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Publié le 13/08/2026
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
L'épidémie de COVID-19 a débuté fin 2019. C'est une maladie respiratoire due à un coronavirus. Les symptômes de cette nouvelle infection à coronavirus sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, du SRAS ou du MERS. La transmission et la durée d'incubation semblent également similaires à celles des autres coronavirus. La situation varie de jour en jour et de nombreuses incertitudes demeurent.
La COVID-19 est une infection respiratoire due à un coronavirus appelé SARS-CoV-2. Cette maladie, dont les symptômes évoquent ceux de la grippe saisonnière, est plus sévère chez les personnes âgées et les personnes rendues vulnérables par certaines maladies chroniques ou des traitements. En moyenne, elle est sans symptôme chez environ 40 % des adultes infectés. Dans ce cas, les personnes infectées, ignorantes de leur état, peuvent sécréter du virus et infecter d’autres personnes pendant quelques jours. Cette particularité est responsable de la grande difficulté à contrôler la circulation du virus du COVID-19.
La période d’incubation de la COVID-19 est de 2 à 14 jours. La personne infectée commence à être contaminante 2 à 3 jours avant l’apparition des symptômes et jusqu’à 8 jours après le début des symptômes.
Les symptômes de la COVID-19 sont d’intensité variable. Les quatre principaux symptômes sont la fatigue, la fièvre, la toux et les difficultés à respirer. D’autres symptômes sont parfois décrits :
Certains symptômes sont plus caractéristiques de la COVID-19, en particulier la perte soudaine et temporaire de l’odorat (anosmie) et du goût (agueusie).
A la suite de la phase aiguë, des symptômes peuvent persister au-delà de 4 semaines chez plus de 20 % des patients et au-delà de 3 mois chez plus de 10 % des patients. De nombreuses questions concernant ces symptômes prolongés ne sont pas résolues.
Les complications sont essentiellement respiratoires (de l’essoufflement à l'insuffisance respiratoire aiguë). Elles peuvent nécessiter une hospitalisation Des troubles liés aux défaillances d'organes (cœur, rein, poumons) ou à un évènement thromboembolique (embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral) peuvent également être observés.
Le coronavirus peut être porté sur de toutes petites particules de sécrétions respiratoires (appelées aérosols) qui contaminent les personnes qui les inhalent. Ces particules infectantes restent dans l’air d’une pièce fermée pendant plusieurs dizaines de minutes et elles peuvent se déplacer sur plusieurs mètres (elles se comportent exactement comme les particules qui composent la fumée de cigarette).
De plus, les personnes malades ou en voie de développer la maladie toussent et éternuent, ce qui répand autour d’elles des gouttelettes contenant du virus. Celles-ci ne restent pas en suspension dans l’air, elles se posent sur les objets et les surfaces à proximité de la personne malade. Les personnes peuvent se contaminer en touchant une surface souillée, puis leurs yeux, leur bouche ou l'intérieur de leur nez.
Le port du masque réduit le risque de contamination. Il ne l’empêche pas totalement, mais il le réduit (plus fortement dans le cas du masque FFP2).
De plus, certains gestes permettent de prévenir la contamination par contact :
En période de circulation du virus, il est recommandé d’éviter les lieux fermés ou peu ventilés où se trouvent de nombreuses personnes, en particulier si elles crient ou chantent (ce qui favorise la dissémination du virus dans l’air expiré).
Les personnes qui ont eu la COVID-19, en particulier celles qui ont eu des symptômes, développent une immunité qui les protège pendant au moins 6 mois.
En cas d’affaiblissement important ou de difficultés à respirer (essoufflement sans effort particulier), il faut contacter le 15.
Si votre test de dépistage du coronavirus est positif, il est conseillé de s'isoler, de porter un masque médical, d'observer les gestes barrières, de réaliser régulièrement un lavage ou une friction hydro-alcoolique des mains, de contrôler la saturation en oxygène à l'aide d'un oxymètre de pouls en cas de d'essoufflement.
Le traitement des symptômes du syndrome grippal (fièvre, douleurs) dans le cadre de la COVID-19 ou d’une autre infection respiratoire d’origine virale repose sur la prise de paracétamol. En revanche, les AINS ne doivent pas être utilisés, en raison de formes graves de COVID-19 rapportées chez des malades jeunes ayant pris des AINS.
Des antiviraux, l’association fixe nirmatrelvir/ritonavir ‘(PAXLOVID) et le remdésivir, peuvent être utilisés dans le traitement curatif chez les personnes n’ayant pas besoin d’oxygénothérapie, mais à risque élevé d'évolution vers une forme grave de COVID-19. Ils restent actifs contre les différents variants.
Les médicaments suivants ne doivent pas être utilisés dans la traitement de la COVID-19, en raison d’une absence de preuve d'efficacité et/ou d'effet néfaste : hydroxychloroquine avec ou sans azithromycine, ivermectine, vitamine D, fluvoxamine, colchicine, association fixe lopinavir/ritonavir, plasma de convalescent.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.