseux, jaunâtre ou verdâtre, ou lorsqu’elles sont grumeleuses comme du lait caillé, il est préférable de consulter rapidement son médecin, ces signes pouvant indiquer le développement d’une infection locale.
Les mycoses vaginales
Les mycoses vaginales sont dues à des champignons microscopiques qui vivent habituellement sur les muqueuses sans provoquer de symptômes. La plupart du temps, ces champignons sont des levures de type Candida albicans, d’où le nom de candidoses vaginales.
Diverses circonstances peuvent provoquer leur multiplication. Par exemple, un traitement antibiotique, un affaiblissement du système immunitaire, la grossesse, la prise de pilule contraceptive, le diabète, la pratique abusive de douches vaginales, ou le port de vêtements et de sous-vêtements synthétiques.
Les vaginites par irritation
Les vaginites peuvent également être irritatives (environ un tiers des cas). Parmi les causes de ces vaginites irritatives, on peut citer :
- les produits d’hygiène : gels douche et savons destinés à la toilette intime ;
- les gels spermicides (dans le cadre de la contraception), les gels lubrifiants, les préservatifs ;
- certains médicaments à application locale (contre les mycoses ou autre) ;
- les tampons et serviettes hygiéniques ;
- des sous-vêtements serrés en textiles synthétiques.
Parfois, la vulvo-vaginite peut être l’un des symptômes d’une maladie de la peau plus générale : eczéma, psoriasis, etc.
Chez les femmes ménopausées, la sécheresse des muqueuses génitales augmente le risque d’irritations vaginales. À noter, la ménopause peut également s’accompagner de sécrétions vaginales sans irritation vaginale ni odeur désagréable : ce ne sont pas des vaginites.
Comment prévenir les vaginites ?
Le respect de certaines règles d'hygiène permet de limiter le risque de survenue d'une vaginite :
- porter des sous-vêtements en coton et en changer chaque jour ;
- éviter les vêtements et sous-vêtements trop serrés ;
- éviter la fréquentation répétée dans des endroits chauds et humides et les bains prolongés en piscine ou dans les jacuzzis ;
- ne pas garder son maillot de bain trop longtemps après avoir nagé en piscine ;
- préférer la douche au bain et sécher soigneusement la zone du périnée ;
- éviter les savons acides ou trop détergents pour la toilette intime. Préférer les gels ou savons adaptés. Certains soins gynécologiques vendus en pharmacie ou parapharmacie permettent une toilette intime quotidienne sans altération de la flore vaginale normale. Ils contiennent le plus souvent une base lavante douce associée à des agents adoucissants et calmants. Ils permettent dans certains cas de diminuer les démangeaisons et autres sensations douloureuses.
Comment soigner une mycose vaginale ?
Le traitement des vaginites dépend de leur cause :
- antibiotiques lorsqu’une cause bactérienne a été identifiée ;
- antiviraux en cas d’herpès génital ;
- antiparasitaire en cas d’infection par Trichomonas ;
- antifongiques lors de mycose.
Lors de mycose vaginale, le traitement repose habituellement sur des antifongiques sous forme d'ovules ou capsules à introduire dans le vagin. En cas d'atteinte de la vulve, il est recommandé de compléter le traitement vaginal par l'application d'une crème antifongique sur la vulve. Le partenaire sexuel doit également être traité.
Certains de ces médicaments peuvent être achetés sans ordonnance. Ils ne doivent être utilisés que si la personne a déjà été traitée pour une mycose vaginale et qu'elle présente les mêmes signes. Pour éviter les récidives, suivez bien le traitement prescrit par votre médecin pendant la durée préconisée. En cas de candidose vaginale récidivante, le médecin peut prescrire un antifongique (fluconazole) par voie orale. Le traitement est à prendre le jour de la récidive, en prise unique, en association avec un ovule antifongique.
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