Qu'est-ce que l'acharnement thérapeutique ou l'obstination déraisonnable ?
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Publié le 01/03/2020
Information proposée par Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie
On appelle obstination déraisonnable ou acharnement thérapeutique, le fait d’initier ou de poursuivre des actes ou des traitements médicaux inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie.
Qu'est-ce que l'acharnement thérapeutique ou l'obstination déraisonnable ?
L’obstination déraisonnable (anciennement appelée acharnement thérapeutique) est le fait de pratiquer ou d’entreprendre des actes ou des traitements alors qu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie.
Selon cette définition, ce n’est donc pas l’acte ou le traitement en lui-même qui est apprécié mais son but ou sa finalité : un même traitement peut, dans une situation, être considéré comme déraisonnable et pas dans une autre. La perception du seuil de l’obstination déraisonnable est variable d’un individu à l’autre, selon que l’on soit patient, proche ou soignant
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Tout traitement peut être refusé ou arrêté au nom de l’obstination déraisonnable, y compris une nutrition ou une hydratation artificielles.
Depuis 1995, le terme d’acharnement thérapeutique a été remplacé dans le Code de déontologie médicale par celui d’obstination déraisonnable. C’est ce terme qui est ensuite repris dans la loi du 22 avril 2005 puis dans celle du 2 février 2016.
La loi interdit l’obstination déraisonnable. Cette interdiction oblige le médecin non seulement à ne pas entreprendre des soins et traitements qui auraient pour effet une obstination déraisonnable mais aussi à les interrompre lorsqu’ils deviennent à l’origine d’une obstination déraisonnable.
Il appartient au médecin en charge du patient dans l’incapacité de s’exprimer de juger s’il y a obstination déraisonnable au terme d’une procédure collégiale. Pour se déterminer, il devra tenir compte au préalable des volontés exprimées par le patient par le biais de ses directives anticipées si elles existent ou à défaut auprès de sa personne de confiance désignée ou à défaut auprès de ses proches.
À retrouver sur https://www.parlons-fin-de-vie.fr/mes-questions/
Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie est un organisme public, ouvert à tous, une « maison commune » au sein de laquelle chacun peut s’informer sur les soins palliatifs et la fin de vie.
Créé le 5 janvier 2016, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie vise à favoriser l’accès aux droits et à participer à l’amélioration de la fin de vie en France, en particulier en encourageant le dialogue entre les citoyens et les professionnels de santé. Ouvert sur la société et les divers milieux professionnels concernés, le Centre participe à identifier, analyser la multiplicité des situations de fin de vie et à réfléchir à la manière de faire évoluer les pratiques d’accompagnement de la fin de vie.