L’APA à domicile

Article

Publié le 30/01/2026

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) à domicile aide à payer les dépenses nécessaires pour faciliter la vie à domicile en cas de perte d’autonomie. Elle permet ainsi de rester vivre à domicile, en résidence autonomie ou en accueil familial. L’APA est versée par le conseil départemental.

À quoi sert l’APA à domicile ?

L’APA à domicile est une aide financière pour certaines dépenses en cas de perte d’autonomie.

Vos besoins sont évalués par un professionnel de l’équipe médico-sociale du département qui se déplace à votre domicile pour vous rencontrer.

Suite à cette visite, vous recevez une proposition de plan d’aide qui indique selon votre situation et celle de vos éventuels proches aidants, vos besoins et la nature des aides accordées :

L’APA à domicile vous aide à payer tout ou partie des dépenses inscrites dans ce plan d’aide.

À savoir : l’APA en urgence peut vous être attribuée à titre provisoire si votre situation nécessite une aide immédiate. L'APA en urgence est une avance d'un montant de 1 022,78 € (en 2025) récupérable si vous êtes éligible à l’APA. Il peut vous être demandé de rembourser tout ou partie de cette aide si votre demande d'APA est rejetée.

Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’APA à domicile ?

Pour bénéficier de l’APA, il faut :

  • être âgé de 60 ans ou plus,
  • résider en France de façon stable et régulière,
  • être en perte d’autonomie, c’est-à-dire avoir un degré de perte d'autonomie évalué comme relevant du GIR 1, 2, 3 ou 4.

À savoir : le GIR d’une personne est évalué par l’équipe médico-sociale du département lors de sa visite à votre domicile. Il est calculé à partir de l’évaluation effectuée à l’aide de la grille AGGIR.

Quel est le montant de l'APA à domicile ?

L’APA est versée par le conseil départemental. Son montant est calculé en fonction :

  • de vos revenus,
  • du coût des aides prévues dans votre plan d’aide,
  • de votre GIR.

L’attribution de l’APA n’est pas soumise à condition de revenus. Au 1er janvier 2026, au-delà de 933,89 € de ressources mensuelles, une partie des dépenses liées au plan d’aide reste à votre charge.

Vos revenus

Votre participation aux dépenses liées au plan d'aide

Vos revenus sont inférieurs ou égaux à 933,89 € par mois. Aucune participation financière ne vous est demandée.
Vos revenus sont compris entre 933,90 € et 3439,31 € par mois. Votre participation est modulée, en fonction de vos revenus, entre 0 % et 90 % du montant du plan d'aide.
Vos revenus sont supérieurs à 3439,31 € par mois. Votre participation est égale à 90 % du montant du plan d'aide.

Le montant de l’APA accordé dans le plan d'aide ne peut pas dépasser un montant maximal fixé pour chaque GIR au 1er janvier 2026 à :

  • 2 080,33 € pour le GIR 1,
  • 1 682,30 € pour le GIR 2,
  • 1 215,99 € pour le GIR 3,
  • 811,52 € pour le GIR 4.

Ces plafonds peuvent être majorés si le proche aidant indispensable de la personne bénéficiaire de l’APA a besoin de répit.

Une majoration de l'APA peut être allouée en cas d'hospitalisation du proche aidant indispensable.

Pour être considéré comme un proche aidant indispensable par l’équipe médico-sociale APA, il doit :

  • assurer une présence ou une aide indispensable à la vie à domicile de son proche,
  • et ne pas pouvoir être remplacé par une personne de leur entourage pour assurer cette aide.
Pour en savoir plus, consultez l’article "L’aide au répit pour les proches aidants".

Voici des exemples pour expliquer le calcul de l’APA à domicile et la part restant à la charge de la personne âgée (sur base des montants fixés au 1er janvier 2026). Le montant précis de votre reste à charge sera calculé par l’équipe médico-sociale en fonction notamment de votre situation, de vos revenus et des prestations prévues dans votre plan d’aide et du coût réel de ces prestations.

Exemple 1 : Gisèle dont la perte d'autonomie est évaluée en GIR 2

Son plan d’aide prévoit un nombre d’heures d’intervention d’une aide à domicile et le portage de repas pour l’aider au quotidien.

  • Le montant mensuel des dépenses d’aide à domicile est de 1 500 € par mois (pour rappel, en GIR 2 le plafond maximal du plan d’aide APA est fixé à 1 682,30 €/mois).
  • Ses revenus sont inférieurs à 933,89 € par mois : son taux de participation au plan d’aide est donc nul.
  • L’APA qui sera versé à Gisèle ou directement aux prestataires d’aide à domicile est de 1500 €.
Exemple 2 : Monique dont la perte d'autonomie est évaluée en GIR 3

Son plan d’aide prévoit un nombre d’heures d’intervention d’une aide à domicile pour l’aider dans certaines tâches quotidiennes.

  • Le montant mensuel réel des dépenses pour l’intervention de cette aide à domicile est de 1 250 € par mois (pour rappel, en GIR 3 le plafond maximal du plan d’aide APA est fixé à 1 215,99 €/ mois).
  • Ses revenus sont inférieurs à 933,89 € par mois : son taux de participation au plan d’aide est donc nul.
  • Elle devra prendre en charge la différence entre le montant de ses dépenses réelles et le montant pris en charge par son plan d’aide APA : 1 250 € de dépenses – 1 215,99 € € d’APA = 34,01 € à la charge de Monique.
Exemple 3 : George dont la perte d'autonomie est évaluée en GIR 4

Son plan d’aide prévoit un nombre d’heures d’intervention d’une aide à domicile pour l’aider dans certaines tâches quotidiennes.

  • Le montant mensuel des dépenses d’intervention de service d’aide à domicile est de 700 € par mois (pour rappel, en GIR 4 le plafond maximal du plan d’aide APA est fixé à 811,52 €/mois).
  • Ses revenus sont supérieurs à 3 439,31 € par mois : son taux de participation au plan d’aide est donc de 90%.
  • Sur les 700€ de dépenses, Georges devra donc régler 630€ par mois pour rémunérer l’intervention du service d’aide à domicile et le département versera 70€ directement au service d’aide à domicile dans le cadre de l’APA.

Comment faire la demande d'APA à domicile ?

Pour connaître les démarches pour demander l’APA, consultez l’article "Comment demander l’APA à domicile ?".

À qui et comment l’APA à domicile est-elle versée ?

Votre plan d’aide indique à qui et comment l’APA est versée.

L'APA peut être versée directement au prestataire

Votre plan d’aide peut indiquer que l'APA est versée :

  • au service d’aide à domicile,
  • à l’établissement d’accueil temporaire,
  • à l'organisme qui fournit l'aide technique, réalise l'aménagement du logement.
L'APA peut être versée à vous directement

Votre plan d’aide indique que l'APA vous est versée à vous directement si vous choisissez d’employer directement une aide à domicile : par un paiement sur votre compte ou sous forme de CESU (chèques emploi service universel) correspondant au nombre d’heures d’aide à domicile prévu par le plan d’aide.

Le premier versement est effectué par le département le mois qui suit la décision d’attribution d’APA à domicile.

Le conseil départemental peut vérifier la bonne utilisation des sommes en demandant des justificatifs de dépenses (par exemple les factures). Il peut récupérer les montants non utilisés pour des dépenses prévues dans le plan d’aide.

Quand l’APA peut-elle être suspendue ?

Tout changement de situation (hospitalisation, dégradation de l’état de santé, départ ou décès de l’aidant, changement d’intervenant...) doit être signalé à l'équipe médico-sociale APA du département.

L’APA peut être suspendue en cas d’hospitalisation

Si vous êtes hospitalisé plus de 30 jours, prévenez les services du conseil départemental dès que possible pour éviter d’avoir à rembourser l’aide trop perçue. Le montant de l’APA peut être suspendu à compter du 31ème jour d’hospitalisation.

