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Lymphome non hodgkinien : quel suivi après les traitements ?

Article

Publié le 26/11/2019

Information proposée par Institut national du cancer

Après les traitements, vous entrez dans la phase de l’après-cancer. La rémission est souvent vécue comme un mélange de soulagement et d’anxiété. Les premiers temps, vous pouvez vous sentir seul et désorienté. La joie de retrouver votre rythme de vie et le soulagement d’en avoir terminé avec les traitements se mêle parfois à des interrogations et des difficultés à reprendre "une vie normale" après la maladie. Ce sentiment est normal et tourner la page du jour au lendemain est difficile, même si l’entourage vous y incite vivement.

Certaines personnes considèrent que c’est le moment de penser à soi et à ce qui est réellement important dans la vie. D’autres souhaitent, par exemple, donner en retour et deviennent actives au sein d’associations ou partagent leur expérience avec d’autres personnes qui souffrent d’un lymphome. Ajuster les changements physiques et émotionnels est un processus constant.

Pourquoi un suivi médical est-il indispensable après les traitements ?

Un suivi médical est mis en place après la phase des traitements initiaux et en fonction de l’évaluation de la réponse aux traitements. Ce suivi est indispensable à court et à long terme, sur un rythme régulier et adapté à votre situation.

Le suivi se différencie de la surveillance qui, elle, concerne les lymphomes non hodgkiniens indolents ne nécessitant pas de traitement.

Après le traitement du cancer, un suivi est mis en place pour :

  • détecter une éventuelle récidive ;
  • identifier les effets indésirables et complications tardifs liés aux traitements ;
  • organiser les soins de support nécessaires et les aides à la vie quotidienne ;
  • vous aider à reprendre votre travail.

Comment se déroule votre suivi ?

Le suivi repose essentiellement sur des examens cliniques et biologiques. Dans certains cas, ils sont complétés par des examens d’imagerie.

Après une première période de suivi gérée par l’équipe spécialisée qui vous a accompagné pendant votre traitement initial, le suivi est assuré de façon coordonnée et alternée par votre médecin traitant et cette équipe. Un calendrier de suivi est défini avec vous. Il indique les dates des consultations et des examens.

Quels examens seront pratiqués pour votre suivi ?

À chaque consultation de suivi, le médecin effectue un examen clinique complet. Il vous interroge pour rechercher des symptômes qui peuvent faire suspecter une récidive ou l’apparition d’effets indésirables des traitements. Il est important que vous décriviez tout ce que vous ressentez d’anormal ou d’inhabituel, surtout si ces symptômes persistent.

Des examens sanguins sont systématiquement effectués, ainsi que certains examens d’imagerie si nécessaire (scanner, échographie ou TEP).

Quel rythme pour votre suivi ?

Le rythme de suivi dépend du type de lymphome non hodgkinien. Il est généralement organisé en plusieurs temps.

Un examen de suivi a d’abord lieu un mois après la fin des traitements pour vérifier la réponse complète aux traitements. Le suivi est ensuite rapproché pendant deux ans pour surveiller le risque de récidive. Après deux ans, l’équipe médicale peut proposer un suivi annuel ou l’arrêt du suivi, selon le type de lymphome.

Il est primordial de respecter le rythme de suivi défini par votre équipe médicale, même à long terme. La nécessité du recours à des examens d’imagerie médicale complémentaires est évaluée au cas par cas. Si des symptômes apparaissent entre deux consultations de suivi, vous devez contacter votre médecin sans attendre.

La peur de voir votre lymphome revenir peut être envahissante. Elle peut être plus forte à certains moments, en particulier à l’occasion des consultations de suivi. N’hésitez pas à faire part de vos inquiétudes aux professionnels qui vous accompagnent et à vous faire aider.

Quels sont les effets indésirables et complications tardifs à surveiller ?

Le suivi porte également sur les effets indésirables et complications tardifs qui peuvent être générés par les traitements du lymphome non hodgkinien (les traitements médicamenteux et/ou la radiothérapie).

Les principaux sont :

  • des complications cardiaques ;
  • des dérèglements thyroïdiens ;
  • une ménopause précoce ;
  • l’ostéoporose. 

Dans les suites des traitements d'un lymphome non hodgkinien, il existe également un risque de cancer secondaire, notamment cancer du poumon et leucémie.

L’arrêt de votre consommation de tabac est essentiel

L’arrêt du tabac est très important, notamment pour limiter le risque de complications pendant et après les traitements. Il existe de nombreux recours pour vous aider à arrêter de fumer. Parlez-en également avec l’équipe qui vous suit ou avec votre médecin traitant.

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

Et si vous devez faire face à une récidive ?

La survenue d’une récidive représente une étape très difficile à vivre et à accepter. Apprendre que votre lymphome a récidivé peut être démoralisant et vous sembler injuste. Vous pouvez vous sentir déçu de constater que le traitement n’a pas été aussi efficace que vous le pensiez ou que la rémission n’a pas duré aussi longtemps que vous l’aviez espéré. Certaines personnes se demandent si ils auront la force psychologique et physique de recommencer un traitement.

Pourtant, il est possible que la prise d’un nouveau traitement soit plus facile à supporter parce que vous savez à quoi vous attendre et que vous avez déjà appris à trouver du soutien et à vivre avec votre maladie.

Par ailleurs, les connaissances et traitements évoluent continuellement afin qu’ils soient plus efficaces et mieux tolérés.

Les échanges avec le médecin, relayé par l’équipe soignante, et le soutien de l’entourage sont essentiels à ce moment-là. N’hésitez pas à vous faire aider et à solliciter une aide psychologique si besoin.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Lymphome-non-hodgkinien/Suivi-apres-les-traitements

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du côlon : les points clés

Article

Publié le 04/07/2023

Information proposée par Institut national du cancer

Un cancer du côlon est une maladie des cellules qui tapissent la paroi interne du côlon. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne (ou cancer).

Le cancer colorectal, ou cancer du côlon-rectum, est le 3e cancer le plus fréquent chez l’homme après ceux de la prostate et du poumon. C’est le 2e cancer le plus fréquent chez la femme après celui du sein.

Il touche chaque année plus de 47 000 personnes en France (dont environ 26 000 hommes et 21 000 femmes). Il est responsable de plus de 17 000 décès par an.

(Sources : Panorama des cancers, édition 2023)

Quels sont les causes ou facteurs de risque d’un cancer du côlon ?

L’âge augmente le risque de développer un cancer du côlon : 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans.

Les habitudes de vie sont aussi en cause :

Des antécédents personnels et familiaux

Le risque de développer un cancer du côlon est augmenté chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique), les maladies génétiques (polypose adénomateuse familiale) et le syndrome de Lynch (ou HNPCC).

Un antécédent familial de cancer du côlon ou du rectum est également un facteur de risque.

La prédisposition génétique aux cancers colorectaux

Dans certains cas, une altération génétique (aussi appelée variation génétique), héritée d’un parent, est présente dès la naissance dans toutes les cellules de l’organisme. Elle peut alors jouer un rôle dans la survenue d’un cancer. On parle de prédisposition génétique au cancer, liée à la présence de ce qu’on appelle « une altération génétique constitutionnelle ».

Si les médecins qui vous suivent suspectent une prédisposition génétique au cancer colorectal, ils vous adresseront à un oncogénéticien qui procédera à une analyse constitutionnelle de vos gènes.

Si les examens révèlent une anomalie génétique héréditaire, un test de dépistage pourra être proposé à vos frères, sœurs, parents ou enfants majeurs (c’est-à-dire vos apparentés au 1er degré). Ce test permettra de déterminer s’ils en sont également porteurs.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre dossier dédié à l’oncogénétique

Comment se forme et se développe un cancer du côlon ?

Lorsqu’un cancer apparaît, les cellules cancéreuses sont d’abord peu nombreuses et limitées à la première couche de la paroi du côlon, la muqueuse. On parle de cancer in situ.

Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, la tumeur s’étend plus profondément à l’intérieur de la paroi, à travers les autres couches. On parle alors de cancer invasif.

Des cellules cancéreuses peuvent également se détacher de la tumeur et emprunter les vaisseaux lymphatiques ou sanguins pour envahir d’autres parties du corps :

  • les ganglions lymphatiques proches du côlon ;
  • le foie, les poumons, le péritoine, le cerveau ou les os. Les nouvelles tumeurs qui se forment alors s’appellent des métastases.

Au moment du diagnostic, les médecins étudient précisément l’étendue du cancer afin de vous proposer le ou les traitements les mieux adaptés.

Des tumeurs bénignes au cancer

Dans 80 % des cas, les cancers du côlon se développent à partir d’une tumeur bénigne, c’est-à-dire non cancéreuse. Elle est appelée polype adénomateux ou adénome.

Ces tumeurs bénignes sont très fréquentes et restent généralement sans gravité, mais 2 à 3 % d’entre elles se développent, grossissent et finissent par se transformer en cancer. Cette transformation est lente, elle prend en moyenne plus de 10 ans.

Prévenir l’apparition d’un cancer colorectal

Retirer les polypes est un moyen efficace de prévenir l’apparition d’un cancer colorectal.

Le dépistage, effectué tous les deux ans entre 50 et 74 ans, permet de repérer et traiter ce cancer à un stade précoce, voire de détecter et retirer ces polypes avant qu’ils ne se transforment en cancer.

Vous êtes concerné par le programme national de dépistage du cancer colorectal si vous ne présentez ni symptôme, ni antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladie touchant le côlon ou le rectum, ni facteur de risque particulier.

En effet, le risque de développer un cancer colorectal est principalement lié à l'âge (plus de 50 ans) et/ou à l'existence d'antécédents personnels ou familiaux de certaines maladies intestinales chroniques ou de prédispositions génétiques particulières.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le dépistage du cancer colorectal.

Dans quels cas peut-on craindre qu’un polype se transforme en cancer ?

Le risque qu’un adénome ou polype se transforme en cancer dépend de plusieurs facteurs :

  • le type d’adénome dont il s’agit ;
  • sa taille : plus un adénome est gros, plus le risque de cancer augmente ;
  • le nombre d’adénomes : plus il est élevé, plus la probabilité que l’un d’entre eux se transforme en cancer augmente.

Quels sont les symptômes d’un cancer du côlon ?

  • la survenue de douleurs abdominales ;
  • la présence de sang dans les selles ;
  • une constipation soudaine ou qui s’aggrave ;
  • une diarrhée qui se prolonge ;
  • une alternance entre diarrhée et constipation ;
  • une envie constante d’aller à la selle ;
  • une masse à la palpation de l’abdomen ;
  • une dégradation inexpliquée de l’état général se manifestant notamment par une perte de poids et d’appétit, une diminution de la prise alimentaire et de la fatigue ;
  • une anémie inexpliquée.

Le cancer du côlon peut également être suspecté si le test immunologique de recherche de sang dans les selles effectué dans le cadre du programme national dépistage du cancer colorectal se révèle positif.

Pour en savoir plus, consulter notre page sur le dépistage du cancer colorectal en pratique.

Comment diagnostique-t-on un cancer du côlon ?

Quel que soit le contexte de découverte, un certain nombre d’examens doivent être réalisés pour confirmer le diagnostic de cancer du côlon et en évaluer le stade, c’est-à-dire son degré d’extension. L’ensemble de ces examens constitue le bilan diagnostique.

Comment s’effectue le choix des traitements ?

Votre traitement est adapté à votre situation personnelle (votre âge, vos antécédents médicaux et chirurgicaux, les contre-indications éventuelles à certains traitements) et dépend des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint. Votre situation est discutée au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui rassemble au moins trois médecins de spécialités différentes. Lors d’une consultation spécifique, la consultation d’annonce, le médecin vous explique les caractéristiques de votre maladie. Il vous présente la proposition de traitements retenue, les bénéfices attendus et les effets indésirables possibles. Les modalités de la proposition de traitement sont décrites dans un document appelé programme personnalisé de soins (PPS). ll comporte notamment les dates de vos différents traitements, leur durée, ainsi que les coordonnées des membres de l’équipe soignante.

Quels sont les différents traitements possibles du cancer du côlon ?

Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du côlon.

Les principaux traitements sont la chirurgie et les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées). Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres.

La chirurgie

Si vous êtes traité avec une chirurgie, le chirurgien effectue une stomie temporaire pour dériver le flux des selles, afin de ne pas gêner la cicatrisation interne.

L’arrêt du tabac et de l’alcool permet de réduire les risques de complications pendant et après l’opération. Parlez-en à l'équipe qui vous suit.

Des associations de patients peuvent vous accompagner à tout moment de votre parcours de soins en vous apportant informations, écoute, partage d’expérience. N’hésitez pas à les contacter.
Pour les retrouver, rendez-vous sur la carte interactive des associations.

Vous pouvez également bénéficier d’une aide au sevrage à distance, et consulter en le téléchargeant le guide.

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

Les médicaments anticancéreux : chimiothérapie et thérapies ciblées

Les traitements médicamenteux ne sont pas systématiques et le protocole diffère selon la localisation et le stade de votre cancer.

Les médicaments visent la destruction de l’ensemble des cellules cancéreuses, quelle que soit leur position dans le corps. Plusieurs types de traitements médicamenteux sont utilisés pour traiter les cancers du côlon : des molécules de chimiothérapie conventionnelle et de thérapie ciblée.

La chimiothérapie conventionnelle empêche la division cellulaire, les médicaments de thérapie ciblée agissent sur les mécanismes à l’origine du développement et de la dissémination des cellules cancéreuses.

Lorsque le traitement est administré par voie intraveineuse, une chambre implantable par laquelle est injecté le médicament, est installée lors d’une petite intervention chirurgicale.

Lors d’un traitement médicamenteux, il est important de surveiller votre poids et votre température.

Quel suivi pendant et après traitement ?

Quel est le rôle des soins de support ?

L'approche de vos soins est globale. Elle comprend tous les soins et soutiens complémentaires dont vous pourriez avoir besoin pour traiter les conséquences de la maladie et de ses traitements pendant et après ces derniers. On les appelle soins de support. Ils prennent en charge : douleurs, fatigue, troubles alimentaires, troubles de la sexualité, préservation de la fertilité le cas échéant, difficultés psychologiques ou sociales… Les soins de support font partie intégrante de votre traitement, il ne faut pas les négliger.

En quoi consiste le suivi après traitement ?

Après les traitements initiaux, un suivi régulier est mis en place, et cela à vie. L’équipe spécialisée ayant effectué le traitement joue un rôle essentiel dans le suivi, en lien avec votre médecin traitant.

Le suivi comprend des consultations au cours desquelles votre médecin vous interroge sur d’éventuels symptômes que vous pouvez ressentir, vous examine et vous prescrit certains examens.


Les traitements des cancers du côlon


LES GUIDES CANCER INFO

Ces informations sont issues du guide Patients sur les traitements des cancers du côlon. Ce guide fait partie des ressources Cancer info mises à disposition des patients et des proches.

Qu’est-ce que Cancer info ?

Cancer info est un service proposé par l'Institut national du cancer, en partenariat avec la Ligue contre le cancer et un groupe d'associations. Afin que chacun puisse y accéder aisément, l'information est disponible sous trois formes : téléphonique, numérique (le site Internet de l’Institut) et papier (les guides d’information).

  • La ligne téléphonique est joignable au 0 805 123 124 (service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 14h.
  • Le site Internet de l’Institut national du cancer propose des dossiers complets, classés par type de cancer ainsi que des dossiers pratiques portant sur des questions transversales comme les droits des malades ou les démarches administratives pendant et après la maladie.
  • Les guides d’information sont conçus en « miroir » des recommandations professionnelles, sur chaque type de cancer, les traitements et leurs effets secondaires éventuels. Ils sont téléchargeables sur le site ou disponibles gratuitement à la commande.

Parmi les nombreuses sources d'information existantes, Cancer info offre la garantie d'une information médicale et sociale de référence, validée, complète et à jour.

Ses contenus sont élaborés à partir des recommandations destinées aux professionnels de santé et selon une méthodologie pluridisciplinaire associant professionnels et usagers. Ils sont régulièrement mis à jour en fonction des avancées médicales et réglementaires.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Les-points-cles

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Le cancer du côlon

Article

Publié le 15/02/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Le côlon, appelé aussi gros intestin, fait partie du tube digestif. Il est situé dans l’abdomen, entre l’intestin grêle et le rectum. Il mesure environ 1,5 mètre de long.

Le côlon dans le tube digestif

Il a pour fonction principale de fabriquer les matières fécales. Après la digestion et l’absorption des nutriments dans l’intestin grêle, les résidus alimentaires se dirigent vers le côlon sous forme liquide.

Le côlon absorbe l’eau de ces résidus. Au fur et à mesure que les selles progressent dans le côlon, elles deviennent de plus en plus solides. Les selles sont ensuite stockées dans la partie finale du côlon, le sigmoïde, puis poussées dans le rectum. Ce dernier va déclencher un signal pour l’évacuation des selles par l’anus.

Quelles sont les différentes parties du côlon ?

Le côlon se divise en 4 segments ou parties :

  • le côlon droit, appelé aussi côlon ascendant, est situé du côté droit du corps. Il commence par le cæcum qui relie le côlon à l’intestin grêle et se prolonge vers le haut jusqu’au côlon transverse ;
  • le côlon transverse parcourt la partie supérieure de l’abdomen. Il relie le côlon droit au côlon gauche ;
  • le côlon gauche, appelé aussi côlon descendant, longe le côté gauche du corps. Il part du côlon transverse et se prolonge vers le bas jusqu’au côlon sigmoïde ;
  • le côlon sigmoïde est la dernière portion du côlon. Il relie le côlon gauche au rectum.

A noter : Un cancer peut se développer dans n’importe quel segment du côlon.

Quelles sont les différentes couches de la paroi du côlon ?

La paroi du côlon est constituée de 4 couches différentes (de l’intérieur vers l’extérieur) :

  • la muqueuse, qui tapisse l’intérieur du côlon ;
  • la sous-muqueuse ;
  • la musculeuse (deux couches de fibres musculaires) ;
  • la séreuse (couche externe), qui constitue une partie du péritoine (la membrane qui recouvre les organes abdominaux).

