Mal des transports (cinétose)

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Le mal de mer, de l'air ou de la route est un trouble lié aux déplacements, qui provoque nausées et vomissements. Mais il ne survient pas uniquement lors d'un transport : les pratiquants de planche à voile, de voile et même de plongée peuvent eux aussi souffrir de cette perturbation du centre de l'équilibre.

Quels sont les symptômes du mal des transports ?

Le mal des transports (également appelé cinétose ou naupathie) commence par une sensation de malaise et un manque d’appétit. Puis surviennent des nausées, souvent accompagnées d’une transpiration abondante, de vertiges et d’une salivation plus ou moins importante. Des vomissements surviennent jusqu’à ce que l’estomac soit vide, et même au-delà. À ce stade, le mal des transports ne disparaît pas forcément, et l’on peut continuer à ressentir des nausées. Dans les cas plus graves, c’est l’épuisement total avec apathie et hébétude. Heureusement pour ceux qui aiment les croisières, l’organisme finit par s’habituer au bout de quelques jours.

Quelles sont les complications éventuelles du mal des transports ?

En général, aucune complication n’est à craindre, car les symptômes disparaissent dès la fin du trajet ou le retour sur la terre ferme. Toutefois, l’état des petits enfants est à surveiller de près en cas de vomissements. En effet, s’ils n’arrivent pas à garder des aliments liquides dans l’estomac, ils risquent une déshydratation.

Quelles sont les causes du mal des transports ?

Les causes de ce mal sont complexes. L’organe de l’équilibre dans l’oreille interne perçoit très rapidement les balancements, les roulis, les ralentissements et les accélérations du moyen de transport ; il transmet ces excitations au centre de l’équilibre du cerveau. De même, les yeux et les récepteurs sensoriels des muscles et des articulations renvoient leurs informations sur la position du corps dans l’espace, mais moins rapidement que l’oreille interne. Le centre de l’équilibre reçoit donc en peu de temps des messages divers en partie contradictoires, qu’il ne peut traiter correctement.

Que faire en cas de mal des transports ?

  • Appliquez les mesures préventives, valables même lorsque vous êtes déjà en route (voir ci-dessous).
  • Si possible, allongez-vous les jambes surélevées pour calmer les nausées.
  • Des techniques de relaxation peuvent soulager le mal.

Quand faut-il consulter un médecin en cas de mal des transports ?

Consultez un médecin dans les jours qui viennent :

  • si les nausées et les vomissements continuent, plusieurs heures après la fin du voyage.
  • si les nausées et les vomissements sont systématiques, empêchant un déplacement nécessaire.

Comment prévenir le mal des transports ?

  • Évitez les repas copieux avant le voyage mais ne partez pas pour autant à jeun. Privilégiez une nourriture solide plutôt que liquide.
  • Renoncez à l’alcool, au tabac et au café, avant et pendant le voyage.
  • Maintenez la tête droite, sans faire de mouvements brusques pendant le voyage.
  • En voiture, installez-vous à l’avant à côté du conducteur, et regardez loin devant vous.
  • Dans le train ou sur le bateau, asseyez-vous dans le sens de la marche. Certaines personnes se sentent mal quand elles sont installées dans le sens contraire.
  • Choisissez une place près de la fenêtre et regardez le paysage au loin. Tant que les yeux perçoivent le déplacement, le mal se manifeste moins rapidement.
  • En bateau, évitez de rester à l’intérieur, les espaces confinés favorisent l’apparition des symptômes.
  • Si vous êtes sujet au mal des transports, abstenez-vous de lire, d’écrire ou d’entreprendre une activité qui réclame votre attention visuelle.
  • L’efficacité des bracelets contre le mal des transports n’a jamais été prouvée. Ils sont supposés faire pression sur un point d’acupuncture qui préviendrait les nausées.
  • Il est possible de prendre en prévention du mal des transports un médicament antihistaminique. Ces médicaments peuvent être achetés sans ordonnance. Ils doivent être pris une demi-heure à une heure avant le départ, puis si besoin, au cours du voyage en respectant un intervalle d’au moins six heures entre les prises. Ces médicaments sont contre-indiqués en cas de risque de glaucome à angle fermé ou de risque de blocage des urines (lié à un adénome de la prostate). Ils peuvent être à l’origine d’une somnolence, plus ou moins intense selon les personnes.
  • Des médicaments homéopathiques sont une alternative. Ils revendiquent une action à la fois préventive et curative contre le mal des transports.
  • Un patch (dispositif transdermique) à coller derrière l’oreille est disponible sur ordonnance. Il contient un antiémétique atropinique, la scopolamine. Il est réservé à l’adulte. Il doit être appliqué la veille au soir pour un départ matinal ou le plus longtemps possible avant le départ (entre six et douze heures) et gardé pendant tout le voyage.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé