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Formation pour les aidants d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer

Article

Publié le 01/07/2025

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Des formations gratuites existent pour soutenir les aidants (familles, amis, voisins) qui accompagnent au quotidien ou régulièrement une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Ces formations allient apports de connaissances et mises en commun des expériences. Elles sont proposées en présentiel ou en ligne.

Pourquoi une formation pour les aidants qui accompagnent les malades atteints d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée ?

France Alzheimer et maladies apparentées propose une formation pour les aidants. Elle a pour objectif notamment :

  • d’améliorer les connaissances sur la maladie et sur son évolution,
  • d’aider à développer des stratégies et des attitudes pour enrichir la communication et maintenir l’échange,
  • de favoriser le soutien entre aidants par un partage d’expérience et de conseils sur la gestion des troubles au quotidien,
  • d’aider les aidants à savoir prendre du répit, à moins s’épuiser au quotidien, à connaitre les aides possibles.

Quels sont les thèmes abordés ?

La formation s’articule en 7 modules :

  • module 1 – Connaître la maladie d’Alzheimer,
  • module 2 – Communiquer et comprendre,
  • module 3 – Accompagner au quotidien,
  • module 4 – S’informer sur les aides possibles,
  • module 5 – Être l’aidant familial,
  • module 6 (optionnel) – Préparer l’entrée en établissement,
  • module 7 (optionnel) – Vivre en établissement.

La formation des aidants dure 14 heures. Le groupe de 10 à 15 proches aidants se retrouve toutes les 3 semaines pour un nouveau module. Chacun peut ainsi mettre en pratique ses connaissances entre chaque séance et partager ensuite son expérience au sein du groupe.

La formation est animée par un psychologue et un bénévole formé ayant eu une expérience d’aidant. Ce travail en binôme permet d’apporter des réponses au plus près des réalités vécues par les participants.

Comment s’inscrire ?

La formation est totalement gratuite pour les participants et est ouverte à tous. Elle est proposée en présentiel ou en distanciel.

Pour plus d’informations sur la formation et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site France Alzheimer et maladies apparentées.

Autres formations complémentaires proposées pour les aidants

Formation pour les aidants qui accompagnent un proche atteint d’une maladie à corps de Lewy

Il s’agit d’un module complémentaire réalisé sur une journée. Il s’articule autour de trois thématiques :

  • le diagnostic et l’évolution de la maladie,
  • la compréhension des différents symptômes,
  • l’accompagnement.

La formation, organisée en présentiel au sein de chaque région, est totalement gratuite pour les participants et est ouverte à tous les proches aidants qui accompagnent une personne atteinte d’une maladie à Corps de Lewy.

Formation pour les aidants qui accompagnent un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée séjournant en EHPAD

La formation a pour objectif d’aider à :

  • mieux comprendre les mécanismes de la maladie,
  • mieux accepter les changements de la relation sur le plan familial, les émotions traversées,
  • trouver sa juste place au sein de l’établissement.

La formation a lieu au sein de l’EHPAD où est accueilli le proche aidé. Elle est totalement gratuite pour les participants et est ouverte à tous.

Formation sur la prévention du risque d’épuisement de l’aidant

C’est en prenant mieux soin d’eux que les aidants pourront prendre soin de leur proche. Cette formation aborde les thématiques suivantes :

  • le parcours de l’aide,
  • l’énergie, carburant essentiel à l’action humaine,
  • la culpabilité et sa spirale infernale,
  • le droit d’avoir des besoins,
  • les choix d’avoir des choix,
  • les changements en vue de protéger sa santé,
  • l’engagement envers soi-même et envers les autres.

Selon les modalités d’organisation prévues par l’association de votre département, la formation peut être réalisée en présentiel ou en distanciel. Elle est totalement gratuite pour les participants et est ouverte à tous.

Pour plus d’informations sur ces formations complémentaires et pour vous inscrire, rendez-vous sur le site France Alzheimer et maladies apparentées.

Les formations pour les aidants qui accompagnent un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée sont soutenues par la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie).

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/formation-pour-les-aidants-d-un-proche-atteint-de-la-maladie-d-alzheimer

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Comment repérer l’isolement d'une personne âgée ?

Article

Publié le 12/06/2025

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

En tant que citoyen, voisin, aidant, bénévole, comment identifier les signes d'isolement d'une personne âgée ? Il est important de savoir les repérer car les effets de cet isolement peuvent avoir des conséquences physiques, psychologiques et sociales.

Qui peut repérer l’isolement d’une personne âgée ?

Toute personne qui est amenée à rencontrer des personnes âgées peut être témoin d’une situation d’isolement et ainsi la repérer : voisin, commerçant, facteur, gardien d’immeuble, aidant, bénévole, professionnel de santé et du grand âge, …

Quels sont les signes d’alerte ?

Certains moments de vie peuvent entrainer ou favoriser l’isolement d’une personne âgée : le décès du conjoint, le passage à la retraite, un problème de santé entrainant une perte d’autonomie temporaire ou permanente, …

L'isolement d’une personne âgée peut être lié à certaines situations de vie, par exemple si la personne :

  • Se déplace avec difficultés ;
  • Vit seule ;
  • Vit isolée géographiquement ;
  • Reçoit peu ou pas de visite.

