Électrocardiogramme (ECG)
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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Qu'est-ce que l'électrocardiogramme ?
L’électrocardiogramme (ECG) est un tracé obtenu par l’enregistrement des courants électriques qui parcourent le cœur au cours de chaque contraction cardiaque. Cet examen classique de la consultation en cardiologie permet de compléter l’examen clinique, avec d’autres types d’exploration du fonctionnement du cœur (par exemple l’échographie).
L’enregistrement électrocardiographique peut être mené en continu sur plusieurs jours grâce à un dispositif portable miniaturisé, le holter qui peut ainsi détecter des anomalies intermittentes.
Comment se passe l'ECG en pratique ?
En consultation, l’électrocardiogramme (ECG) se réalise au repos (le patient est allongé), sans anesthésie. Il n’est pas demandé d’être à jeun, mais il est recommandé de ne pas fumer juste avant. C’est un examen sans danger qui n’est pas douloureux. Il peut être fait au cabinet du cardiologue, à l'hôpital, voire au domicile.
Des électrodes adhésives reliées à des câbles sont posées sur la peau nue (ce qui oblige, en cas de pilosité importante, à raser certains endroits du torse). Elles captent les champs électriques créés par le cœur.
Ces électrodes sont posées au niveau des poignets et des chevilles, ainsi que sur des points définis du thorax (de chaque côté du sternum, dans les espaces entre certaines côtes, etc.). Les points où sont disposées les électrodes sont définis et constants afin que les ECG puissent être comparés quelle que soit la personne qui les a réalisés.
Qu'appelle-t-on épreuve d'effort ?
Un ECG est parfois réalisé lors d’une épreuve d’effort (ou test d’effort), alors que le patient fait un effort physique de plus en plus intense (il est demandé par exemple au patient de marcher sur un tapis roulant et la vitesse du tapis est augmentée progressivement). Dans ce cas, moins d’électrodes sont placées. Elles font partie d’un dispositif plus complexe qui permet également de surveiller la fréquence respiratoire et la pression artérielle.
Que peut-détecter un ECG ?
L’enregistrement de l’activité électrique du cœur peut apporter de nombreuses informations au cardiologue qui les analyse en fonction de l’état de la personne et des symptômes qu’elle ressent.
L’ECG permet de détecter et de suivre l’évolution des troubles du rythme cardiaque, de l’irrigation insuffisante du cœur par les artères coronaires, d’un infarctus, et d’autres maladies cardiaques plus rares.
Qu'est-ce que le holter ?
Le holter, ou enregistrement en ambulatoire, est un dispositif portable permettant l'enregistrement en continu de l'ECG pendant plusieurs jours, voire semaines. Il est mis en place par le cardiologue : cinq ou six électrodes sont collées sur la poitrine et sont connectées à un boîtier d'un poids de 150 à 250 grammes porté à la ceinture.
Pendant la durée de l’enregistrement, il faut éviter les bains et les douches, l'eau pouvant abîmer le boîtier et décoller les électrodes. Par ailleurs, le patient tient un journal avec ses périodes d’activité et de repos, ainsi que les symptômes éventuellement ressentis avec les heures correspondantes. Pendant l’enregistrement, le patient peut également presser sur un bouton s’il ressent quelque chose d’anormal (palpitations, douleurs, par exemple). Un repère est alors inscrit sur l'enregistrement, qui permettra au cardiologue d’examiner plus précisément l’ECG à ce moment-là.
Dans certains cas, le cardiologue peut prescrire la mise en place d’un « holter implantable », un boîtier de la taille d'une clé USB implanté sous la peau d’une clavicule, après anesthésie locale. Ce dispositif fonctionne pendant environ un an et transmet ses données par ondes radio à travers la peau.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.