Le versement de l’APA reprend à compter du premier jour du mois au cours duquel vous quittez l’hôpital.

Il est important d’informer l'équipe médico-sociale APA de la sortie d'hospitalisation et de faire un point avec elle si vos besoins ont évolué et s’il est nécessaire de modifier votre plan d’aide.

Les autres situations entraînant la suspension de l’APA

Le versement de l'APA peut également être suspendu :

  • si vous ne déclarez pas dans le délai de 1 mois le ou les salarié(s) embauché(s) ou le service d'aide auquel vous avez recours ;
  • si vous ne transmettez pas les justificatifs de dépenses demandés par le président du conseil départemental ;
  • si vous ne vous acquittez pas de votre participation financière ;
  • si l'équipe médico-sociale constate que le service rendu n'est pas celui prescrit ou présente un risque pour votre santé, votre sécurité ou votre bien-être.

L’APA n’est pas récupérable sur la succession de son bénéficiaire

L’APA ne fait l’objet d’aucune récupération des sommes reçues (article L232-19 du code de l'action sociale et des familles).

Le conseil départemental ne peut pas vous demander le remboursement des sommes versées au titre de l’APA si votre situation financière s’améliore de votre vivant, ni les récupérer sur votre succession à votre décès.

L’APA est exonérée d’impôt sur le revenu

L'APA est exonérée d’impôt sur le revenu. Vous n’avez pas à reporter le montant d’APA reçu dans votre déclaration de revenus. En revanche, vous pouvez déclarer votre reste à charge et bénéficier ainsi d’un crédit d’impôt.

Pour en savoir plus, consultez l'article Impôt sur le revenu : faut-il déclarer l'APA ?

Quelles autres aides solliciter si vous ne remplissez pas les conditions pour l’APA ?

Si votre perte d’autonomie est évaluée comme relevant du GIR 5 ou GIR 6 par l'équipe médico-sociale APA, vous ne pouvez pas bénéficier de l’APA. Vous pouvez alors demander :

La vidéo : "L'APA - Allocation personnalisée d'autonomie"

Nom
Ensemble pour l'autonomie - L’APA (allocation personnalisée d'autonomie)

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/l-apa-a-domicile

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Vivre à domicile avec un handicap auditif

Article

Publié le 19/09/2023

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Les capacités auditives diminuent avec l’avancée en âge. Entendre moins bien entraîne des problèmes de communication et peut avoir des conséquences importantes sur la vie des personnes âgées et celle de leur entourage : désagréments quotidiens, quiproquos, perte d’autonomie, repli sur soi. Des solutions existent pour continuer à bien vivre chez soi et avec les gens autour de soi malgré un handicap auditif.

Entendre moins bien a des conséquences directes sur la vie sociale et familiale car l’audition est essentielle à notre mode d’échange le plus spontané : la parole. Quand on entend moins bien, on peut chercher à éviter certaines situations (réunions de familles, sorties...) au risque de s’isoler.

Une personne qui entend mal va :

  • entendre moins fort,
  • ne pas percevoir clairement les sons : elle entend mais elle ne comprend pas,
  • avoir des difficultés à comprendre la parole dans le bruit et les conversations de groupe.

Ces difficultés vont avoir des conséquences importantes sur sa qualité de vie :

  • désagréments quotidiens : ne pas entendre quand quelqu’un frappe à la porte, ne pas entendre la sonnerie du téléphone…,
  • malentendus : mauvaise compréhension d’un lieu de rendez-vous par exemple,
  • difficulté à participer aux conversations (pendant un repas de famille, une rencontre entre amis ou au téléphone).

Du fait de ces problèmes de communication, la personne va ressentir de la gêne et de la frustration voire de l’exaspération et va avoir tendance à s’isoler et à se replier sur elle-même pour éviter d’être confrontée à ces situations pénibles.

Pour éviter de mettre son proche en difficulté, l’entourage peut de son côté avoir tendance à réduire les échanges en les limitant aux informations utiles au risque de perdre l’habitude de converser sur des centres d’intérêts communs.

La personne malentendante risque ainsi d’abandonner ses activités habituelles et restreindre sa vie sociale. Pourtant, continuer à faire des activités, à voir du monde, est important pour un vieillissement en bonne santé.

Des solutions existent pour préserver sa qualité de vie malgré des problèmes d’audition.

Consulter son médecin traitant

La première chose à faire lorsque des problèmes d’audition apparaissent est d’en parler à son médecin traitant, le plus tôt possible. Plus les problèmes d’audition sont pris en charge tôt, plus il est facile d’intervenir. En effet, plus on attend pour s’appareiller, plus l’adaptation risque d’être difficile.

Le médecin traitant orientera vers un O.R.L. (oto rhino laryngologiste).

Il est aussi possible de suivre des séances d’orthophonie en vue d’une rééducation auditive qui permet de surmonter les difficultés de communication :

  • apprendre à lire sur les lèvres, à bien décoder les mots,
  • apprendre à utiliser des stratégies d'écoute adaptées dans différentes situations.

S’équiper de matériel adapté

Les appareils auditifs

Il n'existe pas de traitement médico-chirurgical, l’O.R.L (oto rhino laryngologiste) dirigera le patient vers un audioprothésiste qui proposera l’appareil qui convient le mieux. Chaque personne souffre d'un type de surdité qui lui est propre et a des besoins différents. Il est donc important de choisir l’appareil le plus approprié, tenant compte du niveau d’audition de la personne mais aussi de son inconfort vis-à-vis des sons forts, ou encore de son environnement, plus ou moins bruyant. Chaque appareil doit être essayé sur une période suffisamment longue, 30 jours au minimum, avant d’être acheté.

Il est important d’envisager un appareil sur chaque oreille lorsque la surdité est bilatérale, afin de minimiser la gêne dans le bruit et les conversations de groupe.

Il existe des appareils auditifs plus ou moins sophistiqués. À partir de 2021, la réforme « 100% santé » prévoit une prise en charge totale, après intervention de la complémentaire santé, des appareils dits « 100 % santé ». Pour en savoir plus, consultez l'article "Des appareils auditifs intégralement pris en charge en 2021".

La PCH (prestation de compensation du handicap) peut également prendre en charge une partie du coût d’un appareil auditif.

Pour se repérer dans les démarches et les interlocuteurs à contacter quand il s'agit de s’équiper en appareils auditifs, consultez le guide pratique "Bien s'équiper en appareils auditifs" réalisé par le Bucodes SurdiFrance, qui fédère des associations de personnes malentendantes. Consultez également l'article Appareils auditifs : bien s'informer avant de choisir sur pourbienvieillir.fr.

Pour le téléphone

Les personnes malentendantes rencontrent des difficultés pour entendre le téléphone et pour suivre une conversation téléphonique. Des solutions existent pour pallier ces difficultés :

  • Pour savoir que l’on reçoit un appel

Des téléphones fixes sont spécialement conçus pour avoir un volume réglable et être compatibles d’utilisation avec des appareils auditifs.

Pour les téléphones fixes, il existe des détecteurs d'appel : quand on reçoit un appel, un avertisseur lumineux clignote. Plusieurs avertisseurs peuvent être placés dans les différentes pièces de l’habitation. Il est aussi possible de s’équiper d’un vibrateur de poche qui vibre quand le téléphone sonne.

Pour les téléphones portables, le mode vibreur et les systèmes d’avertissement lumineux permettent de savoir que l’on reçoit un appel.

  • Pour suivre une conversation téléphonique

Il existe des applications sur smartphones qui permettent d’avoir une transcription écrite en direct des propos de son interlocuteur.

