Actualité
Publié le 09/01/2023
Information proposée par Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur - (ARS)
L'ARS PACA a mandaté le CRES en juin 2022 pour l'élaboration en région du plan triennal antichute des personnes âgées, lancé quelques mois plus tôt par la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon. Ce plan national vise, par la prévention, une réduction en trois ans de 20% des chutes mortelles ou invalidantes des 65 ans et plus.
« La chute peut être le premier pas vers la perte d’autonomie avec des conséquences sur la santé physique, la santé mentale et la vie sociale. Par ailleurs, au vu des évolutions démographiques dans notre région, son coût sociétal finirait par ne plus être soutenable », prévient Christine Cassan, référente pour l’ARS dans le projet d’élaboration de ce plan - et qui fait le lien avec l’ équipe en charge de la coordination nationale.. « Les principaux leviers ont été recensés, et maintenant, il s’agit de mettre cela en musique : parmi les propositions d’actions identifiées dans le plan régional, quelles sont les actions à retenir sur chaque territoire, prioriser ces actions en fonction des enjeux et définir les modalités de financement, notamment via la conférence des financeurs », précise-t-elle.
Pour que la partition puisse être jouée, l’ARS et le CRES, aux côtés des institutions, des acteurs de terrain et du Gérontopôle Sud, en qualité d’expert, se sont mobilisés. Ils ont examiné les spécificités locales, sur la base d’une enquête à laquelle ont répondu 150 acteurs majeurs qui interviennent auprès des personnes âgées.
La réflexion s’est organisée autour des cinq principaux axes définis dans le plan gouvernemental : savoir repérer les risques et alerter, aménager son logement et sortir en toute sécurité, populariser les aides techniques à la mobilité, encourager l’activité physique et développer la téléassistance.
« Nous avons commencé par faire un état des lieux puis nous avons mis en place un comité de pilotage et plusieurs groupes de réflexions », expliquent Audrey Priem et Aurélie Bui, chargées de projets au CRES. « C’est très participatif avec l’idée de travailler en réseau. Initialement, beaucoup de personnes interviennent auprès des personnes âgées, mais les professionnels ne se connaissent pas forcément entre eux », constatent-elles. « Nous sommes à présent dans la dernière ligne droite. Et nous allons donner de la visibilité à ce sujet auprès des acteurs de la prise en charge, auprès des personnes elles-mêmes mais aussi des proches aidants », précise Christine Cassan.
Le plan régional anti chutes des personnes âgées a été remis par le CRES en décembre dernier à l’ARS PACA. Un grand nombre de propositions régionales, départementales ou inter-départementales ont d’ores et déjà été faites par les différents acteurs et parties prenantes.
Un des leviers importants est la formation des acteurs de terrain au repérage, notamment les professionnels de l’aide à domicile qui devront être vigilants sur les signes avant-chuteurs : sédentarité, dénutrition, altération de la vision et de l’audition, cognition. Les aidants pourront eux aussi être informés et sensibilisés sur tout ce qui peut être mis en place pour éviter l’accident. Ils seront invités à participer à des ateliers équilibre et nutrition. Et concernant l’information diffusée aux principaux intéressés, il faudra passer par l’utilisation d’un champ lexical qu’ils s’approprieront, le mot « senior » n’étant pas reconnu par exemple.
Le réseau des équipes mobiles de gériatrie intégrant des compétences d’ergothérapie devra être renforcé. L’intervention d’ergothérapeutes permettra d’évaluer les aménagements ou les travaux à faire pour limiter les risques dans la maison. Avec les psychomotriciens et les nutritionnistes, ils pourront en cas de chute accompagner efficacement la personne à sa sortie d’hôpital.
Autre point essentiel : généraliser le déploiement des infirmières de gériatrie dans les services d’urgences. Actuellement, sur 45 services en région, 30 bénéficient de ce dispositif.
Il faudra rendre plus lisibles les aides financières existantes, aider au montage de dossiers et réduire les délais d’obtention.
La Carsat Sud-Est s’inscrit dans le déploiement du dispositif gouvernemental « Ma prime adapt’ », une aide pour aménager le logement aux besoins causés par le vieillissement.
La prévention des chutes passe également par un renforcement de l’offre d’activité physique adaptée dans les EHPAD et les résidences autonomie.
Enfin, le programme ICOPE, conçu par l’OMS, qui consiste à dépister à partir de 60 ans les fragilités liées à l’âge, actuellement expérimenté à la Maison de santé de Digne-les-Bains et à la Communauté professionnelle territoriale de santé de l’Isle-sur-la-Sorgue, pourrait s’étendre à toute la région.
Contacts : audrey.priem@cres-paca.org, aurelie.bui@cres-paca.org
En France, chaque année, 2 millions de personnes âgées de plus de 65 ans chutent. Ces chutes sont responsables de 10000 décès et 130000 hospitalisations.