Voici une liste de signes permettant également de repérer qu’une personne âgée est isolée :

  • Ses volets restent fermés en journée ;
  • Son logement est négligé ;
  • Sa boîte aux lettres est pleine ;
  • Elle semble triste ;
  • Elle s’habille de manière négligée ou non adaptée à la saison ;
  • Elle est en demande d’échanges ou au contraire elle est repliée sur elle-même ;
  • Elle a des problèmes d’addiction ;
  • Elle a peu d’appétit, elle perd du poids ;
  • Elle n'a plus d'intérêt pour des activités qu'elle appréciait auparavant ;

Que faire si vous identifiez une personne isolée ?

Vous pouvez prendre du temps avec elle

Il existe différentes manières de créer du lien. Vous pouvez vous intéresser aux contacts que la personne a avec sa famille ou ses amis, échanger avec elle sur son sentiment de solitude tout en évitant les questions trop directes.

Vous pouvez également :

  • demander ou proposer un service (pour que la personne puisse aussi être dans une position d’aide auprès de vous) ;
  • proposer un temps de convivialité ou informer la personne sur la possibilité d’avoir des visites ou de faire des activités avec des associations ;
  • informer la personne sur les aides dont elle peut bénéficier pour faciliter son quotidien pour les courses, pour des trajets, …
Entrer en relation avec la personne peut prendre du temps. Vous devez toujours agir avec son consentement. Il est important de respecter les refus de la personne.

Vous pouvez contacter un réseau de professionnels et de bénévoles pour accompagner une personne isolée

Des professionnels peuvent conseiller, informer et accompagner la personne à sortir de l’isolement. Vous pouvez contacter :

De nombreuses associations proposent des visites de convivialité à domicile ou en établissement.

Un soutien peut être apporté par téléphone. Les numéros de téléphone dédiés au soutien des personnes se sentant seules sont disponible dans la liste des numéros utiles.

Les caisses de retraite peuvent proposer des ateliers d’activités et de prévention.

Vidéo: Où trouver des renseignements près de chez soi ?

Nom
Ensemble pour l'autonomie - Où trouver les renseignements près de chez soi ?

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/comment-reperer-l-isolement-d-une-personne-agee

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’aide à domicile auprès des personnes âgées

Article

Publié le 20/01/2025

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’aide à domicile accompagne et aide les personnes âgées dans les actes de la vie quotidienne et dans la vie sociale. Son intervention permet de favoriser et de maintenir l'autonomie des personnes âgées.

Que fait l’aide à domicile ?

L’aide à domicile est un professionnel qui a pour mission d’aider la personne âgée dans les actes de la vie quotidienne.

L’aide apportée sera définie en fonction du degré d’autonomie de la personne accompagnée, de ses besoins et de ses fragilités.

Par exemple, l’aide à domicile pourra aider la personne à :

  • s’habiller et se déshabiller,
  • préparer des repas,
  • se déplacer pour aller à un rendez-vous, à des loisirs ou faire des courses,
  • entretenir son logement et son linge,
  • aider au lever et au coucher,
  • aider dans des démarches administratives simples.

L’aide à domicile peut également aider la personne à faire sa toilette. Elle n’est pas habilitée à faire de toilettes complètes.

La présence d’une aide à domicile peut ainsi permettre à la personne de :

  • favoriser le lien social, familial et relationnel,
  • développer ou préserver son autonomie,
  • être aidée dans son quotidien.

Quand faire appel à une aide à domicile ?

Vous pouvez faire appel à une aide à domicile si vous rencontrez des difficultés à réaliser seul certaines activités quotidiennes. Cette aide peut être mise en place de manière ponctuelle ou permanente selon vos besoins.

Dans l’article « J’ai besoin d’être aidé à domicile : comment faire ? », vous trouverez toutes les informations sur les démarches et les aides financières, selon votre situation :

  • Vous êtes autonome et vous avez besoin d’aide uniquement pour faciliter votre vie quotidienne,
  • Vous êtes en perte d’autonomie et vous avez besoin d’aide pour les actes essentiels de la vie quotidienne,
  • Vous rentrez chez vous après avoir été hospitalisé.

Où trouver une aide à domicile ?

Pour trouver une aide à domicile, vous pouvez vous adresser au point d’information local proche de chez vous. Il vous aidera dans votre recherche.

Pour faire intervenir une aide à domicile, vous pouvez faire appel à :

Vous pouvez également salarier directement un intervenant à domicile. Vous êtes l’employeur de l’aide à domicile. Aucun service ne vous accompagne.

L’aide à domicile et l’auxiliaire de vie sociale, quelle différence ?

