Verrues génitales (condylomes)
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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Les condylomes (également appelés verrues génitales) sont des maladies dues à des papillomavirus humains. La transmission se fait par voie sexuelle.
Qu'appelle-t-on verrues génitales ?
Les condylomes (également appelés verrues génitales) sont une maladie sexuellement transmissible due à des virus. Certaines souches de ce virus provoquent parfois une transformation des cellules infectées pouvant entraîner l'apparition de cancers, en particulier un cancer du col de l'utérus.
Quels sont les symptômes des verrues génitales ?
Les condylomes sont de petites excroissances qui ressemblent à des verrues lorsqu’elles se trouvent sur les organes génitaux externes (vulve, pénis, prépuce, scrotum), le périnée et l’anus. Ils sont parfois également présents dans la bouche, l’urètre, le vagin ou sur le col de l’utérus.
Les condylomes se manifestent parfois plusieurs années après la contamination et ne sont pas toujours visibles à l'œil nu. Lorsqu'ils le sont, ils peuvent être plats, surélevés (en forme de chou-fleur ou de crêtes de coq), de couleur rosée ou grisâtre. Ils entraînent parfois des démangeaisons ou des saignements lors des rapports sexuels.
Quelles sont les complications des verrues génitales ?
La plupart des personnes qui ont été infectées par les virus responsables de condylomes parviennent à l’éliminer sans qu’il y ait eu de symptômes. Dans certains cas, ces virus persistent sans provoquer d’autres désagréments.
Chez certains patients, des souches particulières de ce virus peuvent favoriser l’apparition de cancers à partir des cellules infectées : cancer du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus, du rectum, et parfois du pénis ou de la gorge. Le tabagisme, l'âge et la pilule contraceptive favorisent l'apparition du cancer à partir des lésions produites par les virus, en particulier dans le cas du cancer du col de l'utérus. Ce risque est également augmenté chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
Chez les femmes enceintes porteuses de condylomes, une contamination de l’enfant peut se produire lors de l’accouchement et provoquer des verrues dans la bouche du nourrisson.
Comment se transmettent les verrues génitales ?
Les condylomes sont dus à des virus dits papillomavirus humains (HPV). Très contagieux, il en existe une grande variété, dont seuls certains provoquent des condylomes et, parmi eux, seules quelques souches peuvent entraîner l’apparition de cancers. Ces virus se transmettent lors de rapports sexuels.
Les personnes qui ont débuté leur vie sexuelle très jeunes et celles qui ont eu de nombreux partenaires sexuels présentent un risque plus élevé de contamination par les papillomavirus humains (HPV), en particulier si elles ont eu des relations sexuelles sans protection. Les personnes qui souffrent d'une autre infection sexuellement transmissible sont plus à risque d'être infectées par les papillomavirus.
Comment prévenir les verrues génitales ?
Parce que la contamination se fait par voie sexuelle, l’utilisation du préservatif est indispensable pour prévenir l’apparition de condylomes. Néanmoins, le préservatif n’offre pas une protection absolue. En effet, les condylomes se transmettent de peau à peau et les lésions peuvent se situer à des endroits non protégés par le préservatif. La contamination peut également se faire par des doigts souillés.
Il existe un vaccin destiné à la prévention du cancer du col de l'utérus, indiqué dans la prévention des verrues génitales. En effet, il protège contre les papillomavirus humains de type 6 et 11 qui sont à l'origine d'environ 90 % des verrues génitales. La vaccination est inefficace si la personne est déjà infectée. Il est donc recommandé de pratiquer la vaccination avant le début de la vie sexuelle.
Le traitement des verrues génitales
Le traitement des condylomes vise à détruire les lésions visibles. Ce traitement n’élimine pas le virus et d’autres lésions peuvent apparaître dans les semaines ou les mois qui suivent. Une surveillance prolongée est donc nécessaire pour prévenir toute récidive.
L’élimination des lésions peut être effectuée en les brûlant avec de l’azote liquide, un laser ou un courant électrique (électrocoagulation). Parfois, un traitement médicamenteux local est appliqué sur les lésions.
Papillomavirus et cancers de la bouche
Des études récentes semblent indiquer que les virus responsables des condylomes génitaux pourraient être à l'origine de cancers de la bouche et de la gorge. Transmis lors de rapports sexuels buccogénitaux (fellation et cunnilingus), ces virus semblent être à l'origine d'un nombre croissant de cancers, peut-être en lien avec l'augmentation du nombre moyen de partenaires sexuels au cours de la vie.
On ignore encore si les vaccins disponibles pour prévenir les cancers du col de l'utérus liés au HPV sont également capables de prévenir ceux de la bouche et de la gorge.
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