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Publié le 07/11/2023
Information proposée par Institut national du cancer
La stomie digestive est une ouverture créée dans le côlon ou l’intestin grêle à travers l’abdomen pour évacuer les selles lorsqu’elles ne peuvent plus l’être par les voies naturelles. Elle peut être réalisée lors d’une intervention chirurgicale visant à enlever une tumeur qui a envahi l’intestin grêle, le côlon ou le rectum.
La stomie digestive est une ouverture faite lors d’une intervention chirurgicale sur l’intestin grêle, le côlon ou le rectum, pour évacuer les selles à travers la paroi abdominale. Concrètement, une partie du côlon ou de l’intestin grêle est raccordée directement à la peau de l’abdomen au niveau de laquelle une ouverture est réalisée pour créer la stomie. Les selles s’évacuent ainsi du côlon ou de l’intestin grêle par la stomie et sont recueillies dans une poche spéciale, collée sur le ventre, autour de la stomie. Le terme d’« anus artificiel » est parfois utilisé.
Lorsque le chirurgien effectue cette ouverture dans le côlon, il s’agit d’une colostomie. C’est souvent le cas, dans le cadre d’un cancer du côlon ou du rectum. Lorsqu’elle est faite dans l’iléon (le dernier segment de l’intestin grêle), il s’agit d’une iléostomie.
Réalisation d'une stomie digestive © Pierre Bourcier
La digestion des aliments commence dans la bouche grâce à la mastication et à la salive. Les aliments passent ensuite dans l’estomac, via l’œsophage, où ils vont être broyés et transformés en liquide. Le contenu de l’estomac est ensuite dirigé progressivement dans l’intestin grêle où s’achève la digestion avec l’absorption des nutriments (protéines, lipides, glucides, vitamines, sels minéraux, etc.) nécessaires au fonctionnement de l’organisme.
Les résidus alimentaires se dirigent ensuite vers le côlon toujours sous forme liquide. Le côlon absorbe l’eau de ces résidus qui deviennent des selles. Au fur et à mesure que les selles progressent dans le côlon, elles deviennent de plus en plus solides.
Les selles sont ensuite stockées dans la partie finale du côlon, le sigmoïde, puis poussées dans le rectum qui sert de réservoir pour les selles.
Lorsque le rectum est plein, le besoin d’aller à la selle est ressenti et le sphincter anal interne (muscle de l’anus) se relâche. C’est un phénomène dit réflexe. Ensuite, sous le contrôle de la volonté, le sphincter anal externe se relâche permettant l’ouverture de l’anus et l’évacuation des selles.
Une stomie peut être nécessaire dans certains cas de cancers de l’intestin grêle, du côlon ou du rectum, ou dans d’autres cas de cancers lorsqu’ils ont envahi le côlon ou le rectum (cela peut, par exemple, être le cas lors d’un cancer de l’ovaire).
Le chirurgien retire habituellement la partie où est située la tumeur ainsi qu’une portion saine autour de la partie affectée.
Une fois la portion de l’intestin grêle, du côlon ou du rectum atteinte enlevée, le chirurgien raccorde les deux portions restantes à l’aide de fils ou de pinces mécaniques. Cette suture s’appelle une anastomose. Elle permet de reformer le conduit intestinal et de rétablir la continuité digestive.
S’il est nécessaire de mettre la zone opérée au repos pour favoriser sa cicatrisation, une stomie temporaire est alors pratiquée. On parle aussi de stomie de protection.
Une fois la zone opérée cicatrisée, une nouvelle intervention est programmée pour refermer la stomie et rétablir la continuité intestinale. Cette opération intervient en général 3 à 6 mois après la première intervention. Elle peut avoir lieu plus tôt (7 jours), notamment si la radiographie contrôlant l’anastomose est normale, ou plus tard si, par exemple, un traitement par chimiothérapie est envisagé.
Dans certains cas, une stomie définitive peut être nécessaire, notamment après une chirurgie d’un cancer du bas rectum qui peut nécessiter le retrait du sphincter anal. Dans ce cas, il n’est plus possible d’expulser les selles par l’anus. Les selles et les gaz sont donc définitivement recueillis au niveau de l’abdomen, à travers la stomie.
L’emplacement de la stomie dépend de la partie de l’intestin grêle, du côlon ou du rectum retirée par le chirurgien et de l’intervention chirurgicale réalisée.
