Varicelle

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

La varicelle est certainement la maladie infantile virale la plus contagieuse et la plus fréquente. La plupart du temps bénigne, elle touche surtout les enfants de trois mois à dix ans. Une fois la maladie guérie, le virus reste dormant dans certains ganglions nerveux. Lors de grande fatigue, d’infection ou d’affaiblissement du système immunitaire, il peut se réveiller et provoquer une nouvelle éruption de vésicules localisée, le zona.

Qu'est-ce que la varicelle ?

La varicelle est due au virus varicelle-zona (VZV), un virus de la famille de l’herpès. Cette maladie infantile se transmet par la salive et par contact avec les lésions de la peau ou avec du matériel contaminé. Une personne est contagieuse 2 à 4 jours avant l’apparition des vésicules (période d’incubation) et jusqu’à ce que la dernière croûte soit formée.

Il existe également un risque de transmission du virus de la varicelle à partir d’un malade ayant un zona, car le liquide présent dans les vésicules du zona contient du virus. Dans ce cas, la transmission se fait uniquement par contact avec les lésions cutanées.

Une fois la maladie guérie, le virus reste dormant dans certains ganglions nerveux. Lors de grande fatigue, d’infection ou d’affaiblissement du système immunitaire, il peut se réveiller et provoquer une nouvelle éruption de vésicules localisée, le zona.

Quels sont les symptômes de la varicelle ?

Les premiers symptômes de la varicelle sont généralement discrets. On peut observer entre autres une fièvre modérée, des maux de tête, une toux légère et le nez qui coule. Les lésions de la peau, typiques, apparaissent un peu plus tard : on observe de petites taches rouges sur le visage et le tronc, accompagnées de démangeaisons. Elles s’étendent à l’ensemble du corps et deviennent des petits boutons (vésicules) contenant un liquide clair extrêmement contagieux.

Au bout de deux jours, ces vésicules sèchent pour former une croûte qui finit par tomber, laissant une cicatrice rouge et blanche qui disparaîtra en quelques mois.

Quelles sont les complications de la varicelle ?

Les complications de la varicelle sont rares : surinfection bactérienne de la peau (en cas de grattage) qui peut laisser des cicatrices permanentes, méningite ou infection du cerveau accompagnée de vertiges. La varicelle de l’adulte est souvent très impressionnante, avec de très nombreuses vésicules fréquemment surinfectées. Un traitement local est prescrit pour éviter la formation de cicatrices.

Quels sont les traitements de la varicelle ?

En fonction des symptômes de l’enfant, le médecin peut prescrire des soins locaux avec un antiseptique cutané ou des antihistaminiques contre les démangeaisons. Il est parfois nécessaire de soulager la fièvre avec du paracétamol (l'aspirine est contre-indiquée et l'ibuprofène doit être évité).

Pour respecter les règles d’hygiène et empêcher l’enfant de se gratter :

  • coupez et brossez au savon les ongles de l’enfant ;
  • donnez-lui des douches plutôt que des bains (le contact prolongé avec l’eau freine le séchage des croûtes) ;
  • pratiquez un nettoyage antiseptique des boutons une fois par jour.

La varicelle étant une maladie virale, elle ne nécessite pas de traitement antibiotique, sauf en cas de surinfection bactérienne (par exemple, impétigo).

Si un cas survient dans une collectivité d'enfants, l'éviction n'est pas obligatoire. Néanmoins, la fréquentation de l’école ou de la crèche n'est pas souhaitable à la phase aiguë. De plus, il est fortement recommandé d'avertir le personnel d'une possible contagion.

Comment prévenir la varicelle ?

Il existe un vaccin pour prévenir la maladie. Néanmoins, la généralisation du vaccin contre la varicelle chez l'enfant n'est pas recommandée en France, car la varicelle est presque toujours bénigne chez l'enfant. Une couverture vaccinale insuffisante risque de reporter les cas de varicelle vers l'âge adulte et d'entraîner des formes plus sévères. La vaccination est recommandée uniquement chez certaines personnes âgées de 12 ans, qui n’ont pas eu la varicelle, ou dont on n’est pas certain qu’ils aient eu la varicelle : adolescent de 12 à 18 ans, femme en âge de procréer, femme après une première grossesse, adulte dans l’entourage d’un patient atteint de varicelle, adulte en attente de greffe, adulte en contact étroit avec des personnes immunodéprimées.

Il est possible de savoir si on a eu la varicelle en faisant une prise de sang pour vérifier s’il existe ou non des anticorps contre la maladie. En présence d’anticorps, la personne est protégée : elle a déjà eu la varicelle et la vaccination est inutile.

La varicelle chez la femme enceinte

Si la varicelle est généralement bénigne durant l'enfance, elle peut entraîner des complications lorsqu'elle est contractée durant la grossesse chez une femme qui n'a jamais eu cette infection auparavant. En outre, les conséquences pour le fœtus dépendent du stade de la grossesse au moment de la contamination.

Lorsque la varicelle survient au cours de la grossesse, en particulier chez les femmes fumeuses ou au cours du dernier trimestre, cette infection peut provoquer une complication grave pour la future mère : la pneumopathie varicelleuse (le virus de la varicelle infecte les poumons) qui nécessite une hospitalisation en urgence. En cas de toux ou de difficultés respiratoires chez une femme enceinte atteinte de varicelle, une consultation médicale doit être effectuée au plus vite.

Si la varicelle survient en début de grossesse, les conséquences peuvent également être graves pour le fœtus : présence d’un grand nombre de cicatrices sur la peau, malformations du système nerveux, des membres, ou encore des yeux, également un retard psychomoteur. D'autres conséquences sont possibles pour le fœtus lorsque la varicelle se déclare entre la 20e et 36e semaines d’aménorrhée ou en toute fin de grossesse.

La vaccination contre la varicelle est contre-indiquée pendant la grossesse ; elle doit être précédée d’un test de grossesse négatif. Si une femme n’est pas immunisée, elle doit être vaccinée avant son projet de grossesse ou si cela n’a pas été fait juste après sa première grossesse.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

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