L’aide à domicile intervient auprès des personnes ne pouvant pas faire les actes ordinaires et essentiels de la vie courante en totale autonomie ou rencontrant des difficultés passagères. L’aide à domicile exerce ainsi plusieurs missions d'aide concernant : l'entretien du logement et du linge, les courses, la préparation et la prise de repas, les déplacements dans le domicile et à l’extérieur, les démarches administratives. L’aide à domicile n’a pas besoin de disposer de qualification particulière pour des missions d’accompagnement dans les actes ordinaires.

L’auxiliaire de vie sociale possède un diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social (DEAES) ou un diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS). L’auxiliaire de vie intervient auprès des personnes âgées en perte d’autonomie ou en situation de handicap, qui sont souvent dans l’incapacité de faire seules les actes ordinaires et essentiels de la vie courante. Les missions de l’auxiliaire de vie sociale sont similaires à celles de l’aide à domicile mais plus techniques et complexes dans la prise en charge de la personne accompagnée, du fait de sa plus grande perte d’autonomie. Ses missions peuvent s’étendre à la conception et l’animation d’activités pour soutenir et maintenir la vie sociale. Elle peut par ailleurs intervenir dans la prévention de la perte d'autonomie et dans l’accompagnement de fin de vie de la personne.

Vidéo : Trouver un service d'aide à domicile

Nom
Trouver un service d’aide à domicile (Ensemble pour l'autonomie, septembre 2022)

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/l-aide-a-domicile-aupres-des-personnes-agees

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Conseils avant d’aménager sa salle de bain

Article

Publié le 17/01/2025

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Les travaux d’adaptation de la salle de bain, comme supprimer sa baignoire pour installer une douche, peuvent faciliter le quotidien et permettre de rester chez soi. Il est important de bien préparer en amont ces travaux pour éviter toute mauvaise surprise : abandon de chantier, fuites d'eau, barre d'appui qui ne peut pas être utilisée...

Voici quelques étapes à respecter lorsque l’on souhaite aménager sa salle de bain.

Étape 1 : définissez votre besoin.
Étape 2 : choisissez des professionnels.
Étape 3 : demandez un devis détaillé.
Étape 4 : soyez vigilant si vous êtes locataire.
Étape 5 : prenez le temps de réfléchir en cas de démarchage à domicile.
Étape 6 : renseignez-vous sur les aides financières.

Définissez votre besoin

Avant d’organiser les travaux d’aménagement, il est d’abord essentiel de bien réfléchir en amont :

  • aux difficultés que vous rencontrez dans l’utilisation de votre salle de bain,
  • à vos attentes,
  • à vos besoins.

Voici quelques questions que vous pouvez vous poser :

  • La salle de bain est-elle située à l'étage ou au rez-de-chaussée ? Est-elle facilement accessible ?
  • Est-il nécessaire de prévoir des travaux ou des aides techniques peuvent-elles répondre à vos besoins ?
  • Est-il possible de garder la baignoire en l’aménageant ?
  • Pourquoi souhaitez-vous supprimer votre baignoire ? Quel type de douche souhaitez-vous faire installer ? Quelles sont les contraintes pour installer une douche dans votre logement ?
  • Quelles sont les adaptations à faire dans la douche (siège de douche, barre d’appui…) ?

Pour ne pas rester seul avec vos questions, vous pouvez contacter un ergothérapeute. Il vous aidera notamment à identifier les adaptations nécessaires en fonction de votre situation et de votre perte d’autonomie. Il est important de prévoir les évolutivités en fonction d’une possible perte d’autonomie future. Grâce à ce diagnostic, vous pourrez transmettre vos besoins d’aménagement au professionnel que vous aurez choisi.

Pour vous aider dans la définition de vos besoins, vous pouvez consulter la plaquette «Travaux de rénovation : restez autonome dans votre logement » réalisée par l'AQC (Agence Qualité Construction), l'ANIL (Agence Nationale pour l’Information sur le Logement) et l'INC (Institut National de la Consommation).

Si vous êtes éligible au dispositif d’aide MaPrimeAdapt’, un assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO) vous accompagne dans la définition de votre projet de travaux et dans sa réalisation. Pour en savoir plus sur Ma PrimeAdapt’, consultez le site France Rénov’.

Choisissez des professionnels

Pour réaliser ces travaux d’aménagement de la salle de bain, vous pouvez :

  • faire appel à une société spécialisée dans la pose de douches "seniors"
  • ou contacter un artisan ou une entreprise du bâtiment.

Les spécialistes de la pose de douche "seniors" vous proposeront possiblement des délais très courts, mais l'installation sera souvent standard. Les délais d'intervention des professionnels du bâtiment seront souvent plus longs, mais une personnalisation sera possible (faïence, carrelage par exemple).

Dans l’article « Choisir un professionnel pour aménager son logement », vous trouverez des conseils utiles pour :

  • vérifier le sérieux et la solidité financière de la société,
  • vérifier les compétences du professionnel,
  • demander les attestations d’assurances du professionnel.

Demandez un devis détaillé

Le professionnel est tenu de vous délivrer un devis, quel que soit le montant de la prestation.

Des éléments importants doivent y figurer. Ils sont rappelés dans l’article Choisir un professionnel pour aménager son logement. Il est essentiel de lire attentivement toutes les mentions du devis pour bien comprendre la nature exacte de la prestation qui sera réalisée et les solutions techniques proposées.

