Rubéole

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Qu’est-ce que la rubéole ?

La rubéole (ou troisième maladie) est une infection due à un virus qui se transmet dans les gouttelettes de salive. Les personnes atteintes sont contagieuses une semaine avant l’apparition de l'éruption cutanée et jusqu’à 14 jours après. Il suffit d’avoir eu une fois la rubéole pour être immunisé définitivement.

Quels sont les symptômes de la rubéole ?

Deux semaines après la contamination, les symptômes qui apparaissent ressemblent à ceux de la rougeole : fièvre modérée pendant un ou deux jours, suivie d’une éruption de petites taches rosées, le plus souvent sur le thorax. Ces taches disparaissent très rapidement. Les ganglions au niveau du cou et derrière les oreilles sont parfois gonflés. Chez les adultes, les symptômes de la rubéole sont souvent plus intenses que chez les enfants.

Quelles sont les complications de la rubéole ?

Si la rubéole reste le plus souvent bénigne chez l’enfant, certaines complications peuvent néanmoins apparaître : une atteinte inflammatoire de plusieurs articulations qui disparaît sans séquelles au bout de quelques semaines (plus fréquente chez les adultes et en particulier les femmes), voire une atteinte inflammatoire des méninges (méningite) et du cerveau.

En revanche, la contamination par la rubéole d’une femme enceinte est extrêmement dangereuse pour le fœtus, en particulier en début de grossesse. À la naissance, l’enfant peut présenter des lésions du cerveau, une surdité, une cécité, des anomalies cardiaques, un retard de croissance ou d’autres handicaps. On constate également un risque d’avortement spontané ou de prématurité.

Quels sont les traitements de la rubéole ?

Il n’existe pas de traitement de la rubéole. Tout au plus peut-on faire baisser la fièvre avec du paracétamol si elle est gênante, ce qui est rare chez l’enfant.

Comment prévenir la rubéole ?

La prévention de la rubéole repose sur la vaccination. La généralisation de la vaccination contre la rubéole, pourtant bénigne chez l’enfant, se justifie par le risque que fait courir la maladie à la femme enceinte et au fœtus. Le vaccin anti-rubéole est souvent associé au vaccin contre la rougeole et les oreillons (vaccin ROR, rougeole oreillons rubéole) avec une bonne tolérance et une excellente efficacité. Le vaccin ROR est remboursé à 100 % par l’Assurance maladie pour les enfants de 1 à 17 ans afin de favoriser la vaccination contre ces maladies. Les centres de la PMI vaccinent gratuitement les enfants de moins de 6 ans.

La rubéole chez la femme enceinte

La rubéole, lorsqu’elle est contractée pendant la grossesse, peut entraîner de graves malformations chez le fœtus. Pour cette raison, le dépistage de la rubéole est obligatoire en début de grossesse : en l’absence d’un certificat de vaccination contre cette maladie ou d’une précédente analyse de sang (sérologie) montrant la présence d'anticorps contre la rubéole, un test sérologique est prescrit lors du premier examen prénatal (entre deux et trois mois de grossesse) pour évaluer l'immunité contre la rubéole de la femme enceinte.

En l’absence d’immunisation, la femme enceinte ne peut pas être vaccinée contre la rubéole pendant la grossesse. Elle doit éviter tout contact avec une personne susceptible d’être contaminée (enfant avec une éruption de taches rosées en cours ou récente), surtout durant les 4 premiers mois de la grossesse.

En cas de rubéole avant 12 semaines d'aménorrhée, l’infection peut entraîner pour le fœtus de graves malformations, notamment cardiaques, oculaires, auditives, mais aussi neurologiques (syndrome de rubéole congénitale). En cas de rubéole entre 12 et 18 semaines d'aménorrhée, le risque se limite à une surdité. Après 18 semaines, les risques semblent quasiment nuls.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé