Cancers de l’ovaire : les médicaments anticancéreux (chimiothérapie et thérapies ciblées)

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Publié le 08/06/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Il existe plusieurs types de traitements médicamenteux pour traiter les cancers de l’ovaire :

  • des molécules de chimiothérapie conventionnelle ;
  • des molécules de thérapie ciblée.

Il s’agit de traitements généraux, dits aussi traitements systémiques, qui agissent dans l’ensemble du corps.

Arrêter de fumer fait partie du traitement de votre cancer

Il est fortement recommandé d’arrêter de fumer afin de réduire le risque de complications pendant et après les traitements anticancéreux et d’améliorer la qualité de vos soins. Les études montrent l’importance de l’arrêt du tabac en termes de pronostic, de récidive, de second cancer et de qualité de vie pour la patiente atteinte de cancer de l’ovaire  Pour obtenir plus de conseils sur les aides disponibles à l’arrêt du tabac, rendez-vous sur notre page Tabac, alcool, réduire une consommation.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le dépliant Traitement du cancer et tabac, disponible ci-dessous au téléchargement.

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

Comment fonctionnent les molécules de chimiothérapie et les molécules de thérapies ciblées ?

La chimiothérapie conventionnelle et les thérapies ciblées permettent d’atteindre les cellules cancéreuses, quelle que soit leur localisation, même si elles sont isolées et n’ont pas été détectées lors du diagnostic. Ces traitements n’ont cependant pas le même mode d’action :

  • les médicaments de chimiothérapie conventionnelle agissent sur les mécanismes de la division cellulaire ;
  • les thérapies ciblées bloquent la croissance ou la propagation des cellules cancéreuses, en interférant avec des mécanismes qui sont à l’origine de leur développement et de leur dissémination.

On désignera ces différents médicaments qu’ils soient associés entre eux ou non par le terme « traitement médicamenteux ».

Dans quels cas un traitement médicamenteux est-il indiqué ?

Des traitements médicamenteux peuvent être prescrits dans les situations suivantes :

  • pour les cancers traités à un stade précoce (I à IIA) de haut grade (agressif), une chimiothérapie est proposée après la chirurgie : on parle de chimiothérapie adjuvante ;
  • pour les cancers traités à un stade avancé (IIB à IV), une chimiothérapie adjuvante est systématiquement administrée dans un délai maximum de 6 semaines après la chirurgie. La chimiothérapie peut être associée à un médicament de thérapie ciblée, le bevacizumab, pour traiter les cancers métastatiques (stades IIIB, IIIC et IV). Cette thérapie ciblée est ensuite administrée seule, en maintenance, pour une durée de 15 mois maximum ou jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable.

Pour les femmes chez lesquelles une mutation des gènes BRCA 1 ou BRCA 2 a été identifiée, un autre médicament de thérapie ciblée peut, sous certaines conditions, être utilisé en maintenance. Il s’agit de l’olaparib, seul médicament de la famille des anti-PARP disponible au moment de la rédaction de ces pages (mars 2020). Depuis, d’autres médicaments ont obtenu une indication en maintenance dans certains cas.

Important : si la présence d’une mutation constitutionnelle des gènes BRCA a été détectée chez vous, cela signifie que cette anomalie génétique est présente dans toutes vos cellules depuis la naissance et qu’elle est transmissible à la descendance. Un test de dépistage pourra alors être proposé à vos frères, sœurs, parents ou enfants majeurs (c’est-à-dire vos apparentés au 1er degré), mais également à certains autres membres de votre famille, afin de déterminer s'ils sont aussi porteurs de cette anomalie génétique. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos pages dédiées à l’oncogénétique.

  • pour les cancers de stade IV ou lorsque la résection complète n’est pas possible d’emblée, une chimiothérapie est généralement effectuée avant la chirurgie. Cette chimiothérapie néoadjuvante est également discutée dans certains cas selon l’état général de la patiente.

Quelles sont les étapes avant de commencer le traitement médicamenteux ?

Avant de démarrer le protocole de traitement, votre médecin vous explique le principe, les objectifs ainsi que les effets indésirables possibles dans votre situation. Il vous indique aussi les solutions qui permettent de les anticiper ou de les limiter. Il effectue également un bilan préthérapeutique.

N’hésitez pas à noter et à lui soumettre toutes les questions que vous vous posez au sujet de ce traitement.

Quels sont les traitements médicamenteux utilisés ?

Les médicaments de chimiothérapie conventionnelle les plus fréquemment utilisés

  • le carboplatine, qui fait partie des sels de platine ;
  • le paclitaxel, qui fait partie de la famille des taxanes.

Un médicament peut être employé seul ou, le plus souvent, associé à d’autres médicaments. Une association de plusieurs médicaments de chimiothérapie correspond à ce que l’on appelle un schéma ou un protocole de chimiothérapie.

Les médicaments de thérapie ciblée : le bevacizumab et l’olaparib

Dans les cas de cancer de l’ovaire traité à un stade avancé, un traitement par chimiothérapie conventionnelle le plus souvent associée à une thérapie ciblée est proposé.

Le médicament de thérapie ciblée alors utilisé est le bevacizumab. Il fait partie de la famille des anticorps monoclonaux qui agissent contre l’angiogenèse, c’est-à-dire contre la formation de nouveaux vaisseaux sanguins par la tumeur. On dit que c’est un médicament antiangiogénique.

Le bevacizumab est ensuite administré seul en maintenance.

À savoir si l’on vous administre un traitement médicamenteux en maintenance : il a pour objectif de consolider les résultats obtenus avec la chimiothérapie.

Pour les femmes chez lesquelles une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2 a été identifiée, un autre médicament de thérapie ciblée est utilisé. Il s’agit de l’olaparib, qui est un inhibiteur de l’enzyme PARP. Ce traitement est administré en maintenance, en situation de réponse partielle ou complète après une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine (carboplatine) pour une maladie de stade avancé (stades III-IV).

Quelle administration pour les médicaments de thérapie ciblée ?

Les médicaments employés, les doses administrées ainsi que le rythme des cycles (ou la durée du traitement pour une thérapie ciblée) varient d’une personne à l’autre, en fonction des caractéristiques du cancer et de la tolérance au traitement, sur la base de doses et de rythmes prédéfinis. C’est pourquoi le plan de traitement est déterminé au cas par cas.

Pour aller plus loin

Consultez la base de données publique des médicaments du ministère chargé de la Santé : base-données-publique.medicaments.gouv.fr

11 Comment Agissent Les Thérapies Ciblées - copyright


Qu’est-ce qu’un anticorps monoclonal ?

Ce sont des protéines fabriquées par les lymphocytes B. Leur rôle est de repérer et de neutraliser certaines substances étrangères comme les virus, les bactéries ainsi que les cellules anormales ou cancéreuses. Pour les neutraliser, l’anticorps se fixe sur une cible très précise, l’antigène, présent sur la surface de la substance étrangère ou de la cellule anormale ou cancéreuse, et permet son élimination par le système immunitaire. Les anticorps monoclonaux sont des anticorps produits en laboratoire, à partir d’un clone de cellules (plusieurs cellules identiques, d’où le terme monoclonal).

Grâce à la recherche médicale, des anticorps monoclonaux « anticancer » sont aujourd’hui produits industriellement. Ces anticorps ont la capacité de repérer et de bloquer certains mécanismes spécifiques des cellules cancéreuses ou de leur environnement et de détecter la cellule cancéreuse elle-même pour qu’elle soit détruite. Les noms de ces médicaments se terminent en -mab.

Il existe plusieurs types d’anticorps monoclonaux indiqués dans les cancers de l'ovaire :

  • ceux agissant contre l’angiogenèse, c’est-à-dire contre la formation de nouveaux vaisseaux sanguins par la tumeur maligne. La tumeur est ainsi privée des éléments dont elle a besoin pour se développer  qui se trouvent dans le sang (l’oxygène et les nutriments). C’est le cas du bevacizumab ;
  • ceux dont l’action consiste à bloquer la transmission de certaines informations au sein des cellules en se fixant sur les récepteurs EGF présents en grand nombre à la surface de certaines cellules tumorales. Ils les empêchent ainsi de se diviser et de proliférer de façon anarchique.

Qu'est-ce qu'un inhibiteur de l’enzyme PARP ?

Les enzymes PARP (pour Poly ADP-Ribose Polymerase) aident à réparer certains des dommages causés à l’ADN. Les inhibiteurs de PARP aussi appelés anti-PARP, bloquent l’action de ces enzymes. Si d’autres systèmes de réparation sont également déficients, les cellules cancéreuses ne sont alors plus en mesure de réparer leur ADN, ce qui cause leur mort.

Et si votre médecin traitant vous prescrit un traitement pour une autre maladie ?

Il est important d’informer les professionnels de santé que vous consultez du traitement que vous recevez pour le cancer de l’ovaire, afin qu’ils évaluent le risque d’interaction avec d’autres traitements que vous pourriez prendre pour une autre maladie.

Comment se déroule le traitement par chimiothérapie et /ou thérapies ciblées en pratique ?

À l’exception de l’olaparib, qui est un traitement oral, les médicaments sont administrés par voie injectable.

Le déroulement du traitement est planifié par l’équipe médicale en fonction de votre situation et résumé dans votre programme personnalisé de soins (PPS). Le médecin qui vous suit vous remet un calendrier qui détermine le lieu et les jours de traitement, ainsi que les noms des médicaments utilisés.

Une durée de traitement variable

La durée totale du traitement est variable et se déroule par cures intermittentes séparées par des périodes de repos pour un traitement injectable. Il se déroule de façon continue, tous les jours pendant une période donnée pour un traitement oral (olaparib).

En cures intermittentes, le traitement est généralement administré toutes les 3 semaines sur une période qui peut varier d’un cas à l’autre.

Pour les stades précoces, le traitement comprend généralement 6 cures de chimiothérapie.

Pour les stades plus avancés, le traitement associant chimiothérapie et thérapie ciblée (antiangiogénique) comprend au moins 6 cycles. La thérapie ciblée est ensuite administrée seule pour une durée de 15 mois maximum ou jusqu’à progression de la maladie ou toxicité inacceptable.

Avant chaque cure (lorsqu’elle est intermittente), un examen clinique et des examens de sang sont réalisés pour vérifier que votre état de santé permet de poursuivre le traitement. En cas d’anomalies, comme une baisse importante du taux de globules blancs par exemple, le traitement peut être reporté ou modifié.

Dans certains cas de cancers avancés, les médicaments peuvent être administrés par voie dite intrapéritonéale, c’est-à-dire injectés directement dans la cavité abdominale, au contact des organes abdominaux.

Un traitement à l’hôpital en ambulatoire

Lorsque les médicaments sont injectés dans une veine, par perfusion, le traitement se déroule généralement à l’hôpital en ambulatoire. Vous ne restez que le temps de la perfusion et rentrez chez vous le jour même : on parle aussi d’hospitalisation de jour.

Important : pour les médicaments par voie orale, il est fondamental de respecter rigoureusement les doses et les modalités de prise indiquées par le médecin pour obtenir la meilleure efficacité du traitement tout en évitant un surdosage.

Une chambre implantable et un cathéter pour administrer les traitements médicamenteux

Administrer les traitements médicamenteux dans des petites veines comme celles du bras peut être complexe. Elles sont en effet fragiles et les injections répétées peuvent devenir douloureuses et endommager vos veines.

Aussi, avant de commencer le traitement par perfusion, dit intraveineux, la pose d’une chambre implantable percutanée (CIP) est recommandée. Elle est même indispensable avec certains produits.

Qu'est-ce que la chambre implantable percutanée ?

Ce dispositif est composé d’un petit boîtier, la chambre implantable, et d’un tuyau souple et fin, le cathéter. Il est entièrement placé sous la peau, au cours d’une courte intervention chirurgicale sous anesthésie locale. Le boîtier est placé au niveau du thorax et relié au cathéter, lui-même placé dans une veine. Après l’intervention, une radiographie du thorax est réalisée pour vérifier que le dispositif est placé correctement.

À chaque perfusion, les médicaments sont injectés directement dans la chambre implantable, à travers la peau. Un anesthésique local (en crème ou patch) peut être appliqué au moins 60 minutes avant la perfusion. Ce système limite les douleurs liées aux piqûres répétées, car celles-ci sont beaucoup moins profondes.

Un dispositif souvent bien supporté qui permet une activité physique normale

La chambre implantable reste en place pendant toute la durée du traitement et permet d’avoir une activité physique normale, de se baigner, de voyager, etc.

Le plus souvent, le cathéter et la chambre implantable sont bien supportés. Une gêne peut néanmoins être ressentie en voiture à cause de la ceinture de sécurité. Cependant, son port reste obligatoire.

Lorsque le dispositif n’est plus utile, il est enlevé lors d’une courte intervention chirurgicale sous anesthésie locale.

Pour aller plus loin

Consultez notre page sur la chambre implantable et le cathéter central.

La chimiothérapie intrapéritonéale

Dans certains cas, les médicaments peuvent être injectés dans la cavité péritonéale, directement au contact des organes abdominaux. On parle alors de chimiothérapie intrapéritonéale (IP).

Si cette solution est retenue, le chirurgien installe un cathéter dans l’abdomen (après avoir retiré toutes les parties visibles de la tumeur) lors de l’intervention chirurgicale sous anesthésie générale

Les médicaments sont ensuite injectés à travers ce cathéter dans la cavité péritonéale où ils circulent librement. Ils traitent directement tous les foyers cancéreux microscopiques potentiels avec lesquels ils sont en contact.

Ce traitement comprend généralement 6 cycles administrés toutes les 3 semaines.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/La-chimiotherapie-et-les-therapies-ciblees

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancer de l’ovaire : quels sont les effets indésirables possibles des chimiothérapies et thérapies ciblées ?

Article

Publié le 11/07/2023

Information proposée par Institut national du cancer

Les effets indésirables des traitements médicamenteux varient selon les médicaments utilisés, les dosages et les personnes.

Certains effets indésirables peuvent être limités ou évités grâce à des traitements préventifs ou des conseils pratiques. Néanmoins, s’ils deviennent trop importants ou si vous ne supportez pas l’un des médicaments utilisés, le traitement peut être modifié ou interrompu pour permettre à l’organisme de récupérer. Il est important de signaler tout symptôme inhabituel au cours d’un traitement afin que le médecin puisse prendre les mesures adéquates.

En fonction du protocole de traitement qui vous a été proposé, votre médecin vous indique de façon précise les effets indésirables qui peuvent vous concerner et vous informe sur les moyens d’y faire face. Gardez à l’esprit que la survenue de l’ensemble des effets présentés ci-dessous n’est pas systématique. Il s’agit des effets indésirables les plus fréquents liés aux médicaments utilisés pour traiter le cancer de l’ovaire.

Attention à l’automédication :

L’automédication n’est pas recommandée avec les traitements médicamenteux contre le cancer, notamment en raison d’interactions médicamenteuses potentielles.

L’effet de médicaments anticancéreux (comme certaines thérapies ciblées) peut être limité par certaines molécules obtenues avec ou sans prescription médicale, ainsi que certains compléments alimentaires et produits phytopharmaceutiques (produits à base de plantes, comme le millepertuis).

Parmi les aliments, c’est aussi le cas du pamplemousse (frais et en jus).

D’autres médicaments peuvent au contraire entraîner un risque accru d’effets indésirables. L’avis d’un médecin ou d’un pharmacien est nécessaire avant toute initiation d’un nouveau traitement.

La présence ou l’absence d’effets indésirables n’est pas liée à l’efficacité de la chimiothérapie.

Ne ressentir aucun effet indésirable ne signifie pas que le traitement soit inefficace et, inversement, en ressentir de nombreux ne signifie pas qu’il soit particulièrement actif. Les professionnels de santé (médecins, pharmaciens…) ont l’obligation de déclarer les effets indésirables susceptibles d’être dus à un médicament auprès d’un centre régional de pharmacovigilance (CRPV). Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, pharmacien ou infirmier.

Important : veiller à son hygiène bucco-dentaire

Une bonne hygiène bucco-dentaire est indispensable pour éviter la survenue de caries ou d’infections lors d’une chimiothérapie. Pensez à réaliser un bilan dentaire et les soins nécessaires avant le démarrage du traitement.

Contre-indications

Les vaccins dits vivants, tels que ceux contre la fièvre jaune ou la rougeole par exemple, sont contre-indiqués au moins 6 mois après la fin des traitements médicamenteux du cancer. En cas de voyage dans des pays dits « à risques », questionnez votre oncologue médical et/ou votre médecin traitant.

Quels sont les effets indésirables communs à la chimiothérapie conventionnelle et aux thérapies ciblées ?

Certains effets indésirables peuvent être communs à tous les traitements médicamenteux utilisés pour traiter le cancer de l’ovaire. Ils peuvent provoquer :

Déclarez vos effets indésirables

Depuis peu, il vous est possible, en tant que patient, de signaler vous-même ces effets indésirables, directement via le système national de déclaration de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et du réseau des Centres régionaux de pharmacovigilance. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans la notice d’information.

Une déclaration n’a pas pour objectif une gestion individuelle de vos effets indésirables. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament. .

La procédure ainsi que les formulaires de déclaration sont disponibles sur le site signalement-sante.gouv.fr 

Des nausées et des vomissements

Avec les traitements actuels, les nausées sont devenues rares et d’intensité modérée dans la grande majorité des cas.

Pour la chimiothérapie conventionnelle, les nausées (sensations d’écœurement) commencent souvent le soir ou le lendemain de la perfusion. Elles durent rarement plus de 72 heures après le traitement. Elles ne sont pas systématiquement accompagnées de vomissements. Des phénomènes de nausées précédant la chimiothérapie (anticipatoires) peuvent survenir : elles commencent parfois dès l’entrée dans l’hôpital, avant le début de la perfusion. Ces nausées sont liées à l’anxiété provoquée par le traitement et peuvent être réduites par des médicaments ou par des techniques de relaxation.

Pour les thérapies ciblées, les nausées et les vomissements sont des effets indésirables possibles.

Conseils pratiques pour limiter les effets indésirables

Lorsque des vomissements surviennent, il est conseillé de se rincer la bouche avec de l’eau froide et d’attendre 1 à 2 heures avant de manger. Les vomissements ne persistent, en général, pas plus de 48 heures après l’administration des médicaments.