Certains appareils auditifs disposent d’un système Bluetooth permettant une liaison directe avec certains smartphones en cas d’appel.

Il est possible de financer une partie du coût de ce matériel adapté grâce à :

N'hésitez pas à vous renseigner auprès d'un CICAT (centre d'information et de conseil en aides techniques).

Le 114 est un numéro d’appel d’urgence pour les personnes avec des difficultés à entendre ou à parler



Grâce à ce numéro unique, national, gratuit, accessible par SMS ou fax, 24/24, 7/7, vous pouvez contacter directement le samu (15), la police-gendarmerie (17), les pompiers (18). Il suffit de composer le « 114 » dans la fonction SMS/messages de votre téléphone accompagné de votre message d’urgence. Les agents du 114 vous répondent et contactent les services d’urgences adaptés (15-17-18) les plus proches de chez vous. Pour en savoir plus, consulter le site internet Urgence 114.

Pour la télévision

Il existe différents appareils pour permettre à une personne malentendante de suivre les émissions à la télévision sans risquer de déranger l’entourage avec un volume élevé : casque qui se branche sur le téléviseur, amplificateur portatif personnel, boucle magnétique couplée à l’appareillage, ou système Bluetooth…

Par ailleurs, de nombreuses émissions de télévision sont sous-titrées : les mots qui sont prononcés s'impriment au bas de l'écran, ce qui permet de suivre plus facilement.

Adapter son logement

L’adaptation du logement va permettre de faciliter la perception des sons. Par exemple :

  • en évitant les sources de bruit nuisibles : par exemple, en choisissant des appareils électroménagers silencieux, en ouvrant l’espace,
  • en créant par exemple des communications entre des pièces utilisées en même temps par différentes personnes du foyer (porte ou passe-plat entre la cuisine et le salon par exemple), ce qui facilite la perception des sons,
  • en équipant une pièce du logement d’une boucle magnétique qui permettra une transmission des sons (télé, radio etc…) directement à l’appareil auditif sans être perturbé par les bruits ambiants.

À noter : Certains lieux recevant du public (salles de spectacle, cinémas, lieux de culte …) sont équipés de boucles magnétiques.

Adapter sa communication avec les autres

Prendre quelques précautions avant de parler et penser à utiliser des techniques simples pendant une conversation peut faciliter la communication avec les personnes malentendantes.

Une personne qui souhaite communiquer avec une personne malentendante peut utiliser les techniques suivantes :

  • éviter les bruits de fond,
  • attirer l'attention de la personne avant de lui parler et la regarder bien en face,
  • veiller à ce que son visage soit bien dégagé et ne soit pas dans la pénombre,
  • parler clairement et à un rythme moyen,
  • ne pas crier,
  • être expressif, faire des gestes,
  • reformuler une phrase mal comprise.

Une personne malentendante qui souhaite communiquer avec une personne à l'audition normale veillera à :

  • choisir un endroit bien éclairé et tranquille,
  • dire à cette personne quelle est la meilleure façon de communiquer avec elle,
  • être à l'affût des indices visuels,
  • faire écrire un mot, un indice si nécessaire,
  • dire si elle comprend ou non et ne pas faire semblant de comprendre.

D’une manière générale, pour le bien-être de tous, il est souhaitable de continuer à avoir des sujets de conversation habituels et spontanés avec une personne malentendante et ne pas s’en tenir seulement aux échanges utilitaires.

Trouver du soutien

Il existe de nombreuses associations qui ont pour mission d’informer, d’orienter, de conseiller les personnes souffrant d’un handicap auditif.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile-avec-un-handicap-auditif

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’orthophoniste

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Publié le 14/09/2023

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’orthophoniste est un professionnel paramédical. Son intervention a pour objectif d’améliorer ou de maintenir les capacités de communication à l’oral ou à l’écrit pour permettre à la personne de préserver une vie sociale et d’éviter l’isolement. Il peut également proposer des exercices pour permettre à la personne de pouvoir continuer à s’alimenter en évitant les fausses routes. L’orthophoniste intervient à tous les âges de la vie, auprès des enfants, des adultes et des personnes âgées.

Dans quel cadre intervient l’orthophoniste ?

L’orthophoniste peut intervenir pour aider les personnes souffrant de différents troubles :

  • les troubles de la voix, les paralysies faciales, les troubles d’articulation,
  • les troubles de la déglutition,
  • les troubles des fonctions cognitives : mémoire, attention, concentration…
  • les troubles de l’audition et la surdité,
  • les troubles neurologiques ou neurodégénératifs,
  • les troubles des apprentissages chez l’enfant : retards de langage et de parole, troubles de la lecture, de l’orthographe, de l’écriture…

Ces difficultés peuvent être d’origine congénitale (autisme, retard de langage, troubles intellectuels), liées à des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des traumatismes crâniens, ou des maladies neurologiques (maladie de Parkinson, sclérose en plaque, maladie d’Alzheimer et apparentées…) ou survenir après des opérations des organes liés au langage, à la parole et à la déglutition.

Comment débuter une prise en charge chez un orthophoniste ?

Pour obtenir un rendez-vous chez un orthophoniste, il faut une prescription médicale pour un bilan orthophonique d’un médecin généraliste ou d’un spécialiste : oto-rhino-laryngologiste (ORL), médecin spécialisé en médecine physique et réadaptation, gériatre, neurologue…

Au cours de ce bilan, l’orthophoniste fait passer des tests à la personne pour comprendre finement ses difficultés et les capacités sur lesquelles la rééducation pourra s’appuyer.

Puis l’orthophoniste rédige un compte rendu détaillant le diagnostic, la nature du traitement et le nombre de séances nécessaires. Les séances sont remboursées à tout assuré social après accord de l'organisme d’assurance maladie dont il dépend.

En quoi consiste l’intervention de l’orthophoniste ?

Lors des séances de rééducation, l’orthophoniste peut proposer différents exercices pour travailler en fonction de la pathologie et des intérêts de la personne. Il choisit les actes et les techniques qui lui paraissent les plus appropriés.

Le projet thérapeutique est toujours personnalisé. Il est construit en fonction de la personne, de ses centres d’intérêts, de son degré d’atteinte, de ses capacités.

Le travail peut concerner :

  • le contrôle du souffle,
  • les praxies bucco-faciales (capacité d'effectuer des mouvements de la bouche et du visage),
  • le mime...

L’orthophoniste peut utiliser des jeux, des images, des photos ou encore des livres dans le cadre des exercices. L’orthophoniste peut également proposer des travailler sur ordinateur, tablette, smartphone...

Seul ou en collaboration avec un ergothérapeute, l’orthophoniste peut également mettre en place des solutions alternatives de communication (utilisation d’un logiciel informatique…).

L’orthophoniste apporte un soutien à la personne et à ses aidants par des conseils appropriés. Par exemple si la personne souffre de troubles de la déglutition, l’orthophoniste lui apprend, ainsi qu’à son entourage, les postures de sécurité afin d’éviter les fausses routes. Il peut aussi conseiller d’adapter l’alimentation : épaissir les liquides, proscrire les aliments qui risquent de s’éparpiller comme la semoule…

Dans quelles structures intervient l’orthophoniste ?

Les orthophonistes interviennent dans différentes structures :

  • en cabinet libéral,
  • dans les services et établissements accompagnant les enfants ou les adultes handicapés,
  • dans les hôpitaux ou cliniques,
  • dans les centres de rééducation.

L’orthophoniste peut éventuellement intervenir à domicile, lorsque le patient ne peut plus se déplacer et si le médecin l’a précisé sur l’ordonnance.

