Après la mort, le deuil
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Publié le 22/05/2024
Information proposée par Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie
Le deuil se caractérise par diverses émotions et sentiments qu’une personne traverse lorsqu’elle est confrontée à la perte d’un être cher. Le vécu d’un deuil est intime et personnel.
Les étapes du deuil : une idée fausse
Le deuil est un processus personnel qui se déroule différemment selon les personnes, la culture, les circonstances. On entend souvent parler des « étapes du deuil », toutefois chaque deuil a son cheminement et il n’existent pas d’étapes incontournables.
Les sentiments associés au deuil
Choc et confusion : parfois, les proches réagissent à la nouvelle du décès avec un état d’incrédulité et de déni, même lorsque le décès est le résultat d’une maladie prolongée. C’est un phénomène de refoulement qui dure généralement quelques heures ou tout au plus quelques jours et s’estompe au fur et à mesure que se multiplient les occasions de parler de la mort avec d’autres personnes. En fait, en parler rend l’événement réel.
Agitation et nostalgie : à mesure que le choc initial disparaît, de l’anxiété, de l’agitation et un désir de voir la personne disparue peuvent apparaître, parfois en agissant sur la capacité de penser normalement.
La colère : c’est un sentiment courant. La colère peut être dirigée contre le destin, mais parfois aussi contre la personne décédée (et partie trop tôt) ou contre les soignants qui n’ont pas pu la sauver. Un peu de colère est normal et sain, mais si elle persiste dans le temps, il est préférable de consulter un professionnel.
Tristesse et dépression : ce sont souvent les sentiments dominants dans le temps, mais ils ne sont pas également présents chez tout le monde. L’intensité de la tristesse n’est pas une mesure de combien nous avons aimé ceux qui ne sont plus avec nous, mais cela dépend de la façon dont chacun de nous réagit. Il est normal d’être déprimé pendant quelques mois après une perte grave, mais si cette dépression devient chronique, il est préférable de demander l’aide d’un médecin ou d’un psychologue.
Vide : certaines personnes ont le sentiment d’avoir perdu une partie d’eux-mêmes. Ce vide peut disparaître avec le temps ou, du moins, s’atténuer.
Acceptation : La phase d’acceptation ne correspond pas à un retour à la normalité d’avant la perte. Avec le temps, les gens s’adaptent à la nouvelle réalité, même si la tristesse liée au manque de la personne décédée ne disparaît jamais complètement.
Être aidé et accompagné dans le deuil
Le deuil est une période de fragilité. Être aidé.e et surtout écouté.e peut alors être bénéfique : réseaux de santé de ville (médecins généralistes, psychologues pharmaciens), lignes d’écoute, associations d’accompagnement du deuil sont autant de dispositifs compétents pour aider la personne en deuil à vivre avec l’absence.
Les accompagnants bénévoles et professionnels :
- Les associations de bénévoles proposent différentes formes d’aide ou d’activités (groupes de paroles, suivi individuel, etc.).
- Les professionnels (médecins, psychologues ou psychiatres) peuvent aussi avoir un rôle d’écoutant et d’accompagnant.
- Vous trouverez ci-après quelques adresses utiles concernant l’accompagnement des situations de deuil :
À retrouver sur https://www.parlons-fin-de-vie.fr/je-suis-un-proche/deuil/
Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie est un organisme public, ouvert à tous, une « maison commune » au sein de laquelle chacun peut s’informer sur les soins palliatifs et la fin de vie.
Créé le 5 janvier 2016, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie vise à favoriser l’accès aux droits et à participer à l’amélioration de la fin de vie en France, en particulier en encourageant le dialogue entre les citoyens et les professionnels de santé. Ouvert sur la société et les divers milieux professionnels concernés, le Centre participe à identifier, analyser la multiplicité des situations de fin de vie et à réfléchir à la manière de faire évoluer les pratiques d’accompagnement de la fin de vie.