Des médicaments, dits antiémétiques, sont prescrits pour réduire les risques de nausées et de vomissements, y compris anticipatoires. Si ces effets indésirables apparaissent malgré le traitement préventif, signalez-le à votre médecin, car nausées et vomissements contribuent à l’apparition d’une dénutrition qui pourrait justifier un traitement nutritionnel spécifique.

Au quotidien pour limiter les nausées et vomissements

À faire

  • Privilégiez les aliments froids ou tièdes qui sont moins odorants que les aliments chauds.
  • Fractionnez l’alimentation = mangez en petites quantités, mais souvent (4 à 6 petits repas par jour, ou les 2 repas principaux de la journée coupés chacun en 2).
  • Buvez plutôt avant ou après les repas. Les boissons gazeuses fraîches, à base de cola notamment, aident parfois à diminuer les nausées.
  • Mangez lentement en mastiquant bien afin de faciliter la digestion.
  • Mangez légèrement avant et après le traitement.

À éviter

  • Ne consommez pas d’aliments qui ne vous font pas envie.
  • Évitez de boire de l’alcool.
  • Évitez de fumer.

Il arrive que pendant la chimiothérapie, des personnes ressentent un mauvais goût dans la bouche ou soient particulièrement sensibles aux odeurs. Cela entraîne parfois l’apparition de nausées. Diverses alternatives sont alors proposées :

  • pratiquer des exercices de relaxation avant et pendant la perfusion de chimiothérapie. Vous pouvez solliciter des conseils à ce sujet auprès des soignants ;
  • regarder la télévision, écouter la radio ou de la musique, jouer à des jeux de société, lire, discuter, etc. pendant la perfusion. Ces activités contribuent parfois à diminuer la sensation de nausées ;
  • sucer des bonbons mentholés diminue le goût désagréable ;
  • privilégier les aliments qui vous attirent le plus, ainsi que les modes de cuisson et les plats qui dégagent le moins d’odeurs.

À noter : Si vous avez faim, mangez, quelle que soit l’heure.


Diarrhée et/ou constipation

Une diarrhée est possible avec les médicaments de chimiothérapie conventionnelle et de thérapie ciblée. Un traitement dit antidiarrhéique pourra vous être prescrit afin de la limiter.

Une diarrhée se définit par l’émission d’au moins 3 selles liquides par jour.

Conseil pratique pour limiter la diarrhée

Privilégiez une alimentation pauvre en fibres (exemple : riz, pâtes, pommes de terre vapeur, carottes, bananes mûres, fruits cuits, fromage à pâte cuite, biscottes...).

En cas de diarrhée persistante ou associée à de la fièvre ou des vomissements, contactez rapidement votre médecin. Pensez également à bien vous hydrater en buvant entre 1,5 et 2 litres par jour.

La constipation, plus rare

Plus rarement, une constipation peut être provoquée par des médicaments de chimiothérapie conventionnelle et de thérapie ciblée, en particulier le bevacizumab. La constipation est aussi parfois induite par les médicaments antiémétiques (contre les vomissements), par certains médicaments antidouleur et le ralentissement de l’activité physique.

Conseils pratiques pour limiter la constipation

  • Buvez au moins 2 litres d’eau par jour.
  • Privilégiez une alimentation riche en fibres, à base de fruits et légumes, céréales, pain complet, à chaque repas, dont le petit-déjeuner.
  • Si possible, faites de l’exercice de façon adaptée et régulière en favorisant la marche.
  • Pratiquez des massages doux du ventre.

Important

Pensez à signaler toute modification de poids à votre équipe soignante.


La baisse des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes

Les médicaments utilisés dans le cancer de l’ovaire ont souvent des effets indésirables sur le sang et la moelle osseuse. Ils peuvent entraîner :

  • une baisse du nombre de globules blancs (leucopénie), en particulier des polynucléaires neutrophiles (neutropénie) ou des lymphocytes (lymphopénie). Cette baisse entraîne un risque accru d’infection, car les moyens de défense du corps sont réduits. En cas de fièvre ou si vous ne vous sentez pas bien (frissons, diarrhées ou vomissements importants), contactez immédiatement votre médecin ;
  • une diminution du nombre de globules rouges et de la quantité d’hémoglobine qui provoque, lorsqu’elle est importante, une anémie. L’anémie se manifeste principalement par une pâleur, un essoufflement et une fatigue qui ne s’atténue pas avec le repos ;
  • une baisse du nombre de plaquettes (thrombopénie), qui participent au phénomène de coagulation du sang (c’est-à-dire à la création de caillots sanguins). Une diminution des plaquettes augmente le risque de saignements et d’ecchymoses (infiltration de sang sous la peau à la suite d’un saignement).

Ces effets indésirables sont contrôlés

Avant chaque cure, des prises de sang permettent de vérifier le nombre de globules blancs, globules rouges et plaquettes. En dessous d’un certain seuil, les doses de chimiothérapie sont adaptées ou le traitement peut être remis à plus tard.

Il est parfois nécessaire de vous prescrire des facteurs de croissance lorsque la baisse du nombre de globules blancs ou de globules rouges est trop importante. Dans de rares cas, une transfusion de globules rouges ou de plaquettes est réalisée.

Qu’est-ce qu’un facteur de croissance ?

Il s’agit d’une substance qui régule la croissance et la multiplication des cellules, comme certaines hormones. Les facteurs de croissance agissent par l’intermédiaire de récepteurs disposés à la surface des cellules.

Surveillez votre température

La « neutropénie fébrile » est une des complications susceptibles de survenir chez les patients traités par chimiothérapie et thérapie ciblée.

Les polynucléaires neutrophiles (PNN) sont des cellules impliquées dans les premiers temps de la réponse immunitaire. Ils interviennent dans la destruction des agents pathogènes. La diminution de leur taux, appelée neutropénie, expose donc aux infections. Le caractère fébrile de la neutropénie est défini par une température supérieure ou égale à 38,5° C.

En cas de température supérieure ou égale à 38,5° C ou si vous ne vous sentez pas bien (frissons, diarrhées ou vomissements importants), contactez immédiatement votre médecin.

Pour en savoir plus notamment sur les signes à surveiller et les conseils pour éviter une infection.


Comment faire face à la fatigue ?

En dehors de la fatigue causée par la maladie elle-même, par l’appréhension des examens ou encore par les déplacements quotidiens, la fatigue est très souvent liée aux traitements médicamenteux. Elle dépend de votre tolérance à ce traitement, du nombre de cures et des effets indésirables. En effet, une anémie, une perte d’appétit, des nausées et des vomissements, une fièvre ou encore des douleurs peuvent contribuer à cette fatigue. Elle ne doit pas être banalisée.

Signalez-la à l’équipe soignante afin qu’elle soit traitée le mieux possible.

Pratiquer une activité physique adaptée

Il est prouvé qu’une activité physique débutée dès le début de votre prise en soin, adaptée, régulière et modérée permet de lutter contre la fatigue après les traitements. L’activité physique augmente la qualité et la quantité de sommeil. Parlez-en avec votre équipe soignante.

Pour en savoir sur la fatigue.

Pour en savoir plus sur l’activité physique adaptée.


Les lésions de la bouche

Certains médicaments de chimiothérapie conventionnelle et de thérapie ciblée peuvent entraîner des lésions à l’intérieur de la bouche et le long du tube digestif (aphtes, rougeurs, douleurs). On parle de mucite (inflammation d’une muqueuse) ou encore de stomatite (c’est-à-dire une inflammation de la muqueuse de la bouche).

Dès que vous constatez des aphtes ou des douleurs, prévenez votre médecin afin de recevoir un traitement antidouleur adapté.

Conseils pratiques pour limiter les lésions de la bouche

À faire

  • Après les repas, réalisez des bains de bouche sans alcool et à base de bicarbonate de soude alimentaire, prescrits par le médecin.
  • Brossez-vous régulièrement les dents avec une brosse à dents souple et utilisez du bicarbonate de soude.
  • Sucez des glaçons, de la glace pilée, des glaces à l’eau et des sorbets, des bonbons à la menthe.
  • Buvez beaucoup (eau minérale, thé, tisane, boisson à base de cola).
  • Privilégiez les aliments sans acidité, mous, voire mixés.
  • Graissez-vous les lèvres en appliquant un lubrifiant (vaseline, beurre de cacao).

À éviter

  • Ne consommez pas des aliments trop épicés ou acides (jus de citron, vinaigrette, moutarde), secs, croquants ou durs.
  • Évitez de consommer des aliments chauds et des aliments qui favorisent l’apparition d’aphtes, comme les noix, le gruyère et l’ananas.
  • N’utilisez pas des bains de bouche à base d’alcool ; ils dessèchent la muqueuse de la bouche et risquent de provoquer des sensations de brûlure.
  • Évitez de fumer et boire de l’alcool, surtout dans les semaines qui suivent le traitement.

Pour en savoir plus et découvrir nos conseils.


Les troubles cutanés et le syndrome main-pied

Les médicaments de thérapie ciblée et parfois ceux de chimiothérapie conventionnelle peuvent entraîner des troubles au niveau de la peau : rougeurs, plaques, dessèchement, tiraillement, ainsi que des éruptions cutanées aussi appelées rashes cutanés.

Parmi ces troubles, le syndrome main-pied se manifeste au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds. Il se caractérise par des rougeurs, un gonflement, une sécheresse ou des cloques.

Conseils pratiques pour limiter les troubles cutanés

À faire

  • Appliquez régulièrement et généreusement un agent hydratant sur la peau (après la toilette avec un savon surgras).
  • Réalisez une manucure et une pédicure avant de commencer le traitement, si les mains et les pieds sont déjà un peu abîmés (présence de corne).
  • Portez des vêtements amples et des chaussures souples.

À éviter

  • Ne vous exposez pas les mains et les pieds à la chaleur (soleil, bains chauds, sauna).
  • Ne pratiquez pas des activités qui entraînent un frottement de la peau ou une pression sur les mains (activités ménagères, conduite, jardinage, etc.).
  • N’appliquez pas des pansements adhésifs ou des bandages serrés.
  • Évitez de marcher de manière prolongée et de courir en cas de syndrome main-pied.

Si, malgré l’application de ces conseils, votre peau devient rouge, sensible ou douloureuse, signalez-le à votre médecin sans attendre que les symptômes empirent. Des médicaments antidouleur, prescrits par votre médecin, ou des soins locaux peuvent les soulager.

Pour en savoir plus sur les troubles cutanés.


Les troubles respiratoires

Des difficultés à respirer et une toux peuvent se manifester. Ces symptômes peuvent alerter sur la présence d’une infection ou d’une réaction pulmonaire aux médicaments. N’hésitez pas à les signaler à votre équipe soignante ou à votre médecin traitant.


Les réactions allergiques

Comme tout médicament, les médicaments de chimiothérapie conventionnelle et de thérapie ciblée peuvent être source d’allergie.

Alertez votre médecin en cas de gonflement du visage, des lèvres et de la langue, d’oppression au niveau de la poitrine, de difficultés à respirer, de frissons, de réactions cutanées graves (démangeaisons, rougeurs, boutons) ou de tout autre trouble inhabituel.


Les répercussions sur la vie intime et la sexualité

La libido peut être modifiée pendant le traitement et quelque temps après. Les effets indésirables des médicaments comme la fatigue physique et psychologique, la modification de l’image de soi, les nausées et les vomissements peuvent en effet diminuer temporairement le désir ou la capacité physique. De même, le stress et l’inquiétude entraînent souvent une baisse de désir. Cette diminution de la libido est normale et généralement temporaire. Les médicaments peuvent par ailleurs générer une sécheresse des muqueuses, dont celle du vagin pouvant rendre la pénétration sexuelle difficile et douloureuse. Il existe des gels intimes hydratants des muqueuses et des lubrifiants efficaces.

En cas de difficultés, n’hésitez pas à en parler à votre équipe médicale ou à votre médecin traitant pour être orientée vers une solution adaptée à votre situation. Par exemple, un accompagnement psychologique, associant ou non votre partenaire, peut être mis en place pour vous aider.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier sexualité et fertilité.


La préservation de la fertilité

Il est très important de parler de la fertilité avant de commencer un traitement si vous envisagez d’avoir des enfants. Une consultation de préservation de la fertilité peut être demandée à l’équipe médicale afin qu’elle vous oriente vers un centre d’Assistance médicale à la procréation (AMP) spécialisée en oncofertilité pour étudier les possibilités éventuelles dans votre situation.

Pour en savoir plus, consultez notre page sexualité et fertilité.

Les effets indésirables propres à la chimiothérapie conventionnelle

La chute des cheveux

Les médicaments carboplatine et paclitaxel génèrent une chute des cheveux (appelée alopécie) parfois difficile à vivre, car elle est un signe concret et visible de la maladie. Cette chute est parfois précédée de douleurs ou de sensibilité du cuir chevelu. Elle commence environ 2 à 3 semaines après la première perfusion. Elle est en général temporaire.

La plupart du temps, les cheveux commencent à repousser environ 6 à 8 semaines après la fin du traitement. En attendant, une prothèse capillaire ou des accessoires capillaires peuvent vous être prescrits.

Pour retrouver des informations sur les prothèses et les accessoires capillaires et leur niveau de prise en charge par l’Assurance maladie.

Les cils, les sourcils et les poils pubiens peuvent également tomber provisoirement. Des conseils de maquillage peuvent vous être apportés par une socioesthéticienne.

Comment nouer son foulard ?


La fragilisation des ongles

Avec le paclitaxel, les ongles peuvent devenir cassants, striés et ondulés et finir - rarement - par tomber. Il est conseillé de porter des chaussures confortables et des gants de protection pour le jardinage et les travaux ménagers, de se couper les ongles courts, afin d’éviter qu’ils se fissurent ou se soulèvent.

Certains centres mettent parfois à disposition des patients, lors de l’administration du traitement, des gants ou des chaussons réfrigérants, ou proposent des bains des orteils dans de l’eau froide. Ces mesures ont pour effet de réduire l’afflux sanguin dans les extrémités et donc la quantité de produits de chimiothérapie qui affecte les cellules des ongles. Le froid de ces dispositifs peut être difficile à supporter, mais cela aide parfois à limiter la fragilisation des ongles.

Certaines équipes conseillent par ailleurs d’utiliser un vernis au silicium pour protéger les ongles tout au long de la période des traitements.

Vous pouvez solliciter votre équipe soignante à ce sujet pour en savoir plus et demander si une socioesthéticienne est disponible dans l’établissement où vous êtes suivie.

Pour en savoir plus, consulter notre dossier sur les ongles, les cils et les sourcils.


La modification du goût

Une modification du goût peut survenir pendant la chimiothérapie. C'est un des effets indésirables du carboplatine. Elle disparaît progressivement dès la fin du traitement. Le fait de soigner la présentation de vos repas peut vous permettre en partie de pallier ce désagrément en facilitant l'ingestion de mets sans saveur.


Des sensations d’engourdissement ou de fourmillement (neuropathie)

Certains médicaments de chimiothérapie conventionnelle ont un effet toxique sur les nerfs. Ils peuvent entraîner des troubles de la sensibilité, appelés paresthésies, qui se manifestent par des sensations d’engourdissement, de fourmillements ou de picotements qui peuvent être douloureuses et handicapantes, en particulier dans les pieds et dans les mains. Ils peuvent également se manifester par des troubles de la coordination ou une perte de force dans les muscles.

Ces symptômes sont nommés troubles neuropathiques périphériques.

Il est très important de les signaler dès leur apparition à votre médecin et même si vous les supportez bien. Ils peuvent rendre nécessaire une diminution des doses ou un arrêt du traitement.


Les troubles auditifs

Des troubles auditifs tels que des difficultés à entendre ou des bourdonnements d’oreilles peuvent apparaître, notamment en cas de traitement par carboplatine.

Il est important de les signaler à l’équipe soignante. Un audiogramme, permettant de contrôler la fonction auditive, peut être effectué au besoin.


Les troubles cardiovasculaires

Les médicaments de chimiothérapie conventionnelle peuvent provoquer des troubles cardiovasculaires tels qu’une baisse de la tension artérielle ou une perturbation du rythme cardiaque (notamment avec le paclitaxel).

Avec le paclitaxel, la baisse de la tension artérielle peut également se produire lors d’une manifestation d’allergie au médicament.


Les troubles rénaux

Certains médicaments peuvent exceptionnellement avoir une incidence sur la fonction rénale. C’est le cas du carboplatine.

Une surveillance de la fonction rénale est prévue avant chaque cure de chimiothérapie conventionnelle. En général, cette surveillance s’effectue par une prise de sang.


Les troubles visuels

Des troubles de la vue peuvent survenir lors d’un traitement par carboplatine. Si vous avez une vision anormale allant d’une vision floue jusqu’à la perte de la vue, parlez-en à votre médecin.

Des troubles visuels réversibles, incluant une diminution de la vision, peuvent apparaître avec des doses administrées supérieures à celles recommandées chez des patients souffrant d’insuffisance rénale. Votre médecin souhaitera vous examiner plus souvent si vos reins ne fonctionnent pas correctement.


Les infections

Les médicaments de chimiothérapie conventionnelle peuvent générer un risque accru d’infections. En cas de fièvre ou si vous ne vous sentez pas bien (frissons, diarrhées ou vomissements importants), contactez immédiatement votre médecin.


Les douleurs musculaires et articulaires

Des douleurs musculaires ou articulaires apparaissent en particulier avec le paclitaxel. Parlez-en à l’équipe soignante qui vous proposera un traitement adapté pour les soulager.

Les effets indésirables spécifiques des thérapies ciblées

La diminution de l’appétit et la modification du goût

Certains traitements (notamment l’olaparib) entraînent une diminution de la prise alimentaire, le plus souvent du fait d’une diminution de l’appétit. Si elle se prolonge plus d’une semaine, elle risque d’entraîner une perte de poids que l’on appelle « dénutrition ».

Bien que ce risque reste modéré, la dénutrition a de nombreuses conséquences, comme une fonte des muscles, une diminution de la force musculaire, une fatigue importante et une augmentation du risque d’infections. Elle peut également empêcher le bon déroulement de votre traitement et réduire son efficacité.

C’est pourquoi il faut la prévenir et limiter son aggravation le plus précocement possible. Un diététicien ou un médecin nutritionniste peuvent vous conseiller sur la façon de mieux vous alimenter pendant votre traitement. En cas de nécessité, un traitement nutritionnel pourra vous être prescrit.

Conseils pratiques pour prévenir la dénutrition

  • Mangez les plats que vous aimez à l’heure que vous voulez.
  • Fractionnez votre alimentation ; mangez en petites quantités, mais souvent (4 à 6 petits repas par jour, ou les 2 repas principaux de la journée coupés chacun en deux).
  • N’hésitez pas à consommer plusieurs fois par jour des aliments simples contenant des protéines (jambon, produits laitiers, etc.).
  • Si possible, mangez accompagnée et non seule.
  • Travaillez la présentation des plats.
  • Installez-vous à table, de préférence dans un cadre agréable.
  • Associez ces conseils à une activité physique quotidienne, adaptée à vos capacités (ex. : marche).

L’olaparib peut également générer une modification de la perception du goût (une dysgueusie) pouvant aussi favoriser une dénutrition. Celle-ci disparaît progressivement dès la fin des traitements.


Les troubles rénaux

Le traitement par thérapies ciblées peut avoir une incidence sur la fonction rénale. Avant chaque cure, il est nécessaire de surveiller le bon fonctionnement des reins à travers des analyses de sang (taux de créatinine) et d’urine (protéinurie,…).

Le traitement doit être définitivement arrêté si la présence de protéines dans les urines est associée à des œdèmes corporels, c’est-à-dire à un gonflement des tissus (causé par une accumulation anormale de liquide).


L’hypertension artérielle

L’un des effets indésirables les plus fréquents du bevacizumab est l’hypertension artérielle, c’est-à-dire une tension trop élevée. Une prise de la tension artérielle est réalisée à chaque cure. Si votre tension artérielle est trop élevée au moment de cette prise, il pourra vous être demandé de la surveiller à domicile. Un traitement pourra être instauré à la découverte d’une hypertension artérielle.


La leuco-encéphalopathie postérieure

Dans de rares cas, le traitement par bevacizumab peut provoquer une leuco-encéphalopathie postérieure (généralement réversible). Cela peut se manifester par des convulsions, des maux de tête, une confusion ou encore des troubles de la vision. Si ces symptômes apparaissent, il faut immédiatement les signaler à l’équipe médicale.


Une mauvaise cicatrisation

Le bevacizumab gêne parfois la bonne cicatrisation des plaies notamment après une intervention chirurgicale. C’est la raison pour laquelle ce traitement ne doit pas être commencé pendant au moins un mois après une intervention chirurgicale lourde ou tant que la plaie n’est pas totalement cicatrisée.

En cas de complication de la cicatrisation d’une plaie pendant le traitement, celui-ci doit être interrompu jusqu’à la cicatrisation totale. Le traitement doit être interrompu lorsqu’une intervention chirurgicale est planifiée, ou lors de certains soins dentaires.


Une thrombose (phlébite et embolie pulmonaire)

La formation d'un caillot sanguin dans les veines, appelée thrombose veineuse ou phlébite, peut être la conséquence d’un traitement par bevacizumab. C’est aussi un symptôme du cancer lui-même. Le caillot sanguin se situe le plus souvent au niveau d’une jambe. Dans les cas les plus graves, il se détache et circule jusqu'à un poumon. C'est ce qui s'appelle une embolie pulmonaire (abrégé en EP). Cette affection susceptible d’être grave peut se manifester par un essoufflement et parfois une douleur dans la poitrine. Le fait de cesser de fumer réduit le risque de formation de caillots sanguins. Le fait de changer de position fréquemment, de faire des exercices pour les jambes et les chevilles et de se déplacer réduit également ce risque.

Le médecin peut vous prescrire un traitement préventif à base de faibles doses d'anticoagulants, qui réduit la probabilité de formation de caillots sanguins chez les personnes à risque. Des bas de contention peuvent également vous être prescrits, selon les cas. Il est important de signaler en urgence à votre médecin la présence d’une rougeur, d'un gonflement, d'une douleur au niveau du mollet ou de la poitrine, ou un essoufflement anormal.


Le risque d’hémorragie

Parmi les effets indésirables les plus graves du bevacizumab, figure le risque d’hémorragie (saignement important). Des saignements de nez importants ou des hémoptysies (crachats sanguinolents provenant des poumons) sont fréquents avec ce médicament.

Il est important de consulter rapidement un médecin si cet effet indésirable survient.


Le risque d’ostéonécrose (lésions) de la mâchoire

Le bevacizumab peut être responsable de lésions au niveau des os de la mâchoire. Il est important de prévenir votre médecin si vous présentez une affection de la bouche ou des dents.


Des douleurs abdominales aiguës

Le bevacizumab et l’olaparib sont susceptibles de provoquer des douleurs abdominales importantes. Elles ne doivent pas être prises à la légère. Avec le bevacizumab, elles sont parfois le signe d’une perforation gastro-intestinale (un trou se forme dans la paroi de l'œsophage, de l'estomac, de l'intestin grêle ou du côlon) qui constitue une urgence médicale.


Des sensations de vertige et céphalées

Le traitement par olaparib notamment peut générer des sensations de vertige et des maux de tête (céphalées).

Votre médecin pourra vous prescrire un traitement médicamenteux adapté.


Des affections oculaires

Les larmoiements sont très fréquents avec le bevacizumab.

Quels sont les effets indésirables de la chimiothérapie intrapéritonéale ?

La chimiothérapie intrapéritonéale (les médicaments sont injectés directement dans la cavité abdominale) peut avoir d’autres effets indésirables que la chimiothérapie administrée par voie intraveineuse. Cela du fait de son mode d’administration.

Des douleurs abdominales sont courantes et peuvent nécessiter d’arrêter le traitement avant la fin des 6 cycles prescrits.

Des adhérences autour du cathéter placé dans la cavité péritonéale sont également fréquentes. Il s’agit d’une formation de bandes fibreuses qui survient après une opération lors de la cicatrisation. Ces fibres forment une sorte de toile d’araignée autour du cathéter, ce qui peut gêner la diffusion du liquide pendant la chimiothérapie intrapéritonéale. Le traitement peut alors être arrêté et le cathéter retiré.

Un gonflement de l’abdomen, lié au volume du liquide introduit, peut entraîner des difficultés à respirer profondément ainsi que des besoins plus fréquents d’uriner ou des douleurs abdominales. Ces effets passent normalement en quelques jours.

Des troubles de l’estomac peuvent apparaître et durer une quinzaine de jours. Si l’estomac ne parvient plus à se vider normalement, une alimentation par sonde peut être nécessaire le temps que les fonctions de l’estomac soient rétablies.

Une péritonite est possible. Il s’agit d'une inflammation du péritoine, la membrane qui recouvre l’intérieur de la cavité abdominale et entoure les organes abdominaux. Bien qu'elle soit rare, elle peut être causée par le cathéter mis en place à l’intérieur de la cavité péritonéale, pour administrer la chimiothérapie intrapéritonéale. Une péritonite se manifeste par une douleur abdominale vive, de la fièvre et des frissons. Elle nécessite une intervention médicale d’urgence.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/La-chimiotherapie-et-les-therapies-ciblees/Les-effets-indesirables-des-traitements-medicamenteux

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers de l’ovaire : votre suivi après traitement

Article

Publié le 15/02/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Après les traitements initiaux, un suivi régulier est mis en place.

L’équipe spécialisée ayant effectué le traitement joue un rôle essentiel dans le suivi, en lien avec votre gynécologue et votre médecin traitant.

Quels sont les objectifs du suivi après traitement ?

Le suivi mis en place a pour objectifs de :

  • détecter tout signe de réapparition éventuelle de cellules cancéreuses au même endroit ou dans une autre région du corps (récidive, encore appelée rechute) ;
  • identifier tout effet indésirable tardif des traitements ;
  • organiser les soins de support nécessaires pour rétablir et/ou préserver au mieux votre qualité de vie;
  • surveiller le possible développement d’une tumeur différente de celle qui a été traitée. Les zones pouvant être plus particulièrement concernées sont le côlon, le rectum et les seins, en particulier pour les femmes présentant une prédisposition génétique au cancer (syndrome de Lynch, syndrome sein-ovaire avec mutation des gènes BRCA).

Pour les femmes ayant une prédisposition génétique au cancer de l’ovaire (mutation BRCA, syndrome de Lynch), un suivi spécifique est mis en place.

Quels professionnels de santé vous suivent ?

Votre suivi est systématiquement mis en place. Il peut être alterné entre le médecin généraliste, le gynécologue et l’équipe spécialisée ayant réalisé le traitement.

En quoi consiste votre suivi ?

Le suivi comprend des consultations au cours desquelles votre médecin réalise un examen clinique et vous interroge sur d’éventuels symptômes que vous pouvez ressentir. Les deux premières années, ces rendez-vous médicaux sont fréquents, à raison de deux consultations au cours du premier semestre suivant la fin des traitements (soit une consultation tous les 3 mois) puis une consultation tous les 6 mois. Un rendez-vous annuel doit ensuite être programmé.

Dosage du CA 125

Dans certains cas, le dosage d’un marqueur tumoral, le plus souvent le CA 125, peut être effectué tous les 6 mois. Si son taux de concentration dans le sang augmente, il peut être accompagné d’examens d’imagerie (selon les cas scanner, IRM, Pet Scan, échographie…).

Qu’est-ce que le CA 125 ?

Certaines tumeurs libèrent des substances dans le sang, appelées marqueurs tumoraux. Le principal marqueur tumoral du cancer de l’ovaire est l’antigène 125 (Cancer Antigen 125 ou CA 125). Il est naturellement présent en faible quantité dans le sang. L’augmentation de son taux de concentration dans le sang peut être le signe d’une récidive ou l’apparition d’un autre cancer.

Attention : il est impossible d’interpréter par vous-même les résultats d’analyse. Une concentration anormale peut être provoquée par d’autres pathologies non cancéreuses, comme une endométriose.

Pour quels symptômes consulter ?

Le médecin vous indique également les symptômes qui doivent vous conduire à consulter en dehors des rendez-vous programmés tels que : fatigue, modifications du transit, douleurs abdominales ou pelviennes, perte de poids et/ou d’appétit inexpliquée, gonflement du ventre.

Si vous ressentez des symptômes nouveaux ou inexpliqués, consultez votre médecin traitant qui évaluera la nécessité de vous orienter vers votre équipe hospitalière.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

Comment le suivi se déroule-t-il en pratique ?

Quels sont les professionnels chargés de mon suivi ?

Quels seront les examens nécessaires ?

À quel intervalle les consultations et les examens auront-ils lieu ?

Qui contacter en cas d’apparition de symptômes entre deux consultations ?

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Le-suivi-apres-traitement

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du rectum : les points clés

Article

Publié le 04/07/2023

Information proposée par Institut national du cancer

Un cancer du rectum est une maladie des cellules qui tapissent l’intérieur du rectum. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne (ou cancer).

On estime à plus de 47 000 le nombre de nouveaux cas de cancers colorectaux (côlon ou rectum) en 2023 en France, dont légèrement plus de la moitié chez l'homme.

Le cancer colorectal (côlon ou rectum) est le 3e cancer le plus fréquent chez l’homme après ceux de la prostate et du poumon, et le 2cancer le plus fréquent chez la femme après celui du sein.

Quels sont les causes ou les facteurs de risque d’un cancer du rectum ?

L’âge augmente le risque de développer un cancer du rectum : 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans.

Les habitudes de vie sont aussi en cause :

Des antécédents personnels et familiaux

Le risque de développer un cancer du rectum est augmenté chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique) ou de certaines maladies génétiques : polypose adénomateuse familiale et syndrome de Lynch (ou HNPCC).

Un antécédent familial de cancer du côlon ou du rectum est également un facteur de risque.

La prédisposition génétique aux cancers colorectaux

Dans certains cas, une altération génétique (aussi appelée variation génétique), héritée d’un parent, est présente dès la naissance dans toutes les cellules de l’organisme. Elle peut alors jouer un rôle dans la survenue d’un cancer. On parle de prédisposition génétique au cancer, liée à la présence de ce qu’on appelle « une altération génétique constitutionnelle ».

Si les médecins qui vous suivent suspectent une prédisposition génétique au cancer colorectal, ils vous adresseront à un oncogénéticien qui procédera à une analyse constitutionnelle de vos gènes.

Si les examens révèlent une anomalie génétique héréditaire, un test de dépistage pourra être proposé à vos frères, sœurs, parents ou enfants majeurs (c’est-à-dire vos apparentés au 1er degré). Ce test permettra de déterminer s’ils en sont également porteurs.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre dossier dédié à l’oncogénétique.

Comment se forme et se développe un cancer du rectum ?

Lorsqu’un cancer apparaît, les cellules cancéreuses sont d’abord peu nombreuses et limitées à la première couche de la paroi du rectum, la muqueuse. On parle de cancer in situ.

Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, la tumeur s’étend plus profondément à l’intérieur de la paroi, à travers les autres couches. On parle alors de cancer invasif.

Des cellules cancéreuses peuvent également se détacher de la tumeur et emprunter les vaisseaux lymphatiques ou sanguins pour envahir d’autres parties du corps :

  • les ganglions lymphatiques proches du rectum ;
  • le foie, les poumons ou le péritoine. Les nouvelles tumeurs qui se forment alors s’appellent des métastases.

Au moment du diagnostic, les médecins étudient précisément l’étendue du cancer afin de vous proposer le ou les traitements les mieux adaptés.

Prévenir l’apparition d’un cancer colorectal

Retirer les polypes est un moyen efficace de prévenir l’apparition d’un cancer colorectal.

Le dépistage, effectué tous les deux ans entre 50 et 74 ans, permet de repérer et traiter ce cancer à un stade précoce, voire de détecter et retirer ces polypes avant qu’ils ne se transforment en cancer.

Vous êtes concerné par le programme de dépistage organisé si vous ne présentez aucune histoire personnelle ou familiale susceptible de vous prédisposer à cette maladie, ni symptôme pouvant évoquer un cancer colorectal.
En effet, le risque de développer un cancer colorectal est principalement lié à l'âge (plus de 50 ans) et/ou à l'existence d'antécédents personnels ou familiaux de certaines maladies intestinales chroniques ou de prédispositions génétiques particulières.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le dépistage du cancer colorectal.

Quels sont les symptômes d’un cancer du rectum ?

Un cancer du rectum peut être suspecté devant plusieurs signes dont :

  • la survenue de douleurs abdominales ;
  • la présence de sang dans les selles ;
  • une alternance entre diarrhée et constipation ;
  • une envie constante d’aller à la selle ;
  • des douleurs au niveau de l’anus ;
  • la détection d’une masse à la palpation de l’abdomen ou au toucher rectal (palpation de l’intérieur du rectum avec l’index) ;
  • une dégradation inexpliquée de l’état général se manifestant notamment par une perte de poids et d’appétit, une diminution de la prise alimentaire et de la fatigue.

Le cancer du rectum peut également être suspecté si le test de recherche de sang dans les selles effectué dans le cadre du dépistage organisé des cancers colorectaux se révèle positif.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le dépistage du cancer colorectal

Comment est établi le diagnostic du cancer du rectum ?

Un cancer peut se développer dans n’importe quelle partie du rectum ; on distingue le tiers supérieur des deux tiers inférieurs du rectum pour établir le traitement.

Pour confirmer le diagnostic de cancer du rectum et évaluer son degré d’extension, une série d’examens doit être pratiquée. C’est ce qu’on appelle le bilan diagnostique.

Retrouver les différents examens du bilan diagnostique.

Comment s’effectue le choix des traitements ?

Votre traitement est adapté à votre cas personnel et aux caractéristiques de votre cancer. Il est discuté et choisi par des médecins de différentes spécialités lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Les soins de support font partie intégrante de votre traitement, il ne faut pas les négliger.

Les dates de vos différents traitements, leur durée et les coordonnées des membres de l’équipe soignante sont indiquées dans votre Programme personnalisé de soins (PPS). 

Quels sont les différents traitements du cancer du rectum ?

Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du rectum.

Les principaux traitements sont la chirurgie, la radiothérapie et les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées). Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres.

La chirurgie est le traitement principal du cancer du rectum. La nature de la chirurgie pratiquée dépend du stade de votre cancer et de sa localisation dans le rectum. Lors de ce traitement, une stomie peut être effectuée de façon temporaire ou définitive.

Des douleurs, de la fatigue, des troubles digestifs ou encore des problèmes de cicatrisation peuvent faire suite à l’intervention chirurgicale ; des solutions existent afin de les prévenir et les traiter. Parlez-en à votre équipe médicale.

Pour en savoir plus, consultez la page sur la chirurgie dans ce dossier.

L’arrêt du tabac et de l’alcool permet de réduire les risques de complications pendant et après l’opération.

Des associations de patients peuvent vous accompagner à tout moment de votre parcours de soins en vous apportant informations, écoute, partage d’expérience. N’hésitez pas à les contacter. Pour les retrouver, rendez-vous sur la carte interactive des associations.

Vous pouvez également bénéficier d’une aide au sevrage à distance, et consulter en le téléchargeant le guide ci-dessous.

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

La radiothérapie est un traitement localisé qui a pour objectif de détruire les cellules cancéreuses par des rayonnements ionisants. Seules les tumeurs du moyen et bas rectum sont traitées par radiothérapie.

Pour les stades II et III, une radiothérapie néoadjuvante, c’est-à-dire préopératoire, est réalisée. La radiothérapie est le plus souvent associée à une chimiothérapie (radiochimiothérapie) qui rend les cellules cancéreuses plus sensibles aux rayons. Le nombre de séances de radiothérapie est adapté à votre cas.

Pour en savoir plus, consultez notre page sur la radiothérapie dans ce dossier. 

Plusieurs types de traitements médicamenteux sont utilisés pour traiter les cancers du rectum : des molécules de chimiothérapie conventionnelle et de thérapie ciblée. Il s’agit de traitements généraux, dits aussi traitements systémiques, qui agissent dans l’ensemble du corps. Ces traitements ne sont pas systématiques et le protocole diffère selon la localisation et le stade du cancer.

Lorsque le traitement est administré par voie intraveineuse, une chambre implantable par laquelle est injecté le médicament est installée lors d’une petite intervention chirurgicale.

Lors d’un traitement médicamenteux, il est important de surveiller votre poids et votre température.

Pour en savoir plus, retrouvez notre page sur les médicaments anticancéreux dans ce dossier.

En quoi consiste le suivi après traitement ?

Après les traitements initiaux, un suivi régulier est mis en place, et cela à vie. L’équipe spécialisée ayant effectué le traitement joue un rôle essentiel dans le suivi, en lien avec votre médecin traitant.

Le suivi comprend des consultations au cours desquelles votre médecin vous interroge sur d’éventuels symptômes que vous pouvez ressentir, vous examine et vous prescrit certains examens.


Les traitements des cancers du rectum


LES GUIDES CANCER INFO

Ces informations sont issues du guide Patients sur les traitements des cancers du rectum. Ce guide fait partie des ressources Cancer info mises à disposition des patients et des proches.

Qu’est-ce que Cancer info ?

Cancer info est un service proposé par l'Institut national du cancer, en partenariat avec la Ligue contre le cancer et un groupe d'associations. Afin que chacun puisse y accéder aisément, l'information est disponible sous trois formes : téléphonique, numérique (le site Internet de l’Institut) et papier (les guides d’information).

  • La ligne téléphonique est joignable au 0 805 123 124 (service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 14h.
  • Le site Internet de l’Institut national du cancer propose des dossiers complets, classés par type de cancer, ainsi que des dossiers pratiques portant sur des questions transversales comme les droits des malades ou les démarches administratives pendant et après la maladie.
  • Les guides d’information sont conçus en « miroir » des recommandations professionnelles sur chaque type de cancer, les traitements et leurs effets secondaires éventuels. Ils sont téléchargeables sur le site ou disponibles gratuitement à la commande.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/Les-points-cles

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Le cancer du rectum

Article

Publié le 01/03/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Le rectum constitue la dernière partie du tube digestif. Il fait suite au côlon et s’étend jusqu’à l’anus. Il est situé dans le bassin, en avant du sacrum et du coccyx, les deux os situés à l’extrémité de la colonne vertébrale. Il est situé en arrière de la vessie et de la prostate chez les hommes, du vagin et de l’utérus chez les femmes.

À quoi ressemble le rectum ?

De forme cylindrique, le rectum mesure entre 15 et 18 centimètres de long et présente un diamètre variable : étroit au niveau de sa jonction avec le côlon, il s’élargit au niveau de l’ampoule rectale (zone de stockage des selles). Il se resserre au niveau du canal anal qui va s’aboucher à l’anus. La surface externe du rectum est bosselée et recouverte par le mésorectum, tissu graisseux qui contient des vaisseaux sanguins et des ganglions lymphatiques.

Le rectum dans le tube digestif

Quelles sont les différentes parties du rectum ?

Le rectum se divise en deux parties :

  • le haut du rectum, recouvert par le péritoine (la membrane qui recouvre les organes abdominaux). On parle de tiers supérieur intrapéritonéal. Il mesure environ 7 centimètres ;
  • les deux tiers inférieurs (le moyen et le bas rectum), situés sous le péritoine. On parle des deux tiers inférieurs sous-péritonéaux. Ils mesurent environ 8 centimètres.

Un cancer peut se développer dans n’importe quelle partie du rectum.

Le rectum et le canal anal

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Où le cancer est-il situé exactement ?
  • Connaît-on son étendue ?
  • Quel est l’impact possible sur ma vie quotidienne ?
  • Quelle est sa gravité ?

Quelles sont les différentes couches du rectum ?

La paroi du rectum, comme celle du côlon, est constituée de quatre couches différentes (successivement de l’intérieur vers l’extérieur) :

  • la muqueuse (couche la plus interne) ;
  • la sous-muqueuse ;
  • la musculeuse (deux couches de fibres musculaires) ;
  • la séreuse (couche externe) qui constitue une partie du péritoine et se trouve en contact avec le mésorectum. Le tiers supérieur du rectum est entouré d’une couche séreuse ; les deux tiers inférieurs sont enveloppés du mésorectum et sont dépourvus de séreuse.

Les différentes couches de la paroi du rectum

Quel est le rôle du rectum ?

Après la digestion, les résidus alimentaires transitent de l’intestin grêle au côlon sous forme liquide. Le côlon absorbe l’eau de ces résidus. Au fur et à mesure que les selles progressent dans le côlon, elles deviennent de plus en plus solides. Les selles passent ensuite dans le rectum, qui sert de réservoir, avant d’être évacuées par l’anus.

Lorsque le rectum est plein, le besoin d'aller à la selle est ressenti et le sphincter anal interne (muscle de l’anus) se relâche. C’est un phénomène dit réflexe. Ensuite, sous le contrôle de la volonté, le sphincter anal externe se relâche, permettant l’ouverture de l’anus et l’évacuation des selles.

Les étapes de la digestion

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/Le-rectum

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du rectum : comment est établi le diagnostic ?

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

Certains examens doivent être effectués pour confirmer le diagnostic de cancer du rectum et en évaluer le stade, c’est-à-dire son degré d’extension. Cela quel que soit le contexte dans lequel le cancer est découvert.

On appelle l’ensemble de ces examens le bilan diagnostique. Il comporte :

  • le bilan initial, qui a pour objectif de confirmer la présence d’un cancer, de le localiser et de définir de quel type de cancer il s’agit ;
  • le bilan d’extension, qui a pour objectif de compléter le diagnostic. Il consiste à évaluer l’étendue du cancer, c’est-à-dire à déterminer jusqu’où il s’est propagé. C’est ce qui permet de définir le stade du cancer.

Vous trouverez ci-dessous les examens les plus souvent réalisés et leurs objectifs.

L’ordre dans lequel ils sont effectués peut varier d’une personne à l’autre. Ils ne sont pas tous systématiques et, si besoin, d’autres peuvent vous être proposés. Cette étape peut sembler longue, mais un bilan précis est indispensable pour vous proposer un traitement adapté.

Quels peuvent être les examens pour confirmer la présence du cancer (bilan initial) ?

Examen clinique

Cet examen est systématique.

Examen (auscultation, palpation de l’abdomen, etc.) par un médecin généraliste ou un gastroentérologue, réalisé dans le cadre d’une consultation médicale qui comprend également un entretien avec le patient.

L’examen clinique comprend un toucher rectal.

Objectif : faire un bilan de votre état général. S’informer sur vos antécédents médicaux personnels et familiaux, et vos traitements en cours.

Au cours de cet examen, vos facteurs de risque (dont le tabac, l’alcool, le surpoids) sont recensés.

Toucher rectal

Cet examen est systématique ; il consiste à palper l’intérieur du rectum avec l’index.

Objectif : fréquent en cas de symptômes digestifs (présence de sang dans les selles, diarrhées, constipation, etc.) pouvant être causés par un cancer du rectum, cet examen permet de déceler une grosseur qui pourrait être un signe de cancer localisé dans le rectum.

Coloscopie

Cet examen est systématique.

Il consiste en un examen de l’intérieur du côlon à l’aide d’un endoscope. Il est réalisé par un gastroentérologue, généralement sous anesthésie générale.

Objectif : la coloscopie vise à explorer la totalité du côlon pour y déceler d’éventuelles anomalies et les localiser. La coloscopie permet également d’effectuer des prélèvements (biopsie). La coloscopie avec biopsie est l’examen de référence pour le diagnostic des cancers colorectaux.

Coloscopie virtuelle par scanner ou coloscanner

Cet examen est non systématique.

Un coloscanner peut être proposé lorsqu’il est impossible de pratiquer une coloscopie ou lorsqu’elle est incomplète.

Il s’agit d’un examen d’imagerie qui permet de visualiser la totalité du côlon, sans entrer à l’intérieur.

Les images produites par le scanner sont transmises à un ordinateur. Un logiciel permet de reconstituer alors une image en 3 dimensions du côlon, dans laquelle on peut naviguer virtuellement, ce qui permet aux médecins de repérer les zones d’anomalies.

Le coloscanner nécessite, comme la coloscopie, une préparation. Réalisée la veille de l’examen, cette préparation repose sur des laxatifs et un régime liquide avec un marquage des selles par un produit de contraste. Le coloscanner implique une insufflation de dioxyde de carbone (CO2).

Objectif : le coloscanner permet de détecter d’éventuelles anomalies (épaississements…) dans le côlon et le rectum et de visualiser d’autres organes de l’abdomen, notamment le foie, pour y rechercher des signes éventuels de métastases. À la différence de la coloscopie, le coloscanner ne permet pas de réaliser de biopsie et donc, de faire le diagnostic de cancer. Une coloscopie sera nécessaire pour réaliser la biopsie.

Biopsie

Cet examen est systématique.

Il s’agit de prélever un échantillon de tissu qui semble anormal. Le déroulement de la biopsie dépend de la zone ou de l’organe dans lequel le prélèvement est fait. Les biopsies du rectum sont réalisées au cours de la coloscopie.

Objectif : récupérer des échantillons de tissus qui semblent anormaux pour les analyser et déterminer s’ils sont de nature cancéreuse ou non (voir examen anatomopathologique).

Ces échantillons peuvent également être conservés après l’opération dans une bibliothèque de tumeurs (tumorothèque), en vue de recherches ultérieures.

Examen anatomopathologique

Cet examen est systématique.

Il s’agit d’un examen de tissus ou de cellules prélevés lors d’une biopsie ou retirés lors d’une chirurgie. Cet examen est réalisé à l’œil nu puis au microscope par un médecin spécialiste appelé anatomopathologiste ou anatomocytopathologiste ou pathologiste.

Selon les situations, une analyse d’éventuelles altérations moléculaires (mutation du gène RAS) est effectuée dans un échantillon de tumeur. La recherche de mutation du gène RAS permet d’orienter la prescription de certaines thérapies ciblées. Elle peut identifier une cible de ce type de médicament.

Dans le cadre d’un cancer colorectal, la recherche d’une instabilité microsatellitaire (MSI pour MicroSatellite Instability) peut également être effectuée. Le test moléculaire MSI permet de dépister les prédispositions génétiques au cancer colorectal. Ce test pourrait aussi permettre à terme d’orienter le traitement anticancéreux (des essais cliniques sont en cours au moment de la validation de ce document).

Objectif : cet examen est indispensable pour diagnostiquer de façon certaine un cancer. Il permet d’étudier les caractéristiques des cellules de la tumeur (histologie, altérations moléculaires si besoin).

Lorsqu’il est réalisé après la chirurgie, il permet de définir le stade du cancer.

Quels sont les examens pour évaluer l’extension de la tumeur ?

Échographie endorectale

Cet examen est systématique.

Examen qui consiste à réaliser des images de la paroi du rectum grâce à des ultrasons.

Le radiologue ou le gastroentérologue utilise une sonde échographique introduite dans le rectum via l’anus.

Objectif : évaluer l’extension de la tumeur dans la paroi du rectum et l’atteinte des ganglions proches du rectum, préciser la localisation de la tumeur, sa taille et enfin sa distance par rapport à l’anus ; cet élément est important pour déterminer le type de chirurgie à réaliser.

IRM pelvienne

Non systématique : cet examen est prescrit selon la localisation de la tumeur.

Cet examen d’imagerie utilise un puissant aimant et des ondes radio pour obtenir des images « en coupe » de la zone pelvienne (vessie, urètre, utérus, vagin, ovaires, trompes utérines, vésicules séminales, prostate, rectum).

Objectif : évaluer l’extension de la tumeur dans la paroi du rectum et l’atteinte des ganglions proches du rectum, préciser la localisation de la tumeur, sa taille et enfin sa distance par rapport à l’anus ; cet élément est important pour déterminer le type de chirurgie à réaliser.

Bilan biologique

Cet examen est systématique.

Avant de débuter les traitements, on mesure dans le sang :

  • la quantité et la qualité des différentes cellules sanguines (on parle de numération formule sanguine (NFS) ou encore d’hémogramme) ;
  • le taux de créatinine, qui permet de vérifier le bon fonctionnement des reins ;
  • La clairance de la créatinine, pour apprécier la vitesse de filtration des reins ;
  • Le taux de certaines enzymes et protéines fabriquées par le foie (transaminases, albumine, etc.) pour évaluer l’état de la fonction hépatique.

La prise de sang permet aussi de mesurer le taux de concentration d’un marqueur tumoral appelé ACE, l’antigène carcino-embryonnaire. Il s’agit d’une protéine sécrétée par certaines tumeurs, dont les tumeurs du rectum.

Objectif : fournir des renseignements sur l’état de santé général, vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications à certains examens ou traitements.

Le dosage du marqueur ACE donne une indication sur la présence d’une tumeur et l’évolution de la maladie. En revanche, cette mesure n’est pas absolue car un cancer colorectal peut se développer ou évoluer sans que le taux d’ACE n’augmente.

Scanner thoracoabdominopelvien

Cet examen est systématique.

Examen indolore qui permet, à l’aide de rayons X, de réaliser des images en trois dimensions du thorax, de l’abdomen et de la région pelvienne (vessie, urètre, utérus, vagin, ovaires, trompes utérines, vésicules séminales, prostate, rectum). On parle aussi de tomodensitométrie, abrégée en TDM.

Avant l’examen, un produit de contraste (souvent de l’iode) est injecté pour visualiser les vaisseaux sanguins et distinguer les éventuelles anomalies dans les organes.

Objectif : ce scanner permet de repérer la présence ou non d’une anomalie dans les autres organes (foie, poumons…). Si c’est le cas, il vise à déterminer sa taille et sa localisation. Cet examen détecte des anomalies même de très petite taille (inférieure ou égale à 3 millimètres). Le scanner ne donne cependant aucune indication sur le type de cellules dont il s’agit.

IRM hépatique + scanner thoracique

Cet examen non systématique est prescrit en alternative au scanner thoraco-abdomino-pelvien lorsque l’injection de produit de contraste n’est pas possible (notamment pour des raisons d’allergie à l’iode ou d’hyperthyroïdie).

Une IRM hépatique avec injection d’un autre produit de contraste (le gadolinium) et un scanner thoracique sans injection sont effectués.

L’IRM hépatique est un examen d’imagerie qui utilise un puissant aimant et des ondes radio pour obtenir des images en « coupes » du foie.

Objectif : les objectifs sont les mêmes que ceux du scanner thoracoabdominopelvien (voir ci-dessus).

L’IRM va permettre de déterminer si des métastases se sont développées dans le foie.

Tomographie par émission de positons (TEP ou TEP-TDM ou TEP Scan ou Petscan)

Cet examen est non systématique.

C’est un examen indolore qui permet de réaliser des images en coupes du corps entier après injection dans le sang d’un traceur, un produit faiblement radioactif. Ce traceur a la particularité de se fixer sur les cellules cancéreuses. La TEP fournit des images de la répartition du traceur et donc des cellules cancéreuses dans tout le corps, visualisables par ordinateur.

Objectif : repérer les foyers de cellules cancéreuses partout dans le corps.

Scintigraphie osseuse

Cet examen est non systématique. Il est rarement effectué.

La scintigraphie osseuse est indolore et permet d’obtenir des images des os du corps. Cette technique d’imagerie médicale utilise des produits faiblement radioactifs non toxiques, des traceurs qui sont injectés puis repérés sur écran.

Objectif : repérer des métastases osseuses.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/Le-diagnostic

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du rectum : quels traitements ?

Article

Publié le 01/03/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du rectum. Le choix de ceux qui vous sont proposés est effectué par plusieurs médecins lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Dans ce dossier web sont indiqués uniquement les traitements administrés en première intention, c’est-à-dire après le diagnostic.

La chirurgie, la radiothérapie et les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées) sont les principaux traitements des cancers du rectum. Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres. Selon les cas, ils ont pour objectifs de :

  • supprimer la tumeur ou les métastases, ou en réduire la taille ;
  • ralentir le développement de la tumeur ou des métastases ;
  • réduire le risque de récidive ;
  • prévenir et traiter les symptômes et les complications engendrés par la maladie et les traitements pour assurer la meilleure qualité de vie possible.

À noter : la chirurgie, la radiothérapie et les traitements médicamenteux sont réalisés au sein d’établissements qui sont autorisés à les pratiquer. Ces établissements respectent des critères qui garantissent la qualité et la sécurité de ces traitements. La liste des établissements autorisés par région est disponible sur notre site.

L’arrêt du tabac et de l’alcool

L’arrêt du tabac et de l’alcool est primordial, notamment pour limiter le risque de complications pendant et après les traitements. Poursuivre la consommation de ces substances a également un impact sur le risque de second cancer et la survie.

Il existe de nombreux recours pour vous aider : parlez-en avec l’équipe qui vous suit.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le dépliant Traitement du cancer et tabac, disponible ci-dessous au téléchargement.

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Quels sont les traitements préconisés dans ma situation ? Pourquoi ?
  • Quels sont les objectifs de chacun de ces traitements ?
  • Quels en sont les effets indésirables ? Comment les prévenir et les soulager ?
  • Où et quand se déroulent les traitements ? Avec quels médecins/équipes médicales ?
  • Quelle est leur durée ?
  • Comment suis-je suivi pendant les traitements ?
  • Quel est l’impact possible sur ma vie quotidienne ?

Comment est établi le choix de vos traitements ?

Votre traitement est adapté à votre cas personnel (votre âge, vos antécédents médicaux et chirurgicaux, les contre-indications éventuelles à certains traitements) et dépend des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint :

  • l’endroit où il est situé (au niveau du tiers supérieur du rectum ou dans la partie plus basse du rectum) ;
  • son type histologique, c’est-à-dire le type de cellules impliquées ;
  • son grade, c’est-à-dire son degré d’agressivité ;
  • son stade, qui correspond à son degré d’extension (taille de la tumeur, atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses, présence ou non de métastases dans d’autres parties du corps);
  • la présence ou non d’une deuxième tumeur dans le côlon (polype ou cancer).

Des examens pour vous proposer un traitement adapté à votre cancer

Ces caractéristiques de votre cancer sont déterminées grâce au bilan diagnostique, qui comprend notamment des examens d’imagerie (par exemple scanner).