Faites plusieurs demandes de devis afin de comparer les prix et les solutions techniques. Un plan peut accompagner le devis et ainsi être plus parlant.

Vérifiez et comparez le type de douche proposée (douche classique, à l’italienne…), les dimensions de la douche, le prix du siège ou de la barre d'appui.

Il est important que la taille du ressaut de douche (la marche entre le niveau du sol de la salle de bain et celui de la douche) soit clairement indiquée dans les devis. Si la marche est trop haute, elle ne sera peut-être pas adaptée à votre besoin. Ce problème peut être évité par l’installation d’une pompe de relevage.

Si le devis est imprécis, n'hésitez pas à demander plus de détails.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche pratique de l’INC « Le devis ».

Soyez vigilant si vous êtes locataire

Avant de vous engager dans des travaux d’aménagement (remplacement d’une baignoire par une douche, suppression ou modification d'une cloison, …), vous devez demander l’autorisation à votre bailleur. Cette demande écrite doit être envoyée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Pour vous y aider, vous pouvez télécharger la lettre type de l'INC. Ces travaux peuvent être réalisés à vos frais.

Si votre bailleur ne vous répond pas dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de votre demande, son silence vaut décision d’acceptation. À votre départ, le bailleur ne peut pas exiger la remise des lieux en l’état. Ces travaux doivent figurer sur la liste fixée par le décret n° 2016-1282 du 29 septembre 2016.

Prenez le temps de réfléchir en cas de démarchage à domicile

En cas de démarchage à domicile, les règles relatives à la vente hors établissement s'appliquent. Dès lors, vous bénéficiez notamment d'un droit de rétraction de 14 jours. Les informations sur l'existence de ce droit et ses modalités de mise en œuvre doivent être présentes sur le devis.

Renseignez-vous sur les aides financières

Pour connaitre les aides existantes pour le financement des travaux d'adaptation du logement, consultez l’article Les aides financières pour adapter son logement.

Renseignez-vous sur les aides fiscales

Si vous n’êtes pas éligible au dispositif de MaPrimeAdapt’, vous pouvez peut être bénéficier d'un crédit d'impôt si des travaux d'équipement ont été réalisés dans votre domicile et que vous êtes une personne âgée en perte d'autonomie. Pour en savoir plus sur les travaux concernés et les conditions, consultez le site service-public.fr.

Pour pouvoir bénéficier d'un éventuel crédit d'impôt ou d’aide des collectivités, vous devez notamment faire appel à un professionnel ayant la mention "Reconnu Garant de l'Environnement" (RGE). Les professionnels RGE sont recensés sur le site france-renov.gouv.fr.

Adaptation de sa salle de bain : des conseils en vidéo

Nom
Ensemble pour l'autonomie : Aménager sa salle de bain

Liens utiles :

Article rédigé avec la participation de l’INC

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/conseils-avant-d-amenager-sa-salle-de-bain

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Vos droits en tant que bénéficiaire d’un service mandataire d’aide à domicile

Article

Publié le 18/10/2024

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Les personnes âgées en perte d’autonomie qui vivent à domicile peuvent faire appel à un service d’aide à domicile. Le service mandataire vous aide à recruter votre intervenant et dans vos démarches administratives. Quels sont vos droits en tant que bénéficiaire d’un service d’aide à domicile mandataire ?

Le service mandataire d’aide à domicile

Si vous faites appel à un service mandataire, vous êtes l'employeur de l'intervenant à domicile et vous assumez toutes les responsabilités liées à la fonction d’employeur. Vous payez le salaire de l'intervenant.

Le service mandataire intervient notamment pour :

  • vous présenter des intervenants à domicile en capacité de répondre à vos besoins ;
  • vous aider à rédiger des documents : contrat de travail, fiche de demande de congés... ;
  • vous aider à établir les bulletins de salaire et parfois à faire la déclaration à l'URSSAF de l'aide à domicile.

Vous payez au service mandataire des frais de gestion pour les différentes prestations qu’il propose.

Comme vous êtes l’employeur de l’intervenant à domicile, vous vous mettez d’accord avec lui sur le montant horaire du service, dans le respect de la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile. Ce coût horaire sera mentionné dans son contrat de travail. Le service mandataire d’aide à domicile ne peut pas imposer le prix horaire de l’intervenant.

Un service mandataire n'est pas une structure médico-sociale au titre du code de l’action sociale et des familles. Il doit détenir un agrément en cours de validité délivré par le préfet (direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités). Il relève de la réglementation des services à la personne définie par le code du travail.

Le service mandataire doit se conformer au cahier des charges de l’agrément.

L’information sur les prestations de mandat

Le service mandataire d'aide à domicile vous informe que vous avez notamment droit :

  • à une analyse de votre demande ;
  • à un devis gratuit :
    • automatiquement fourni à partir de 100 euros TTC de prestations mensuelles,
    • à votre demande pour un montant inférieur,
    • qui mentionne sa durée de validité ;
  • à une information sur les aides dont vous pouvez bénéficier et sur les démarches à réaliser pour les demander.

