Article
Publié le 26/11/2019
Information proposée par Institut national du cancer
Après les traitements, vous entrez dans la phase de l’après-cancer. La rémission est souvent vécue comme un mélange de soulagement et d’anxiété. Les premiers temps, vous pouvez vous sentir seul et désorienté. La joie de retrouver votre rythme de vie et le soulagement d’en avoir terminé avec les traitements se mêle parfois à des interrogations et des difficultés à reprendre "une vie normale" après la maladie. Ce sentiment est normal et tourner la page du jour au lendemain est difficile, même si l’entourage vous y incite vivement.
Certaines personnes considèrent que c’est le moment de penser à soi et à ce qui est réellement important dans la vie. D’autres souhaitent, par exemple, donner en retour et deviennent actives au sein d’associations ou partagent leur expérience avec d’autres personnes qui souffrent d’un lymphome. Ajuster les changements physiques et émotionnels est un processus constant.
Un suivi médical est mis en place après la phase des traitements initiaux et en fonction de l’évaluation de la réponse aux traitements. Ce suivi est indispensable à court et à long terme, sur un rythme régulier et adapté à votre situation.
Le suivi se différencie de la surveillance qui, elle, concerne les lymphomes non hodgkiniens indolents ne nécessitant pas de traitement.
Après le traitement du cancer, un suivi est mis en place pour :
Le suivi repose essentiellement sur des examens cliniques et biologiques. Dans certains cas, ils sont complétés par des examens d’imagerie.
Après une première période de suivi gérée par l’équipe spécialisée qui vous a accompagné pendant votre traitement initial, le suivi est assuré de façon coordonnée et alternée par votre médecin traitant et cette équipe. Un calendrier de suivi est défini avec vous. Il indique les dates des consultations et des examens.
À chaque consultation de suivi, le médecin effectue un examen clinique complet. Il vous interroge pour rechercher des symptômes qui peuvent faire suspecter une récidive ou l’apparition d’effets indésirables des traitements. Il est important que vous décriviez tout ce que vous ressentez d’anormal ou d’inhabituel, surtout si ces symptômes persistent.
Des examens sanguins sont systématiquement effectués, ainsi que certains examens d’imagerie si nécessaire (scanner, échographie ou TEP).
Le rythme de suivi dépend du type de lymphome non hodgkinien. Il est généralement organisé en plusieurs temps.
Un examen de suivi a d’abord lieu un mois après la fin des traitements pour vérifier la réponse complète aux traitements. Le suivi est ensuite rapproché pendant deux ans pour surveiller le risque de récidive. Après deux ans, l’équipe médicale peut proposer un suivi annuel ou l’arrêt du suivi, selon le type de lymphome.
Il est primordial de respecter le rythme de suivi défini par votre équipe médicale, même à long terme. La nécessité du recours à des examens d’imagerie médicale complémentaires est évaluée au cas par cas. Si des symptômes apparaissent entre deux consultations de suivi, vous devez contacter votre médecin sans attendre.
La peur de voir votre lymphome revenir peut être envahissante. Elle peut être plus forte à certains moments, en particulier à l’occasion des consultations de suivi. N’hésitez pas à faire part de vos inquiétudes aux professionnels qui vous accompagnent et à vous faire aider.
Le suivi porte également sur les effets indésirables et complications tardifs qui peuvent être générés par les traitements du lymphome non hodgkinien (les traitements médicamenteux et/ou la radiothérapie).
Les principaux sont :
Dans les suites des traitements d'un lymphome non hodgkinien, il existe également un risque de cancer secondaire, notamment cancer du poumon et leucémie.
L’arrêt de votre consommation de tabac est essentiel
L’arrêt du tabac est très important, notamment pour limiter le risque de complications pendant et après les traitements. Il existe de nombreux recours pour vous aider à arrêter de fumer. Parlez-en également avec l’équipe qui vous suit ou avec votre médecin traitant.

La survenue d’une récidive représente une étape très difficile à vivre et à accepter. Apprendre que votre lymphome a récidivé peut être démoralisant et vous sembler injuste. Vous pouvez vous sentir déçu de constater que le traitement n’a pas été aussi efficace que vous le pensiez ou que la rémission n’a pas duré aussi longtemps que vous l’aviez espéré. Certaines personnes se demandent si ils auront la force psychologique et physique de recommencer un traitement.
Pourtant, il est possible que la prise d’un nouveau traitement soit plus facile à supporter parce que vous savez à quoi vous attendre et que vous avez déjà appris à trouver du soutien et à vivre avec votre maladie.
Par ailleurs, les connaissances et traitements évoluent continuellement afin qu’ils soient plus efficaces et mieux tolérés.
Les échanges avec le médecin, relayé par l’équipe soignante, et le soutien de l’entourage sont essentiels à ce moment-là. N’hésitez pas à vous faire aider et à solliciter une aide psychologique si besoin.
À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Lymphome-non-hodgkinien/Suivi-apres-les-traitements
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerArticle
Publié le 04/07/2023
Information proposée par Institut national du cancer
Un cancer du côlon est une maladie des cellules qui tapissent la paroi interne du côlon. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne (ou cancer).
Le cancer colorectal, ou cancer du côlon-rectum, est le 3e cancer le plus fréquent chez l’homme après ceux de la prostate et du poumon. C’est le 2e cancer le plus fréquent chez la femme après celui du sein.
Il touche chaque année plus de 47 000 personnes en France (dont environ 26 000 hommes et 21 000 femmes). Il est responsable de plus de 17 000 décès par an.
(Sources : Panorama des cancers, édition 2023)
L’âge augmente le risque de développer un cancer du côlon : 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans.
Les habitudes de vie sont aussi en cause :
Le risque de développer un cancer du côlon est augmenté chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique), les maladies génétiques (polypose adénomateuse familiale) et le syndrome de Lynch (ou HNPCC).
Un antécédent familial de cancer du côlon ou du rectum est également un facteur de risque.
La prédisposition génétique aux cancers colorectaux
Dans certains cas, une altération génétique (aussi appelée variation génétique), héritée d’un parent, est présente dès la naissance dans toutes les cellules de l’organisme. Elle peut alors jouer un rôle dans la survenue d’un cancer. On parle de prédisposition génétique au cancer, liée à la présence de ce qu’on appelle « une altération génétique constitutionnelle ».
Si les médecins qui vous suivent suspectent une prédisposition génétique au cancer colorectal, ils vous adresseront à un oncogénéticien qui procédera à une analyse constitutionnelle de vos gènes.
Si les examens révèlent une anomalie génétique héréditaire, un test de dépistage pourra être proposé à vos frères, sœurs, parents ou enfants majeurs (c’est-à-dire vos apparentés au 1er degré). Ce test permettra de déterminer s’ils en sont également porteurs.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre dossier dédié à l’oncogénétique.
Lorsqu’un cancer apparaît, les cellules cancéreuses sont d’abord peu nombreuses et limitées à la première couche de la paroi du côlon, la muqueuse. On parle de cancer in situ.
Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, la tumeur s’étend plus profondément à l’intérieur de la paroi, à travers les autres couches. On parle alors de cancer invasif.
Des cellules cancéreuses peuvent également se détacher de la tumeur et emprunter les vaisseaux lymphatiques ou sanguins pour envahir d’autres parties du corps :
Au moment du diagnostic, les médecins étudient précisément l’étendue du cancer afin de vous proposer le ou les traitements les mieux adaptés.
Dans 80 % des cas, les cancers du côlon se développent à partir d’une tumeur bénigne, c’est-à-dire non cancéreuse. Elle est appelée polype adénomateux ou adénome.
Ces tumeurs bénignes sont très fréquentes et restent généralement sans gravité, mais 2 à 3 % d’entre elles se développent, grossissent et finissent par se transformer en cancer. Cette transformation est lente, elle prend en moyenne plus de 10 ans.
Prévenir l’apparition d’un cancer colorectal
Retirer les polypes est un moyen efficace de prévenir l’apparition d’un cancer colorectal.
Le dépistage, effectué tous les deux ans entre 50 et 74 ans, permet de repérer et traiter ce cancer à un stade précoce, voire de détecter et retirer ces polypes avant qu’ils ne se transforment en cancer.
Vous êtes concerné par le programme national de dépistage du cancer colorectal si vous ne présentez ni symptôme, ni antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladie touchant le côlon ou le rectum, ni facteur de risque particulier.
En effet, le risque de développer un cancer colorectal est principalement lié à l'âge (plus de 50 ans) et/ou à l'existence d'antécédents personnels ou familiaux de certaines maladies intestinales chroniques ou de prédispositions génétiques particulières.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le dépistage du cancer colorectal.
Le risque qu’un adénome ou polype se transforme en cancer dépend de plusieurs facteurs :
Le cancer du côlon peut également être suspecté si le test immunologique de recherche de sang dans les selles effectué dans le cadre du programme national dépistage du cancer colorectal se révèle positif.
Pour en savoir plus, consulter notre page sur le dépistage du cancer colorectal en pratique.
Quel que soit le contexte de découverte, un certain nombre d’examens doivent être réalisés pour confirmer le diagnostic de cancer du côlon et en évaluer le stade, c’est-à-dire son degré d’extension. L’ensemble de ces examens constitue le bilan diagnostique.
Votre traitement est adapté à votre situation personnelle (votre âge, vos antécédents médicaux et chirurgicaux, les contre-indications éventuelles à certains traitements) et dépend des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint. Votre situation est discutée au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui rassemble au moins trois médecins de spécialités différentes. Lors d’une consultation spécifique, la consultation d’annonce, le médecin vous explique les caractéristiques de votre maladie. Il vous présente la proposition de traitements retenue, les bénéfices attendus et les effets indésirables possibles. Les modalités de la proposition de traitement sont décrites dans un document appelé programme personnalisé de soins (PPS). ll comporte notamment les dates de vos différents traitements, leur durée, ainsi que les coordonnées des membres de l’équipe soignante.
Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du côlon.
Les principaux traitements sont la chirurgie et les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées). Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres.
Si vous êtes traité avec une chirurgie, le chirurgien effectue une stomie temporaire pour dériver le flux des selles, afin de ne pas gêner la cicatrisation interne.
L’arrêt du tabac et de l’alcool permet de réduire les risques de complications pendant et après l’opération. Parlez-en à l'équipe qui vous suit.
Des associations de patients peuvent vous accompagner à tout moment de votre parcours de soins en vous apportant informations, écoute, partage d’expérience. N’hésitez pas à les contacter.
Pour les retrouver, rendez-vous sur la carte interactive des associations.
Vous pouvez également bénéficier d’une aide au sevrage à distance, et consulter en le téléchargeant le guide.
Les traitements médicamenteux ne sont pas systématiques et le protocole diffère selon la localisation et le stade de votre cancer.
Les médicaments visent la destruction de l’ensemble des cellules cancéreuses, quelle que soit leur position dans le corps. Plusieurs types de traitements médicamenteux sont utilisés pour traiter les cancers du côlon : des molécules de chimiothérapie conventionnelle et de thérapie ciblée.
La chimiothérapie conventionnelle empêche la division cellulaire, les médicaments de thérapie ciblée agissent sur les mécanismes à l’origine du développement et de la dissémination des cellules cancéreuses.
Lorsque le traitement est administré par voie intraveineuse, une chambre implantable par laquelle est injecté le médicament, est installée lors d’une petite intervention chirurgicale.
Lors d’un traitement médicamenteux, il est important de surveiller votre poids et votre température.
L'approche de vos soins est globale. Elle comprend tous les soins et soutiens complémentaires dont vous pourriez avoir besoin pour traiter les conséquences de la maladie et de ses traitements pendant et après ces derniers. On les appelle soins de support. Ils prennent en charge : douleurs, fatigue, troubles alimentaires, troubles de la sexualité, préservation de la fertilité le cas échéant, difficultés psychologiques ou sociales… Les soins de support font partie intégrante de votre traitement, il ne faut pas les négliger.
Après les traitements initiaux, un suivi régulier est mis en place, et cela à vie. L’équipe spécialisée ayant effectué le traitement joue un rôle essentiel dans le suivi, en lien avec votre médecin traitant.
Le suivi comprend des consultations au cours desquelles votre médecin vous interroge sur d’éventuels symptômes que vous pouvez ressentir, vous examine et vous prescrit certains examens.
LES GUIDES CANCER INFO
Ces informations sont issues du guide Patients sur les traitements des cancers du côlon. Ce guide fait partie des ressources Cancer info mises à disposition des patients et des proches.
Qu’est-ce que Cancer info ?
Cancer info est un service proposé par l'Institut national du cancer, en partenariat avec la Ligue contre le cancer et un groupe d'associations. Afin que chacun puisse y accéder aisément, l'information est disponible sous trois formes : téléphonique, numérique (le site Internet de l’Institut) et papier (les guides d’information).
Parmi les nombreuses sources d'information existantes, Cancer info offre la garantie d'une information médicale et sociale de référence, validée, complète et à jour.
Ses contenus sont élaborés à partir des recommandations destinées aux professionnels de santé et selon une méthodologie pluridisciplinaire associant professionnels et usagers. Ils sont régulièrement mis à jour en fonction des avancées médicales et réglementaires.
À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Les-points-cles
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerArticle
Publié le 15/02/2021
Information proposée par Institut national du cancer
Le côlon, appelé aussi gros intestin, fait partie du tube digestif. Il est situé dans l’abdomen, entre l’intestin grêle et le rectum. Il mesure environ 1,5 mètre de long.
Le côlon dans le tube digestif
Il a pour fonction principale de fabriquer les matières fécales. Après la digestion et l’absorption des nutriments dans l’intestin grêle, les résidus alimentaires se dirigent vers le côlon sous forme liquide.
Le côlon absorbe l’eau de ces résidus. Au fur et à mesure que les selles progressent dans le côlon, elles deviennent de plus en plus solides. Les selles sont ensuite stockées dans la partie finale du côlon, le sigmoïde, puis poussées dans le rectum. Ce dernier va déclencher un signal pour l’évacuation des selles par l’anus.
Le côlon se divise en 4 segments ou parties :
A noter : Un cancer peut se développer dans n’importe quel segment du côlon.
La paroi du côlon est constituée de 4 couches différentes (de l’intérieur vers l’extérieur) :
Exemples des questions à poser aux professionnels de santé
À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Le-colon
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerArticle
Publié le 16/06/2023
Information proposée par Institut national du cancer
Un certain nombre d’examens doivent être réalisés pour confirmer le diagnostic de cancer du côlon et en évaluer le stade, c’est-à-dire son degré d’extension. Cela quel que soit le contexte dans lequel le cancer est découvert.
On appelle l’ensemble de ces examens le bilan diagnostique.
Il comporte :
Vous trouverez ci-dessous les examens les plus souvent réalisés et leurs objectifs.
L’ordre dans lequel ils sont effectués peut varier d’une personne à l’autre. Ils ne sont pas tous systématiques. Si besoin, d’autres peuvent vous être proposés.
Cette étape peut sembler longue, mais un bilan précis est indispensable pour vous proposer un traitement adapté.
Cet examen est systématique.
Il consiste en un examen (auscultation, palpation de l’abdomen, etc.) par un médecin généraliste ou un gastroentérologue, réalisé dans le cadre d’une consultation médicale qui comprend également un entretien avec le patient.
L’examen clinique comprend un toucher rectal.
Objectifs :
Cet examen est systématique.
Cet examen consiste à palper l’intérieur du rectum avec l’index.
Objectifs : fréquent en cas de symptômes digestifs (présence de sang dans les selles, diarrhées, constipation, etc.) pouvant être causés par un cancer du côlon, cet examen permet de déceler une grosseur qui pourrait être un signe de cancer localisé.
Cet examen est systématique.
Il s’agit d’un examen de l’intérieur du côlon à l’aide d’un endoscope. Il est réalisé par un gastroentérologue, généralement sous anesthésie générale.
Objectifs : explorer la totalité du côlon pour y déceler d’éventuelles anomalies et les localiser. La coloscopie permet également d’effectuer des prélèvements (biopsie).
La coloscopie avec biopsie est l’examen de référence pour le diagnostic des cancers colorectaux.
Cet examen n’est pas systématique.
Un coloscanner peut être proposé lorsqu’il est impossible de pratiquer une coloscopie ou lorsqu’elle est incomplète.
Il s’agit d’un examen d’imagerie qui permet de visualiser la totalité du côlon, sans entrer à l’intérieur.
Les images produites par le scanner sont transmises à un ordinateur. Un logiciel permet de reconstituer alors une image en 3 dimensions du côlon, dans lequel on peut naviguer virtuellement, ce qui permet aux médecins de repérer les zones d’anomalies.
Le coloscanner nécessite, comme la coloscopie, une préparation. La veille de l’examen, vous devrez prendre des médicaments laxatifs et un régime liquide avec un marquage des selles par un produit de contraste.
Lors de l’examen, du dioxyde de carbone (CO2) est insufflé.
Objectifs : le coloscanner permet de détecter d’éventuelles anomalies (épaississements…) dans le côlon. Il offre aussi la possibilité de visualiser d’autres organes de l’abdomen, notamment le foie, pour y rechercher des signes éventuels de métastases. À la différence de la coloscopie, le coloscanner ne permet pas de réaliser de biopsie et donc de faire le diagnostic de cancer. Une coloscopie sera nécessaire pour réaliser la biopsie.
Cet examen est systématique.
Il consiste en un prélèvement d’un échantillon de tissu qui semble anormal. Le déroulement de la biopsie dépend de la zone ou de l’organe dans lequel le prélèvement est fait. Dans le cancer du côlon, le prélèvement est fait au niveau du côlon au cours de la coloscopie.
Objectifs : récupérer des échantillons de tissus qui semblent anormaux pour les analyser et déterminer s’ils sont de nature cancéreuse ou non (voir examen anatomopathologique).
Ces échantillons peuvent également être conservés après l’opération dans une bibliothèque de tumeurs (tumorothèque), en vue de recherches ultérieures.
Cet examen est systématique.
Il s’agit d’un examen de tissus ou de cellules prélevés lors d’une biopsie ou retirés lors d’une chirurgie.
Cet examen est réalisé à l’œil nu, puis au microscope, par un médecin spécialiste appelé anatomopathologiste, ou anatomocytopathologiste, ou pathologiste.
Selon les situations, une analyse d’éventuelles altérations moléculaires (mutation du gène RAS) est effectuée dans un échantillon de tumeur.
Dans le cadre d’un cancer colorectal, la recherche d’une instabilité microsatellitaire (MSI pour MicroSatellite Instability) peut également être effectuée.