Lorsque la personne ne peut pas se déplacer seule au cabinet de l’orthophoniste, le transport peut être pris en charge par la sécurité sociale.
Pour trouver un orthophoniste près de chez vous, consultez le site de l'Assurance maladie

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/l-orthophoniste

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L'ergothérapeute

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Publié le 25/10/2023

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’ergothérapeute intervient auprès des personnes qui ont des difficultés dans la réalisation de leurs activités, du fait de l’avancée en âge, des conséquences d’une maladie ou d’un handicap. Il intervient auprès des personnes de tous âges (enfants, adultes, personnes âgées), qu’elles vivent à domicile, en établissement ou qu’elles soient hospitalisées.

L’intervention d’un ergothérapeute a pour objectif de faciliter la réalisation des activités de la personne, comme par exemple pouvoir s'habiller seule malgré des difficultés motrices. Cette intervention est individualisée.

En quoi consiste l’intervention de l’ergothérapeute ?

L'ergothérapeute recueille et analyse les besoins, les souhaits exprimés par la personne, ses habitudes de vie et son environnement. Il établit un diagnostic ergothérapique qu'il est amené à réajuster au fur et à mesure de son accompagnement.

L'ergothérapeute va intervenir auprès des personnes âgées sur plusieurs champs :

  • la prévention et l’éducation,
  • la rééducation et la thérapie,
  • la réadaptation,
  • le maintien de l’autonomie.

L’ergothérapeute intervient sur prescription médicale. Vous pouvez parler avec votre médecin de vos besoins et de la nécessité de consulter ou non un ergothérapeute.

Il peut intervenir également dans le cadre d’actions de prévention, d’une évaluation ou de prestations proposées par différents organismes : conseil départemental pour l’APA, caisses de retraite pour les aides techniques…

À savoir : Les ergothérapeutes peuvent désormais prescrire, sous certaines conditions, des dispositifs médicaux et des aides techniques qui sont prises en charge par l’Assurance maladie.

La prévention

La prévention a pour objectif de permettre à la personne de rester autonome le plus longtemps possible dans ses activités et dans son environnement.

Les actions proposées par l’ergothérapeute concernent par exemple :

L’ergothérapeute évalue les situations à risque et il propose des solutions avec un accompagnement dans leur mise en place.

La rééducation et la thérapie

La rééducation et la thérapie ont pour objectif de permettre à la personne de continuer à faire ce qu’elle avait l’habitude de faire, comme avant, malgré sa perte d’autonomie ou les difficultés présentes.

Par exemple, l’ergothérapeute va travailler avec une personne ayant des difficultés à coordonner les gestes de ses mains à cause d’une maladie de Parkinson, pour lui permettre de continuer à faire ses lacets des deux mains comme avant.

La réadaptation

La réadaptation a pour objectif de permettre à la personne de continuer à faire ce qu’elle avait l’habitude de faire, mais de façon différente.

L’ergothérapeute peut donner des conseils d’apprentissage pour :

  • réaliser des activités que la personne faisait déjà avant,
  • ou réaliser de nouvelles activités.
Par exemple, l’ergothérapeute va travailler avec une personne à faire ses lacets avec une seule main après un AVC (accident vasculaire cérébral) ayant entraîné la paralysie d’un bras.

L’ergothérapeute peut donner des conseils pour adapter son environnement. Il peut préconiser :

  • l’utilisation d’aides techniques ou technologiques : fauteuil roulant électrique adapté à un type de paralysie, siège de douche avec accoudoirs permettant de se doucher et se relever en toute sécurité, téléphone adapté (amplificateur de son, touches grossies, appel d’urgence, téléphone portable avec logiciel pour entendre ce qui est affiché sur l’écran...) ;
  • des aménagements du logement : par exemple, installation de mains courantes dans un escalier ou d’un monte escalier, la modification de la douche ;
  • la mise en place d’aides humaines ou animalières.
Pour aller plus loin, consultez :

Le maintien de l’autonomie

Le maintien de l’autonomie a pour objectif de permettre à la personne de réinvestir les activités qui lui tenaient à cœur auparavant ou qu’elle doit faire et qu’elle ne se sent plus capable de faire.

Par exemple, un ergothérapeute va pouvoir aider une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer à refaire des recettes qu’elle avait l’habitude de réaliser auparavant.

L’intervention de l’ergothérapeute a pour objectif de permettre à la personne d’avoir plus d’autonomie, de sécurité et de satisfaction dans la réalisation de ses activités. Afin d’optimiser la prise en charge et avec l’accord de la personne, son entourage est associé au projet.

Dans quel cadre intervient l’ergothérapeute ?

L’ergothérapeute intervient dans certaines structures accompagnant des personnes handicapées ou en perte d'autonomie, en établissement (EHPAD...) ou à domicile.

Il travaille en lien avec les différents professionnels de santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes…) qui agissent en étroite collaboration pour coordonner leurs interventions auprès de la personne.

Quel est le rôle d'un ergothérapeute à domicile ?

L’ergothérapeute effectue une évaluation globale à domicile :

  • il met les personnes en situation dans leurs activités,
  • il analyse les difficultés rencontrées,
  • et il trouve des solutions avec elles.

L’objectif de son intervention est de permettre à la personne de rester vivre chez elle dans les meilleures conditions.

Il peut accompagner la personne en proposant une évolution de certaines habitudes de vie, des accompagnements spécifiques pour une remise en confiance, ou des moyens de compensation si nécessaire.

L’ergothérapeute optimise l’autonomie de la personne en travaillant avec elle sur ses capacités préservées.

Il facilite également l’intervention des auxiliaires de vie. Il les forme à l’utilisation des moyens de compensation, tout comme les aidants. Il leur montre les bons gestes à avoir et élabore des fiches d’accompagnement.

L'ergothérapeute peut intervenir auprès des personnes âgées :

Des ergothérapeutes peuvent également être mandatés par des organismes participant au financement de travaux d’aménagement du logement (caisses de retraite, l’ANAH - agence nationale de l’habitat …) pour donner des conseils afin de rendre le domicile de personnes âgées ou handicapées plus confortable et sécurisé.

Quel est le rôle d'un ergothérapeute en EHPAD ?

L’ergothérapeute participe à l’élaboration du projet de vie de chaque personne, en tenant compte de ses habitudes de vie.

Suite à une évaluation globale, il met en place des activités individuelles ou collectives permettant de préserver l’autonomie de la personne, comme par exemple un atelier prévention des chutes.

L’objectif est de maintenir ou de restaurer un bon niveau d’autonomie dans les activités de la vie quotidienne des personnes : la toilette, l’habillage, les activités de loisirs, les repas… En cas de perte d’autonomie, il accompagne la personne à trouver de nouvelles habitudes en adaptant les activités ou en proposant des moyens de compensation adaptés : canne, fauteuil roulant, barre de redressement…

La prévention des escarres fait partie intégrante de sa pratique.



Il accompagne les professionnels de la structure pour prévenir les risques liés à leur condition de travail (manutention, posture, gestes…) et donc contribuer à limiter les troubles musculosquelettiques.

Comment trouver un ergothérapeute ?

Vous cherchez un ergothérapeute proche de chez vous, vous pouvez consulter l’annuaire des ergothérapeutes sur le site internet de l’association nationale française des ergothérapeutes (ANFE).

Voir la vidéo Prévenir les chutes

Henriette contacte sa caisse de retraite pour bénéficier des conseils d'un ergothérapeute. Il va l'aider à aménager son logement pour préserver son autonomie.

La source média référencée est manquante et doit être réintégrée.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/l-ergotherapeute

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Vivre à domicile avec un handicap visuel

Article

Publié le 01/12/2025

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Les maladies des yeux qui surviennent avec l’âge comme la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) peuvent entraîner une déficience visuelle. Les personnes atteintes par une déficience visuelle acquise à l’âge adulte rencontrent des difficultés spécifiques dans leur vie quotidienne. Des solutions existent pour vivre chez soi avec une très mauvaise vision ou une perte totale de la vue.

