Hoquet
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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Quels sont les symptômes du hoquet ?
Le diaphragme et les muscles intercostaux se contractent involontairement, régulièrement et spontanément, poussant la cage thoracique vers le haut. Il en résulte des expulsions d’air involontaires. Comme la glotte se ferme en même temps, ces expulsions sont accompagnées d’onomatopées caractéristiques (« hic ! »). Le hoquet peut être douloureux, surtout quand il se produit au moment de l’inspiration. Il peut se répéter jusqu’à soixante fois par minute, et s’arrête généralement au bout de quelques instants.
Chez les nourrissons, le hoquet se produit le plus souvent après la tétée ou le biberon, avant que le bébé ne fasse son rot. Le hoquet est fréquent chez les enfants, en particulier chez ceux qui mangent un peu trop goulûment.
Le hoquet s’arrête en général spontanément. Il arrive toutefois qu’il perdure plus de 48 heures ou récidive, provoquant insomnie, fatigue, difficultés à s’alimenter et perte de poids. Mais cela demeure exceptionnel.
Pourquoi a-t-on le hoquet ?
Le hoquet est provoqué par l’irritation du nerf phrénique, chargé d’innerver le diaphragme. Ce phénomène est souvent imputable à un repas trop copieux, trop épicé ou pris trop rapidement, à l’ingestion d’air en mangeant ou en mâchant du chewing-gum, à des boissons gazeuses ou alcoolisées, ou à une irritation de l’œsophage (par exemple, lors de reflux gastro-œsophagien). Le stress ou la nervosité pourraient eux aussi provoquer le hoquet. Plus rarement peuvent être mis en cause un ulcère gastro-duodénal, des maladies du pharynx ou du larynx, une hernie hiatale, une pleurésie, une compression du nerf phrénique par un ganglion ; ou encore une infection, une intoxication ou un médicament.
Comment prévenir le hoquet ?
- Évitez les repas trop copieux, rapidement avalés ou trop épicés, si vous avez constaté un lien avec le déclenchement du hoquet.
- Mangez calmement.
- Évitez d’avaler trop rapidement des boissons gazeuses.
- Veillez à ce que votre bébé ne tète pas trop vite, qu’il n’avale pas trop d’air et faites-lui faire son rot après la tétée.
- Veillez à ce que votre enfant mange lentement.
Comment faire passer le hoquet ?
- Gonflez vos poumons au maximum. Retenez votre respiration le plus longtemps possible, puis expirez avec lenteur. Répétez l’opération dix fois de suite.
- Prenez un verre d’eau rempli de glaçons. Quand l’eau est bien glacée, buvez-la rapidement sans respirer. Ensuite, restez au calme et évitez de rire ou de tousser.
- Chez un enfant, vous pouvez essayer de lui faire retenir sa respiration le plus longtemps possible, de le chatouiller ou de lui faire boire un verre d’eau la tête penchée sur sa poitrine. Mais l’efficacité n’est pas vraiment prouvée…
Quand faut-il consulter un médecin en cas de hoquet ?
Consultez un médecin dans les jours qui viennent :
- si le hoquet persiste depuis plus de 48 heures ;
- si le hoquet se déclenche fréquemment et apparemment sans raison, depuis quelque temps ;
- si le hoquet s'accompagne de douleurs du ventre ou du thorax, de régurgitations ou de vomissements, de fièvre ou de difficultés à respirer ou à avaler.
Que fait le médecin en cas de hoquet récalcitrant ?
En cas de hoquet récalcitrant, le médecin tente de trouver l’origine de l’irritation du nerf vague. Pour cela, il fera certainement pratiquer une endoscopie par la bouche (fibroscopie haute), éventuellement accompagnée d'une mesure de la pression (manométrie) et du pH (pHmétrie) dans l’œsophage. Parfois, il peut prescrire des analyses de sang, un scanner ou une IRM. Il prescrira le traitement approprié selon l'origine du hoquet chronique.
Sources
- Hoquet, ameli.fr, 06/2018
- Hoquet: et si c’était médicamenteux ?, La lettre du pneumologue, 02/2011
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