Le contrat de mandat

Le contrat de mandat est différent du contrat de travail de votre employé à domicile.

Il confie au service à domicile mandataire certaines missions relatives à la gestion du contrat de travail de votre intervenant. Un exemplaire du contrat vous est remis.

Il mentionne notamment :

  • la définition précise des prestations de gestion réalisées par le service d’aide à domicile ;
  • le coût de la prestation de mandat (montant des frais de gestion) ;
  • le détail des frais annexes éventuels (frais de dossier…) ;
  • le taux de TVA applicable à la prestation de mandat (sauf pour les associations « loi de 1901 » qui ne sont pas soumises à la TVA) ;
  • les modalités de facturation ;
  • votre responsabilité en tant qu’employeur ;
  • les modalités du traitement des réclamations ;
  • Les modalités d'accès à votre dossier.

Les conditions de fonctionnement du service et les prestations sont indiquées dans le livret d'accueil. Il rappelle également les obligations relatives à la déclaration du salarié pour le bénéfice de ses droits sociaux (paiement des cotisations sociales) et le nécessaire respect du droit du travail et de la convention collective nationale des particuliers-employeurs et de l’emploi à domicile.

Le service mandataire d’aide à domicile doit respecter les dispositions du code de la consommation ainsi que l’arrêté du 17 mars 2015 relatif à l'information préalable du consommateur sur les prestations de services à la personne.

Qui contacter en cas de non-respect de vos droits ?

En cas de clauses abusives

Certaines clauses dans le contrat de mandat sont interdites car elles sont abusives.

Par exemple, le contrat ne peut pas contenir :

  • des clauses qui tendent à laisser croire que le contrat de mandat est irrévocable et que vous ne pouvez pas y mettre fin ;
  • des clauses qui tendent à restreindre ou exclure la responsabilité du service d’aide à domicile.

Si vous pensez que votre contrat contient des clauses abusives ou illicites, il est possible de le signaler aux services chargés de la répression des fraudes. Retrouvez toutes leurs coordonnées sur le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Pour toute autre difficulté

Vous pouvez :

  • contacter votre service mandataire afin d’échanger avec lui sur les difficultés que vous rencontrez concernant vos droits ;
  • faire appel au médiateur de la consommation pour résoudre un litige qui vous opposerait au service. C’est une alternative à l’action judiciaire. Vous pourrez saisir le juge si la médiation n’aboutit pas. Les coordonnées du médiateur de la consommation sont indiquées dans le contrat et sur le site internet du service ;
  • contacter la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) si vous faites face à une pratique commerciale trompeuse ;
  • consulter les fiches pratiques disponibles sur le site de la DGCCRF et qui répondent aux questions de concurrence et de consommation ;
  • contacter la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités qui a délivré l’agrément ;
  • consulter l’annuaire des numéros utiles.

Comment trouver un service mandataire d’aide à domicile ?

Vous pouvez vous rapprocher d’un point d’information local qui vous orientera et vous aidera dans vos démarches en fonction de vos besoins. Retrouvez le point d’information proche de chez vous grâce à l’annuaire des points d’information locaux.

Liens utiles :

Le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF)

Le site www.servicesalapersonne.gouv.fr de la direction générale des entreprises

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vos-droits-en-tant-que-beneficiaire-d-un-service-mandataire-d-aide-a-domicile

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Surdité liée à l’âge : quels signes, quelles solutions ?

Article

Publié le 29/03/2023

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

La surdité liée à l’âge (appelée presbyacousie) limite les capacités de communication. Elle peut avoir un effet négatif sur la qualité de vie : isolement social, état dépressif, ... Des solutions existent pour améliorer la qualité de vie des personnes presbyacousiques.

La définition de la presbyacousie

La presbyacousie est la surdité liée à l’âge. C’est une diminution physiologique des capacités auditives : la personne entend moins bien qu’avant.

La surdité liée à l’âge commence en général à partir de 50 ans et s’aggrave progressivement.

Son intensité varie selon chaque personne et peut être influencée par :

  • des facteurs liés à la personne, par exemple l’avancée en âge ou des facteurs génétiques,
  • des facteurs extérieurs, par exemple des traumatismes sonores, des maladies de l’oreille ou des problèmes cardio-vasculaires.

Les signes de la surdité liée à l’âge

Les premiers signes de la presbyacousie sont :

  • des difficultés à suivre des conversations quand l’endroit est bruyant, quand plusieurs personnes parlent en même temps,
  • des difficultés à comprendre lorsqu’une personne parle.

D’autres symptômes peuvent aussi être le signe d’une presbyacousie :

  • les acouphènes (la personne entend des bruits de manière continue ou de temps en temps ; ces bruits ressemblent à des bourdonnements, des sifflements ou autre),
  • l’hyperacousie (la personne peut être hypersensible à certains sons, ou elle ne tolère pas certains sons),
  • des difficultés à comprendre des sons aigus, des voix de femme ou quand une personne parle rapidement,
  • des difficultés à entendre au spectacle,
  • la nécessité d’augmenter le volume de la radio ou de la télévision.

