Infections génitales à Chlamydia
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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Quels sont les symptômes des infections à chlamydiae ?
L’infection à chlamydiae se traduit par des symptômes qui touchent les organes génitaux, mais aussi le rectum, la gorge et, parfois, les yeux. Quelques semaines après la contamination, les symptômes de l’infection à chlamydiae apparaissent mais seulement chez une petite proportion des personnes infectées (moins de 50 % des cas chez les hommes et moins de 30 % chez les femmes).
Chez les hommes, l’infection à chlamydiae ne produit pas de symptômes (mais ces personnes restent contagieuses). Lorsque des symptômes apparaissent, les hommes infectés se plaignent de picotements ou de brûlures en urinant, ou d’écoulements blanchâtres au niveau du pénis ou du rectum. Parfois, les testicules sont enflés ou douloureux.
Chez les femmes, l’infection à chlamydiae est plus rarement symptomatique. Lorsque c’est le cas, les femmes infectées souffrent de sensation de brûlures en urinant ou pendant les rapports sexuels, d’écoulements vaginaux jaunâtres ou sanguinolents et de maux de ventre.
Chez l’homme comme chez la femme, une inflammation des yeux peut être observée (conjonctivite) dans certains cas.
Même lorsque les personnes contaminées ne présentent pas de symptômes, elles restent contagieuses.
Quelles sont les complications possibles des infections à chlamydies ?
Chez l’homme, une infection à chlamydies non traitée peut provoquer une inflammation de la prostate, des testicules ou de l’épididyme (le cordon situé au-dessus de chaque testicule). Ces complications peuvent être à l’origine de problèmes d’infertilité.
Chez la femme, les complications sont plus fréquentes car l’infection à chlamydies est souvent sans symptôme. Après quelques mois à quelques années, une infection à chlamydies non traitée peut provoquer des maux de ventre chroniques et une inflammation de l’utérus et des trompes de Fallope à l’origine d’infertilité ou de grossesses ectopiques (hors de l’utérus). Pendant la grossesse, l’infection à chlamydies peut être transmise de la mère à l’enfant et provoquer une pneumonie ou une infection des yeux chez le nouveau-né.
Chez certaines personnes, l’infection à chlamydies peut se propager aux articulations et provoquer des douleurs articulaires (syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter). L’infection à chlamydies expose également à un risque accru d’infection par le VIH/sida.
Qu'appelle-t-on lymphogranulomatose vénérienne ?
La lymphogranulomatose vénérienne, ou maladie de Nicolas-Favre, est une forme particulière d'infection par les chlamydies, plus fréquente chez les voyageurs séjournant en région tropicale. Des cas de plus en plus nombreux sont signalés en France, sous la forme d'une infection de l'anus et du rectum, observée essentiellement chez les homosexuels masculins, en particulier ceux séropositifs pour le VIH/sida.
Comment se transmet l’infection à chlamydies ?
L’infection à chlamydies est due à une bactérie, Chlamydia trachomatis. Cette bactérie se transmet lors de rapports sexuels non protégés. Tous les types de rapports sexuels peuvent être contaminants, y compris les rapports buccogénitaux (fellation et cunnilingus). L’infection à chlamydies peut également être transmise pendant la grossesse.
Comment prévenir les infections à chlamydies ?
Comme toutes les infections sexuellement transmissibles, la prévention de l’infection à chlamydies repose sur l’utilisation systématique de préservatifs (même pour la fellation). Il n’existe pas de vaccin contre l’infection à chlamydies.
Avec le préservatif, le dépistage est également un moyen de lutter contre les infections sexuellement transmissibles comme les Chlamydiae. En cas de résultat positif, le médecin peut prescrire un traitement antibiotique adapté permettant de réduire les risques de contamination et de complications.
Le dépistage peut être effectué suite à une consultation chez son médecin traitant ou son gynécologue ou un dermatologue, ou encore gratuitement dans les Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) et les centres de planification ou d'éducation familiale.
Comment diagnostique-t-on les infections à chlamydies ?
Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic. Simple et sans douleur, il se fait à partir d’une analyse d’urine chez l’homme ou d’un prélèvement fait en passant un coton-tige (écouvillon) sur les organes touchés (urètre, vagin, rectum, gorge, œil).
En cas de résultat positif, la personne infectée doit contacter ses partenaires sexuels récents pour un dépistage et, le cas échéant, un traitement.
Comment soigne-t-on les infections à chlamydies ?
Le traitement de l’infection à chlamydies repose sur l’administration d’antibiotiques par la bouche (azithromycine en dose unique ou traitement par doxycycline d’une semaine). Si les symptômes persistent au troisième jour, il est nécessaire de revoir son médecin pour une adaptation éventuelle du traitement. Une visite de contrôle est recommandée en fin de traitement (septième jour) pour s’assurer de la guérison. Dans certains cas particuliers (notamment lymphogranulomatose vénérienne), un traitement plus long peut être indiqué.
De plus, la personne traitée doit s’abstenir de tout rapport sexuel dans la semaine qui suit le début de son traitement.
Sources
- WHO guidelines for the treatment of Chlamydia trachomatis, World Health Organization, 08/2016
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