Elle peut être située sur :
Suivant la partie de l’intestin abouchée à la stomie, celle-ci apparaît à droite ou à gauche, dans la partie haute ou basse de l’abdomen.
Le côlon a notamment pour fonction d’absorber l’eau des résidus alimentaires. Or, l’absorption de l’eau engendre la formation de selles qui deviennent de plus en plus solides au fur et à mesure de leur progression dans le côlon. L’emplacement de la stomie a donc une conséquence directe sur le nombre et l’aspect des selles. Si la stomie est faite avant le côlon, les selles restent liquides.
Si la stomie est faite dans la dernière portion du côlon, les selles ont leur consistance solide habituelle.
Ainsi, si la stomie est réalisée sur la partie gauche du côlon (colostomie gauche), les selles recueillies sont généralement moulées et solides. Si elle est réalisée sur la partie droite du côlon (colostomie droite), les selles sont semi-liquides ou pâteuses. Enfin, dans le cas d'une iléostomie, les selles sont généralement liquides et corrosives.
Le choix de l’appareillage sera adapté en conséquence.
| Bon à savoir : des traitements médicamenteux permettent de ralentir le transit intestinal. Discutez-en avec votre équipe médicale pour savoir quels sont ceux qui sont adaptés à votre situation. |
Des complications, dites précoces, peuvent apparaître peu de temps après la réalisation d’une stomie, comme des saignements, des troubles du transit, des irritations ou des infections.
D’autres complications, dites tardives, peuvent apparaître plus longtemps après l’intervention. L’orifice de stomie peut se rétrécir (sténose). Une partie de l’intestin peut sortir de son emplacement normal en passant par la stomie (prolapsus).
Autre complication, l’éventration de la stomie est assez fréquente et se manifeste par l’apparition d’une grosseur autour de la poche, sous la peau. Elle n’est généralement pas douloureuse mais cela crée un risque d’étranglement de l’intestin dans l’orifice qui peut conduire à une occlusion intestinale. Cette hernie peut, en outre, gêner l’appareillage de la stomie et favoriser les fuites entre le support et la peau.
Selon les cas, une intervention chirurgicale de correction peut être pratiquée, notamment lorsque l’appareillage de la stomie ne peut plus se faire correctement ou lorsque la fonction d’évacuation de la stomie n’est plus satisfaisante.
La stomie est petite ouverture de couleur rouge vif et de forme ronde ou ovale. Légèrement enflée juste après la chirurgie, elle finit par rétrécir, 6 à 8 semaines plus tard, parfois plus. Sa taille moyenne se situe entre 2 et 4 cm de diamètre selon son emplacement.
La stomie n’est pas une plaie. Sa muqueuse est insensible mais peut parfois saigner, notamment en cas de frottement ou d’irritation. En revanche, la peau qui entoure la stomie (appelée peau péristomiale), peut, elle, être sensible, particulièrement en cas de contact prolongé avec le contenu de la poche ou avec l’adhésif de la poche. Il est donc important qu’elle reste saine.
Pour en savoir plus, consultez le paragraphe Comment prendre soin de sa stomie dans cette page.
La stomie s’étire légèrement pour évacuer les selles mais, contrairement à l’anus, elle ne possède pas de muscle pour contrôler l’émission des selles.
Lorsque la réalisation d’une stomie digestive est envisagée, vous pouvez être accompagné avant et après l’opération par un stomathérapeute. Ce professionnel est un infirmier spécialisé dans l’accompagnement des personnes stomisées pour leur permettre de conserver une vie personnelle, familiale, professionnelle et sociale aussi normale que possible.
Avant l’opération, le stomathérapeute vous rencontre avec votre famille si vous le souhaitez afin de vous expliquer ce qu’est une stomie. L’emplacement de la future stomie est repéré en fonction de l’intervention réalisée et en concertation avec vous, en tenant compte de votre morphologie et de vos habitudes de vie.
Après l’opération, il vous apprend comment faire votre toilette et changer la poche afin que vous soyez indépendant le plus tôt possible. Il vous aide aussi à choisir l’appareillage le mieux adapté à votre situation, en termes d’étanchéité, de confort, de discrétion, de facilité d’utilisation, etc.
Après la sortie de l’hôpital, vous pouvez consulter le stomathérapeute en cas de problème (complications de stomie, réajustement ou modification de l’appareillage, etc.) ou pour faire le point sur votre vie sociale, familiale, sexuelle, etc.