Adapter son logement

Après la survenue d’un handicap visuel, l’aménagement de votre environnement quotidien peut s’avérer nécessaire :

  • pour mieux vous repérer et continuer à être autonome,
  • pour éviter les chocs et les chutes,
  • pour assurer votre sécurité.

Améliorer l’éclairage

Une bonne luminosité permet de mieux voir les détails et les contrastes et ainsi de se déplacer plus facilement chez soi.

Un éclairage uniforme dans toutes les pièces est important car passer d’une zone bien éclairée à une zone plus sombre crée une sensation d’inconfort. À l’inverse, passer d’une zone sombre à une zone très éclairée peut entrainer un éblouissement. Dans les deux cas, il existe un risque de chute.

Les besoins de lumière sont très différents d’une personne à une autre, même pour la même maladie. Pour obtenir des conseils adaptés à votre situation et pouvoir tester le matériel, vous pouvez contacter un professionnel spécialiste de la vue comme un orthoptiste. L’orthoptiste est un spécialiste de la vision qui peut vous aider à mieux comprendre comment utiliser votre vue. Il peut aussi vous conseiller sur les aides optiques.

Améliorer les contrastes

Créer un contraste entre deux objets proches par un choix de couleurs opposées permet de mieux repérer les objets.

Par exemple, des bandes de couleur collées sur le nez de marche des escaliers permettent un repérage visuel des bords de marche et rendent ainsi les déplacements plus faciles. Une assiette unie et de couleur contrastée par rapport à son contenu permet de mieux voir les aliments.

Adopter des techniques de rangement et des repères

Pour retrouver vos affaires :

  • utiliser des corbeilles, des boîtes,
  • coller des étiquettes écrites en caractères agrandis sur des pochettes colorées pour le classement de vos papiers administratifs,
  • utiliser des étiquettes sur lesquelles vous avez écrit lisiblement la couleur du vêtement pour assortir la couleur de vos vêtements.

Il pourra être nécessaire d’expliquer à votre entourage (famille, aide à domicile…) que votre système de rangement vous aide à vous repérer et qu’il est important de le respecter.

Il existe du matériel spécialisé pour vous aider à reconnaitre vos affaires. Par exemple, un système permet, en collant une pastille sur le produit et en enregistrant le nom, puis en passant un petit stylo en regard de la pastille, d’entendre le nom de l’objet.

Assurer sa sécurité

Si vous êtes inquiet parce que vous ne pouvez plus savoir qui se présente à votre porte, il peut être utile de prévoir l’installation d’un interphone. Un modèle très simple avec un seul bouton est facile à utiliser.

S’équiper de matériel adapté

Il existe de nombreux matériels conçus pour faciliter la vie quotidienne des personnes ayant un handicap visuel.

Les aides techniques

Il existe des aides techniques pour vous aider à mieux voir. On les appelle les aides optiques.

Les loupes sont un exemple d’aide optique. Les loupes peuvent être simples, avec un pied ou un éclairage. Il existe aussi des loupes électroniques avec un grossissement jusqu’à 25 fois ou plus. Les loupes électroniques sont portables et sont utiles pour lire un prix ou un horaire de bus.

L’orthoptiste est un spécialiste de la vision qui peut vous aider à mieux comprendre comment utiliser votre vue. Il peut aussi vous conseiller sur les aides optiques.

De nombreuses aides techniques peuvent vous aider dans vos activités. Voici quelques exemples :

  • balance de cuisine parlante, four micro-ondes parlant,
  • « lecteurs » de couleur pour reconnaitre les vêtements,
  • logiciels pour commander votre téléphone portable avec la voix plutôt que l’écran ou le clavier.
  • matériels conçus avec des caractères plus gros ou plus contrastés (téléphone, jeux de société, livres…).

Pour qu’elles soient utiles, il faut que les aides techniques correspondent à vos besoins et vos capacités. Il est important de les essayer pour les choisir et de prendre le temps de vous les approprier. À lire : les conseils de deux ergothérapeutes sur le choix d'une aide technique.

Se renseigner sur les aides techniques

Pour les aides techniques, vous pouvez vous renseigner :

Se distraire

Certaines bibliothèques proposent des livres en gros caractères. Il existe aussi des bibliothèques sonores. Des livres et des magazines enregistrés en format audio peuvent être empruntés gratuitement dans des bibliothèques ou sur des sites Internet spécialisés. Par exemple, l’association Valentin Haüy le propose.

Des matériels existent pour écouter facilement les livres audio et pouvoir revenir au début d’une phrase, d’un chapitre, régler la vitesse de lecture sans changer la voix.

Des films audiodécrits peuvent aussi être empruntés. L’audiodescription est un commentaire pendant un film. L’audiodescription permet d’avoir des informations sur le décor, le nombre de personnages présents…

De nombreux jeux de sociétés existent avec des gros pions et des tracés contrastés : le scrabble, les dominos, les cartes à jouer…

Se faire aider à domicile

Avec une déficience visuelle, il est possible d’avoir besoin d’être aidé dans les tâches de la vie quotidienne : ménage, préparation des repas, courses…

Pour bénéficier d’intervention d’aide à domicile, vous pouvez avoir recours à un service d’aide à domicile ou bien à un intervenant indépendant.

Les interventions d’aide à domicile peuvent concerner :

  • l’entretien du logement et du linge,
  • l'aide à la toilette et à l’habillage,
  • l’aide aux courses,
  • la préparation des repas,
  • la prise des repas,
  • la préparation d’un pilulier ou la prise des médicaments.

Pour en savoir plus, consultez l'article J'ai besoin d'être aidé à domicile : comment faire ?.

Se déplacer

Des professionnels peuvent vous aider à continuer ou à recommencer à vous déplacer seul dehors.

Dans certaines situations, un accompagnement par un ergothérapeute ou un psychomotricien peut convenir. Pour les personnes qui ont un handicap visuel important, des instructeurs en locomotion sont spécialisés dans l’apprentissage des déplacements. Ils travaillent le plus souvent dans des centres spécialisés en basse vision.

Prendre les transports en commun

Il est possible d’être accompagné dans les transports en commun par un accompagnateur ou de bénéficier d’une place assise prioritaire si l’on a une carte d’invalidité ou une carte de priorité pour personnes handicapées.

Ces cartes sont gratuites. Il n’y a pas de conditions d’âge pour les demander. La demande se fait auprès de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées).

Pour en savoir plus, consultez l’article sur les cartes qui facilitent les déplacements : Tout savoir sur les CMI.

Des solutions de transport adapté

Certains départements et communes proposent des solutions de transport adapté pour les personnes rencontrant des difficultés pour leurs déplacements de proximité. Ces services spécialisés viennent vous chercher à votre porte et vous emmènent à l’endroit où vous souhaitez vous rendre.

Des organismes proposent également des prestations de transport pour les personnes handicapées ou pour les personnes âgées en perte d’autonomie.

Pour en savoir plus, consultez l’article Les solutions de transport.

Quand prendre la décision d’arrêter de conduire ?

Une déficience visuelle est susceptible d’entraîner une inaptitude à la conduite. Certaines altérations visuelles sont incompatibles avec la conduite d’un véhicule.

Tout conducteur a la responsabilité de s’assurer de son aptitude à conduire. Chacun doit donc s’assurer de ce qu’un médecin agréé l’autorise à conduire et effectuer les démarches nécessaires en ce sens. Pour évaluer votre aptitude à conduire, vous devez prendre rendez-vous avec un médecin agréé. La liste des médecins agréés est disponible auprès de la préfecture de votre département.

Discutez-en avec votre médecin.

Pour en savoir plus, consulter :

Quelles aides financières ?