Le diagnostic de la presbyacousie

Etape 1 : le repérage de la presbyacousie

La personne ou son entourage identifie des signes de presbyacousie. Un bilan audiométrique classique peut alors être réalisé en autotest ou avec l’aide d’une personne. Il existe par exemple le test Höra : application mobile gratuite mise à disposition par la Fondation pour l’Audition.

Etape2 : le diagnostic par un médecin spécialiste

Le médecin qui pose le diagnostic est un médecin ORL ou un médecin généraliste qui a suivi une formation spécifique.

Il examine les tympans et les conduits auditifs externes. Il s’assure notamment qu’il n’y a pas d’otite.

Puis le médecin réalise une audiométrie : un examen médical pour évaluer l’audition.

Il évalue aussi les autres gênes ou difficultés que peut avoir le patient, comme par exemple des vertiges.

Avec toutes ces informations, le médecin peut dire si le patient a une surdité liée à l’âge.

La prescription médicale pour un appareil auditif

En fonction des résultats de l’audiométrie et de son diagnostic, le médecin spécialiste peut prescrire un appareil auditif.

Les appareils auditifs permettent d’améliorer la compréhension de la parole et les capacités de communication d’une personne atteinte de presbyacousie.

La prise en charge financière d’un appareil auditif

Depuis le 1er janvier 2021, avec la réforme 100% Santé audiologie, les remboursements des aides auditives de l’Assurance Maladie et de la complémentaire santé ont augmenté. L’assuré n’a plus de frais à sa charge. Cette prise en charge intégrale est valable sur les prestations de soins et d’équipement 100% Santé.

Pour en savoir plus sur cette prise en charge, vous pouvez consulter l’article : Des appareils auditifs intégralement pris en charge en 2021.

Le rôle de l’audioprothésiste

Sur base de la prescription du médecin, l’audioprothésiste réalise un bilan comprenant plusieurs tests audiométriques. Il évalue le besoin et les attentes du patient. Il présente les différents types d’appareillage. Il aide à choisir l’appareil adapté à la situation du patient. Il règle l’appareil.

Après un mois, l’audioprothésiste s’assure de la bonne utilisation de l’appareil auditif. Plusieurs séances de réglage de l’appareil peuvent être nécessaires.

Un suivi au bout de 3 mois, de 6 mois puis de 12 mois est prévu pour contrôler l'efficacité de l'appareillage auditif.

Les autres aides auditives en cas de surdité liée à l’âge

Des appareils peuvent améliorer la communication et l’écoute du patient comme par exemple le téléphone amplifié, la connectivité TV, ...

L’orthophoniste peut aussi aider la personne atteinte de presbyacousie. Les séances d’orthophonie peuvent permettre :

  • d’apprendre la lecture labiale : technique pour observer les mouvements de la bouche de son interlocuteur et les sons associés à ces mouvements,
  • des exercices d’écoutes : entrainements auditifs,
  • des exercices pour adapter sa communication.
Lien utile : pour en savoir plus sur la presbyacousie, vous pouvez consulter l'article "Repérage et prise en charge de la presbyacousie" publié sur le site du Ministère de la santé et de la prévention.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/surdite-liee-a-l-age-quels-signes-quelles-solutions

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Agir contre l’isolement des personnes âgées

Article

Publié le 09/12/2024

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Les risques de repli sur soi et d’isolement relationnel augmentent considérablement avec l’avancée en âge. Partout en France, des actions sont mises en œuvre pour lutter contre l’isolement des personnes âgées, quel que soit le type de logement dans lequel elles vivent. Le but de ces actions est notamment de permettre aux personnes de retrouver un environnement relationnel de qualité et d’exercer leur citoyenneté.

Qu’est-ce que l’isolement des personnes âgées ?

Pour le Conseil économique social et environnemental, l’isolement social est « la situation dans laquelle se trouve la personne qui, du fait de relations durablement insuffisantes dans leur nombre ou leur qualité, est en situation de souffrance et de danger. Les relations d’une qualité insuffisante sont celles qui produisent un déni de reconnaissance, un déficit de sécurité et une participation empêchée. Le risque de cette situation tient au fait que l’isolement prive de certaines ressources impératives pour se constituer en tant que personne et accéder aux soins élémentaires et à la vie sociale. »

Ainsi, l’isolement d’une personne peut être objectivé en identifiant et en mesurant la quantité et la qualité des réseaux relationnels qui constituent sa vie sociale.

Quels sont les causes et les effets de l’isolement social ?

Les causes de l’isolement social

L’isolement social peut s’installer progressivement, mais certaines situations ou certains événements sont plus particulièrement susceptibles de provoquer un repli sur soi et la perte des liens sociaux, comme :

  • le passage à la retraite,
  • une baisse subite des revenus ou des conditions de vie,
  • la perte de son conjoint ou d’amis,
  • un déménagement,
  • le fait de ne plus pouvoir conduire,
  • la dégradation de la santé,
  • la survenue de la perte d’autonomie.

Si la perte d’autonomie est un facteur d’isolement, l’isolement à son tour peut générer une dégradation des conditions de vie et une aggravation de la perte d’autonomie.

L’isolement touche toutes les catégories sociales, mais il peut être renforcé par les situations de précarité.

L’isolement d’une personne peut, par ailleurs, être aggravé par les caractéristiques du territoire où elle vit :

  • rareté des services de proximité (transports, commerces, professionnels de santé…),
  • problème d’accès au réseau internet (zones blanches),
  • un espace public peu accessible à des personnes ayant une mobilité réduite ou d’autres handicaps.
Les effets de l’isolement social

L’isolement social, en particulier lorsqu’il est subi et non choisi, a un impact important sur la qualité de vie et le bien-être des personnes, tout à la fois d’un point de vue physique et psychologique.

Ainsi, chez les personnes âgées, l’isolement social accélère notamment la perte d’autonomie et peut provoquer dépressions et suicides.

Dans de nombreux cas, il est également la cause de non-recours aux droits (par exemple aux aides publiques, comme l’APA qui aide à payer les dépenses nécessaires pour rester vivre à domicile). En outre, le fait de ne pas solliciter les aides auxquelles on a droit peut créer ou accentuer une situation de perte d’autonomie.

L’isolement social rend également les personnes plus vulnérables face au risque de maltraitance ou d’abus de faiblesse.

Rompre la solitude : comment retrouver des liens relationnels de qualité ?

Des actions sont mises en place par les associations et le service public pour permettre aux personnes âgées de ne pas être isolées :

  • accompagnement vers l’extérieur dans leurs sorties (Sortir +) et aide au maintien de la mobilité (poursuite de la conduite ou solutions alternatives de transport…) ;
  • activités de loisirs culturelles ou sportives qui peuvent être adaptées à leurs possibilités ;
  • activités favorisant leur maintien en bonne santé comme les ateliers de prévention proposés par les caisses de retraite ;
  • soutien à des lieux collectifs où les plus âgés peuvent partager leur quotidien, à l’image des cafés associatifs ou des tiers-lieux en EHPAD ;
  • accompagnement au numérique et à l’utilisation d’internet ;
  • développement de nouvelles formes d’habitat qui constituent une alternative à la vie à domicile isolée et à la vie collective en établissement : habitat inclusif, habitat partagé… En développant la vie collective au sein de l’habitat et en permettant aux habitants de s’insérer dans la vie du quartier et de la commune, ces habitats contribuent au maintien des liens sociaux.
  • organisation et subvention de séjours de vacances individuels ou collectifs ;
  • visites ou appels de convivialité, souvent assurés par des bénévoles ou des jeunes en service civique, proposés par des associations, des CCAS (centres communaux d’action sociale) ou le service civique solidarités seniors

Sortir de l’isolement, renouer des liens sociaux de qualité, retrouver la reconnaissance des autres et une meilleure estime de soi-même, incite à participer à la vie de la société et, ainsi, à exercer sa citoyenneté.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/agir-contre-l-isolement-des-personnes-agees

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

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Être hospitalisé lorsque l’on vit en EHPAD

Article

Publié le 25/04/2022

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Pour assurer un parcours de soins sans rupture aux résidents nécessitant une hospitalisation, des actions sont mises en place par les EHPAD, notamment le recours à l’HAD (hospitalisation à domicile). Une hospitalisation a des conséquences sur la facturation de l’EHPAD.

Comment les EHPAD s’organisent-ils face à l’hospitalisation ?

Les hospitalisations sont des moments bouleversants pour les résidents des EHPAD souvent très âgés et malades. Les EHPAD mettent en place des actions pour améliorer la qualité du parcours de soins de leurs résidents :

  • Mise en place de partenariats avec des hôpitaux du secteur :
    • pour éviter des temps d’attente inutiles aux urgences (parcours d’admission directe non programmée),
    • pour organiser une communication directe entre l’équipe médicale des services gériatriques et l’équipe soignante de l’EHPAD. Cela permet un meilleur suivi des entrées et sorties d’hospitalisation des résidents, facilite l’accueil du résident à son retour dans l’EHPAD et le suivi des soins.
  • Mise en place d’un meilleur suivi des situations d’urgence intervenant dans l’EHPAD afin :
    • d'éviter une hospitalisation inappropriée,
    • de renforcer la sécurité, la continuité et la qualité des soins dispensés au résident.

Pour assurer la coordination entre l’équipe médicale de l’EHPAD et celle de l’hôpital, le médecin coordonnateur de l’EHPAD réalise un dossier de liaison d’urgence pour chaque résident. Ce dossier sert à améliorer le passage des informations utiles et nécessaires au médecin intervenant en urgence pour une meilleure prise en charge du résident dans l’EHPAD ou dans un service des urgences.

Le dossier de liaison d’urgence est accessible 24 h/24 pour tous les soignants de l’EHPAD pouvant être amenés à gérer une urgence.

