L'enfant angoissé pour un oui ou pour un non
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Publié le 11/06/2025
Information proposée par mpedia, site d’informations santé pour les parents, édité par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
Votre enfant s’angoisse pour un oui ou pour un non.
Votre enfant est anxieux à l’idée d’une séparation s’il doit dormir chez un copain, lors d’un voyage scolaire, ou bien lorsqu’il doit montrer ses performances, pendant un devoir sur table ou s’il participe à une compétition sportive.
A enfant inquiet… parent inquiet
Depuis sa naissance votre enfant a besoin d’être protégé pour se sentir suffisamment en confiance et oser explorer le monde qui l’entoure. Mais protégé ne veut pas dire surprotégé. Si votre enfant vous sent tout le temps inquiet à l’idée qu’il puisse lui arriver quelque chose, il va penser que vous n’êtes pas inquiet pour rien… ce qui est source d’angoisse.
Ce n’est pas systématique, mais souvent, lorsqu’un enfant est angoissé, on s’aperçoit que ses parents le sont aussi. La première chose à faire pour aider votre enfant est donc de lui apprendre la prudence, mais pas de façon excessive. Car votre enfant ne cesse de vous observer et de prendre exemple sur votre comportement. Si vous êtes exagérément inquiet, c’est de ce modèle là dont il va s’inspirer. Et cela l’empêche de devenir autonome parce que l’autonomie ne peut se faire qu’en acceptant l’idée de se séparer de vous, de « couper le cordon »…
Les peurs normales
Que votre enfant soit inquiet à l’idée d’aller à l’école, de changer d’enseignant, ou de passer dans une classe supérieure, rien de plus normal. Toute nouveauté engendre une certaine inquiétude. Il est cependant naturel de vous en préoccuper si cette angoisse est intense et persistante.
Les peurs excessives
Votre enfant peut avoir la peur de vous perdre, celle d’être enlevé, celle d’être séparé de vous, même pour un court moment, et de ne plus vous retrouver… (simple séparation pour aller se coucher, aller dormir chez un copain) et enfin la peur des performances : votre enfant sait qu’on attend de lui qu’il réussisse et il est tétanisé par l’idée de l’échec (devoir à l’école, compétition sportive…).
Les signes apparents
A l’idée d’une séparation, votre enfant la refuse (il ne veut pas participer à un voyage scolaire, par exemple), il l’appréhende, il s’accroche à vous… Pour un devoir à l’école ou une épreuve sportive, il montre des signes de « trac » (nervosité, cœur qui bat…). Il étudie constamment, s’entraîne, fait preuve de perfectionnisme jusque dans les détails… Il a comme une « boule » au ventre car il se rend réellement malade d’angoisse. Il est envahi par des sentiments négatifs, et affirme « qu’il va tout rater », ou « qu’il est nul… ». Du coup, il lui arrive exactement ce qu’il craignait : il ne réussit pas bien. Dans tous les cas il peut se plaindre de maux de tête ou de ventre, de mal dormir, de faire des cauchemars, il a éventuellement la nausée.
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Surmonter ses angoisses
Pour l’aider à surmonter ses angoisses évitez d’en rajouter, en surveillant ce qu’il regarde : certains jeux vidéo, certains films, peuvent rajouter à son angoisse. Surtout qu’en grandissant, il peut se trouver face à des images dérangeantes (violentes par exemple) que ce soit à la télévision ou à l’ordinateur. Votre enfant a déjà tendance à se « faire un film » de tout, inutile d’en rajouter.
Face à quelque chose qui l’effraie, essayez de le rassurer et de lui montrer que vous même êtes très détendue : s’il s’agit d’un voyage scolaire par exemple, parlez-en avec lui, racontez lui les bons souvenirs que vous en avez, dites-lui que tout est bien organisé, qu’il sera bien entouré et que vous vous réjouissez pour lui de cette expérience enrichissante.
Lorsque votre famille doit faire face à une épreuve : maladie, décès, chômage, séparation des parents… il faut absolument réussir à lui faire dire ce qu’il ressent, à l’écouter attentivement, à le réconforter… Il ne s’agit pas de lui cacher la vérité, mais de choisir ses mots (ne pas dramatiser) et surtout lui montrer que vous allez faire face ensemble, que vous allez surmonter cette épreuve.
Si votre enfant est anxieux lorsqu’il sait qu’il va être jugé (épreuve sportive, devoir sur table), commencez par faire baisser la pression qu’il se met. Rappelez-lui que l’important c’est de participer, de montrer ce qu’on sait, de s’amuser, et que ce n’est pas tant le résultat qui compte que le fait de faire ce qu’on peut. Dites-lui que vous l’aimez, quel que soit le résultat, et d’ailleurs, qu’il gagne ou non, qu’il ait une bonne note ou pas, félicitez-le d’avoir donné le meilleur de lui-même. Il est important que votre enfant comprenne que vous ne le réduisez pas à ses résultats scolaires ou sportifs. Aussi félicitez-le pour bien d’autres choses : pour son sens de l’humour lorsqu’il vous fait rire, pour sa gentillesse lorsqu’il vous rend service…
Apprenez-lui aussi à se détendre : en cas de stress, proposez-lui d’écouter ensemble de la musique douce en respirant longuement, doucement. Changez-lui les idées en faisant des activités avec lui (jouer à un jeu de société, préparer un gâteau, faire une partie de ping-pong…). Ces jeux vont lui permettre de se connaître mieux lui-même : vous pouvez relever ses qualités mais aussi ses défauts, avec de l’humour, en dédramatisant. Votre enfant doit apprendre à s’accepter tel qu’il est, à connaître ses points forts et ses points faibles, et à accepter d’en rire.
Enfin, dans le cas d’une angoisse intense et durable, n’hésitez pas à prendre conseil auprès du médecin de votre enfant qui saura vous orienter vers un accompagnement psychologique.
Liens utiles
“L’enfant et l’adolescent anxieux” de Dominique Servant (Odile Jacob)
http://www.health.harvard.edu/newsweek/Childrens_fears_and_anxieties.htm
http://www.cscp.umontreal.ca/documents/anxiete_performance.pdf
http://www.medecine.ups-tlse.fr/dcem3/module03/19.TRANXIEUXETADAPTATION3-4.pdf
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http://www.cscp.umontreal.ca/documents/anxiete_performance.pdf
http://www.medecine.ups-tlse.fr/dcem3/module03/19.TRANXIEUXETADAPTATION3-4.pdf
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À retrouver sur http://www.mpedia.fr/349-enfant-angoisse.html
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