Un bilan préthérapeutique est systématiquement effectué pour orienter le choix de vos traitements.

Quels sont les examens du bilan préthérapeutique ?

Évaluation cardiovasculaire

Cet examen est non systématique.

Examen clinique par un cardiologue associé ou non à une échographie cardiaque.

Objectif : déterminer les risques cardiaques d’une anesthésie et d’une intervention chirurgicale prolongée.


Évaluation clinique et nutritionnelle initiale

Cet examen est systématique.

Un bon équilibre nutritionnel est indispensable avant le début du traitement car il conditionne le pronostic.

Cette évaluation permet d’identifier un état de dénutrition et d’y remédier par des mesures adaptées :

  • mesure du poids et de la taille pour le calcul de l’IMC (Indice de Masse Corporelle qui se calcule en divisant le poids d’une personne par sa taille au carré (poids en kg/taille en m x taille en m)) ;
  • recherche d’une perte de poids par rapport au poids habituel ;
  • dosage dans le sang des taux d’albumine, de préalbumine et de CRP. Le taux de la protéine C réactive (CRP) dans le sang augmente en présence d’une inflammation.

Les conséquences de la dénutrition.

Un bon état nutritionnel est indispensable pour le bon déroulement des traitements : en savoir plus sur les risques de la dénutrition.


Évaluation gériatrique

Cet examen est systématique pour les personnes âgées de plus de 75 ans.

Cette évaluation en cancérologie permet d’adapter les traitements anticancéreux et de prendre en compte les spécificités des personnes âgées : tests G8, VES 13, FOG, etc.

Il s’agit de tests visant à dépister la fragilité du patient reposant sur plusieurs composantes, dont :

  • l’autonomie motrice ;
  • l’auto-évaluation de son état de santé ;
  • le nombre de médicaments pris au long cours, leurs indications et les risques d’interactions ;
  • l’évaluation nutritionnelle ;
  • l’état des fonctions cognitives ;
  • l’état psychologique.

Lorsqu’un traitement médicamenteux est nécessaire, des examens supplémentaires sont effectués pour orienter le choix des médicaments à utiliser, à la recherche de la présence :

  • d’une altération moléculaire dans votre tumeur. Il s’agit d’une anomalie survenue au niveau d’un gène : par exemple, la mutation des gènes RAS qui concerne près de la moitié des personnes atteintes d’un cancer colorectal. Dans les cas d’un cancer métastatique, cette information est déterminante dans le choix des traitements médicamenteux ;
  • d’une défaillance du système MMR (MisMatch Repair) responsable d’une augmentation des erreurs lors de la réplication de l’ADN avant la division cellulaire. Cette défaillance est révélée par ce qu’on appelle une instabilité microsatellitaire (MSI pour MicroSatellite Instability). Lorsque la tumeur présente une instabilité microsatellitaire, on dit qu’elle est MSI-H (H pour high en anglais). La présence d’une instabilité microsatellitaire constitue un facteur pronostique favorable en cas de tumeur non métastatique.

La présence de cette instabilité microsatellitaire pourrait également orienter le choix des traitements médicamenteux : au moment de la validation de ce document, des essais cliniques spécifiques d’immunothérapie sont en cours pour les tumeurs métastatiques MSI-H.

Le choix de vos traitements fait l’objet d’une concertation pluridisciplinaire

Votre situation est discutée au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui rassemble au moins trois médecins de spécialités différentes : gastroentérologue, chirurgien, oncologue médical, oncologue radiothérapeute, radiologue, pathologiste…

En tenant compte des spécificités de votre situation et en s’appuyant sur des outils d’aide à la décision appelés recommandations de bonnes pratiques, les médecins établissent une proposition de traitements.

Pour en savoir plus sur les réunions de concertation pluridisciplinaire, consulter notre page sur le diagnostic et le choix du traitement.

Ils peuvent aussi vous proposer de participer à un essai clinique.

Participer à un essai clinique, pour quoi faire ?

L’équipe médicale peut vous proposer de participer à un essai clinique. Les essais cliniques sont des études scientifiques menées avec la participation des personnes malades. Cela ne peut être fait qu’après votre information et votre accord écrit.

Le cancer du rectum fait l’objet de nombreuses études qui visent notamment à :

  • identifier des altérations moléculaires au niveau des gènes des cellules cancéreuses et proposer aux patients les thérapies ciblées les plus adaptées ;
  • évaluer de nouvelles stratégies de traitements (chirurgie, séquences de traitement, etc.) ;
  • tester de nouveaux traitements anticancéreux (notamment d’immunothérapie (un traitement médicamenteux qui vise à stimuler le système immunitaire (système de défense du corps) contre les cellules cancéreuses) ou de thérapie ciblée) ;
  • évaluer différentes façons d’utiliser les traitements existants en mettant en place de nouvelles combinaisons de molécules. Le but est notamment d’améliorer l’efficacité des traitements et de réduire leurs effets indésirables ;
  • comparer l’efficacité des médicaments utilisés pour soulager les symptômes (médicaments contre la douleur, par exemple) ;
  • comparer différentes stratégies pour traiter la dénutrition.

Chaque essai clinique a un objectif précis. Pour y participer, les patients doivent satisfaire un certain nombre de critères, appelés critères d’inclusion, spécifiques à chaque essai et fixés dans le protocole de l’essai. C’est le médecin qui vérifie la possibilité que vous puissiez participer ou non.

Pour en savoir plus sur les essais cliniques.

Pour connaître les essais cliniques en cours sur le cancer du rectum, vous pouvez aussi consulter le registre des essais cliniques.

La proposition de traitements est discutée avec vous

Lors d’une consultation spécifique, la consultation d’annonce, le médecin vous explique les caractéristiques de votre maladie. Il vous présente la proposition de traitement retenue, les bénéfices attendus et les effets indésirables possibles. C’est l’occasion pour vous d’en discuter avec lui et de donner votre avis sur la proposition qui vous est faite.

Cette consultation est importante. Il est utile d’être accompagné par l’un de vos proches ou la personne de confiance que vous avez choisie.

Conseil : avant la consultation, notez toutes les questions qui vous viennent en tête et prenez le temps de les poser à votre médecin. Cet échange vous permettra de mieux comprendre et d’intégrer les informations données par le médecin, en particulier celles sur le traitement envisagé, avec ses conséquences sur l’organisation de votre vie quotidienne, et de prendre avec lui les décisions adaptées à votre situation.

Le programme personnalisé de soins

Qu’est-ce que le programme personnalisé de soins ?

Les modalités de la proposition de traitement sont décrites dans un document appelé programme personnalisé de soins (PPS). Il comporte notamment :

  • les dates de vos différents traitements ;
  • leur durée ;
  • les coordonnées des membres de l’équipe soignante.

Quand vous avez donné votre accord sur la proposition de traitement, le document vous est remis et un exemplaire est transmis à votre médecin traitant, qui est un de vos interlocuteurs privilégiés. N’hésitez pas à le présenter aux infirmiers libéraux et au pharmacien qui vont vous suivre dans votre parcours de soin.

Si votre PPS ne vous a pas été délivré, demandez-le à votre équipe soignante.

Le programme personnalisé de soins peut évoluer en fonction de votre état de santé et de vos réactions aux traitements.

Le PPS contient également un volet social qui doit permettre de repérer précocement d’éventuelles difficultés et de mettre en œuvre un accompagnement adéquat.

Un consultation paramédicale, temps d’accompagnement et d’écoute

Après cette consultation avec le médecin, une consultation avec un autre membre de l’équipe soignante, le plus souvent un infirmier, vous est proposée, ainsi qu’à vos proches. C’est un temps d’accompagnement et d’écoute. Vous pouvez revenir sur les informations qui vous ont été données par le médecin, vous les faire expliquer à nouveau ou poser d’autres questions.

L’infirmier évalue avec vous vos besoins en soins et soutiens complémentaires (sur le plan social, psychologique ou nutritionnel, par exemple) et vous oriente si nécessaire vers les professionnels adaptés.

Les médecins, les pharmaciens et les membres de l’équipe soignante sont là pour vous accompagner. Ce sont vos interlocuteurs privilégiés ; n’hésitez pas à leur poser toutes vos questions. Ces échanges contribuent à renforcer le dialogue et la relation de confiance avec l’ensemble de ces professionnels tout au long de votre parcours de soins.

La personne de confiance et les directives anticipées : faire connaitre vos choix

La personne de confiance est une personne que vous désignez, par écrit.

Elle qui peut :

  • vous accompagner lors des entretiens médicaux ;
  • vous aider dans vos décisions ;
  • être consultée par l’équipe soignante si vous vous trouvez dans l’incapacité de recevoir des informations sur votre état de santé et d’exprimer votre volonté.

Les directives anticipées permettent de faire prendre en considération vos souhaits en ce qui concerne les conditions de limitation ou l’arrêt d’un traitement. Elles sont modifiables et révocables à tout moment.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur notre page dédiée : Personne de confiance et directives anticipées.

Quels sont les traitements possibles en fonction du stade du cancer ?

Le choix et l’ordre des traitements des cancers du rectum sont définis en fonction des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteint et en particulier de son stade, c’est-à-dire de son étendue au moment du diagnostic.

Comment détermine-t-on les stades du cancer du rectum ?

Pour déterminer le stade du cancer, les médecins s’appuient sur un système international de stadification, le système TNM (pour « Tumor, Nodes, Metastasis », ce qui signifie « tumeur, ganglions, métastases »).

Dans ce système, les médecins prennent en compte la profondeur de la tumeur dans les différentes couches du rectum, ainsi que son extension éventuelle aux organes voisins (T), l’atteinte ou non par des cellules cancéreuses de ganglions lymphatiques à proximité (N) et la présence ou non de métastases dans des parties du corps plus éloignées (M).

Il existe cinq stades différents, numérotés de 0 à IV :

  • les stades 0, I et II correspondent aux cancers limités au rectum ou à sa périphérie proche (organes à proximité) ;
  • le stade III correspond aux cancers qui ont atteint un ou plusieurs ganglions proches du rectum ;
  • le stade IV correspond aux cancers qui présentent des métastases à distance.

Les stades du cancer selon le degré d’infiltration de la tumeur

Si la tumeur située dans le tiers supérieur du rectum

La tumeur est in situ

Elle est très superficielle et n’envahit pas la sous-muqueuse (stade 0).

Possibilité de traitement : la tumeur est enlevée pendant la coloscopie. On parle de résection endoscopique.

Le cancer est limité au rectum ou a atteint les organes et structures adjacents

Aucun ganglion n’est atteint et il n’y a pas de métastases (stades I et II).

Possibilité de traitement :

  • pour les stades I, le traitement consiste en une résection endoscopique pour les tumeurs superficielles ou en une résection chirurgicale pour les tumeurs plus infiltrantes ;
  • pour les stades II, la chirurgie est le traitement de référence. Dans certains cas, une chimiothérapie peut être envisagée en complément de la chirurgie, notamment si des facteurs de risque de récidive sont identifiés.

Le cancer est limité au rectum ou a atteint les organes et structures adjacents

Des cellules cancéreuses ont atteint un ou plusieurs ganglions lymphatiques. Il n’y a pas de métastases à distance (stades III).

Possibilité de traitement : la chirurgie est le traitement de référence. Elle est suivie dans un délai de 8 semaines d’une chimiothérapie dite adjuvante, c’est-à-dire réalisée après la chirurgie. La durée de la chimiothérapie est variable (de 3 à 6 mois) et discutée en RCP selon les caractéristiques de la tumeur.

Une ou plusieurs métastases

Le cancer a envahi d’autres organes sous la forme d’une ou plusieurs métastases à distance (stade IV).

Possibilité de traitement : le choix des traitements est fonction notamment de vos éventuels symptômes, de votre état général, du nombre de métastases, de leur localisation ainsi que de la possibilité ou non de les retirer.

En l’absence de contre-indications, le traitement peut comporter une chimiothérapie associée, dans certaines situations, à un traitement par thérapie ciblée.

Des examens d’imagerie sont régulièrement réalisés pour évaluer l’efficacité de la chimiothérapie et la possibilité d’une chirurgie de la tumeur du rectum et des métastases.

Dans tous les cas, des soins visant à soulager vos symptômes et améliorer votre qualité de vie sont mis en œuvre.

À savoir : un traitement est dit néoadjuvant lorsqu’il est réalisé avant le traitement principal, et adjuvant lorsqu’il est effectué après.

Tumeur située dans les deux tiers inférieurs du rectum

La tumeur est in situ

Elle est très superficielle et n’envahit pas la sous-muqueuse (stade 0).

Possibilité de traitement : la tumeur est enlevée pendant la coloscopie. On parle de résection endoscopique.

Le cancer est limité à la couche musculeuse du rectum (stade I)

Possibilité de traitement : la chirurgie est le traitement de référence. Toutefois, une résection endoscopique peut être proposée pour certaines tumeurs superficielles. Pour les tumeurs plus infiltrantes, une résection chirurgicale du rectum est réalisée.

Dans de rares situations, d’autres traitements sont proposés (notamment radiothérapie externe, chimiothérapie).

Le cancer a atteint le mésorectum ou les organes et structures situés autour du rectum

Aucun ganglion n’est touché et il n’y a pas de métastase (stade II).

Quelle que soit l’extension de la tumeur dans la paroi du rectum et au-delà, des ganglions sont atteints et il n’y a pas de métastase (stade III).

Possibilité de traitement : le traitement de référence est une radiochimiothérapie suivie d’une chirurgie.

L’indication d’une chimiothérapie adjuvante, c’est-à-dire réalisée après ces traitements, est discutée en RCP.

Le cancer est à un stade métastatique

Il a envahi d’autres organes sous la forme d’une ou plusieurs métastases (stade IV).

Possibilité de traitement : le traitement de la tumeur située au niveau du rectum et/ou des métastases est discuté en RCP.

Des soins visant à soulager vos symptômes et améliorer votre qualité de vie sont mis en œuvre.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/Les-traitements

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du rectum : la chirurgie

Article

Publié le 26/02/2021

Information proposée par Institut national du cancer

La chirurgie est le traitement principal du cancer du rectum. Elle consiste à retirer la tumeur avec une marge de tissu sain autour. Le type de chirurgie réalisé dépend de l’endroit où est située la tumeur, de son degré d’infiltration et de sa distance par rapport au sphincter anal.

Dans certains cas, un curage ganglionnaire est également effectué : le chirurgien retire les ganglions lymphatiques voisins de la tumeur dans le mésorectum (tissu graisseux qui recouvre le rectum). Les ganglions sont ensuite analysés à l’aide d’un microscope pour déterminer s’ils contiennent ou non des cellules cancéreuses. C’est un facteur pronostique, c’est-à-dire que cela donne une indication sur l’évolution possible de la maladie.

Retrouvez nos explications sur ce que sont les ganglions lymphatiques.

Dans quels cas du cancer du rectum la chirurgie est-elle indiquée ?

Pour les cancers du tiers supérieur du rectum

Pour les cancers du tiers supérieur du rectum, la résection chirurgicale (si la tumeur n’est pas superficielle) est le traitement de référence pour les stades I.

Pour les stades II, en présence de facteurs de risque de récidive, elle peut être complétée par une chimiothérapie dite adjuvante, c’est-à-dire réalisée après la chirurgie.
Pour en savoir plus sur les différents stades du cancer.

Pour les stades III, la chirurgie est systématiquement suivie, dans un délai de 8 semaines, d’une chimiothérapie adjuvante, c’est-à-dire réalisée après la chirurgie.

Pour les stades IV, il est possible d’effectuer une chirurgie destinée à retirer les métastases et la tumeur primitive. Son intérêt est évalué en fonction de l’étendue de la maladie, de l’efficacité de la chimiothérapie, le cas échéant, et de votre état général.

Qu’est-ce qu’une tumeur primitive ? C’est la tumeur principale à partir de laquelle peuvent s’échapper des cellules cancéreuses pouvant former des métastases dans d’autres parties du corps.

Pour les cancers des deux tiers inférieurs du rectum

Pour les cancers des deux tiers inférieurs du rectum, la réalisation d’une chirurgie dépend du stade du cancer.

Pour les cancers de stade I, un traitement local par l’anus (par endoscopie) est proposé lorsque la tumeur est superficielle. Pour les tumeurs plus infiltrantes, une résection chirurgicale du rectum est réalisée. Dans de rares situations, ce traitement peut être complété par une radiothérapie ou une chimiothérapie.

Pour les stades II et III, la chirurgie est réalisée après un traitement par radiothérapie qui est souvent combiné dans le même temps à une chimiothérapie (le tout est appelé radiochimiothérapie).

Pour les stades IV, l’opportunité de réaliser une chirurgie de la tumeur située sur le rectum et/ou des métastases est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Comment se préparer à l’opération ?

Deux consultations sont programmées quelques jours avant l’intervention, une avec le chirurgien, l’autre avec l’anesthésiste.

Un bilan préopératoire doit également être réalisé ; il repose sur les examens du bilan préthérapeutique.

Arrêter de fumer quelques semaines avant une intervention

Cet arrêt est important pour réduire les risques de complications pendant et après l’opération (risques de complications pulmonaires, d’infection de la zone opérée et de problèmes de cicatrisation). Des moyens existent pour accompagner l’arrêt du tabac et soulager les symptômes de sevrage. Parlez-en avec équipe qui vous suit. Vous pouvez aussi recourir à des aides à distance ou télécharger ce dépliant :

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

La consultation avec le chirurgien

Le chirurgien vous explique :

  • les objectifs de l’opération ;
  • la technique qu’il va utiliser ;
  • les suites opératoires et les complications possibles.

Si une stomie (« anus artificiel » et poche) est nécessaire, il vous explique son fonctionnement et sa gestion.

Cette consultation est l’occasion de poser toutes vos questions au sujet de l’intervention.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Comment l'opération se déroule-t-elle ?
  • Quels en sont les risques ?
  • Comment puis-je me préparer au mieux ?
  • Que va-t-il se passer après l’intervention ?
  • Quelles vont être les conséquences de l’opération sur ma vie de tous les jours ? Comment seront-elles prises en compte ?

Lors de cette consultation, le chirurgien vous informe qu’un échantillon de la tumeur peut faire l’objet d’une analyse dans le cadre de la recherche et être conservé après l’opération dans une tumorothèque, une bibliothèque de tumeurs, en vue de recherches ultérieures. Vous avez le droit de vous y opposer.