Vous pouvez bénéficier d’aides financières si, pour faciliter votre vie au quotidien, vous avez besoin :

  • d’acquérir du matériel spécialisé,
  • de faire des travaux pour rendre votre logement accessible,
  • de rémunérer une personne pour vous aider.

Plusieurs aides existent :

  • l’APA (allocation personnalisée d’autonomie)
  • la PCH (prestation de compensation du handicap)
  • les aides des caisses de retraite
  • les aides des complémentaires santé
  • les aides de l'ANAH (Agence nationale de l'habitat).

L’APA

L’APA est destinée à couvrir en totalité ou en partie les dépenses liées à la perte d’autonomie des personnes âgées de plus de 60 ans, ayant besoin d’aide pour les actes essentiels de la vie quotidienne, vivant à domicile ou en établissement.

L’APA peut aider à financer du matériel adapté, des aménagements du logement, de l’aide directe à la personne (toilette, prise du repas…) et de l’aide pour les tâches domestiques (courses, entretien du linge, préparation du repas…).

La PCH

La PCH peut aider à financer du matériel adapté, des aménagements du logement, de l’aide directe à la personne (toilette, prise du repas…).

Elle ne peut pas servir à financer de l’aide pour les tâches domestiques (courses, entretien du linge, préparation du repas…).

L’APA et la PCH ne sont pas cumulables.

Quand on a plus de 60 ans et qu’on est éligible à la fois à l’APA et à la PCH, en fonction de sa situation, il peut être plus intéressant de choisir l’une ou l’autre des aides.
Pour en savoir plus, consultez l'article Droits des personnes handicapées vieillissantes.

Les aides des caisses de retraite

Si vous êtes retraité et en situation de fragilité, les caisses de retraite peuvent vous proposer des aides financières et matérielles (financement d’aides techniques, financement de l’intervention d’une aide à domicile…).

L’objectif de ces aides des caisses de retraite est de vous permettre de continuer à vivre chez vous le mieux possible.

Contactez votre caisse de retraite de base pour savoir à quelles aides vous pouvez prétendre.

Les aides des complémentaires santé

Des aides exceptionnelles peuvent être accordées ponctuellement par une complémentaire santé à un adhérent confronté à une situation de perte d’autonomie :

  • aide pour payer le montant non pris en charge par la sécurité sociale ni par le contrat santé de la complémentaire santé pour l’acquisition d’aides techniques ou de dispositifs médicaux onéreux ;
  • prise en charge de la cotisation à la complémentaire santé en cas de difficulté ponctuelle de paiement.

Contactez votre complémentaire santé pour savoir à quelles aides vous pouvez prétendre.

Les aides de France Rénov'

Sur le site France Rénov", un simulateur est à votre disposition pour identifier les aides disponibles en fonction de votre situation :

  • le traitement de l'habitat indigne ou très dégradé,
  • la rénovation thermique de l'habitat et lutte contre la précarité énergétique,
  • l'adaptation des logements à la perte d'autonomie liée au handicap ou au vieillissement,
  • le redressement des copropriétés en difficulté.

Trouver du soutien

Il existe de nombreuses associations qui ont pour mission d’informer, d’orienter, de conseiller les personnes avec un handicap visuel.

Voici quelques liens vers les sites Internet d’associations nationales. La liste n’est pas exhaustive.

  • Association Rétina France. Elle apporte un soutien aux personnes atteintes de dégénérescences rétiniennes et promeut la recherche thérapeutique en ophtalmologie.
  • Association Valentin Haüy (AVH). Elle apporte un soutien aux personnes aveugles et malvoyantes grâce aux bénévoles des comités locaux, présents dans toute la France et propose en particulier du matériel spécialisé et des bibliothèques braille et sonores.
  • Fédération des aveugles de France. Elle accueille et accompagne les personnes déficientes visuelles directement ou à travers ses associations membres. Elle propose le site d'information www.savoiraider.org permettant aux proches aidants d'une personne âgée déficiente visuelle de mieux comprendre les conséquences de la cécité ou malvoyance dans le quotidien et ainsi à mieux aider la personne.
L’ARRADV (Association de réadaptation et de réinsertion pour l’autonomie des déficients visuels) a mis en place un centre d’appel et de conseil sur la déficience visuelle joignable au 0800 013 010 du lundi au vendredi de 9h30 à 17h30 (gratuit à partir d’un poste fixe et portable). En appelant ce numéro, vous pourrez obtenir des informations sur :
les démarches administratives, l’accès aux droits,
-l’accès aux dispositifs d’accompagnement,
-les professionnels, les services de réadaptation,
-les services d’aide à domicile, les associations,
-les formations professionnelles, l’emploi,
-les loisirs,
-les aides techniques, l’adaptation de l’habitat, les transports…

Pour plus d’information, consulter le site de l'ARRADV.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile-avec-un-handicap-visuel

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

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Vivre à domicile avec un handicap moteur

Article

Publié le 04/04/2023

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’avancée en âge ou les conséquences d’une maladie (maladie de Parkinson, accident vasculaire cérébral, maladie neurologique évolutive, maladie rhumatologique, cancer…) peuvent entraîner l’apparition d’un handicap moteur. Des difficultés pour se déplacer et accomplir les tâches du quotidien surviennent. Il est possible de continuer à vivre domicile avec un handicap moteur en mettant en place différentes aides.

Bénéficier de soins à domicile

La cause ou les causes du handicap moteur peuvent nécessiter une prise en charge complexe :

  • plusieurs professionnels de santé sont amenés à intervenir : médecin traitant, médecin rééducateur, neurologue, rhumatologue, infirmier, kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute, psychomotricien… Une coordination des interventions est parfois nécessaire ;
  • différentes approches des traitements sont possibles : médicamenteuses et non médicamenteuses.

Il existe des structures, des services et des outils permettant à la personne de mieux personnaliser et planifier sa prise en charge à domicile.

Pour bénéficier de soins infirmiers à domicile, il est possible de faire appel à un infirmier libéral, à un centre de santé infirmier ou à un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) dédié aux personnes âgées de plus de 60 ans ou atteintes d’une maladie chronique.

Pour trouver un SSIAD, consultez l’annuaire du portail.

Faire appel à un service d'aide à domicile

Les services d’aide à domicile ou les SPASAD (services polyvalents d’aide et de soins à domicile) peuvent intervenir auprès des personnes atteintes d’un handicap moteur.

Les interventions des services d’aide à domicile ont pour objectif de préserver ou de restaurer l’autonomie des personnes dans l’exercice des activités de leur vie quotidienne et ainsi de leur permettre de continuer à vivre chez elles le plus longtemps possible. Les services d’aide à domicile veillent aussi à maintenir et à développer des activités sociales et des liens avec l’entourage des personnes accompagnées.

Si la participation de la personne n’est plus possible pour une activité donnée, les professionnels du service d’aide à domicile ou du SPASAD peuvent aussi réaliser cette tâche pour elle.

Les interventions des services d’aide à domicile peuvent concerner :

  • l’entretien du logement et du linge,
  • l’aide au lever,
  • l'aide à la toilette et à l’habillage,
  • l’aide aux courses,
  • la préparation des repas,
  • la prise des repas,
  • l’aide au coucher.

Pour en savoir plus sur les services d’aide à domicile, consulter l’annuaire du portail.

Quelles aides ?

Deux aides sont possibles pour aider à payer les frais d’intervention d’un service à domicile :

  • l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) destinée à couvrir en totalité ou en partie les dépenses liées à la perte d’autonomie des personnes âgées de plus de 60 ans vivant à domicile ou en établissement. L’APA peut aider à financer de l’aide directe à la personne (toilette, lever, prise du repas…) et de l’aide pour les tâches domestiques (course, entretient du linge, préparation du repas…).
  • la PCH (prestation de compensation du handicap) destinée à prendre en charge en totalité ou en partie les dépenses liées au manque d'autonomie des personnes vivant à domicile ou en établissement qui ont besoin d’une aide pour faire face aux difficultés générées par un handicap dans leur vie quotidienne. La PCH peut aider à financer de l’aide directe à la personne (toilette, lever, prise du repas…) mais ne peut pas servir à financer de l’aide pour les tâches domestiques (course, entretien du linge, préparation du repas…).

Pour bénéficier de la PCH, il faut :

  • soit être âgé de moins de 60 ans lors de la première demande ;
  • soit être âgé de moins de 75 ans et avoir rempli les conditions d’accès à la PCH avant 60 ans ;
  • soit être encore en activité professionnelle.

Une fois que l’on est bénéficiaire de la PCH, il est possible de continuer à en bénéficier jusqu’à la fin de sa vie si besoin.

Quand on a plus de 60 ans et qu’on est éligible à la fois à l’APA et à la PCH, en fonction de sa situation, il peut être plus intéressant de choisir l’une ou l’autre des aides. L’APA et la PCH ne sont pas cumulables. Pour en savoir plus, consultez l'article Droits des personnes handicapées vieillissantes.

Adapter son logement

Les personnes avec des problèmes de mobilité peuvent avoir des difficultés pour se déplacer et risquer de chuter. Elles peuvent aussi avoir des difficultés pour utiliser les équipements de la maison par exemple pour manipuler les robinets, pour ouvrir une porte avec une clé… Des solutions existent pour rendre le logement mieux adapté à leurs besoins :

  • la pose de volets électriques,
  • installation d’un interphone, d’une porte automatique,
  • installation d’un éclairage automatique…
  • la pose d’une robinetterie plus aisée à manipuler : remplacement des deux robinets eau chaude-eau froide à tourner par un mitigeur, installation d’un mitigeur avec un long manche s’il est difficile d’avancer la main jusqu’à l’arrière du lavabo…

Des aides sont possibles pour financer ces installations.

Pour en savoir plus sur ces solutions et ces aides, consultez l’article Aménager son logement.

S’équiper de matériel adapté

De nombreux équipements sont conçus pour compenser les différents handicaps que rencontrent les personnes dans leur vie de tous les jours.

Ces équipements permettent de continuer à faire les choses comme on le souhaite, sans forcément avoir besoin de l’aide de quelqu’un. De nombreux matériels peuvent faciliter la vie au quotidien pour :

  • se déplacer,
  • communiquer,
  • faire sa toilette,
  • se divertir…

Pour en savoir plus, consultezl’article S’équiper de matériel adapté.

Se déplacer

Lorsque des problèmes de mobilité apparaissent, se déplacer à l’extérieur devient particulièrement difficile.

Il existe des solutions de transport adapté, des cartes qui facilitent les déplacements, des aménagements possibles du véhicule pour pouvoir continuer à conduire.

Pour en savoir plus, consulter le dossier Préserver sa mobilité.

Assurer sa sécurité

La téléassistance est une solution qui permet de de sécuriser les personnes qui ont un handicap moteur et qui vivent seules chez elles.

En cas de problème comme une chute ou un malaise, la personne peut joindre 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 une plateforme téléphonique en appuyant sur un médaillon ou une montre portée en permanence. Selon le degré d’urgence de la situation, un proche est contacté ou une intervention est déclenchée pour porter assistance à la personne.

Pour en savoir plus, consultez l’article La téléassistance.

Trouver du soutien

Il existe de nombreuses associations qui ont pour mission d’informer, d’orienter, de conseiller les personnes avec un handicap moteur.

Voici quelques liens vers les sites Internet des principales associations. La liste n’est pas exhaustive.

Si vous êtes atteint de la maladie de Parkinson

Vous pouvez consulter :

Si vous êtes atteint d’une sclérose en plaques

Vous pouvez consulter les sites Internet de :

Si vous avez eu un AVC (accident vasculaire cérébral)

Vous pouvez consulter le site Internet de France AVC.

Si vous êtes atteint d’une maladie rhumatismale

Vous pouvez consulter le site Internet de l’association française de lutte antirhumatismale.

Si vous avez un cancer

Vous pouvez consulter les sites Internet de :

Liens utiles



L'espace maladies neuro-dégénératives du site du Ministère de la Santé et de la Prévention

Le dossier d'Ameli.fr sur les maladies liées à l'âge

La plateforme monparcourshandicap.gouv.fr, plateforme d’information, d’orientation et de services pour les personnes en situation de handicap et leurs proches aidants

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/vivre-a-domicile-avec-un-handicap-moteur

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

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La maison de l'autonomie

Article

Publié le 11/07/2025

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Les maisons départementales de l’autonomie sont mises en place dans certains départements dans une logique de rapprochement entre les services du conseil départemental et ceux de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées).

Que fait la maison de l’autonomie?

La maison départementale de l’autonomie est un lieu unique où les personnes âgées, les personnes handicapées et leurs aidants peuvent accéder à l’information sur les dispositifs les concernant. Il est possible d'y déposer des demandes de prestations d’aide à l’autonomie.

Pour quelles démarches s’adresser à la maison de l’autonomie?

Les personnes âgées, les personnes handicapées et leurs aidants peuvent s’adresser à la maison de l’autonomie pour :

La PCH peut être demandée jusqu’à 75 ans quand le handicap a été reconnu avant 60 ans. La PCH peut être plus favorable que l’APA (allocation personnalisée d'autonomie) notamment en cas de besoin d’aides techniques ou d’aménagement du logement. L’APA et la PCH ne sont pas cumulables. Pour en savoir plus, consultez l'article Droits des personnes handicapées vieillissantes.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/la-maison-de-l-autonomie

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

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Les aides de l'Assurance maladie pour les personnes âgées

Article

Publié le 22/04/2024

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

L’Assurance maladie peut vous permettre de bénéficier d’aides financières si vous disposez de revenus modestes et que vous devez faire face à une situation d’isolement après une hospitalisation ou à des dépenses de santé imprévues.

Pour toute demande d’aide financière présentée ci-dessous, contactez votre caisse d’Assurance maladie :

  • depuis votre compte Ameli,
  • par téléphone au 36 46 (service gratuit + coût de l’appel).

La Complémentaire santé solidaire

L’Assurance maladie peut vous aider grâce au dispositif de la Complémentaire santé solidaire. C’est une aide pour payer vos dépenses de santé.

Avec la Complémentaire santé solidaire :

  • vous ne payez pas le médecin, le dentiste, l’infirmier, le kinésithérapeute, l’hôpital…
  • vous ne payez pas vos médicaments en pharmacie ;
  • vous ne payez pas vos dispositifs médicaux, comme les pansements, les cannes ou les fauteuils roulants ;
  • vous ne payez pas la plupart des lunettes, des prothèses dentaires ou des prothèses auditives.

Vos frais médicaux sont payés par les organismes d'assurance maladie obligatoire et l'organisme que vous avez choisi pour gérer la Complémentaire santé solidaire.

Pour bénéficier de la Complémentaire santé solidaire, vous devez :

Selon vos ressources :

  • la Complémentaire santé solidaire ne vous coûte rien
  • ou la Complémentaire santé solidaire vous coûte moins de 1 € par jour par personne.

Un simulateur permet de savoir vous pouvez bénéficier de la Complémentaire santé solidaire.

Les aides financières pour le retour et le maintien à domicile

Lors d'une sortie d'hospitalisation, si vous n’avez pas de proches aidants et que vous avez besoin d’aide pour des tâches quotidiennes, il est possible de faire une demande d’aides financières auprès de votre caisse d’Assurance maladie.

Autres aides de l’Assurance maladie

Selon la situation et le contexte local de chaque caisse d'Assurance Maladie, d’autres aides financières peuvent être attribuées. Contactez votre caisse d'Assurance maladie pour en savoir plus.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/les-aides-de-l-assurance-maladie-pour-les-personnes-agees

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Associations d’usagers

Article

Publié le 12/12/2023

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Les associations d’usagers représentent et défendent les intérêts communs de tous les usagers du système de santé, à travers différentes actions, notamment la participation aux instances de représentation mises en place dans les établissements de santé dans le cadre de la démocratie sanitaire.

Un collectif d’associations, France Assos santé (collectif interassociatif sur la santé), regroupe 40 associations intervenant dans le champ de la santé à partir des approches complémentaires de personnes malades et handicapées, de personnes âgées et retraitées, de consommateurs et de familles.

Pour en savoir plus, consulter le site Internet de France Assos Santé.

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/associations-d-usagers

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Comment faire la demande d’APA à domicile ?

Article

Publié le 30/01/2026

Information proposée par CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr

Obtenir l’APA à domicile permet un soutien financier lorsque la perte d’autonomie rend le quotidien plus difficile. Découvrez comment constituer votre demande auprès du conseil départemental et les documents à joindre, comment se déroule la visite d'évaluation de vos besoins et les délais d'instruction de votre dossier.

Quel formulaire remplir pour faire une demande d’APA à domicile ?

Pour une demande d’APA à domicile, il est nécessaire de remplir le formulaire Demande d’aides à l’autonomie à domicile. C’est le même formulaire, quel que soit le département où vous habitez.

Ce formulaire permet de demander l’une des prestations suivantes :

  • l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) attribuée par le conseil départemental
  • ou l’Accompagnement à domicile des personnes âgées, attribuée par l’Assurance retraite et la Mutualité sociale agricole (MSA).

Dans ce formulaire Demande d’aides à l’autonomie à domicile (page 7, partie 4), vous complétez un court questionnaire concernant le niveau d’autonomie du demandeur. En fonction de vos réponses, le questionnaire vous aide à savoir où envoyer votre demande :

  • au conseil départemental pour faire une demande d’APA à domicile
  • ou à votre caisse de retraite pour faire une demande d’Accompagnement à domicile des personnes âgées.

Comment compléter le formulaire ?

Selon votre département de résidence, le formulaire Demande d’aides à l’autonomie à domicile (qui vous permet de faire votre demande d’APA) peut être transmis au conseil départemental :

À savoir : déposez votre demande auprès du département de votre ancien lieu de résidence :

  • si vous résidez actuellement en résidence autonomie ou chez un accueillant familial
  • ou si vous avez déménagé dans un nouveau département depuis moins de 3 mois.

Pour connaître la démarche à réaliser, renseignez ci-dessous votre numéro de département de résidence actuelle.

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Les pièces suivantes sont à joindre à votre demande d’APA à domicile :

  • la photocopie d’un justificatif d’identité : carte d’identité (recto/verso), passeport, livret de famille. Si le demandeur est ressortissant d’un État hors Union européenne, de l’Espace économique européen et de la confédération suisse : carte de résidence ou titre de séjour en cours de validité,
  • un relevé d’identité bancaire (RIB) au nom du demandeur,
  • la photocopie du dernier avis d’imposition ou de non-imposition sur le revenu (toutes les pages) du demandeur et celui de son conjoint (marié, pacsé, concubin).

Le certificat médical pour demander l’APA, avec ou sans demande de CMI est facultatif. Si vous souhaitez envoyer ce certificat médical, cela vous permet d’apporter des informations médicales à l’équipe médico-sociale de l’APA. Cela doit se faire sous pli cacheté ou par l’espace dédié du service en ligne.

Si vous êtes concerné, vous devez également joindre à votre demande :

  • la photocopie de la décision de justice relative à la mise sous protection,
  • la photocopie du(des) dernier(s) avis de taxe foncière pour chaque bien du demandeur et de son conjoint qui n’est pas mis en location.

Pour toute question concernant la demande d’APA à domicile et les démarches à réaliser, contactez votre point d'information local dédié aux personnes âgées proche de chez vous. Vous trouverez leurs coordonnées dans l'annuaire des points d'informations locaux.

Une fois la demande d’APA envoyée, que se passe-t-il ?

Votre demande est reçue par le conseil départemental. Il vous informe par courrier si votre dossier est complet. Il vous demande les pièces manquantes si votre dossier est incomplet.

Lorsque votre dossier est complet, une visite est organisée à votre domicile. Un professionnel de l'équipe médico-sociale APA du département :

  • fait le bilan et échange avec vous sur votre situation, vos besoins d’aide et d’accompagnement et vos attentes,
  • évalue votre niveau de perte d’autonomie (il doit être évalué en GIR 1, 2, 3 ou 4 pour être éligible à l’APA).

Si un proche aidant vous aide au quotidien, le professionnel échange avec lui pour faire le point sur sa situation et ses besoins s’il le souhaite.

Si vous êtes éligible à l’APA, vous recevrez une proposition de plan d’aide dans les 30 jours suivant la date de dépôt de votre dossier complet. Cette proposition de plan d’aide indique :

  • le niveau de perte d’autonomie (GIR),
  • les aides proposées : par exemple le nombre d’heures d’aide à domicile accordées, le nombre de repas portés à domicile...
  • le montant total de ces aides,
  • votre taux de participation financière calculé selon vos ressources.

Dans les 10 jours, vous pouvez donner votre avis sur cette proposition de plan d’aide en l’acceptant, la refusant ou en demandant de la modifier. Si vous demandez une modification du plan d’aide, l’équipe médico-sociale vous envoie une nouvelle et dernière proposition sous 8 jours.

Vous recevez par courrier la décision concernant votre demande d’APA, au plus tard 2 mois après votre dépôt de dossier complet. En cas d’accord, cette notification de décision est le point de départ d’ouverture de vos droits.

Pour en savoir plus :

Si vous n’êtes pas d’accord avec la suite donnée à votre demande d’APA, les recours possibles sont détaillés dans l’article L’APA.

Quelle démarche si vous avez besoin de l’APA en urgence ?

APA en urgence : si vous avez besoin d’une aide immédiate (en cas d’urgence médicale ou sociale), les services du département peuvent décider de vous attribuer l’APA à titre provisoire, pour une avance d'un montant de 1 040,17 € (en 2026). Cette décision prend effet à la date d’enregistrement de votre dossier complet de demande pour une durée maximale de 2 mois dans l’attente de l’élaboration de votre plan d’aide.

Attention, cette avance est récupérable sur les montants versés ultérieurement si vous êtes éligible à l’APA. Il peut vous être demandé de rembourser tout ou partie de cette aide si votre demande d'APA est rejetée car votre degré de perte d'autonomie est insuffisant.

Pour en savoir plus sur cette aide, renseignez-vous auprès du service autonomie de votre département.

Comment demander une carte mobilité inclusion (CMI) en même temps que l’APA ?

Lors d'une demande d'APA, il est possible de demander une CMI par le biais du formulaire Demande d'aides à l'autonomie à domicile. Les personnes bénéficiaires de l’APA dont le niveau de perte d’autonomie est évalué en GIR 1 ou en GIR 2 bénéficient automatiquement et de façon définitive de la CMI stationnement et de la CMI invalidité.

Pour en savoir plus, consultez l'article "Comment demander une CMI ?"

À retrouver sur https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/comment-faire-la-demande-d-apa-a-domicile

La CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) contribue au financement et à l’accompagnement de l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. Elle anime le portail national www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr et informe les personnes âgées en perte d’autonomie et leurs proches sur les aides, les démarches et les interlocuteurs à contacter. 

CNSA - pour-les-personnes-agees.gouv.fr
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