Objectifs : c'est un examen indispensable pour diagnostiquer de façon certaine un cancer. Il permet d’étudier les caractéristiques des cellules de la tumeur (histologie), des altérations moléculaires si besoin). Lorsqu’il est réalisé après la chirurgie, il permet de définir le stade du cancer.
La recherche de mutation du gène RAS permet d’orienter la prescription de certaines thérapies ciblées. Elle peut identifier une cible de ce type de médicament.
Le test moléculaire MSI permet éventuellement d’adapter le traitement anticancéreux et de dépister les prédispositions génétiques au cancer colorectal.
Cet examen est systématique.
Avant de débuter les traitements, on mesure dans le sang (grâce à une prise de sang) :
Objectifs :
Cet examen est systématique.
C’est un examen indolore qui permet, à l’aide de rayons X, de réaliser des images en 3 dimensions du thorax, de l’abdomen et de la région pelvienne (vessie, urètre, utérus, vagin, ovaires, trompes utérines, vésicules séminales, prostate, rectum). On parle aussi de tomodensitométrie, abrégée en TDM.
Avant l’examen, un produit de contraste (souvent de l’iode) est injecté pour visualiser les vaisseaux sanguins et distinguer les éventuelles anomalies dans les organes.
Objectifs : repérer la présence ou non d’une anomalie dans les organes voisins et, si c’est le cas, déterminer sa taille et sa localisation. Cet examen détecte des anomalies même de très petite taille (inférieure ou égale à 3 millimètres).
Le scanner ne donne aucune indication sur le type de cellules dont il s’agit.
Ces examens ne sont pas systématiques.
Ils sont prescrits en alternative au scanner thoracoabdominopelvien lorsque l’injection de produit de contraste n’est pas possible (notamment pour des raisons d’allergie à l’iode ou d’hyperthyroïdie). Une IRM hépatique avec injection d’un autre produit de contraste (le gadolinium) et un scanner thoracique sans injection sont effectués. L’IRM hépatique est un examen d’imagerie qui utilise un puissant aimant et des ondes radio pour obtenir des images en « coupe » du foie.
Objectifs : ce sont les mêmes que ceux du scanner thoracoabdominopelvien . L’IRM va permettre de déterminer si des métastases se sont développées dans le foie.
Cet examen est non systématique
Cet examen indolore permet de réaliser des images en coupes du corps entier, après injection dans le sang d’un traceur, un produit faiblement radioactif. Ce traceur a la particularité de se fixer sur les cellules cancéreuses.
La TEP fournit des images de la répartition du traceur et donc des cellules cancéreuses dans tout le corps, visualisables par ordinateur.
Objectif : repérer les foyers de cellules cancéreuses partout dans le corps.
Cet examen est non systématique et rarement effectué.
Indolore, cet examen permet d’obtenir des images des os du corps. Cette technique d’imagerie médicale utilise des produits faiblement radioactifs non toxiques, des traceurs qui sont injectés puis repérés sur écran.
Objectifs : repérer des métastases osseuses.
À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Le-diagnostic
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerArticle
Publié le 15/02/2021
Information proposée par Institut national du cancer
Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du côlon. Le choix de ceux qui vous sont proposés est effectué par plusieurs médecins lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire.
Dans ce dossier web sont indiqués uniquement les traitements administrés en première intention, c’est-à-dire après le diagnostic initial.
La chirurgie et les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées) sont les principaux traitements des cancers du côlon. Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres.
Selon les cas, ils ont pour objectifs de :
À noter : la chirurgie et les traitements médicamenteux sont réalisés au sein d’établissements qui sont autorisés à les pratiquer. Ces établissements respectent des critères qui garantissent la qualité et la sécurité de ces traitements. La liste des établissements autorisés par région est disponible sur notre site.
Votre traitement est adapté à votre cas personnel (votre âge, vos antécédents médicaux et chirurgicaux, les contre-indications éventuelles à certains traitements) et dépend des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint :
L’arrêt du tabac et de l’alcool
L’arrêt du tabac et de l’alcool est primordial, notamment pour limiter le risque de complications pendant et après les traitements. Poursuivre la consommation de ces substances a également un impact sur le risque de second cancer et la survie.
Il existe de nombreux recours pour vous aider : parlez-en avec l’équipe qui vous suit.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le dépliant Traitement du cancer et tabac, disponible ci-dessous au téléchargement.
Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter notre page sur L'arrêt du tabac.
Les caractéristiques de votre cancer sont déterminées grâce au bilan diagnostique, qui comprend notamment des examens d’imagerie (par exemple scanner).
Un bilan préthérapeutique est également systématiquement effectué pour orienter le choix de vos traitements.
Cet examen est non systématique.
Cet examen clinique est effectué par un cardiologue, associé ou non à une échographie cardiaque.
Objectif : déterminer les risques cardiaques d’une anesthésie et d’une intervention chirurgicale prolongée.
Cet examen est systématique.
Un bon équilibre nutritionnel est indispensable avant le début du traitement car il conditionne le pronostic. Cette évaluation permet d’identifier un état de dénutrition et d’y remédier par des mesures adaptées.
Le taux de la protéine C réactive (CRP) dans le sang augmente en présence d’une inflammation.
Cet examen est systématique pour les personnes de plus de 75 ans.
Tests G8, VES 13, FOG, etc. : il s’agit de tests visant à dépister la fragilité du patient.
On observe pour cela :
Cette évaluation en cancérologie permet d’adapter les traitements anticancéreux et de prendre en compte les spécificités des personnes âgées.
Lorsqu’un traitement médicamenteux est nécessaire, des examens supplémentaires sont effectués pour orienter le choix des médicaments à utiliser à la recherche de la présence :
Votre situation est discutée au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui rassemble au moins trois médecins de spécialités différentes : gastroentérologue, chirurgien, oncologue médical, radiologue, pathologiste…
En tenant compte des spécificités de votre situation et en s’appuyant sur des outils d’aide à la décision appelés recommandations de bonnes pratiques, les médecins établissent une proposition de traitements.
Pour en savoir plus sur les réunions de concertation pluridisciplinaires, consulter notre page sur le diagnostic et le choix du traitement.
Participer à un essai clinique, pour quoi faire ?
L’équipe médicale peut aussi vous proposer de participer à un essai clinique.
Les essais cliniques sont des études scientifiques menées avec la participation des personnes malades. Cela ne peut être fait qu’après votre information et votre accord écrit.
Le cancer du côlon fait l’objet de nombreuses études qui visent notamment à :
Chaque essai clinique a un objectif précis. Pour y participer, les patients doivent satisfaire à un certain nombre de critères, appelés critères d’inclusion, spécifiques à chaque essai et fixés dans le protocole de l’essai. C’est le médecin qui vérifie la possibilité que vous puissiez participer ou non.
Pour en savoir plus sur les essais cliniques.
Pour connaître les essais cliniques en cours sur le cancer du côlon, vous pouvez aussi consulter le registre des essais cliniques.
Lors d’une consultation spécifique, la consultation d’annonce, le médecin vous explique les caractéristiques de votre maladie. Il vous présente la proposition de traitements retenue, les bénéfices attendus et les effets indésirables possibles. C’est l’occasion pour vous d’en discuter avec lui et de donner votre avis sur la proposition qui vous est faite.
Cette consultation est importante. Il est utile d’être accompagné par l’un de vos proches ou la personne de confiance que vous avez choisie.
Conseil : avant la consultation, notez toutes les questions qui vous viennent en tête et prenez le temps de les poser à votre médecin.
Cet échange vous permettra de mieux comprendre et d’intégrer les informations données par le médecin, en particulier celles sur le traitement envisagé, avec ses conséquences sur l’organisation de votre vie quotidienne, et de prendre avec lui les décisions adaptées à votre situation.
La personne de confiance et les directives anticipées : pour quoi faire ?
La personne de confiance est une personne que vous désignez, par écrit.
Elle peut :
Les directives anticipées permettent de faire prendre en considération vos souhaits en ce qui concerne les conditions de limitation ou l’arrêt d’un traitement. Elles sont modifiables et révocables à tout moment.
Pour aller plus loin : rendez-vous sur notre page dédiée : Personne de confiance et directives anticipées.
Les modalités de la proposition de traitement sont décrites dans un document appelé programme personnalisé de soins (PPS). Il comporte notamment :
Quand vous avez donné votre accord sur la proposition de traitement, le document vous est remis et un exemplaire est transmis à votre médecin traitant, qui sera l'un de vos interlocuteurs privilégiés. N’hésitez pas à le présenter aux infirmiers libéraux et au pharmacien qui vont vous suivre dans votre parcours de soins.
Si votre PPS ne vous a pas été délivré, demandez-le à votre équipe soignante.
Le programme personnalisé de soins peut évoluer en fonction de votre état de santé et de vos réactions aux traitements.
Le PPS contient également un volet social qui doit permettre de repérer précocement d’éventuelles difficultés et de mettre en œuvre un accompagnement adéquat.
Après cette consultation avec le médecin, une consultation avec un autre membre de l’équipe soignante, le plus souvent un infirmier, vous est proposée, ainsi qu’à vos proches. C’est un temps d’accompagnement et d’écoute. Vous pouvez revenir sur les informations qui vous ont été données par le médecin, vous les faire expliquer à nouveau ou poser d’autres questions. L’infirmière évalue avec vous vos besoins en soins et soutiens complémentaires (sur le plan social, psychologique ou nutritionnel, par exemple) et vous oriente si nécessaire vers les professionnels adaptés.