L’appareillage se compose d’une poche de recueil des selles et d’un système qui permet de fixer la poche sur l’abdomen. Le choix de l'appareillage doit tenir compte du type de stomie et doit être parfaitement adaptés à sa taille et à sa forme pour éviter les fuites qui sont non seulement désagréables mais peuvent aussi irriter la peau. Il existe deux types d’appareillage : en 1 ou 2 pièces.
Dans le cas des appareillages en 1 seule pièce, la poche de recueil et le système de protection ne font qu’un. L’ensemble est décollé à chaque changement de poche (1 à 2 fois par jour en fonction du type de stomie et de la nature des selles) et jeté après une utilisation. Il existe également des systèmes en 1 pièce que vous pouvez vider et réutiliser.
Les appareillages en 2 pièces sont constitués d’une poche d’une part, et d’un support protecteur d’autre part sur lequel la poche se colle ou s’emboîte. La poche se vide ou se change 1 à 2 fois par jour. Le support peut rester en place 2 à 4 jours en fonction du type de stomie, de la nature des selles et du niveau de fragilité de la peau.
Les différents types d'appareillage ©Pierre Bourcier
Quel que soit le type d’appareillage choisi (en 1 ou 2 pièces), plusieurs diamètres prédécoupés prêts à l’emploi existent pour s’adapter à la taille de la stomie. Après l’intervention, le temps que la stomie atteigne sa taille définitive, il peut être nécessaire d’utiliser des systèmes à découper soi-même, pour ajuster au mieux le support protecteur à la forme de la stomie.
Les appareillages de stomie sont disponibles dans les pharmacies et pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie dans le cadre d’une affection de longue durée (ALD), à condition qu’ils fassent partie de la liste des produits et prestations remboursables (LPPR).
Hors ALD, le taux de prise en charge passe à 60 %. Le reste peut être pris en charge totalement ou en partie par votre assurance complémentaire.
N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre pharmacien ou du fabricant pour savoir si votre appareillage est remboursable.
Il existe des poches transparentes ou opaques. Certaines sont fermées et d’autres sont vidables. Ces dernières sont munies d’une fermeture par bande auto-agrippante (velcro) située dans le bas de la poche et peuvent être vidées et nettoyées au lieu d’être changées à chaque fois.
Tous les types de poches sont recouverts d’un voile qui absorbe la transpiration, prévenant ainsi tout risque de macération et d’irritation cutanée, et atténuant les bruits.
Le choix du type de poche dépend de la localisation de la stomie et de la consistance des selles :
Une fois la poche enlevée, le tampon obturateur est un dispositif qui s’insère dans la stomie et qui permet de bloquer les selles, tout en évacuant les gaz sans bruit et sans odeur grâce à son filtre.
Ce type de tampon peut être utilisé après une irrigation colique ou pour pratiquer certaines activités (se baigner, faire du sport ou avant une relation sexuelle par exemple).
Dans ce cas, il faut bien se connaître, avoir un transit régulier et choisir des moments où le transit intestinal est faible, sinon le tampon pourrait se décoller sous la pression des selles.
Les tampons obturateurs ne peuvent pas être utilisés en cas de colostomie droite ou d’iléostomie car la production des selles est continue et elles sont plutôt liquides.
Lors d’une colostomie gauche définitive, il est possible de réaliser une irrigation colique, en accord avec le chirurgien. Cela consiste à vider entièrement le côlon toutes les 48 heures. Cela permet d’éviter le port d’une poche de recueil en portant à la place une mini-poche, un tampon obturateur ou un simple pansement.
La technique de l’irrigation colique vous est enseignée par le stomathérapeute. Il s’agit de pratiquer un lavement en injectant dans les intestins, via la stomie, 100 millilitres d’eau tiède (à 37°C) par 10 kilos de poids, sans excéder 1 litre.
Une fois l’eau injectée, le côlon se vide en une demi-heure environ. La durée totale de l’irrigation est d’à peu près 45 minutes.
Lorsque l’irrigation colique est terminée, il est conseillé de garder une grande poche pendant une demi-heure au cas où des écoulements persisteraient.
Cette technique nécessite un matériel spécifique pour introduire l’eau et recueillir les selles. Ce matériel est vendu sous forme de « trousse de lavement » dans les pharmacies ou par un fabricant. Il est remboursé à 100 % par l’Assurance maladie dans le cadre d’une ALD et à 60 % hors ALD. Dans tous les cas, seuls les produits inscrits à la liste des produits et prestations remboursables (LPPR) sont remboursables.
En cas de diarrhée, cette technique ne doit pas être utilisée jusqu’à ce que le transit intestinal redevienne normal. Il est déconseillé de procéder à des irrigations coliques en même temps que des cures de chimiothérapie, qui entraînent parfois des diarrhées.
La toilette de la stomie est un soin d’hygiène simple mais elle est importante parce que la peau qui l’entoure peut s’irriter.
La stomie se nettoie à l’eau du robinet, uniquement et ponctuellement à l’aide de savon neutre, avec des mouvements doux et circulaires, en rinçant abondamment.
En cas d’irritation, le nettoyage doit se faire exclusivement à l’eau, sans savon. Il est proscrit d’utiliser tout autre produit (antiseptique, crème, lingette, etc.) au risque d’empêcher l’adhérence de l’appareillage.
Il peut arriver que la stomie saigne un peu, notamment lorsque les mouvements de la toilette sont un peu trop vifs. Dans ce cas, il est recommandé de poser sur la stomie une compresse imprégnée d’eau froide jusqu’à ce que cela cesse. Ce saignement est le plus souvent bénin. Toutefois, s’il persiste, il faut en avertir le médecin.
Avant de remettre la poche, la peau doit être bien sèche pour permettre une parfaite adhérence. Si la stomie reste un peu humide, on peut la tamponner avec un mouchoir en papier doux.
Il existe différents accessoires pour protéger la peau, tels que des pâtes avec alcool ou sans alcool, ou des anneaux de différentes tailles et épaisseurs. Ils permettent notamment d’éviter que votre appareillage soit en contact direct avec la peau. La plupart de ces accessoires sont remboursés par l’Assurance maladie. Demandez conseil à votre stomathérapeute.
Se placer devant une glace pour changer de poche est plus facile. Si vous ne pouvez pas la changer vous-même, un infirmier libéral peut vous accompagner ou un proche peut être formé pour le faire.
Conseils pour le soin de votre stomie
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Dans les premiers jours qui suivent la stomie, une phase d’apprentissage commence avec l’aide et le soutien de l’équipe médicale et paramédicale. Il faut apprendre à vivre avec une stomie, prendre des repères, gagner en assurance et en autonomie afin de reprendre le cours normal de sa vie.
Après la phase d’apprentissage et avec l’habitude, la plupart des personnes qui vivent avec une stomie ont une vie normale, reprennent leur métier ou leurs activités, pratiquent un sport, etc.
Les mouvements quotidiens comme se baisser pour lacer ses chaussures ou ramasser un objet nécessitent une bonne tenue et une souplesse de la poche. Les vêtements ne doivent pas trop serrer la taille pour que la stomie ne soit pas comprimée
La question des gaz est une préoccupation constante des patients. Actuellement, toutes les poches sont équipées d’un filtre composé de charbons qui résout le problème d’odeurs. Des déo-lubrifiants ou des poudres absorbant les odeurs placées dans la poche peuvent optimiser l’efficacité du filtre. Parlez-en à votre stomathérapeute qui saura vous conseiller.
Le médecin du travail décide de l’opportunité de reprendre ou non une activité professionnelle. Le poste peut parfois être adapté à votre situation si le médecin le juge nécessaire. Par exemple, le port de charges lourdes est déconseillé car la stomie fragilise la paroi abdominale.
Il est conseillé d’avoir des toilettes à disposition pour pouvoir changer ou vider aisément la poche dès que cela est nécessaire. Prévoyez d’apporter sur votre lieu de travail une trousse avec le matériel nécessaire.
Il n’y a pas de régime alimentaire particulier. Certains aliments produisent toutefois davantage de gaz que d’autres : choux, champignons, oignons, œufs, artichauts et haricots secs. Il est donc recommandé de respecter des quantités raisonnables et de penser à changer la poche dès qu’elle gonfle, signe que le filtre est saturé.
A la sortie de l’hôpital ou de la clinique, une consultation avec un diététicien peut vous être proposée.
En cas de constipation, il est recommandé de boire davantage, de manger des légumes verts, des fruits frais et des yaourts.
En cas de diarrhée, il est conseillé de boire beaucoup pour éviter la déshydratation, de manger riz, pâtes, semoule et de cesser les légumes verts, fruits frais ou cuits et les laitages. En attendant que la diarrhée cesse, l’utilisation d’une poche vidable est conseillée pour plus de confort.
On trouve en pharmacie des sachets de poudre qui gélifient les selles. Ils se placent dans la poche vide et permettent d’épaissir les selles lorsqu’elles sont très liquides.