La consultation avec l’anesthésiste

L’intervention étant réalisée sous anesthésie générale, la consultation en amont avec l’anesthésiste permet d’évaluer les risques liés à l’anesthésie, en prenant en compte vos antécédents médicaux et chirurgicaux.

Il est important de signaler :

  • tout problème de santé, notamment les allergies (rhume des foins, eczéma, allergie au latex, à certains médicaments, etc.) ;
  • les problèmes respiratoires (asthme, bronchite chronique) ;
  • les problèmes cardiaques (hypertension artérielle, par exemple) ;
  • la prise de médicaments ;
  • les problèmes de coagulation liés à une maladie ou à une prise régulière de médicaments (aspirine, anticoagulants) ;
  • votre consommation d’alcool et de tabac.

L’anesthésiste aborde avec vous la question de la gestion de la douleur après l’opération.

Cette consultation est l’occasion de poser toutes les questions que vous avez au sujet de l’anesthésie.

À savoir : un anticoagulant est un médicament qui diminue la coagulation (transformation d’une substance liquide en une masse solide) du sang, évitant ainsi la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Évaluation de l’état nutritionnel afin de lutter contre une dénutrition

Votre « état nutritionnel », c’est-à-dire le bon équilibre entre ce que vous mangez et ce que vous dépensez, est souvent altéré par la maladie et aggravé par la chirurgie. Cela risque d’entraîner une dénutrition, qui se manifeste par une perte de poids.

Si l’équipe médicale constate une dénutrition avant ou après l’intervention, vous pourrez bénéficier d’un support nutritionnel complémentaire de votre alimentation visant à rétablir votre état nutritionnel. Il peut s’agir de la prescription :

  • d’une alimentation enrichie en calories ou protéines ;
  • de compléments nutritionnels oraux (CNO) ;
  • d’une nutrition entérale (via une sonde gastrique).

Des compléments nutritionnels, pour quoi ?

Quel que soit votre état nutritionnel (dénutri ou non), un support nutritionnel complémentaire visant à stimuler votre système immunitaire, appelé immunonutrition, est recommandé au minimum une semaine avant l’intervention et jusqu’à 7 jours après, en cas de dénutrition. Il permet à l’organisme de se préparer à la chirurgie grâce à un apport en certains nutriments indispensables au système immunitaire. Il est le plus souvent envisagé par voie orale.

Des antibiotiques pour réduire le risque d’infection

L’intestin est l’organe qui contient le plus de bactéries. Leur présence y est normale. Mais si elles se déplacent dans la cavité abdominale, à la suite d’une coupure ou d’une perforation de l'intestin par exemple, elles peuvent engendrer une infection grave du péritoine (la membrane qui recouvre les organes abdominaux), appelée péritonite. Afin de réduire ce risque pendant et après l’intervention, des antibiotiques sont généralement administrés en même temps que les produits anesthésiques.

Un régime particulier pour préparer le côlon et le rectum

Le chirurgien peut vous demander de suivre un régime particulier la semaine qui précède l’intervention. Ce régime dit « sans résidu » consiste à ne consommer que des aliments qui produisent peu ou pas de selles, c’est-à-dire principalement pauvres en fibres et en matières grasses. Le plus souvent, le chirurgien vous prescrit un laxatif oral à prendre 1 à 2 jours avant l’intervention ; un lavement est réalisé lors de l’hospitalisation.

Comment le chirurgien accède à la tumeur ?

On appelle « voie d'abord » le chemin utilisé pour accéder à l'organe ou à la zone à opérer. Trois voies d’abord peuvent être utilisées pour opérer un cancer du rectum : la cœlioscopie, la laparotomie et l’abord transanal.

Qu’est-ce que la cœlioscopie (ou laparoscopie) ?

C’est une technique chirurgicale d’opération à ventre fermé. Le chirurgien effectue plusieurs petites incisions qui lui permettent de passer un système optique, ainsi que des instruments chirurgicaux, à l’intérieur de l’abdomen. Le système optique est relié à un écran extérieur. Le chirurgien opère en regardant l’écran.

La cœlioscopie apporte des bénéfices à court terme :

  • diminuer la douleur et les complications après l’intervention ;
  • réduire la durée d’hospitalisation ;
  • préserver la paroi abdominale avec un bénéfice esthétique (pas de grande cicatrice).

À long terme, elle entraîne un risque moins important d’éventration de la paroi abdominale.

Cette technique est aussi efficace que la laparotomie pour enlever la portion du rectum malade.

Qu’est-ce que la laparotomie ?

Cette technique consiste à ouvrir le ventre pour accéder aux organes (opération à ventre ouvert). Le chirurgien effectue une incision verticale sur l’abdomen, en partant du dessus du nombril qu’il contourne, jusqu’au bas du ventre. Cette technique permet au chirurgien d’observer et de palper minutieusement toute la cavité abdominale avant de retirer la portion du rectum atteinte par la tumeur, ainsi que les ganglions les plus proches.

Qu’est-ce que l’abord transanal ?

Cette technique consiste à accéder à la tumeur directement par l’anus, sans incision. Cette voie est utilisée dans le cas du traitement chirurgical local (ou exérèse locale).

Elle a pour objectif de retirer la tumeur et une marge de tissu d’au moins un centimètre autour tout en conservant le rectum et le sphincter anal, et ainsi d'éviter les séquelles fonctionnelles d’une ablation (incontinence, selles fréquentes…). Cette intervention se déroule sous anesthésie générale. L’inconvénient de cette voie d’abord est l’impossibilité d’enlever le mésorectum, et donc les ganglions situés autour du rectum.

Elle n’est proposée que dans le cas des tumeurs du rectum superficielles et de petite taille.

Après l’intervention, l’examen anatomopathologique du tissu retiré permet de contrôler si les marges du tissu sont saines, c’est-à-dire qu’elles ne contiennent aucune cellule cancéreuse. Il permet aussi de vérifier si le stade de la tumeur est conforme à ce qui a été préalablement évalué. Dans le cas contraire, le chirurgien peut proposer de refaire une intervention par laparotomie ou cœlioscopie « classique » pour compléter la première intervention et retirer alors le rectum.

Pourquoi une technique plutôt que l’autre ?

Le choix de l’une ou l’autre de ces voies dépend notamment des caractéristiques du cancer (taille et localisation de la tumeur), ainsi que de votre morphologie et de la spécialisation de l’équipe chirurgicale.

Comment se déroule l’intervention selon la zone où est située la tumeur ?

Différents types de chirurgie du cancer du rectum existent.

Le choix dépend de la localisation de la tumeur et plus précisément de sa distance par rapport à l’anus.

On distingue :

  • les tumeurs du haut rectum distantes de 10 à 15 centimètres de l’anus ;
  • les tumeurs du moyen rectum (5 à 10 centimètres de l’anus) ;
  • les tumeurs du bas rectum (moins de 5 centimètres de l’anus).

Que retire le chirurgien ?

L’intervention consiste à retirer :

  • la partie atteinte du rectum – on parle d’exérèse rectale ou encore de proctectomie ;
  • le mésorectum, tissu graisseux qui entoure le rectum et qui contient des vaisseaux sanguins et des ganglions lymphatiques. Cela permet de réduire le risque de récidive locale.

Le rectum et le canal anal

Après avoir enlevé la portion atteinte par la tumeur, le chirurgien pratique habituellement une suture entre le côlon et la portion de rectum restant ou l’anus. Cette connexion est appelée « anastomose ».

Réalisation d’une stomie pour permettre une cicatrisation plus facile

Il peut être nécessaire de dériver le flux fécal (des selles) pour permettre à la zone opérée de cicatriser plus facilement. Une stomie – appelée parfois « anus artificiel » – est alors effectuée. Il s’agit d’une petite ouverture faite dans le côlon (colostomie) ou l’intestin grêle (iléostomie) et sur la paroi de l’abdomen, par laquelle seront évacuées les selles, ensuite recueillies dans une poche.

Réalisation d’une stomie

Une stomie, dans quels cas ?

Cette stomie est dite de « protection » lorsqu’elle est temporaire. Elle est habituellement refermée lors d’une deuxième intervention chirurgicale (en moyenne 2 à 3 mois après l’intervention initiale), après vérification de la bonne cicatrisation de l’anastomose (la connexion entre les deux segments du rectum) par une radiographie de contrôle.

Le circuit intestinal reformé, les selles pourront à nouveau être évacuées par la voie naturelle. C’est ce qu’on appelle le rétablissement de la continuité digestive ou intestinale.

Une stomie définitive peut être nécessaire dans les suites d’une chirurgie d’un cancer du bas rectum ayant nécessité une amputation abdomino-périnéale (ablation du rectum, du sphincter anal, de l’anus et des muscles autour de l’anus). Dans ce cas, il n’est plus possible ni de contrôler les selles et les gaz, ni de les expulser par l’anus. Les selles et les gaz sont donc définitivement recueillis au niveau de la peau de l’abdomen, à travers la stomie.

Quelle opération dans le cas des tumeurs du haut rectum ?

Le chirurgien retire le côlon sigmoïde (dernière partie du côlon) et le tiers supérieur du rectum en respectant une marge de tissu sain sous la tumeur (5 centimètres environ).

La continuité digestive est rétablie par la réalisation d’une anastomose – une suture – entre le côlon et le rectum restant. Le plus souvent, il n’est pas nécessaire de réaliser une stomie de protection.

Chirurgie d’une tumeur du haut rectum

Quelle opération dans le cas des tumeurs du moyen et bas rectum ?

Le chirurgien retire tout le rectum et tout le mésorectum. La continuité digestive est alors rétablie par une anastomose (une suture) entre le côlon et l’anus.

Le chirurgien réalise, le plus souvent, un « réservoir colique ». Il s’agit d’une poche créée avec le côlon pour remplacer le rectum. Elle permet de créer une zone où les selles sont stockées avant d’être évacuées et ainsi d’améliorer le résultat fonctionnel après l’opération (réduction du nombre de selles quotidiennes, notamment).

Dans ce cas, une stomie temporaire de protection est effectuée systématiquement afin de favoriser la cicatrisation de la couture entre le côlon et l’anus.

Chirurgie d’une tumeur du moyen rectum

Quelle opération dans le cas de tumeur du très bas rectum ?

Pour les tumeurs du très bas rectum (moins de 1 cm du sphincter anal), le chirurgien retire le rectum, l’anus et le sphincter de l’anus. Il accède à la tumeur par un abord classique abdominal et local, au niveau du périnée (l’ensemble de muscles situé entre l’anus et la vulve ou le pénis).

Dans ce cas, il n’est pas possible de réaliser une anastomose entre le côlon restant et le périnée. Une stomie définitive est effectuée.

Certains chirurgiens spécialisés en chirurgie colorectale peuvent conserver l’anus, même pour des tumeurs situées dans la partie très basse du rectum. Ils utilisent une technique particulière, appelée résection intersphinctérienne, qui consiste à ne retirer qu’une partie ou la totalité du sphincter interne de l’anus. Cette technique peut permettre d’éviter une stomie définitive, mais elle présente un risque de troubles de la continence anale (des fuites).

Chirurgie d’une tumeur du très bas rectum

Quelle opération dans le cas d’une propagation de la tumeur vers les organes voisins ?

La tumeur peut s’être propagée aux organes voisins, comme la vessie ou l’urètre (le conduit par lequel l’urine part de la vessie pour être évacuée), la prostate, les ovaires, le vagin ou l'utérus. Dans ce cas, le chirurgien enlève la tumeur du rectum, mais aussi les organes voisins touchés et les ganglions lymphatiques régionaux.

Lorsque la vessie est retirée, le chirurgien crée une stomie urinaire appelée urostomie. Cette intervention consiste à raccorder les uretères, canaux qui conduisent l’urine du rein à la vessie, directement à la peau. Le plus fréquemment, les uretères sont raccordés à un petit segment d’intestin grêle qui a été isolé et relié à la peau (intervention de Bricker). L'urine est recueillie à la surface de la peau, à l’aide d’une poche spéciale.

Ce type de chirurgie n’est pas réalisé systématiquement ; il est appliqué au cas par cas.

Quelle chirurgie en cas d’occlusion intestinale ?

Parfois, le cancer du rectum est découvert à cause d’une occlusion : en grossissant, la tumeur bloque le passage des selles et des gaz. Cela provoque des douleurs abdominales, des vomissements, un arrêt total ou partiel du transit et un gonflement de l’abdomen. Le côlon augmente de volume et finit parfois par se perforer. Cette obstruction ou occlusion nécessite donc, le plus souvent, une intervention en urgence.

Si l’occlusion est due à une tumeur du bas ou du moyen rectum, l’intervention consiste à effectuer une colostomie (petite ouverture faite dans le côlon) temporaire afin de dériver et évacuer les selles et de décomprimer rapidement le côlon. Ceci permet de réaliser le bilan complet de la tumeur et du rectum et de proposer, si nécessaire, une radiothérapie et/ou une chimiothérapie avant l’exérèse (le retrait) rectale.

Si l’occlusion est liée à une tumeur du haut rectum, il s’agit :

  • soit de réaliser une stomie temporaire afin de dériver les selles et de décomprimer rapidement le côlon en évacuant les gaz et les selles. Une deuxième intervention est programmée une semaine plus tard, « à froid », pour retirer la tumeur, refermer la stomie et rétablir la continuité digestive ;
  • soit de retirer d’emblée la tumeur en enlevant la portion du rectum atteinte. Pendant l’intervention, le chirurgien réalise un lavage du reste du côlon et rétablit le circuit digestif si le côlon n’est pas trop abîmé. Si le côlon a été trop abîmé, il réalise une stomie temporaire.

Quelle intervention en cas de métastases ?

Certaines métastases peuvent être retirées par chirurgie. On dit alors qu’elles sont résécables. Le déroulement de l’intervention dépend de la localisation et du nombre de métastases.

En cas de métastases résécables (au niveau des poumons, du foie…), l’intervention chirurgicale peut être pratiquée en deux temps, avec une chimiothérapie entre les deux opérations pour contrôler la maladie.

Si les métastases ne sont pas opérables en raison de leur nombre ou de leur inaccessibilité, des traitements médicaux sont proposés (chimiothérapie et thérapie ciblée).

Que se passe-t-il après l’intervention chirurgicale ?

Vos sensations à votre réveil

Une fois l’intervention terminée, vous êtes amené en salle de réveil où l’équipe médicale et paramédicale continue d’assurer votre surveillance.

À votre réveil, vous pouvez ressentir des nausées ou encore une somnolence, provoquées par l’anesthésie.

Un ou plusieurs drains peuvent être mis en place dans la zone opérée pendant l’intervention. Ces tuyaux très fins permettent d’évacuer les liquides (sang, lymphe) qui peuvent s’accumuler au cours de la cicatrisation. Ces drains ne sont pas douloureux et sont retirés sur décision du chirurgien, dans les jours suivant l’opération.

Qu’est-ce que la lymphe ?

La lymphe est un liquide légèrement coloré produit par le corps, qui transporte les globules blancs et évacue les déchets des cellules. La lymphe circule dans des vaisseaux dits lymphatiques.

De même, une sonde urinaire a pu être mise en place. Elle sert à recueillir les urines et à mesurer leur volume pour mieux contrôler le fonctionnement des reins. Elle est retirée quelques jours après l’intervention.

Les médecins vous prescrivent un médicament anticoagulant et vous demandent de vous lever dès que possible après l’intervention afin d’éviter une phlébite (c’est-à-dire une inflammation d’une veine pouvant provoquer son obturation par la formation d’un caillot de sang). Celle-ci peut en effet être causée par un alitement prolongé après une opération chirurgicale ou par la chirurgie elle-même.

De plus, le port de bas anti-thrombose (appelés bas de contention ou encore bas à varices) pendant la journée est préconisé après l’opération et pendant toute la durée prescrite par votre médecin.

Une douleur systématiquement traitée

Comme après toute intervention chirurgicale, les douleurs sont systématiquement traitées, généralement par de la morphine ou l’un de ses dérivés. Il est important que vous décriviez ce que vous ressentez afin que votre équipe médicale puisse vous proposer le traitement le plus adapté.

Si vous n’êtes pas suffisamment soulagé, signalez-le sans tarder à l’équipe médicale afin que le traitement puisse être adapté.

Pour en savoir plus, retrouvez notre dossier consacré à la Douleur

Une durée d’hospitalisation variable

La durée d'hospitalisation est en moyenne de 1 à 2 semaines ; elle varie cependant en fonction de l’intervention pratiquée, de votre état de santé général et de la façon dont vous avez supporté la chirurgie.

Si besoin, un séjour en service de soins de suite et réadaptation (maison de convalescence) peut vous aider à récupérer.

Si une stomie a été mise en place, une infirmière stomathérapeute vous apprendra comment vivre avec et en prendre soin.

La reprise du transit intestinal, couramment dans les 2-3 jours

Le soir de l’intervention, en général, vous reprendrez une alimentation légère avant de réintégrer progressivement des aliments solides. La reprise du transit intestinal intervient généralement dans les 2 ou 3 jours qui suivent l’opération. Il est marqué par une émission importante de gaz.

Il peut arriver que le transit ne reprenne pas de façon spontanée sous 4 jours ; c’est ce qu’on appelle un iléus paralytique. En plus de l’absence de gaz et de selles, cela se manifeste par un ballonnement, un hoquet, des nausées, voire des vomissements. Pour vous alimenter, la pose d’une sonde nasogastrique peut être nécessaire durant quelques jours. La sonde nasogastrique est introduite par le nez pour atteindre l’estomac.

Les analyses de la tumeur : déterminer la propagation de la tumeur

Tout ce qui est a été retiré lors de l’intervention chirurgicale est transmis au service d’anatomopathologie pour être analysé. Cet examen est réalisé par un médecin spécialiste appelé anatomopathologiste.

L’examen consiste à observer, à l’œil nu puis au microscope, les tissus prélevés afin de déterminer jusqu’où les cellules cancéreuses se sont propagées : paroi du rectum, péritoine, ganglions lymphatiques, organes voisins. Grâce à cet examen, le type de cellules concerné, le stade du cancer, c’est-à-dire son degré d’extension, ainsi que son degré d’agressivité sont définis.

Une analyse des altérations moléculaires de la tumeur peut être réalisée. Avec cette information, les médecins peuvent décider si un traitement complémentaire (chimiothérapie ou radiothérapie) est nécessaire après la chirurgie.

Quels sont les effets indésirables et complications possibles ?

La survenue éventuelle d’effets indésirables est surveillée pendant votre hospitalisation et lors des consultations qui suivent. Décrivez aux professionnels de santé qui vous accompagnent tous les signes et symptômes que vous rencontrez.

La fatigue

Juste après l’intervention, vous pouvez ressentir de la fatigue. Elle est notamment due à l’anesthésie ou à l’anxiété générée par l’opération. La fatigue dépend de la façon dont vous avez supporté l’intervention et des autres effets indésirables.

Agir contre la fatigue

Elle ne doit pas être banalisée. Signalez-la à l’équipe soignante afin qu’elle soit prise en compte le mieux possible. Parfois, un séjour en maison de soins de suite et de réadaptation pour un temps de convalescence peut être prescrit par le médecin. C’est l’établissement de soins qui en fait la demande.

Des douleurs localisées

Des douleurs localisées peuvent persister pendant quelques semaines après l’opération. Vous aurez un traitement antidouleur (antalgique) à prendre jusqu’à ce qu’elles aient totalement disparu.

Des difficultés à cicatriser

Des problèmes de cicatrisation peuvent survenir. Il arrive qu’un hématome (une accumulation de sang localisée sous la peau ou dans une cavité, dans un organe ou un tissu à la suite d’une rupture de vaisseaux sanguins) ou une infection apparaissent au niveau de la cicatrice. Ces effets indésirables guérissent souvent à l’aide de soins locaux. Cependant, s’ils ne disparaissent pas, une nouvelle opération est parfois nécessaire pour les traiter.

Des troubles urinaires

Les troubles urinaires (comme l’impossibilité d’uriner) sont fréquents (30 à 50 % des cas) et concernent principalement les hommes. Ils nécessitent parfois de garder la sonde urinaire durant quelques jours, mais ils disparaissent assez rapidement.

La fistule anastomotique : la complication la plus grave

La principale et la plus grave complication est la fistule anastomotique : la suture entre le côlon et l’anus cicatrise mal, générant un écoulement de liquide digestif dans l’abdomen par cette couture. Ce risque est d’environ 15 %, mais les conséquences des fistules sont réduites par la réalisation d’une stomie temporaire qui permet de dériver les selles.

Comment la repérer et comment est-elle traitée ?

Cette complication survient environ une semaine après la chirurgie et se traduit par de la fièvre, une douleur abdominale et, parfois, des sécrétions sales au niveau du drain abdominal. Le plus souvent, un scanner* de l’abdomen est réalisé. En fonction de la sévérité de la complication, le traitement varie de la mise sous antibiotiques à la réalisation d’une nouvelle intervention.

Des saignements de l’abdomen

Les autres complications chirurgicales sont des saignements dans l’abdomen, qui nécessitent le plus souvent une nouvelle intervention chirurgicale.

Un risque de thrombose veineuse ou d’embolie pulmonaire

Il existe également un risque de thrombose veineuse (ou phlébite, c’est-à-dire qu’une veine se bouche par un caillot de sang, ce qui bloque la circulation du sang), voire d’embolie pulmonaire (le caillot de sang obstrue l’artère pulmonaire ou l'une de ses branches).

Agir contre la thrombose

Si cette complication survient, elle nécessite un traitement par des anticoagulants pendant quelques mois associé au port, dans la journée, de bas anti-thrombose (appelés bas de contention ou encore bas à varices).

Des troubles digestifs fréquents

L’ablation partielle ou totale du rectum entraîne souvent des troubles digestifs et une altération de la fonction ano-rectale, pouvant aller jusqu’à l’incontinence anale. Après fermeture de la stomie, l'augmentation du nombre des selles, le fractionnement (évacuation en plusieurs fois dans un temps limité), les impériosités (incapacité à se retenir), les troubles de la continence aux gaz ou de souillures minimes sont fréquents. Le fractionnement est le trouble le plus spécifique. Après chaque exonération, une sensation de rectum plein et de besoin réapparaît rapidement, et cela se répète sur une période de temps prolongé pouvant aller jusqu'à une, voire plusieurs heures, obligeant le patient à rester à proximité des toilettes.

Une amélioration pendant la première ou la deuxième année suivant l’opération

Ces troubles sont plus ou moins marqués selon les patients et surtout, selon que le rectum a été retiré en partie ou en totalité. Ils s’améliorent pendant la première ou la deuxième année qui suit l’opération.

Un traitement adapté possible

Lors des consultations de suivi avec le chirurgien ou le gastroentérologue, un traitement adapté au cas par cas est proposé au patient. Par exemple, des lavements ou des exonérations aidées par suppositoire, ainsi qu’une adaptation de votre alimentation, peuvent réduire ces troubles et permettre de retrouver une meilleure qualité de vie.

En cas d’incontinence anale, il existe des méthodes permettant de rééduquer le sphincter anal même lorsque les nerfs entourant le rectum ont été sectionnés.

Bon à savoir

Aucun régime alimentaire particulier n’est recommandé.

Des complications liées à la stomie

Des complications peuvent apparaître à la suite de la réalisation d’une stomie : l’orifice de stomie peut se rétrécir (sténose) ou une partie de l’intestin peut se déplacer en dehors de son emplacement normal (prolapsus).

L’éventration de la stomie est assez fréquente et se manifeste par l’apparition d’une tuméfaction (grosseur) autour de la poche, souvent en dedans de l'orifice. Elle n’est généralement pas douloureuse, mais cela crée un risque d'étranglement de l'intestin dans l'orifice qui peut conduire à une occlusion intestinale.

Cette hernie peut, en outre, gêner l'appareillage de la stomie et favoriser les fuites entre le support et la peau.

Selon les cas, une intervention chirurgicale de correction peut être pratiquée, notamment lorsque l’appareillage de la stomie ne peut plus se faire correctement ou lorsque la fonction d'évacuation de la stomie n'est plus satisfaisante.

Des troubles de la fonction sexuelle

Des troubles de la fonction sexuelle peuvent survenir.

Chez l’homme, le réseau de nerfs qui entoure le rectum a un rôle dans l’érection et l’éjaculation. La chirurgie et la radiothérapie, réalisées avant l’intervention, peuvent abîmer ces nerfs et entraîner des troubles de ces deux fonctions. Pour cette raison, un prélèvement de sperme en vue de sa conservation sera conseillé aux hommes jeunes avant de commencer le traitement. Ils seront orientés vers un Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS).

Chez la femme, les troubles se traduisent le plus souvent par une sécheresse vaginale, une perte de libido (désir) et des douleurs pendant les rapports sexuels. Ces douleurs sont liées à la cicatrice du périnée ou au déplacement du vagin, qui n’est plus maintenu en arrière lorsque le rectum a été retiré.

Par ailleurs, chez certaines personnes, la stomie modifie l’image de soi, ce qui peut entraîner des difficultés dans la relation de couple. Le patient ne doit pas hésiter à parler de ces troubles au médecin qui effectue son suivi. Ce dernier peut lui proposer des solutions ou l'orienter vers un spécialiste des problèmes sexuels.

Pour en savoir plus, consultez notre page sur la sexualité et la fertilité.

Des diarrhées chroniques

Une diarrhée peut persister et devenir chronique. Si elle est confirmée et dans de rares cas, il pourrait vous être préconisé un régime alimentaire adapté, fondé notamment sur une diminution de la consommation de fibres. Des médicaments antidiarrhéiques peuvent également vous être prescrits.

À savoir

Une diarrhée se définit par l’émission d’au moins trois selles liquides par jour.

Une dénutrition possible

La chirurgie du rectum, selon sa nature, peut entraîner un état de dénutrition qui se traduit par une perte de poids.

Cela est le plus souvent lié à une perte d’appétit et à l’inflammation secondaire à l’intervention.

Agir contre la dénutrition

Pour retrouver un état nutritionnel satisfaisant, un accompagnement adapté vous est proposé. Il peut d’abord s’agir de conseils pratiques pour améliorer et enrichir vos prises alimentaires au quotidien, l’objectif étant d’augmenter le nombre de calories sans nécessairement augmenter le volume des portions ingérées.

Si votre alimentation ne couvre pas tous vos besoins nutritionnels, vous pouvez ensuite bénéficier d’un support nutritionnel complémentaire. Il peut s’agir de la prescription d’une alimentation enrichie en calories ou protéines, de compléments nutritionnels oraux (CNO) ou d’une nutrition entérale (via une sonde gastrique). Votre médecin vous prescrira ce qui vous convient le mieux ou vous adressera à un diététicien ou un médecin nutritionniste spécialisé en nutrition clinique.

Un rétrécissement du diamètre du tube digestif

Une sténose est un rétrécissement du diamètre du tube digestif. Lorsque ce resserrement se produit au niveau de l’anastomose (la suture faite après qu’une partie du rectum ait été retirée), on parle de sténose anastomotique. Elle peut gêner, voire empêcher, la circulation des selles et des gaz, avec un risque d’occlusion intestinale.

Comment la repérer et la traiter ?

En cas de vomissements, de constipation ou encore de gaz et/ou de ballonnements persistants (météorisme intestinal), parlez-en à votre équipe médicale. Si une sténose est décelée, plusieurs traitements sont possibles. Ils dépendent de la localisation de l’anastomose et de l’avancée de la sténose. La dilatation manuelle ou la dilatation endoscopique sont ainsi possibles, mais une nouvelle intervention chirurgicale peut parfois être nécessaire.

Et à plus long terme ?

L’opération peut avoir des conséquences à plus long terme sur votre qualité de vie : fatigue, anxiété voire difficultés psychologiques, etc.

La stomie peut notamment affecter l’estime de soi. Parlez-en à votre équipe médicale. Elle vous renseignera sur des professionnels de la santé (stomathérapeutes) et des groupes de parole qui aident les personnes ayant une stomie à faire face aux changements corporels.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/La-chirurgie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du rectum : la radiothérapie

Article

Publié le 01/03/2021

Information proposée par Institut national du cancer

La radiothérapie est un traitement localisé des cancers du rectum. Elle utilise des rayonnements ionisants pour détruire les cellules cancéreuses en les empêchant de se multiplier. Ces rayonnements (appelés aussi rayons ou radiations) sont produits, dans presque tous les cas, par un accélérateur de particules (radiothérapie externe).

Les rayonnements ionisants, qu’est-ce que c’est ?

Les rayonnements ionisants sont des faisceaux de particules qui transportent une énergie telle qu’elle leur permet de traverser la matière et de la modifier. Cette modification de la matière s’appelle l’ionisation, d’où le qualificatif de rayonnements ionisants.

Dans le domaine médical, les rayonnements ionisants font l’objet de nombreuses applications. Ils sont en particulier à la base des techniques de radiothérapie. Ils sont alors produits par un accélérateur, un appareil qui accélère les particules (des électrons dans la grande majorité des cas) à une très grande vitesse, ce qui leur confère une forte énergie. C’est le principe de la radiothérapie externe. On peut aussi utiliser des matériaux radioactifs dont la propriété est d’émettre spontanément et en continu des rayonnements ionisants ; c’est le cas de la curiethérapie.

Pour en savoir plus sur les différents types de radiothérapie, retrouvez notre dossier web sur les traitements par radiothérapie.

La radiothérapie a pour but de détruire les cellules cancéreuses, tout en préservant le mieux possible les tissus sains et les organes avoisinants (intestin grêle, vessie, canal anal…).

Arrêter de fumer fait partie du traitement de votre cancer

Il est fortement recommandé d’arrêter de fumer afin de réduire le risque de complications pendant et après les traitements anticancéreux et d’améliorer la qualité de vos soins.

Les études montrent l’importance de l’arrêt du tabac en matière de pronostic, de récidive, de second cancer et de qualité de vie pour le patient atteint de cancer du rectum.

Pour obtenir plus de conseils sur les aides disponibles à l’arrêt du tabac, rendez-vous sur notre page Tabac, alcool, réduire une consommation.

Vous pouvez aussi télécharger notre dépliant ci-dessous.

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

Dans quels cas une radiothérapie est-elle indiquée ?

La radiothérapie est utilisée pour traiter les tumeurs du bas et du moyen rectum. Elle peut être administrée notamment dans les situations suivantes :

  • pour les stades II et III, une radiothérapie néoadjuvante, c’est-à-dire préopératoire, est réalisée. La radiothérapie est le plus souvent associée à une chimiothérapie (radiochimiothérapie) qui rend les cellules cancéreuses plus sensibles aux rayons. L’objectif est de réduire la taille de la tumeur avant la chirurgie. En effet, cela permet, pour une tumeur volumineuse, de la rendre plus facile à enlever et aussi, parfois, d’éviter une stomie. La radiothérapie diminue également le risque de récidive tumorale ;
  • dans certains cas, notamment chez les patients âgés et/ou fragiles, seule la radiothérapie (sans chimiothérapie) est prescrite, sur une durée très courte (5 jours), avant la chirurgie ;
  • pour les stades I, dans de rares cas, une radiothérapie externe peut compléter la chirurgie. L’objectif est de détruire les cellules cancéreuses qui pourraient rester après la chirurgie, notamment au niveau des ganglions lymphatiques avoisinants, et de réduire le risque de récidive locale. Une radiothérapie réalisée après la chirurgie est qualifiée d’adjuvante ;
  • une radiothérapie peut enfin être utilisée pour maitriser les symptômes comme les saignements, la douleur d'un cancer du rectum au stade avancé ou les symptômes causés par des métastases.

Seules les principales indications de la radiothérapie sont mentionnées ici.

L’échange avec votre médecin radiothérapeute avant la radiothérapie

Avant de démarrer la radiothérapie, votre médecin oncologue radiothérapeute vous explique le principe, les objectifs et la technique qu’il va utiliser.

Il vous informe également sur les effets indésirables possibles et les solutions qui existent pour les anticiper ou les limiter. N’hésitez pas à lui soumettre toutes les questions que vous vous posez au sujet de ce traitement.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Quels sont les objectifs de la radiothérapie ?
  • Comment se déroule le traitement ?
  • Combien de temps dure-t-il ?
  • Quels sont les effets indésirables possibles ?
  • Quels conseils dois-je suivre pour les limiter ?
  • Comment et par qui est effectué le suivi ?

Qu’est-ce que la radiothérapie externe ?

Il existe différentes techniques de radiothérapie externe. Pour les cancers du rectum, la radiothérapie conformationnelle en trois dimensions (3D) est le plus souvent utilisée. Cette technique consiste à faire correspondre le plus précisément possible (autrement dit à conformer) le volume de la zone à traiter et le volume sur lequel vont être dirigés les rayons. Elle utilise des images en 3D de la zone à traiter et des organes avoisinants, obtenues par scanner, parfois associées à d’autres examens d’imagerie médicale (IRM, TEP).

Des logiciels simulent virtuellement, toujours en 3D, la forme des faisceaux d’irradiation et la distribution des doses à utiliser pour s’adapter au mieux au volume de la zone à traiter. Cette technique permet de délivrer des doses efficaces de rayons en limitant l’exposition des tissus sains.

Des techniques dites en modulation d’intensité (RCMI) ou de tomothérapie, utilisant les mêmes principes, peuvent également être utilisées.

Un traitement le plus souvent sans être hospitalisé

Le plus souvent, le traitement par radiothérapie externe est réalisé « en ambulatoire », c'est-à-dire que vous vous rendez dans votre centre de soins pour la séance de radiothérapie, puis vous rentrez chez vous sans être hospitalisé.

Néanmoins, une hospitalisation complète est possible si vous êtes traité simultanément par chimiothérapie intraveineuse (radiochimiothérapie concomitante), si votre traitement est réalisé loin de votre domicile ou si votre état général le nécessite.

Comment se déroule la radiothérapie externe en pratique ?

Le déroulement d’une radiothérapie repose sur un travail d’équipe entre des manipulateurs, un physicien médical, un dosimétriste, coordonnés par l’oncologue radiothérapeute.

Avant le traitement proprement dit sont réalisées une étape de repérage de la zone à traiter, puis une étape de calcul de la distribution de la dose (qu’on appelle la dosimétrie). Cette étape peut nécessiter quelques jours avant le début effectif du traitement.

Étape 1 : le repérage (ou simulation)

L’oncologue radiothérapeute repère la cible sur laquelle les rayons vont être dirigés et les organes à risque à protéger (intestin grêle, vessie, vagin, périnée…).

Pour cela, un scanner est réalisé afin d’obtenir une simulation en 3D de la zone à traiter et des organes voisins.

Quelle sera votre position ?

Pendant ce repérage, la position que vous reprendrez à chaque séance est soigneusement définie. Un marquage punctiforme (sous forme de points) sur la peau (pouvant persister chez certains patients) et différents accessoires spécialement adaptés pour assurer votre immobilité sont réalisés.

Étape 2 : la dosimétrie (votre présence n’est pas nécessaire)

Après le repérage intervient l’étape de dosimétrie. L’oncologue radiothérapeute détermine les types de rayons à utiliser, la dimension du ou des faisceaux et leur orientation pour irradier la tumeur ou la zone où elle était située (le « lit tumoral »), en épargnant les organes voisins.

Avec l’oncologue radiothérapeute, le physicien médical et le dosimétriste optimisent la répartition de la dose d’irradiation afin de respecter au mieux la prescription médicale. Cette étude informatisée, réalisée avant de débuter tout traitement (dosimétrie prévisionnelle), permet de déterminer la répartition de la dose de rayons à appliquer à la zone à traiter.

Cette étape ne nécessite pas votre présence.

Unité de mesure en gray

La dose de rayons en radiothérapie est exprimée en gray (abrégé en Gy), du nom d’un physicien anglais. 1 Gy correspond à une énergie de 1 joule absorbée dans une masse de 1 kilo.

Étape 3 : le traitement

La salle dans laquelle se déroule la radiothérapie est une pièce qui respecte les normes de protection contre les rayonnements ionisants.

Votre position durant le traitement

Vous êtes installé par le manipulateur sur la table de traitement, dans la position qui a été déterminée lors du scanner de la phase de repérage, avec les accessoires associés. Les rayons sont dirigés de façon précise vers la région à traiter et vous devez rester immobile.

Avant la séance, des images peuvent être réalisées à la demande du médecin pour vérifier votre positionnement. La mesure de la dose réellement délivrée lors de la première séance peut nécessiter la mise en place sur la peau de petits capteurs (c’est ce qu’on appelle la dosimétrie in vivo).

Pendant la séance

Pendant la séance, vous êtes seul dans la salle qui reste éclairée et vous restez en lien continu avec les manipulateurs par le biais d’un interphone et d'une caméra vidéo. En cas de besoin, le traitement peut être immédiatement interrompu et les manipulateurs peuvent vous rejoindre.

Le temps de présence dans la salle de traitement est généralement de 15 minutes environ. Le temps d’irradiation lui-même est de courte durée, de l’ordre de quelques minutes. L’appareil tourne autour de vous sans jamais vous toucher.

L’irradiation est invisible et indolore. Vous ne ressentez aucune sensation particulière.

La durée du traitement par radiothérapie

Lorsque la radiothérapie se fait seule ou qu’elle est associée à une chimiothérapie orale, elle est délivrée en environ 5 semaines, 5 jours par semaine. Néanmoins, la dose totale délivrée est adaptée à votre cas ; le nombre de séances et le nombre de jours de traitement peuvent ainsi être différents d’un patient à l’autre.

Le plan de traitement définitif validé par votre médecin oncologue radiothérapeute établit la dose totale et ses modalités de délivrance, ainsi que le nombre de séances et leur calendrier. Ils vous sont communiqués avant le début des séances.

Vous n’êtes pas radioactif. Les séances de radiothérapie externe ne rendent pas radioactif. Il n’y a donc pas de précaution à prendre vis-à-vis de votre entourage une fois la séance terminée.

Étape 4 : le suivi

Durant toute la durée du traitement, des consultations avec l’oncologue radiothérapeute sont programmées régulièrement (en général une fois par semaine).

L’objectif est de s'assurer que le traitement se déroule dans les meilleures conditions. Si vous constatez une réaction anormale (diarrhée, douleur, etc.), vous pouvez demander à voir un médecin en consultation avant ou après votre séance.

Des visites de contrôle sont également planifiées à l'issue de la radiothérapie sur un ou plusieurs mois.

Quels sont les effets indésirables possibles ?

En irradiant une tumeur ou la zone où elle était située (le lit tumoral), on ne peut pas éviter totalement d’irradier, et donc d’altérer, des cellules saines des tissus situés à proximité. C’est ce qui explique l’apparition des effets indésirables.

Ils varient selon la zone traitée, la dose de rayons délivrée, la technique utilisée, l’effet cumulé des autres traitements, votre propre sensibilité et votre état de santé général.

Le traitement est soigneusement planifié et administré de façon à les réduire le plus possible. L’équipe médicale vous informe sur ceux qui peuvent se produire dans votre cas et sur les moyens d’y faire face. Un suivi régulier permet de les détecter et de réajuster le traitement si nécessaire.

On distingue :

  • les effets indésirables dits immédiats, aigus ou précoces, qui se produisent pendant le traitement et les quelques semaines qui suivent. Ils sont souvent temporaires ;
  • les effets indésirables dits tardifs, appelés aussi complications, qui peuvent apparaître plusieurs mois après la fin du traitement, voire plus tard. Ils peuvent être durables (on parle alors de séquelles).

Quels sont les effets indésirables immédiats ?

Une rougeur de la peau

Une rougeur de la peau semblable à un coup de soleil, appelée érythème cutané, associée à une sensation de brûlure, peut apparaitre à partir de la quatrième ou de la cinquième semaine de traitement. La rougeur, surtout située dans le pli interfessier, disparaît lentement et peut laisser place à une pigmentation brunâtre pendant quelques semaines avant le retour à un aspect normal.

Conseils pratiques pour limiter les rougeurs de la peau

À faire :

  • utilisez un savon surgras ;
  • séchez-vous la peau sans frotter (pli interfessier) ;
  • portez des sous-vêtements larges en coton et évitez le frottement au niveau de la zone irradiée ;
  • appliquez une crème hydratante entre les séances (mais jamais juste avant la séance de radiothérapie), en concertation avec l’équipe médicale.

À éviter :

  • ne prenez pas de douches et de bains trop chauds ;
  • ne savonnez pas directement la zone irradiée ;
  • ne frictionnez pas la zone irradiée avec de l’eau de toilette, de l’alcool, du déodorant, du talc, de la crème, etc. ;
  • évitez d’exposer la zone irradiée au soleil, surtout la première année qui suit la fin du traitement.

Une fatigue

La découverte du cancer, l’appréhension des examens et des traitements, les déplacements fréquents, l’attente lors des rendez-vous et la radiothérapie elle-même peuvent provoquer une fatigue physique ou morale.

La fatigue dépend de votre tolérance à ce traitement et des autres effets indésirables. Elle ne doit pas être banalisée.

Signalez-la à l’équipe soignante afin qu’elle soit contrôlée le mieux possible. Des conseils adaptés à votre situation personnelle vous seront donnés.

Il est prouvé qu’une activité physique adaptée, régulière et modérée permet de lutter contre la fatigue après les traitements.


Des troubles intestinaux

Des troubles intestinaux peuvent se manifester. Il peut s’agir de diarrhée (définie par l’émission d’au moins trois selles liquides par jour), de crampes, d’une évacuation des selles plus fréquente, d’une envie pressante et continuelle d'aller à la selle ou encore de douleurs intestinales comme des maux de ventre avec une envie impérieuse d’aller à la selle.

Important : si une diarrhée survient et persiste plus d’une journée, ou si elle est accompagnée de fièvre ou de vomissements, contactez rapidement votre médecin.

Des médicaments peuvent vous être prescrits pour améliorer ces troubles intestinaux. Il est recommandé de ne pas prendre ce type de médicaments sans avis médical.

Conseils pratiques pour limiter la diarrhée

À faire :

  • buvez beaucoup pour éviter le risque de déshydratation, surtout si la diarrhée est importante, au moins deux litres de liquide (eau, thé, tisane, eau de riz, bouillon de légumes, jus de carottes ou boissons gazeuses à température ambiante) ;
  • privilégiez une alimentation pauvre en fibres à base de riz, pâtes, pommes vapeur, bananes bien mûres, gelée de coing, biscottes et carottes.

À éviter : l’alcool, le café, les fruits crus sauf les bananes, la salade, les crudités, les céréales, le pain complet et le lait.


Des troubles spécifiques de la région traitée

Des troubles spécifiques de la région traitée peuvent également apparaître, tels que :

  • une irritation de la vessie (cystite). Une cystite entraîne une douleur et une envie fréquente d’uriner ;
  • une inflammation du rectum (rectite) qui peut se manifester par des selles fractionnées, glaireuses et parfois des traces de sang ;
  • une inflammation de l’anus (anite) ;
  • une inflammation du vagin et des démangeaisons ;
  • une sténose du rectum, dans le cas de très grosses tumeurs, qui est un rétrécissement du canal anal. Pour éviter que la sténose ne dégénère en occlusion intestinale, une dilatation manuelle ou endoscopique, voire une intervention chirurgicale, est parfois nécessaire.

Quels sont les effets indésirables tardifs ?

Les progrès des techniques de radiothérapie ont rendu rares les effets indésirables tardifs. Cependant, certains symptômes peuvent apparaître plusieurs mois ou plusieurs années après la fin du traitement.

Il est important de les signaler à votre médecin afin que des soins adaptés puissent vous être proposés.

Le risque de troubles intestinaux

La radiothérapie est susceptible d’augmenter durablement le risque de troubles intestinaux (nombre de selles, fragmentation, impériosité…) après la chirurgie du rectum.

En effet, la radiothérapie peut générer une perte de souplesse des tissus (sclérose) et une perte des muscles situés au niveau du rectum et de l’anus, entraînant une baisse du tonus du sphincter anal. Cela peut créer des troubles fonctionnels anorectaux se manifestant par une augmentation de la fréquence des selles et une difficulté à retarder la défécation ou une incontinence, en particulier lors d’épisodes de diarrhée.


L'inflammation de l'intestin grêle

Une inflammation de l'intestin grêle, appelée grêle radique, peut se produire et engendrer une diarrhée, voire une malabsorption ou une occlusion intestinale : les selles et les gaz sont bloqués.

Cette complication rare mais grave nécessite le plus souvent une hospitalisation, afin de procéder à une aspiration des sécrétions digestives à l'aide d'un tuyau introduit par le nez et de mettre en place une alimentation par perfusion. Exceptionnellement, une intervention chirurgicale est pratiquée pour enlever la zone intestinale lésée.


Les troubles d'ordre sexuel

La radiothérapie peut fragiliser les muqueuses de la zone pelvienne et entraîner une sécheresse vaginale chez la femme et des problèmes d’érection chez l’homme.

La radiothérapie peut également être responsable d’une ménopause prématurée.

Important : si vous avez un projet de grossesse, il existe une manière de protéger les ovaires via une intervention chirurgicale visant à les déplacer hors du champ d’irradiation.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-rectum/La-radiotherapie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du pancréas : les points clés

Article

Publié le 04/07/2023

Information proposée par Institut national du cancer

Un cancer du pancréas est une maladie des cellules du pancréas. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne (ou cancer).

Le nombre de nouveaux cas (incidence) en France en 2023 est de 15 991, dont 8 323 chez les hommes et 7 668 chez les femmes. 

Le taux d'incidence progresse, en majorité chez les personnes de plus de 50 ans, avec +1,6% par an entre 2010 et 2023 chez les hommes et +2,1% par an entre 2010 et 2023 chez les femmes. 

Quels sont les principaux facteurs de risque d'un cancer du pancréas ?

Un facteur de risque est un élément qui peut favoriser le développement d’un cancer. La présence d’un ou plusieurs facteurs de risque n’entraîne pas systématiquement l’apparition d’un cancer. À l’inverse, un cancer peut aussi parfois se développer sans qu’il soit possible de le relier à un facteur de risque connu.

Pour les cancers du pancréas, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés.

Certaines habitudes de vie augmentent le risque de développer un cancer du pancréas, notamment la consommation de tabac.

Ce risque est également augmenté chez les personnes présentant une obésité, les personnes atteintes de diabète ou de certaines formes de pancréatite chronique.

Un ou plusieurs antécédents familiaux de cancer du pancréas sont aussi des facteurs de risque. Une consultation d’oncogénétique peut être proposée en cas de forme familiale de cancer appelée CaPaFa (pour « cancers pancréatiques familiaux »).

Les prédispositions génétiques aux cancers du pancréas

Dans certains cas, une altération génétique (aussi appelée variation génétique), héritée d’un parent et présente dès la naissance dans toutes les cellules de l’organisme, peut jouer un rôle dans la survenue d’un cancer.

On parle alors de prédisposition génétique au cancer, liée à la présence de ce qu’on appelle « une altération génétique constitutionnelle ».

Si les médecins qui vous suivent suspectent une prédisposition génétique au cancer du pancréas, ils vous adresseront à un oncogénéticien qui procèdera, à l’aide d’un simple prélèvement sanguin, à une analyse constitutionnelle de vos gènes.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre dossier sur la consultation d’oncogénétique

Comment se développe un cancer du pancréas ?

Lorsqu’un cancer apparaît, les cellules cancéreuses sont d’abord peu nombreuses et limitées à la paroi des canaux pancréatiques. On parle de cancer in situ.

Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, les cellules cancéreuses se multiplient de façon anarchique pour former une tumeur qui grossit puis envahit le tissu pancréatique, les canaux plus volumineux (canal de Wirsung situé dans le pancréas et canal cholédoque), puis les vaisseaux sanguins situés à proximité. On parle alors de cancer invasif.

L’anatomie du pancréas

Des cellules cancéreuses peuvent également se détacher de la tumeur et emprunter les vaisseaux lymphatiques ou sanguins pour atteindre d’autres parties du corps :

  • les ganglions lymphatiques proches ou à distance du pancréas ;
  • le foie ou le péritoine (membrane qui tapisse l’abdomen et les recouvre les organes abdominaux), plus rarement les poumons et les os.

Les nouvelles tumeurs qui se forment alors à distance s’appellent des métastases.

Au moment du diagnostic, les médecins étudient précisément l’étendue du cancer localement et dans les autres organes afin de vous proposer le ou les traitements les mieux adaptés.

Comment un cancer du pancréas est-il découvert ?

Les symptômes d’un cancer du pancréas apparaissent le plus souvent tardivement, lorsque la tumeur s’est développée en dehors du pancréas.

De plus, les symptômes possibles ne sont pas spécifiques d’un cancer du pancréas et peuvent avoir d’autres causes. C’est pourquoi le cancer du pancréas est souvent diagnostiqué tardivement.

Quels peuvent être les signes d’un cancer du pancréas ?

Néanmoins, l’apparition d’un cancer du pancréas peut être suspectée devant plusieurs signes dont :

  • une perte de poids ;
  • une perte d’appétit ;
  • des troubles de la digestion ;
  • une fatigue inexpliquée ;
  • une faiblesse généralisée ;
  • des douleurs abdominales et/ou du dos ;
  • une jaunisse (ictère) souvent accompagnée de démangeaisons (prurit).

Des maladies révélatrices d’un cancer du pancréas :

D’autres maladies peuvent révéler un cancer du pancréas.

Ainsi, un cancer du pancréas peut être suspecté dans certains cas de diabète (maladie chronique caractérisée par un excès de glucose dans le sang) et de pancréatite aiguë.

Le cancer du pancréas peut également être suspecté dans le cadre d’un dépistage chez les patients à risque, c’est-à-dire ceux qui sont atteints de certaines formes de pancréatites chroniques héréditaires et ceux qui font partie d’une famille dite CaPaFa, avec prédisposition génétique identifiée ou non.

Comment est diagnostiqué un cancer du pancréas ?

Quelles que soient les circonstances de découverte, un certain nombre d’examens doivent être réalisés pour confirmer le diagnostic de cancer du pancréas et en évaluer son degré d’extension. L’ensemble de ces examens constituent le bilan diagnostique.

Quels sont les traitements du cancer du pancréas ?

Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du pancréas. Le choix de ceux qui vous sont proposés est effectué par plusieurs médecins lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire.

La chirurgie et la chimiothérapie conventionnelle, parfois associées à une radiothérapie, sont les principaux traitements des cancers du pancréas. Ces traitements peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres.

La chirurgie

La chirurgie consiste à retirer la partie du pancréas sur laquelle la tumeur s’est développée. Le type de chirurgie dépend de la partie du pancréas où est située la tumeur.

Des fistules très fréquentes, avec des douleurs, de la fatigue, des troubles digestifs ou encore des problèmes de cicatrisation peuvent faire suite à l’intervention chirurgicale ; des solutions existent afin de les prévenir ou les traiter.

L’arrêt du tabac et de l’alcool permet de réduire les risques de complications pendant et après l’opération.

Une tumeur située dans la tête du pancréas peut comprimer la voie biliaire (cholédoque) ou le duodénum et perturber ainsi la digestion des aliments. Parfois, l’obstacle créé par la tumeur est important. La pose d’une prothèse biliaire ou duodénale est alors indiquée.

La chimiothérapie

La chimiothérapie peut être effectuée avant ou après une chirurgie, ou sans chirurgie préalable.

Les médicaments de chimiothérapie visent la destruction de l’ensemble des cellules cancéreuses, quelle que soit leur position dans le corps, en empêchant la division cellulaire. Ils ont des effets possibles sur l’ensemble de l’organisme.

Lorsque le traitement est administré par voie intraveineuse, une chambre implantable, par laquelle est injecté le médicament, est installée lors d’une petite intervention chirurgicale. Cela permet d’éviter les inconvénients de perfusions répétées au bras.

Lors d’un traitement médicamenteux, il est important de surveiller votre poids, car il faut éviter qu’il baisse. Il faut également surveiller votre température, qui peut augmenter après certaines chimiothérapies.

Comment soulager la douleur liée au cancer du pancréas ?

Des solutions existent pour traiter la douleur provoquée par un cancer du pancréas. N’hésitez pas à en parler avec votre équipe médicale, qui dispose de plusieurs possibilités pour agir et calmer la douleur en proposant un traitement adapté à votre situation.

Quel suivi après traitements ?

Après les traitements initiaux, un suivi régulier est mis en place. L’équipe spécialisée ayant effectué le traitement joue un rôle essentiel dans le suivi, en lien avec votre médecin traitant.

Quel est l’objectif des soins palliatifs ?

Les soins palliatifs regroupent l’accompagnement et les soins actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire, à l’hôpital ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance physique et morale, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage.

Les traitements du cancer du pancréas

 

LES GUIDES CANCER INFO

Ces informations sont issues du guide Patients sur les traitements des cancers du pancréas. Ce guide fait partie des ressources Cancer info mises à disposition des patients et des proches.

Qu’est-ce que Cancer info ?

Cancer info est un service proposé par l'Institut national du cancer, en partenariat avec la Ligue contre le cancer et un groupe d'associations. Afin que chacun puisse y accéder aisément, l'information est disponible sous trois formes : téléphonique, numérique (le site internet de l’Institut) et papier (les guides d’information).

  • La ligne téléphonique est joignable au 0 805 123 124 (service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 14h.
  • Le site internet de l’Institut national du cancer propose des dossiers complets, classés par type de cancer, ainsi que des dossiers pratiques portant sur des questions transversales comme les droits des malades ou les démarches administratives pendant et après la maladie.
  • Les guides d’information sont conçus en « miroir » des recommandations professionnelles sur chaque type de cancer, les traitements et leurs effets secondaires éventuels. Ils sont téléchargeables sur le site ou disponibles gratuitement à la commande.

Parmi les nombreuses sources d'information existantes, Cancer info offre la garantie d'une information médicale et sociale de référence, validée, complète et à jour.

Ses contenus sont élaborés à partir des recommandations destinées aux professionnels de santé et selon une méthodologie pluridisciplinaire associant professionnels et usagers. Ils sont régulièrement mis à jour en fonction des avancées médicales et réglementaires.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-pancreas/Les-points-cles

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

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