Exemples des questions à poser aux professionnels de santé

  • Où le cancer est-il situé exactement ?
  • Connaît-on son étendue ?
  • Quel est l’impact possible sur ma vie quotidienne ?
  • Quelle est sa gravité ?

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Le-colon

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du côlon : comment est établi le diagnostic ?

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

Un certain nombre d’examens doivent être réalisés pour confirmer le diagnostic de cancer du côlon et en évaluer le stade, c’est-à-dire son degré d’extension. Cela quel que soit le contexte dans lequel le cancer est découvert.

On appelle l’ensemble de ces examens le bilan diagnostique.

Il comporte :

  • le bilan initial, qui a pour objectif de confirmer la présence d’un cancer, de le localiser et de définir de quel type de cancer il s’agit ;
  • le bilan d’extension, qui a pour objectif de compléter le diagnostic. Il consiste à évaluer l’étendue du cancer, c’est-à-dire à déterminer jusqu’où il s’est propagé. C’est ce qui permet de définir le stade du cancer.

Vous trouverez ci-dessous les examens les plus souvent réalisés et leurs objectifs.

L’ordre dans lequel ils sont effectués peut varier d’une personne à l’autre. Ils ne sont pas tous systématiques. Si besoin, d’autres peuvent vous être proposés.

Cette étape peut sembler longue, mais un bilan précis est indispensable pour vous proposer un traitement adapté.

Quels peuvent être les examens pour confirmer la présence du cancer (bilan initial) ?

L’examen clinique

Cet examen est systématique.

Il consiste en un examen (auscultation, palpation de l’abdomen, etc.) par un médecin généraliste ou un gastroentérologue, réalisé dans le cadre d’une consultation médicale qui comprend également un entretien avec le patient.

L’examen clinique comprend un toucher rectal.

Objectifs :

  • faire un bilan de votre état général ;
  • s’informer sur vos antécédents médicaux personnels et familiaux, et vos traitements en cours ;
  • recenser vos facteurs de risque (dont le tabac, l’alcool, le surpoids).

Le toucher rectal

Cet examen est systématique.

Cet examen consiste à palper l’intérieur du rectum avec l’index.

Objectifs : fréquent en cas de symptômes digestifs (présence de sang dans les selles, diarrhées, constipation, etc.) pouvant être causés par un cancer du côlon, cet examen permet de déceler une grosseur qui pourrait être un signe de cancer localisé.

La coloscopie

Cet examen est systématique.

Il s’agit d’un examen de l’intérieur du côlon à l’aide d’un endoscope. Il est réalisé par un gastroentérologue, généralement sous anesthésie générale.

Objectifs : explorer la totalité du côlon pour y déceler d’éventuelles anomalies et les localiser. La coloscopie permet également d’effectuer des prélèvements (biopsie).

La coloscopie avec biopsie est l’examen de référence pour le diagnostic des cancers colorectaux.

La coloscopie virtuelle par scanner ou coloscanner

Cet examen n’est pas systématique.

Un coloscanner peut être proposé lorsqu’il est impossible de pratiquer une coloscopie ou lorsqu’elle est incomplète.

Il s’agit d’un examen d’imagerie qui permet de visualiser la totalité du côlon, sans entrer à l’intérieur.

Les images produites par le scanner sont transmises à un ordinateur. Un logiciel permet de reconstituer alors une image en 3 dimensions du côlon, dans lequel on peut naviguer virtuellement, ce qui permet aux médecins de repérer les zones d’anomalies.

Le coloscanner nécessite, comme la coloscopie, une préparation. La veille de l’examen, vous devrez prendre des médicaments laxatifs et un régime liquide avec un marquage des selles par un produit de contraste.

Lors de l’examen, du dioxyde de carbone (CO2) est insufflé.

Objectifs : le coloscanner permet de détecter d’éventuelles anomalies (épaississements…) dans le côlon. Il offre aussi la possibilité de visualiser d’autres organes de l’abdomen, notamment le foie, pour y rechercher des signes éventuels de métastases. À la différence de la coloscopie, le coloscanner ne permet pas de réaliser de biopsie et donc de faire le diagnostic de cancer. Une coloscopie sera nécessaire pour réaliser la biopsie.

La biopsie

Cet examen est systématique.

Il consiste en un prélèvement d’un échantillon de tissu qui semble anormal. Le déroulement de la biopsie dépend de la zone ou de l’organe dans lequel le prélèvement est fait. Dans le cancer du côlon, le prélèvement est fait au niveau du côlon au cours de la coloscopie.

Objectifs : récupérer des échantillons de tissus qui semblent anormaux pour les analyser et déterminer s’ils sont de nature cancéreuse ou non (voir examen anatomopathologique).

Ces échantillons peuvent également être conservés après l’opération dans une bibliothèque de tumeurs (tumorothèque), en vue de recherches ultérieures.

L’examen anatomopathologique

Cet examen est systématique.

Il s’agit d’un examen de tissus ou de cellules prélevés lors d’une biopsie ou retirés lors d’une chirurgie.

Cet examen est réalisé à l’œil nu, puis au microscope, par un médecin spécialiste appelé anatomopathologiste, ou anatomocytopathologiste, ou pathologiste.

Selon les situations, une analyse d’éventuelles altérations moléculaires (mutation du gène RAS) est effectuée dans un échantillon de tumeur.

Dans le cadre d’un cancer colorectal, la recherche d’une instabilité microsatellitaire (MSI pour MicroSatellite Instability) peut également être effectuée.

Objectifs : c'est un examen indispensable pour diagnostiquer de façon certaine un cancer. Il permet d’étudier les caractéristiques des cellules de la tumeur (histologie), des altérations moléculaires si besoin). Lorsqu’il est réalisé après la chirurgie, il permet de définir le stade du cancer.

La recherche de mutation du gène RAS permet d’orienter la prescription de certaines thérapies ciblées. Elle peut identifier une cible de ce type de médicament.

Le test moléculaire MSI permet éventuellement d’adapter le traitement anticancéreux et de dépister les prédispositions génétiques au cancer colorectal.

Quels examens permettent d’évaluer l’extension de la tumeur ?

Le bilan biologique

Cet examen est systématique.

Avant de débuter les traitements, on mesure dans le sang (grâce à une prise de sang) :

  • la quantité et la qualité des différentes cellules sanguines (on parle de numération formule sanguine (NFS) ou encore d’hémogramme) ;
  • le taux de créatinine qui permet de vérifier le bon fonctionnement du rein ;
  • la clairance de la créatinine pour apprécier la vitesse de filtration du rein ;
  • le taux de certaines enzymes et protéines fabriquées par le foie (transaminases, albumine, etc.) pour évaluer l’état de la fonction hépatique.

Objectifs :

  • la prise de sang permet de mesurer le taux de concentration d’un marqueur tumoral appelé ACE, l’antigène carcinoembryonnaire : une protéine sécrétée par certaines tumeurs, dont les tumeurs du côlon ;
  • fournir des renseignements sur l’état de santé général, vérifier qu’il n’y a pas de contre indications à certains examens ou traitements ;
  • le dosage (c’est-à-dire la mesure de la concentration dans le sang) du marqueur ACE donne une indication sur la présence d’une tumeur et l’évolution de la maladie. En revanche, cette mesure n’est pas une preuve absolue, car un cancer colorectal peut se développer ou évoluer sans que le taux d’ACE n’augmente.

Le scanner thoracoabdominopelvien

Cet examen est systématique.

C’est un examen indolore qui permet, à l’aide de rayons X, de réaliser des images en 3 dimensions du thorax, de l’abdomen et de la région pelvienne (vessie, urètre, utérus, vagin, ovaires, trompes utérines, vésicules séminales, prostate, rectum). On parle aussi de tomodensitométrie, abrégée en TDM.

Avant l’examen, un produit de contraste (souvent de l’iode) est injecté pour visualiser les vaisseaux sanguins et distinguer les éventuelles anomalies dans les organes.

Objectifs : repérer la présence ou non d’une anomalie dans les organes voisins et, si c’est le cas, déterminer sa taille et sa localisation. Cet examen détecte des anomalies même de très petite taille (inférieure ou égale à 3 millimètres).

Le scanner ne donne aucune indication sur le type de cellules dont il s’agit.

L’IRM hépatique et le scanner thoracique

Ces examens ne sont pas systématiques.

Ils sont prescrits en alternative au scanner thoracoabdominopelvien lorsque l’injection de produit de contraste n’est pas possible (notamment pour des raisons d’allergie à l’iode ou d’hyperthyroïdie). Une IRM hépatique avec injection d’un autre produit de contraste (le gadolinium) et un scanner thoracique sans injection sont effectués. L’IRM hépatique est un examen d’imagerie qui utilise un puissant aimant et des ondes radio pour obtenir des images en « coupe » du foie.

Objectifs : ce sont les mêmes que ceux du scanner thoracoabdominopelvien . L’IRM va permettre de déterminer si des métastases se sont développées dans le foie.

La tomographie par émission de positons (TEP ou TEP-TDM ou TEP Scan ou Petscan)

Cet examen est non systématique

Cet examen indolore permet de réaliser des images en coupes du corps entier, après injection dans le sang d’un traceur, un produit faiblement radioactif. Ce traceur a la particularité de se fixer sur les cellules cancéreuses.

La TEP fournit des images de la répartition du traceur et donc des cellules cancéreuses dans tout le corps, visualisables par ordinateur.

Objectif : repérer les foyers de cellules cancéreuses partout dans le corps.

La scintigraphie osseuse

Cet examen est non systématique et rarement effectué.

Indolore, cet examen permet d’obtenir des images des os du corps. Cette technique d’imagerie médicale utilise des produits faiblement radioactifs non toxiques, des traceurs qui sont injectés puis repérés sur écran.

Objectifs : repérer des métastases osseuses.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Le-diagnostic

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du côlon : quels traitements ?

Article

Publié le 15/02/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du côlon. Le choix de ceux qui vous sont proposés est effectué par plusieurs médecins lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire.

Dans ce dossier web sont indiqués uniquement les traitements administrés en première intention, c’est-à-dire après le diagnostic initial.

La chirurgie et les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées) sont les principaux traitements des cancers du côlon. Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres.

Selon les cas, ils ont pour objectifs de :

  • supprimer la tumeur ou les métastases, ou en réduire la taille ;
  • ralentir le développement de la tumeur ou des métastases ;
  • réduire le risque de récidive ;
  • prévenir et traiter les symptômes et les complications engendrés par la maladie et les traitements pour assurer la meilleure qualité de vie possible.

À noter : la chirurgie et les traitements médicamenteux sont réalisés au sein d’établissements qui sont autorisés à les pratiquer. Ces établissements respectent des critères qui garantissent la qualité et la sécurité de ces traitements. La liste des établissements autorisés par région est disponible sur notre site.

Comment est établi le choix des traitements ?

Votre traitement est adapté à votre cas personnel (votre âge, vos antécédents médicaux et chirurgicaux, les contre-indications éventuelles à certains traitements) et dépend des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint :

  • l’endroit où il est situé sur le côlon ;
  • son type histologique, c’est-à-dire le type de cellules impliquées ;
  • son grade, c’est-à-dire son degré d’agressivité ;
  • son stade, qui correspond à son degré d’extension (taille de la tumeur, atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses, présence ou non de métastases dans d’autres parties du corps) ;
  • la présence ou non d’une deuxième tumeur dans une autre partie du côlon (polype ou cancer).

L’arrêt du tabac et de l’alcool

L’arrêt du tabac et de l’alcool est primordial, notamment pour limiter le risque de complications pendant et après les traitements. Poursuivre la consommation de ces substances a également un impact sur le risque de second cancer et la survie.

Il existe de nombreux recours pour vous aider : parlez-en avec l’équipe qui vous suit.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le dépliant Traitement du cancer et tabac, disponible ci-dessous au téléchargement.

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre page sur L'arrêt du tabac.

Des examens pour proposer un traitement adapté

Les caractéristiques de votre cancer sont déterminées grâce au bilan diagnostique, qui comprend notamment des examens d’imagerie (par exemple scanner).

Un bilan préthérapeutique est également systématiquement effectué pour orienter le choix de vos traitements.

Quels sont les examens du bilan préthérapeutique ?

L’évaluation cardiovasculaire

Cet examen est non systématique.

Cet examen clinique est effectué par un cardiologue, associé ou non à une échographie cardiaque.

Objectif : déterminer les risques cardiaques d’une anesthésie et d’une intervention chirurgicale prolongée.


L’évaluation clinique et nutritionnelle initiale

Cet examen est systématique.

Un bon équilibre nutritionnel est indispensable avant le début du traitement car il conditionne le pronostic. Cette évaluation permet d’identifier un état de dénutrition et d’y remédier par des mesures adaptées.

  • Mesure du poids et de la taille pour le calcul de l’IMC (Indice de Masse Corporelle qui se calcule en divisant le poids d’une personne par sa taille au carré (poids en kg/taille en m x taille en m)).
  • Recherche d’une perte de poids par rapport au poids habituel.
  • Dosage dans le sang des taux d’albumine, de préalbumine et de CRP.

Le taux de la protéine C réactive (CRP) dans le sang augmente en présence d’une inflammation.


L’évaluation gériatrique

Cet examen est systématique pour les personnes de plus de 75 ans.

Tests G8, VES 13, FOG, etc. : il s’agit de tests visant à dépister la fragilité du patient.

On observe pour cela :

  • l’autonomie motrice ;
  • l’auto-évaluation de l'état de santé ;
  • le nombre de médicaments pris au long cours, leurs indications et les risques d’interactions ;
  • l’évaluation nutritionnelle ;
  • l’état des fonctions cognitives ;
  • l’état psychologique.

Cette évaluation en cancérologie permet d’adapter les traitements anticancéreux et de prendre en compte les spécificités des personnes âgées.


Lorsqu’un traitement médicamenteux est nécessaire, des examens supplémentaires sont effectués pour orienter le choix des médicaments à utiliser à la recherche de la présence :

  • d’une altération moléculaire dans votre tumeur. Il s’agit d’une anomalie survenue au niveau d’un gène : par exemple, la mutation des gènes RAS, qui concerne près de la moitié des personnes atteintes d’un cancer colorectal. Dans le cas d’un cancer métastatique, cette information est déterminante dans le choix des traitements médicamenteux ;
  • d’une défaillance du système MMR (MisMatch Repair), responsable d’une augmentation des erreurs lors de la réplication de l’ADN avant la division cellulaire. Cette défaillance est révélée par ce qu’on appelle une instabilité microsatellitaire (MSI pour MicroSatellite Instability). Lorsque la tumeur présente une instabilité microsatellitaire, on dit qu’elle est MSI-H (H pour high en anglais). La présence d’une instabilité microsatellitaire oriente le choix du traitement et constitue un facteur pronostique favorable en cas de tumeur non métastatique. La présence de cette instabilité microsatellitaire pourrait également orienter le choix des traitements médicamenteux : au moment de la rédaction de ce dossier, des essais cliniques spécifiques d’immunothérapie sont en cours pour les tumeurs métastatiques MSI-H.

Un choix de traitements établi en réunion de concertation pluridisciplinaire

Votre situation est discutée au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui rassemble au moins trois médecins de spécialités différentes : gastroentérologue, chirurgien, oncologue médical, radiologue, pathologiste…

En tenant compte des spécificités de votre situation et en s’appuyant sur des outils d’aide à la décision appelés recommandations de bonnes pratiques, les médecins établissent une proposition de traitements.

Pour en savoir plus sur les réunions de concertation pluridisciplinaires, consulter notre page sur le diagnostic et le choix du traitement.

Participer à un essai clinique, pour quoi faire ?

L’équipe médicale peut aussi vous proposer de participer à un essai clinique.

Les essais cliniques sont des études scientifiques menées avec la participation des personnes malades. Cela ne peut être fait qu’après votre information et votre accord écrit.

Le cancer du côlon fait l’objet de nombreuses études qui visent notamment à :

  • identifier des altérations moléculaires au niveau des gènes des cellules cancéreuses et proposer aux patients les thérapies ciblées les plus adaptées ;
  • tester de nouveaux traitements anticancéreux (notamment d’immunothérapie ou de thérapie ciblée) ;
  • évaluer de nouvelles stratégies de traitements (chirurgie, séquences de traitement, etc.) ;
  • évaluer différentes façons d’utiliser les traitements existants en mettant en place de nouvelles combinaisons de molécules. Le but est notamment d’améliorer l’efficacité des traitements et de réduire leurs effets indésirables ;
  • comparer l’efficacité des médicaments utilisés pour soulager les symptômes (médicaments contre la douleur par exemple) ;
  • comparer différentes stratégies pour traiter la dénutrition.

Chaque essai clinique a un objectif précis. Pour y participer, les patients doivent satisfaire à un certain nombre de critères, appelés critères d’inclusion, spécifiques à chaque essai et fixés dans le protocole de l’essai. C’est le médecin qui vérifie la possibilité que vous puissiez participer ou non.

Pour en savoir plus sur les essais cliniques.

Pour connaître les essais cliniques en cours sur le cancer du côlon, vous pouvez aussi consulter le registre des essais cliniques.

La proposition de traitements discutée avec le patient

Lors d’une consultation spécifique, la consultation d’annonce, le médecin vous explique les caractéristiques de votre maladie. Il vous présente la proposition de traitements retenue, les bénéfices attendus et les effets indésirables possibles. C’est l’occasion pour vous d’en discuter avec lui et de donner votre avis sur la proposition qui vous est faite.

Cette consultation est importante. Il est utile d’être accompagné par l’un de vos proches ou la personne de confiance que vous avez choisie.

Conseil : avant la consultation, notez toutes les questions qui vous viennent en tête et prenez le temps de les poser à votre médecin.

Cet échange vous permettra de mieux comprendre et d’intégrer les informations données par le médecin, en particulier celles sur le traitement envisagé, avec ses conséquences sur l’organisation de votre vie quotidienne, et de prendre avec lui les décisions adaptées à votre situation.

La personne de confiance et les directives anticipées : pour quoi faire ?

La personne de confiance est une personne que vous désignez, par écrit.

Elle peut :

  • vous accompagner lors des entretiens médicaux ;
  • vous aider dans vos décisions ;
  • être consultée par l’équipe soignante si vous vous trouvez dans l’incapacité de recevoir des informations sur votre état de santé et d’exprimer votre volonté.

Les directives anticipées permettent de faire prendre en considération vos souhaits en ce qui concerne les conditions de limitation ou l’arrêt d’un traitement. Elles sont modifiables et révocables à tout moment.

Pour aller plus loin : rendez-vous sur notre page dédiée : Personne de confiance et directives anticipées.

Le programme personnalisé de soins

Qu’est-ce que le programme personnalisé de soins ?

Les modalités de la proposition de traitement sont décrites dans un document appelé programme personnalisé de soins (PPS). Il comporte notamment :

  • les dates de vos différents traitements ;
  • leur durée ;
  • les coordonnées des membres de l’équipe soignante.

Quand vous avez donné votre accord sur la proposition de traitement, le document vous est remis et un exemplaire est transmis à votre médecin traitant, qui sera l'un de vos interlocuteurs privilégiés. N’hésitez pas à le présenter aux infirmiers libéraux et au pharmacien qui vont vous suivre dans votre parcours de soins.

Si votre PPS ne vous a pas été délivré, demandez-le à votre équipe soignante.

Le programme personnalisé de soins peut évoluer en fonction de votre état de santé et de vos réactions aux traitements.

Le PPS contient également un volet social qui doit permettre de repérer précocement d’éventuelles difficultés et de mettre en œuvre un accompagnement adéquat.

Une consultation paramédicale, temps d’accompagnement et d’écoute

Après cette consultation avec le médecin, une consultation avec un autre membre de l’équipe soignante, le plus souvent un infirmier, vous est proposée, ainsi qu’à vos proches. C’est un temps d’accompagnement et d’écoute. Vous pouvez revenir sur les informations qui vous ont été données par le médecin, vous les faire expliquer à nouveau ou poser d’autres questions. L’infirmière évalue avec vous vos besoins en soins et soutiens complémentaires (sur le plan social, psychologique ou nutritionnel, par exemple) et vous oriente si nécessaire vers les professionnels adaptés.

Les médecins, les pharmaciens et les membres de l’équipe soignante sont là pour vous accompagner. Ce sont vos interlocuteurs privilégiés ; n’hésitez pas à leur poser toutes vos questions. Ces échanges contribuent à renforcer le dialogue et la relation de confiance avec l’ensemble de ces professionnels tout au long de votre parcours de soins.

En cas de soupçon de prédisposition génétique : la consultation d’oncogénétique

Si les médecins qui vous suivent suspectent une prédisposition génétique au cancer colorectal, ils vous adresseront à un oncogénéticien qui procédera à une analyse constitutionnelle de vos gènes. Si les examens révèlent une anomalie génétique héréditaire, un test de dépistage pourra être proposé à vos frères, sœurs, parents ou enfants majeurs (c’est-à-dire vos apparentés au 1er degré) afin de déterminer s’ils en sont également porteurs. 

Où se déroulent les traitements ?

La chirurgie et les traitements médicamenteux sont réalisés au sein d’établissements qui sont autorisés à les pratiquer. Ces établissements respectent des critères qui garantissent la qualité et la sécurité de ces traitements.

Retrouvez la carte interactive des établissements autorisés par région.

Seuls sont présentés dans ce dossier les traitements administrés en première intention, c’est-à-dire après le diagnostic.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Quels sont les traitements préconisés dans ma situation ? Pourquoi ?
  • Quels sont les objectifs de chacun de ces traitements ?
  • Quels en sont les effets indésirables ? Comment les prévenir et les soulager ?
  • Où et quand se déroulent les traitements ? Avec quels médecins et équipes médicales ?
  • Quelle est leur durée ?
  • Comment suis-je suivi pendant les traitements ?
  • Quel est l’impact possible sur ma vie quotidienne ?

Quels sont les traitements possibles en fonction du stade du cancer du côlon ?

Le choix et l’ordre des traitements des cancers du côlon sont définis en fonction des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint et en particulier de son stade, c’est-à-dire de son étendue au moment du diagnostic.

Comment détermine-t-on les stades du cancer ?

Pour déterminer le stade du cancer, les médecins s’appuient sur un système international de stadification, le système TNM (utilisé pour Tumor, Nodes, Metastasis, ce qui signifie tumeur, ganglions, métastases).

Dans ce système, les médecins prennent en compte la profondeur de la tumeur dans les différentes couches du côlon, ainsi que son extension éventuelle aux organes voisins (T), l’atteinte ou non de ganglions lymphatiques à proximité par des cellules cancéreuses (N) et la présence ou non de métastases dans des parties du corps plus éloignées (M).

Il existe cinq stades différents, numérotés de 0 à IV :

  • les stades 0, I et II correspondent aux cancers limités au côlon ou à sa périphérie proche (organes à proximité) ;
  • le stade III correspond aux cancers qui ont atteint un ou plusieurs ganglions proches du côlon ;
  • le stade IV correspond aux cancers qui présentent des métastases à distance.

Les différents stades du cancer selon le degré d'infiltration de la tumeur

Tumeur in situ

Elle est très superficielle et n’envahit pas la sous-muqueuse (stade 0).

Possibilité de traitement : la tumeur est enlevée pendant la coloscopie (on parle de résection endoscopique).

Cancer limité au côlon ou ayant atteint les organes et structures adjacents

Aucun ganglion n’est atteint et il n’y a pas de métastases (stades I et II).

Pour les stades I, le traitement consiste en une résection endoscopique (il s’agit de retirer la tumeur par endoscopie) pour les tumeurs superficielles, ou en une résection chirurgicale pour les tumeurs plus infiltrantes.

Pour les stades II, la chirurgie est le traitement de référence. Dans certains cas, une chimiothérapie peut être envisagée en complément de la chirurgie, notamment si des facteurs de risque de récidive sont identifiés.

Cancer limité au côlon ou aux organes et structures adjacents, un ou plusieurs ganglions atteints

Des cellules cancéreuses ont atteint un ou plusieurs ganglions lymphatiques. Il n’y a pas de métastases (stade III).

La chirurgie est le traitement de référence. Elle est suivie, dans un délai de 8 semaines, d’une chimiothérapie dite adjuvante, c’est-à-dire réalisée après le traitement de référence (ici, la chirurgie). La durée de la chimiothérapie est variable (de 3 à 6 mois). Elle est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) selon les caractéristiques de la tumeur.

Une ou plusieurs métastases

Le cancer a envahi d’autres organes sous la forme d’une ou de plusieurs métastases (stade IV).

Le choix des traitements est alors fait en fonction, notamment, de vos éventuels symptômes, de votre état général et du nombre de métastases, de leur localisation, ainsi que de la possibilité ou non de les retirer. En l’absence de contre-indication, le traitement comporte une chimiothérapie associée, dans certaines situations, à un traitement par thérapie ciblée.

Des examens d’imagerie (scanner, IRM, etc.) sont régulièrement réalisés pour évaluer l’efficacité de la chimiothérapie et la possibilité d’une chirurgie de la tumeur du côlon et des métastases.

Dans tous les cas, des soins visant à soulager vos symptômes et améliorer votre qualité de vie sont mis en œuvre.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Les-traitements

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers colorectaux : les soins de support ou comment maintenir sa qualité de vie durant les traitements ?

Article

Publié le 01/03/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Vos soins ne se limitent pas aux traitements spécifiques du cancer. Dans une approche globale, des soins et soutiens complémentaires peuvent être nécessaires pour gérer les conséquences de la maladie et de ses traitements : douleurs, fatigue, troubles de la sexualité et de la fertilité, troubles nutritionnels (notamment perte d’appétit, nausées, vomissements) ou dénutrition, symptômes digestifs, difficultés psychologiques ou sociales, troubles de la mémoire, etc. 

Qu’est-ce que les soins de support ?

Des soins, appelés soins de support, peuvent être proposés tout au long de votre parcours de soins et visent à maintenir votre qualité de vie.

Ils comprennent notamment :

Pour en savoir plus sur les soins de support en général.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter notre page consacrée à la prise en charge de la fatigue ou le guide Vivre pendant et après un cancer.

À quel moment bénéficier des soins de support ?

Ces soins doivent être anticipés et discutés dès la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Ils doivent être listés dans votre programme personnalisé de soins (PPS).

N’hésitez pas à demander la liste des soins de support proposés dans l’établissement de santé dans lequel vous êtes soigné, ainsi que les modalités pour y accéder.

Les soins de support font partie intégrante de votre parcours de soins. Ils ne sont ni secondaires, ni optionnels. Ils visent à vous assurer la meilleure qualité de vie possible.

N’hésitez pas à parler à votre médecin et aux autres membres de l’équipe soignante de la façon dont vous vivez la maladie et les traitements. Cela leur permet de vous apporter les soins et soutiens nécessaires, et de vous orienter au mieux vers les professionnels concernés.

Que faire si vous souhaitez avoir des enfants ?

Si un traitement par chimiothérapie ou thérapie ciblée vous est proposé, il est très important de parler de la fertilité avant de commencer un traitement si vous envisagez d’avoir des enfants. Certains médicaments de chimiothérapie ou de thérapie ciblée sont en effet susceptibles de provoquer une baisse de la fertilité, voire une infertilité. Celle-ci n’est pas forcément définitive. Cela dépend notamment de votre âge et du type de traitement employé.

Une consultation au Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) le plus proche de chez vous peut vous être proposée. Cette structure spécialisée assure le recueil et la conservation des gamètes (spermatozoïdes et ovules) et des tissus germinaux (c’est-à-dire du tissu testiculaire ou ovarien).

En outre, certains traitements provoquent des malformations fœtales. Une grossesse est donc formellement contre-indiquée pendant les traitements. Une contraception adaptée doit être mise en place, pour les femmes susceptibles de procréer comme pour les hommes. Elle doit être poursuivie pendant toute sa durée et jusqu’à plusieurs semaines après la fin des traitements.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre page Fertilité.

Comment reprendre ou maintenir une activité physique adaptée ?

La reprise ou le maintien d’une activité physique adaptée (APA) permet de lutter contre la sédentarité pendant vos traitements.

Ainsi, pratiquer une activité physique régulière contribue à améliorer votre qualité de vie pendant et après le cancer en permettant, notamment, une meilleure tolérance aux traitements et une réduction de la fatigue.

Et si les recommandations décrites dans l’illustration ci-dessus ne sont pas réalisables ? Il est alors peut-être préférable d’être accompagné : un professionnel formé et expérimenté aux spécificités des cancers établit avec vous un programme personnalisé.

Votre médecin traitant peut vous prescrire une activité physique adaptée dès lors que vous êtes atteint d’une affection longue durée (ALD). Cette prescription n’ouvre toutefois pas le droit à un remboursement de votre activité par l’Assurance maladie.

Certaines associations proposent une APA gratuite pour les patients atteints d’un cancer : retrouvez leurs adresses.

Que penser des médecines complémentaires ?

Homéopathie, plantes, vitamines, acupuncture, massages, ostéopathie, relaxation… De nombreux patients ont recours à des médecines complémentaires, appelées aussi médecines douces, parallèles, alternatives ou non conventionnelles. Elles peuvent leur apporter un soutien supplémentaire pour mieux supporter la maladie, les traitements et leurs effets indésirables tels que la fatigue, l’anxiété ou la douleur. Ces médecines complémentaires peuvent avoir des effets indésirables ou interagir avec les traitements prescrits par le médecin qui vous suit pour votre cancer. Ces interactions peuvent notamment diminuer l’efficacité du traitement anticancéreux prescrit par votre médecin. Il est donc très important d’en parler avec lui, sans crainte d’être jugé.

Important : si les médecines complémentaires peuvent soulager, elles ne remplacent en aucun cas les traitements habituels du cancer. Soyez vigilant si l’on vous propose des méthodes présentées comme plus efficaces que les traitements classiques. Il arrive en effet que des personnes ou des organisations cherchent à profiter de la vulnérabilité des personnes malades et/ou de leur famille en leur proposant des méthodes qui peuvent s’avérer dangereuses, coûteuses et inefficaces. En cas de doute sur des propositions qui vous sont faites, n’hésitez pas à interroger l’équipe médicale spécialisée qui vous suit, votre médecin traitant, ou encore votre pharmacien.

Pour plus de précisions, vous pouvez consulter notre page sur les traitements miracles.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Les-soins-de-support

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer
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