L'HAD (hospitalisation à domicile) est possible en EHPAD

L’HAD peut être mise en place en EHPAD sur prescription médicale du médecin traitant ou d’un médecin hospitalier. L’équipe de l’HAD intervient dans la chambre du résident avec le concours de l’équipe soignante de l’établissement, en se coordonnant avec elle.

La possibilité de recourir à l’HAD dans ces établissements permet un parcours de soins sans rupture de l’accompagnement auquel la personne est habituée. L'HAD garantit sa qualité de vie, tout en évitant des hospitalisations souvent perturbantes.

Pour les résidents qui ont émis le souhait de ne pas être transférés à l’hôpital en cas de dégradation de leur état de santé, l’HAD peut réaliser des évaluations anticipées de la situation médicale des résidents afin de faciliter une intervention rapide, notamment en matière de soins palliatifs.

Cette évaluation permet de recueillir en amont l’ensemble des éléments administratifs et médicaux permettant à l’HAD de se mettre en place rapidement lorsqu’elle devient nécessaire.

L’intervention de l’HAD (hospitalisation à domicile) auprès d’un résident d’EHPAD n’a pas de conséquence sur la facturation de l’EHPAD. L’HAD est prise en charge à 100% par l’Assurance maladie.

Quelles conséquences une hospitalisation a-t-elle sur la facturation ?

Les EHPAD proposent 3 prestations à leurs résidents :

  • l’hébergement,
  • un accompagnement,
  • une prise en charge des soins médicaux et paramédicaux quotidiens.

À chacune de ces trois prestations, correspond un tarif journalier :

  • un tarif hébergement journalier à la charge du résident , et qui peut être pris en charge sous conditions par le département dans le cadre de l’aide sociale à l’hébergement,
  • un tarif dépendance journalier, à la charge du résident et qui peut être en partie pris en charge par le département dans le cadre de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie),
  • un tarif soins journalier à la charge de l’Assurance maladie.

Pour en savoir plus, consultez l'article "Comprendre sa facture en EHPAD".

Que se passe-t-il pour le tarif hébergement en cas d’hospitalisation ?

Cela dépend du type de place occupée par le résident. Il y a deux types de places :

  • Les places habilitées à l’aide sociale : il s’agit de places dont le prix est encadré par le département. Pour bénéficier de l’aide sociale à l’hébergement, il est impératif d’occuper une place habilitée à l’aide sociale.
  • Les places non habilitées à l’aide sociale : les personnes qui les occupent ne peuvent pas bénéficier de l’aide sociale à l’hébergement.

Certains EHPAD peuvent avoir l’intégralité de leurs places habilitées à l’aide sociale, d’autres seulement une partie. Certains EHPAD n’ont aucune place habilitée à l’aide sociale.

Le résident occupe une place non habilitée à l’aide sociale : quand il est hospitalisé, la chambre lui est réservée sauf avis contraire du résident ou de son représentant légal. L’EHPAD continue donc à lui facturer le tarif hébergement. Cependant, à compter du 4e jour d’hospitalisation, l’établissement doit tenir compte du forfait journalier hospitalier d'un montant de 20 € et doit minorer le tarif hébergement journalier facturé au résident hospitalisé.

Le résident occupe une place habilitée à l’aide sociale : les conditions de réservation de la chambre et de facturation dépendent du règlement d’aide sociale départemental en vigueur dans le département. Les règlements départementaux d’aide sociale sont téléchargeables sur les sites Internet des départements.

Ces éléments doivent être précisés dans le contrat de séjour signé par le résident ou son représentant légal.

Exemple

Joséphine vit dans un EHPAD dont le tarif hébergement par jour est de 80 €. Elle n’occupe pas une place habilitée à l’aide sociale. Elle a été hospitalisée 10 jours en juin. Le montant du coût de l’hébergement pour le mois de juin se décompose ainsi sur sa facture :

  • Pour les 10 jours d’hospitalisation :

Les 3 premiers jours de l’hospitalisation sont facturés au prix du tarif hébergement par jour normal soit 240 € (3 X 80 €). Les 7 jours suivants, le tarif hébergement facturé par jour sera de 60 € (80 € - 20 € du forfait hospitalier) soit 420 € pour 7 jours.

  • Pour les 20 autres jours, le tarif normal de 80 € par jour sera appliqué soit 1 600 € pour 20 jours.

Au total, Joséphine payerait 2260 € pour le tarif hébergement au lieu de 2400 € si elle n’avait pas subi d’hospitalisation.

Que se passe-t-il pour le tarif dépendance ?

Le résident occupe une place non habilitée à l’aide sociale : quand il est hospitalisé, le tarif dépendance est en général déduit dès le premier jour d’absence. Il convient de vérifier ce qui est inscrit à ce propos dans le contrat de séjour signé à l’entrée dans l’établissement.

Le résident occupe une place habilitée à l’aide sociale : les conditions de facturation du tarif dépendance dépendent du règlement d’aide sociale départemental en vigueur dans le département. Les règlements départementaux d’aide sociale sont téléchargeables sur les sites Internet des départements.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/etre-hospitalise-lorsque-l-on-vit-en-ehpad

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