Les médecins, les pharmaciens et les membres de l’équipe soignante sont là pour vous accompagner. Ce sont vos interlocuteurs privilégiés ; n’hésitez pas à leur poser toutes vos questions. Ces échanges contribuent à renforcer le dialogue et la relation de confiance avec l’ensemble de ces professionnels tout au long de votre parcours de soins.
En cas de soupçon de prédisposition génétique : la consultation d’oncogénétique
Si les médecins qui vous suivent suspectent une prédisposition génétique au cancer colorectal, ils vous adresseront à un oncogénéticien qui procédera à une analyse constitutionnelle de vos gènes. Si les examens révèlent une anomalie génétique héréditaire, un test de dépistage pourra être proposé à vos frères, sœurs, parents ou enfants majeurs (c’est-à-dire vos apparentés au 1er degré) afin de déterminer s’ils en sont également porteurs.
La chirurgie et les traitements médicamenteux sont réalisés au sein d’établissements qui sont autorisés à les pratiquer. Ces établissements respectent des critères qui garantissent la qualité et la sécurité de ces traitements.
Retrouvez la carte interactive des établissements autorisés par région.
Seuls sont présentés dans ce dossier les traitements administrés en première intention, c’est-à-dire après le diagnostic.
Exemples de questions à poser à l’équipe médicale
Le choix et l’ordre des traitements des cancers du côlon sont définis en fonction des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint et en particulier de son stade, c’est-à-dire de son étendue au moment du diagnostic.
Comment détermine-t-on les stades du cancer ?
Pour déterminer le stade du cancer, les médecins s’appuient sur un système international de stadification, le système TNM (utilisé pour Tumor, Nodes, Metastasis, ce qui signifie tumeur, ganglions, métastases).
Dans ce système, les médecins prennent en compte la profondeur de la tumeur dans les différentes couches du côlon, ainsi que son extension éventuelle aux organes voisins (T), l’atteinte ou non de ganglions lymphatiques à proximité par des cellules cancéreuses (N) et la présence ou non de métastases dans des parties du corps plus éloignées (M).
Il existe cinq stades différents, numérotés de 0 à IV :
Les différents stades du cancer selon le degré d'infiltration de la tumeur
Elle est très superficielle et n’envahit pas la sous-muqueuse (stade 0).
Possibilité de traitement : la tumeur est enlevée pendant la coloscopie (on parle de résection endoscopique).
Aucun ganglion n’est atteint et il n’y a pas de métastases (stades I et II).
Pour les stades I, le traitement consiste en une résection endoscopique (il s’agit de retirer la tumeur par endoscopie) pour les tumeurs superficielles, ou en une résection chirurgicale pour les tumeurs plus infiltrantes.
Pour les stades II, la chirurgie est le traitement de référence. Dans certains cas, une chimiothérapie peut être envisagée en complément de la chirurgie, notamment si des facteurs de risque de récidive sont identifiés.
Des cellules cancéreuses ont atteint un ou plusieurs ganglions lymphatiques. Il n’y a pas de métastases (stade III).
La chirurgie est le traitement de référence. Elle est suivie, dans un délai de 8 semaines, d’une chimiothérapie dite adjuvante, c’est-à-dire réalisée après le traitement de référence (ici, la chirurgie). La durée de la chimiothérapie est variable (de 3 à 6 mois). Elle est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) selon les caractéristiques de la tumeur.
Le cancer a envahi d’autres organes sous la forme d’une ou de plusieurs métastases (stade IV).
Le choix des traitements est alors fait en fonction, notamment, de vos éventuels symptômes, de votre état général et du nombre de métastases, de leur localisation, ainsi que de la possibilité ou non de les retirer. En l’absence de contre-indication, le traitement comporte une chimiothérapie associée, dans certaines situations, à un traitement par thérapie ciblée.
Des examens d’imagerie (scanner, IRM, etc.) sont régulièrement réalisés pour évaluer l’efficacité de la chimiothérapie et la possibilité d’une chirurgie de la tumeur du côlon et des métastases.
Dans tous les cas, des soins visant à soulager vos symptômes et améliorer votre qualité de vie sont mis en œuvre.
À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Les-traitements
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerArticle
Publié le 01/03/2021
Information proposée par Institut national du cancer
Vos soins ne se limitent pas aux traitements spécifiques du cancer. Dans une approche globale, des soins et soutiens complémentaires peuvent être nécessaires pour gérer les conséquences de la maladie et de ses traitements : douleurs, fatigue, troubles de la sexualité et de la fertilité, troubles nutritionnels (notamment perte d’appétit, nausées, vomissements) ou dénutrition, symptômes digestifs, difficultés psychologiques ou sociales, troubles de la mémoire, etc.
Des soins, appelés soins de support, peuvent être proposés tout au long de votre parcours de soins et visent à maintenir votre qualité de vie.
Ils comprennent notamment :
Pour en savoir plus sur les soins de support en général.
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter notre page consacrée à la prise en charge de la fatigue ou le guide Vivre pendant et après un cancer.
Ces soins doivent être anticipés et discutés dès la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Ils doivent être listés dans votre programme personnalisé de soins (PPS).
N’hésitez pas à demander la liste des soins de support proposés dans l’établissement de santé dans lequel vous êtes soigné, ainsi que les modalités pour y accéder.
Les soins de support font partie intégrante de votre parcours de soins. Ils ne sont ni secondaires, ni optionnels. Ils visent à vous assurer la meilleure qualité de vie possible.
N’hésitez pas à parler à votre médecin et aux autres membres de l’équipe soignante de la façon dont vous vivez la maladie et les traitements. Cela leur permet de vous apporter les soins et soutiens nécessaires, et de vous orienter au mieux vers les professionnels concernés.
Si un traitement par chimiothérapie ou thérapie ciblée vous est proposé, il est très important de parler de la fertilité avant de commencer un traitement si vous envisagez d’avoir des enfants. Certains médicaments de chimiothérapie ou de thérapie ciblée sont en effet susceptibles de provoquer une baisse de la fertilité, voire une infertilité. Celle-ci n’est pas forcément définitive. Cela dépend notamment de votre âge et du type de traitement employé.
Une consultation au Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) le plus proche de chez vous peut vous être proposée. Cette structure spécialisée assure le recueil et la conservation des gamètes (spermatozoïdes et ovules) et des tissus germinaux (c’est-à-dire du tissu testiculaire ou ovarien).
En outre, certains traitements provoquent des malformations fœtales. Une grossesse est donc formellement contre-indiquée pendant les traitements. Une contraception adaptée doit être mise en place, pour les femmes susceptibles de procréer comme pour les hommes. Elle doit être poursuivie pendant toute sa durée et jusqu’à plusieurs semaines après la fin des traitements.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre page Fertilité.
La reprise ou le maintien d’une activité physique adaptée (APA) permet de lutter contre la sédentarité pendant vos traitements.
Ainsi, pratiquer une activité physique régulière contribue à améliorer votre qualité de vie pendant et après le cancer en permettant, notamment, une meilleure tolérance aux traitements et une réduction de la fatigue.
Et si les recommandations décrites dans l’illustration ci-dessus ne sont pas réalisables ? Il est alors peut-être préférable d’être accompagné : un professionnel formé et expérimenté aux spécificités des cancers établit avec vous un programme personnalisé.
Votre médecin traitant peut vous prescrire une activité physique adaptée dès lors que vous êtes atteint d’une affection longue durée (ALD). Cette prescription n’ouvre toutefois pas le droit à un remboursement de votre activité par l’Assurance maladie.
Certaines associations proposent une APA gratuite pour les patients atteints d’un cancer : retrouvez leurs adresses.
Que penser des médecines complémentaires ?
Homéopathie, plantes, vitamines, acupuncture, massages, ostéopathie, relaxation… De nombreux patients ont recours à des médecines complémentaires, appelées aussi médecines douces, parallèles, alternatives ou non conventionnelles. Elles peuvent leur apporter un soutien supplémentaire pour mieux supporter la maladie, les traitements et leurs effets indésirables tels que la fatigue, l’anxiété ou la douleur. Ces médecines complémentaires peuvent avoir des effets indésirables ou interagir avec les traitements prescrits par le médecin qui vous suit pour votre cancer. Ces interactions peuvent notamment diminuer l’efficacité du traitement anticancéreux prescrit par votre médecin. Il est donc très important d’en parler avec lui, sans crainte d’être jugé.
Important : si les médecines complémentaires peuvent soulager, elles ne remplacent en aucun cas les traitements habituels du cancer. Soyez vigilant si l’on vous propose des méthodes présentées comme plus efficaces que les traitements classiques. Il arrive en effet que des personnes ou des organisations cherchent à profiter de la vulnérabilité des personnes malades et/ou de leur famille en leur proposant des méthodes qui peuvent s’avérer dangereuses, coûteuses et inefficaces. En cas de doute sur des propositions qui vous sont faites, n’hésitez pas à interroger l’équipe médicale spécialisée qui vous suit, votre médecin traitant, ou encore votre pharmacien.
Pour plus de précisions, vous pouvez consulter notre page sur les traitements miracles.
À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-colon/Les-soins-de-support
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancer