Les lymphomes expliqués : diagnostic, facteurs de risque, traitements

Article

Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Qu'appelle-t-on lymphomes ?

Les lymphomes apparaissent lorsque certains globules blancs, les lymphocytes, se mettent à se multiplier de façon anarchique, le plus souvent dans les ganglions lymphatiques.

Le lymphome hodgkinien, souvent appelé « maladie de Hodgkin », est une forme de lymphome plus fréquemment diagnostiquée chez les adolescents et les jeunes adultes. Le lymphome hodgkinien représente environ 15 % des cas de lymphomes.

Les autres lymphomes, dits non hodgkiniens, sont plus fréquemment observés chez les personnes âgées de plus de 65 ans, mais peuvent apparaître à tous les âges, en particulier chez des personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Qui est à risque de développer un lymphome ?

Certains facteurs de risque de lymphomes hodgkiniens ont été identifiés : une prédisposition familiale et l’infection par le virus d’Epstein-Barr (EBV). Les facteurs de risque de lymphomes non hodgkiniens sont l’âge (plus de 65 ans), le sexe masculin et un système immunitaire affaibli par une maladie ou un traitement.

Quels sont les symptômes des lymphomes ?

Pendant les premiers mois de la maladie, les lymphomes, et en particulier ceux qui sont dits indolents, passent inaperçus. À un stade plus avancé, les lymphomes peuvent provoquer de la fatigue, de la fièvre, une perte de poids inexpliquée, des ganglions gonflés, des difficultés à respirer, une toux persistante ou des douleurs dans la poitrine, des démangeaisons, etc.

La maladie de Hodgkin affecte les lymphocytes de type B principalement situés dans les ganglions du haut du corps (cou et médiastin, l’espace entre les deux poumons), mais elle peut s’étendre à d’autres organes du système immunitaire (rate, thymus, moelle osseuse), voire à des organes voisins des ganglions (poumons, foie, os).

Comment évoluent les lymphomes ?

Aujourd’hui, en France, le taux de survie cinq ans après le diagnostic d’un lymphome varie de 50 à 90 % selon le type de lymphome et l’âge du patient. Chez les enfants, le taux de survie cinq ans après un lymphome est d’environ 90 %.

Comment diagnostique-t-on les lymphomes ?

Lorsque, à la suite de l’examen clinique, le médecin suspecte l’existence d’un lymphome, divers examens permettent de confirmer son diagnostic : des examens sanguins, une radiographie et un scanner et/ou un PET-Scan (tomographie par émission de positons). Le type de lymphome ne peut être défini qu’après une biopsie (un prélèvement de ganglion) et l’examen du prélèvement au microscope.

Comment soigne-t-on les lymphomes ?

Le traitement des lymphomes fait essentiellement appel à la chimiothérapie anticancéreuse, éventuellement associée à des thérapies ciblées (des anticorps dirigés contre certaines protéines de la surface des cellules cancéreuses indispensables à leur prolifération). Parfois, un traitement par radiothérapie (rayons ionisants) est également administré.

La chimiothérapie utilisée dans le traitement des lymphomes est administrée par voie intraveineuse au cours de séances de perfusion intraveineuse (les « cures »). Il existe plusieurs types de chimiothérapie et le choix des médicaments utilisés est fonction des caractéristiques du lymphome.

La maladie de Hodgkin réagit très bien au traitement et les médecins essayent d’avoir le moins possible d’effets indésirables et de séquelles. Par exemple, la radiothérapie n’est pas systématique, en particulier chez les patientes de moins de 30 ans car elle augmente le risque de cancer du sein ou du poumon dans les années qui suivent. Un traitement récent, de la famille des thérapies ciblées (anticorps) est parfois utilisé dans le traitement de la maladie de Hodgkin.

Dans les formes sévères de lymphome qui ne répondent pas bien à la chimiothérapie, ou lors de rechute, le médecin peut décider de pratiquer une greffe de cellules souches hématopoïétiques, les cellules de la moelle osseuse capables de donner naissance à différentes sortes de cellules du sang, dont les lymphocytes.

Après le traitement d'un lymphome

Les personnes qui ont eu un lymphome font l’objet d’un suivi médical rapproché afin de dépister rapidement une éventuelle rechute.

Ce suivi consiste en des consultations tous les trois mois pendant deux ans, puis tous les six mois pendant trois ans, puis une fois par an. La première année de suivi, un scanner est effectué tous les six mois. Ensuite, le rythme dépend des facteurs de risque de rechute de chaque patient. D’autres examens sont également pratiqués comme, par exemple, un suivi de la thyroïde ou un examen du cœur (chez les personnes qui ont subi une radiothérapie du thorax, ou chez celles qui ont reçu certains médicaments de chimiothérapie potentiellement toxiques pour le cœur).

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé