Embolie pulmonaire

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Qu'est-ce que l'embolie pulmonaire ?

L’embolie pulmonaire est l’obstruction plus ou moins complète d’une artère pulmonaire, le plus souvent par un caillot sanguin. C’est une urgence médicale qui peut parfois être mortelle. Généralement, le caillot s’est formé dans une veine profonde de la jambe et a migré dans la circulation sanguine pour atteindre d’abord le cœur, puis obstruer une ramification d’une artère pulmonaire.

Quels sont les symptômes de l'embolie pulmonaire ?

En dépit de sa gravité potentielle, l’embolie pulmonaire est une maladie le plus souvent discrète, avec des symptômes peu intenses et peu caractéristiques qui rendent son diagnostic difficile.

Le plus fréquemment, la personne se plaint d’une douleur semblable à celle du « point de côté », plus intense à l’inspiration. Parfois cette douleur se situe derrière le sternum. Elle s’accompagne progressivement d’une respiration courte, plus rapide et superficielle, avec parfois une accélération du rythme cardiaque. Plus rarement, d’autres symptômes peuvent être observés : un malaise, une fièvre légère, de l’anxiété, etc.

Lorsque des symptômes évocateurs d’embolie pulmonaire sont observés, en particulier chez une personne qui a des antécédents de phlébite, mieux vaut appeler les services d’urgence (15 ou 112). En attendant leur arrivée, il est préférable d’installer la personne en position semi-assise et l’empêcher de se lever ou de se déplacer.

Quelles sont les causes de l'embolie pulmonaire ?

Dans la plupart des cas, les embolies pulmonaires sont dues à l’obstruction d’une artère pulmonaire par un caillot sanguin qui s’est formé récemment dans une veine profonde de la jambe (en particulier au niveau des cuisses), plus rarement dans une veine du bassin ou dans une cavité du cœur. Ainsi l’embolie pulmonaire est, dans 70 % des cas, la complication d’une thrombophlébite (couramment appelée « phlébite ») dans les veines profondes des jambes. En cas d’embolie pulmonaire, le médecin recherche systématiquement une prédisposition aux phlébites.

Peut-on prévenir l'embolie pulmonaire ?

La prévention de l’embolie pulmonaire repose sur la prévention de la formation des caillots sanguins dans les veines du bassin et des jambes chez les personnes prédisposées, notamment en cas d’immobilisation après une intervention chirurgicale ou une fracture. Un traitement anticoagulant est alors prescrit, par voie injectable ou orale. La prévention des récidives est identique à celle des phlébites et repose sur :

  • le port de bas de contention adaptés, en particulier chez les femmes enceintes qui souffrent de maladie veineuse, et lors de longs voyages de longue durée ;
  • l’arrêt du tabac ;
  • l’arrêt de la contraception hormonale ou du traitement hormonal de la ménopause ;
  • la lutte contre le surpoids ;
  • la poursuite du traitement anticoagulant plusieurs mois après l’embolie.

Quels sont les traitements de l'embolie pulmonaire ?

Les traitements de l’embolie pulmonaire visent à restaurer la circulation sanguine dans l’artère pulmonaire bouchée. Pour cela, le médecin dispose de médicaments anticoagulants et, éventuellement, de médicaments destinés à dissoudre le caillot.

Les médicaments anticoagulants contre l'embolie pulmonaire

Les médicaments destinés à réduire la capacité du sang à former des caillots sont essentiellement :

  • les antivitamines K, dits « AVK » et d’autres anticoagulants plus récents, administrés par voie orale.
  • les héparines, des substances dérivées d’une substance anticoagulante présente dans notre organisme, et administrées par injections sous la peau ou directement dans une veine en continu avec une seringue motorisée.

Le patient est informé des précautions à prendre lors de traitement par des anticoagulants et un carnet de suivi spécifique lui est remis.

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