Dans notre région, 9473 séjours hospitaliers pour chutes et 837 décès dus à des chutes sont enregistrés. L’objectif du Plan anti chutes est de réduire ces chiffres de 20% d’ici fin 2024.
À retrouver sur https://www.paca.ars.sante.fr/personnes-agees-eviter-les-chutes
Nous sommes médecins, ingénieurs, juristes ou cartographes, et bien d’autres spécialistes, pour piloter en région les politiques de santé. Nous agissons en partenariat avec les acteurs de la santé de notre région pour que chacun ait accès à des soins de qualité. Nos missions ? Financer des actions de prévention, gérer au quotidien les risques sanitaires liés à l’environnement, prévenir et répondre aux crises sanitaires ou encore, accompagner les citoyens dans leur parcours de vie, de soins, de santé.
Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur - (ARS)Article
Publié le 17/04/2023
Information proposée par Haute Autorité de Santé - HAS
Ce guide décrit les soins, l’accompagnement et le suivi médical de l’enfant/l’adolescent(e) en situation de surpoids ou d’obésité. Il réaffirme l’importance d’un dépistage précoce couplé à une évaluation des habitudes de vie. Il détaille le rôle de chacun des professionnels impliqués dans le parcours, et revient sur les situations dans lesquelles ils peuvent être sollicités.
Dès le diagnostic et l'annonce du surpoids ou d’une obésité, la coordination entre les professionnels impliqués dans le parcours, la prévention de la stigmatisation, la communication avec les familles, la co-construction d’un projet de soins personnalisé sont autant d’enjeux au cœur de ce parcours.
Ce guide actualise la recommandation de bonne pratique « Surpoids et obésité de l’enfant et de l’adolescent » publiée en 2011. Cette recommandation est retirée du site de la Haute Autorité de santé.
Le guide propose :
Absolument nécessaires, la mesure de l’indice de masse corporelle (IMC) et l’analyse de sa dynamique au cours du temps ne suffisent pas à elles seules à caractériser la situation de surpoids ou d’obésité.
Dès le diagnostic d’un surpoids ou d’une obésité, une évaluation multidimensionnelle est essentielle pour accompagner les changements des habitudes de vie et agir précocement en cas de difficultés psychologiques, de perturbations de l’alimentation et de troubles des conduites alimentaires, et de toute forme de vulnérabilité sociale. Cette évaluation permet de graduer les soins et l’accompagnement et de les moduler dans le temps, en mobilisant les différentes compétences professionnelles et les moyens nécessaires pour répondre aux besoins individuels et familiaux.
Ces soins doivent être personnalisés et gradués selon la complexité de la situation et son évolution. Les points communs et les spécificités de deux situations sont décrits : le surpoids ou l’obésité sans complications et l’obésité sévère avec un cumul de facteurs associés.
Quelle que soit la situation, il s’agit de proposer et poursuivre une éducation thérapeutique permettant les changements des habitudes de vie, d’accompagner le rapport au corps et si besoin le retentissement fonctionnel et esthétique tant chez les filles que chez les garçons ainsi que les difficultés psychologiques, sociales, scolaires. Un suivi pluriprofessionnel régulier sur plusieurs années permet d’adapter les soins et leur intensité en fonction des besoins.
Dans une situation d’obésité complexe, il s’agit en complément, de soulager les symptômes, de traiter les complications, de proposer des adaptations de la vie quotidienne et de la scolarité, d’évaluer le besoin d’un séjour en soins de suite et de réadaptation, tout en renforçant la coordination avec l’appui d’un référent de proximité.
Ces travaux ont été menés en copilotage avec la Caisse nationale d’assurance maladie, dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé, pour répondre aux objectifs de « ma santé 2022 ». Ils ont été construits avec un groupe de travail pluriprofessionnel et des représentants des associations de patients, à partir d’une analyse de la littérature internationale.
À retrouver sur https://www.has-sante.fr/jcms/p_3321295/fr/guide-du-parcours-de-soins-surpoids-et-obesite-chez-l-enfant-et-l-adolescent-e
La Haute Autorité de Santé, est une autorité publique, indépendante, à caractère scientifique, qui vise à assurer à tous les meilleurs soins. Elle trois missions principales : évaluer l’intérêt des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes en vue de leur remboursement par l’Assurance maladie, élaborer des recommandations de bonnes pratiques pour les médecins, définir des parcours de soins, faciliter le bon soin, au bon moment pour le bon patient et certifier les hôpitaux et les cliniques, mesurer leur qualité. Par ses travaux, la HAS éclaire la décision des pouvoirs publics, accompagne les professionnels de santé, informe les personnes malades et les usagers du système de santé.
Haute Autorité de Santé - HAS