L’hydratation est fondamentale, en particulier chez les patients ayant une iléostomie. Pour éviter la déshydratation, il est conseillé de compenser les pertes d’eau et de sels minéraux en ayant un apport hydrique de 1,5 l par 24 heures (moitié eau plate, moitié eau riche en bicarbonate).
Selon le type de votre stomie, la pratique d’un sport reste possible, à condition de respecter certaines précautions. Seuls les sports violents ou de contact qui risquent de traumatiser la stomie sont vraiment déconseillés (judo, karaté, boxe, etc.). Il est également recommandé d’éviter de porter des charges trop lourdes.
Demandez à votre chirurgien à partir de quel moment vous pouvez reprendre une activité physique et quels sont les sports que vous pouvez pratiquer sans risque pour votre stomie.
Et la piscine ? Les bains en piscine ou de mer sont possibles. On peut utiliser une poche plus petite, un tampon obturateur ou un pansement spécifiquement prévu à cet effet qui permet de se baigner en toute sécurité. Il est conseillé de placer le tampon 10 minutes avant la baignade afin de s’assurer de sa bonne tenue.
Il est également possible de garder la poche pour se baigner. Dans ce cas, il est conseillé de la changer juste avant la baignade et de la sécher correctement après.
Les maillots de bain 1 pièce pour les femmes ou les bermudas pour les hommes permettent plus de discrétion. Il existe également des maillots de bain dédiés aux hommes (slip ou short de bain) et aux femmes (1 ou 2 pièces) stomisés. Ils sont conçus de façon à cacher l’appareillage, quel que soit l’emplacement de votre stomie, et disposent généralement d’une poche interne pour soutenir votre appareillage ;
Vivre avec une stomie peut affecter la façon dont la personne perçoit son corps et sa relation de couple avec le risque qu’elle redoute la reprise d’une activité sexuelle. Ces réactions sont normales et doivent être anticipées. La confiance que se témoignent les conjoints peut aider à faire face.
Le désir sexuel revient habituellement lorsque la personne commence à se sentir mieux et à se remettre de son expérience du cancer. Il est possible qu’un peu plus de planification et qu’un peu moins de spontanéité soient nécessaires. Cependant, dans la plupart des cas, une vie sexuelle active peut être reprise. Sachez que pour réduire le risque de gêne, il existe des astuces : mini-poche, poche vidée, poche masquée par le port d’un vêtement, position lors des rapports sexuels évitant la vue de la stomie, etc. N’hésitez pas à en parler avec votre stomathérapeute ou votre médecin.
Il n’y a aucune contre-indication aux voyages en voiture, en train ou en avion. Pour qu’ils se passent au mieux, il est conseillé de :
À retrouver sur https://www.cancer.fr/personnes-malades/parcours-de-soins/principaux-traitements/chirurgie/la-stomie-digestive
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerActualité
Publié le 02/04/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Pays de la Loire - (ARS)
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, l’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire met en lumière l’approche « One Health » – « Une seule santé » – et son déploiement concret à l’échelle régionale.
Portée au niveau national, l’approche « Une seule santé » repose sur une conviction forte : la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont étroitement liées. Elle vise à mieux prévenir les risques sanitaires en favorisant la coopération entre les secteurs de la santé, de l’environnement et du monde animal.
Face à des enjeux tels que les maladies émergentes, le changement climatique, la qualité de l’air ou de l’eau, cette approche globale constitue aujourd’hui un levier essentiel pour une action publique plus efficace et coordonnée.
En Pays de la Loire, cette vision est pleinement intégrée au Plan régional santé environnement 4 (PRSE 4), dont l’approche « Une seule santé » constitue un axe structurant.
Lancé le 12 avril 2024, le PRSE4 2024–2028 constitue la feuille de route régionale pour mieux prévenir les risques liés à l’environnement et promouvoir un cadre de vie favorable à la santé de tous.
Elle se traduit par le développement d’actions transversales réunissant acteurs de la santé, de la biodiversité, de l’aménagement et de l’éducation, afin de mieux anticiper les risques et promouvoir des environnements favorables à la santé.
À retrouver sur https://www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr/journee-mondiale-de-la-sante-2026-approche-une-seule-sante-au-coeur-action-en-pays-de-la-loire
L’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire pilote et met en œuvre la politique de santé dans la région. Ses actions visent à améliorer la santé de la population et à rendre le système de santé plus efficace.
www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr