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La saison des champignons a déjà commencé, soyez vigilants !

Article

Publié le 12/09/2023

Information proposée par Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES

Cette année, la cueillette des champignons a démarré en avance. Si ce sont des mets appréciés, certaines espèces n'en demeurent pas moins toxiques voire mortelles pour l'être humain. En 2022, deux personnes sont décédées suite à la confusion d’une espèce comestible avec une espèce toxique. Que vous soyez connaisseur ou cueilleur occasionnel, restez vigilant et respectez les bonnes pratiques pour une consommation en toute sécurité.

En 2023, des intoxications dès le mois d’août

Une météo pluvieuse dans plusieurs régions de France au mois d’août a favorisé la pousse des champignons. Ainsi, depuis le 1er août 2023, les intoxications rapportées aux Centres antipoison augmentent : plus de 250 cas ont déjà été recensés, soit deux fois plus qu’en 2022.

Ces intoxications résultent de plusieurs causes : confusion d’une espèce comestible avec une espèce toxique, parfois du fait de l’utilisation d’une application de reconnaissance de champignons sur smartphone donnant une identification erronée des champignons cueillis, ou encore consommation de champignons comestibles en mauvais état, mal conservés ou insuffisamment cuits.

En 2022, des intoxications en hausse par rapport aux années passées

Entre le 1er juillet et le 31 décembre 2022, 1 923 intoxications avaient été rapportées aux Centres antipoison.

Si le nombre d’intoxications était supérieur aux années précédentes (1 269 en 2021), le nombre de cas graves était en légère baisse avec 37 cas de gravité forte (contre 41 en 2021) dont deux décès (contre 4 décès en 2021).

Par ailleurs, alors qu’il est déconseillé de leur servir des champignons sauvages cueillis, 74 jeunes enfants ont été intoxiqués, dont un enfant de 11 mois atteint d’une hépatite sévère nécessitant un séjour en réanimation.

Enfin, sur les 1 923 intoxications, 30 personnes avaient utilisé des applications de reconnaissance sur smartphone.

Rappel des bonnes pratiques pour éviter les intoxications

Alors qu’on déplore chaque année en France environ un millier d’intoxications et des décès dus à la consommation de champignons sauvages, l’Anses, les Centres antipoison et la Direction Générale de la Santé rappellent qu’il faut :

  • Ramasser uniquement les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles.
  • Au moindre doute sur l’identification d’un des champignons récoltés, ne pas consommer la récolte avant de l’avoir faite contrôler par un spécialiste en la matière : pharmacien ou association de mycologie.
  • Ne jamais donner à manger les champignons que vous avez cueillis à de jeunes enfants.
  • Ne pas consommer de champignons identifiés au moyen d’une application de reconnaissance de champignons sur smartphone, en raison du risque élevé d’erreur.

Retrouver l’ensemble des bonnes pratiques à adopter avant, pendant et après la cueillette de champignons.

Nos conseils en vidéo

En savoir plus

RAPPORT de l'Anses relatif à la surveillance saisonnière des intoxications accidentelles par des champignons - Bilan des cas enregistrés par les Centres antipoison entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2021

À retrouver sur https://www.anses.fr/fr/content/cueillette-champignons-intoxications

Traitement de la toxicomanie

Article

Publié le 01/01/2026

Information proposée par Service Public.fr

Vous vous demandez comment peut se traiter la dépendance aux drogues (exemples : cannabis, héroïne, cocaïne) ? La toxicomanie peut peut se traiter à l'initiative de la personne toxicomane elle-même ou à la suite d'un signalement d'un professionnel (médecin ou assistante sociale). La justice peut aussi ordonner des soins. Nous vous présentons les informations à connaître.

À l'initiative du toxicomane

Services médicaux spécialisés

  • Centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA)

Les CSAPA permettent de faire le point avec un professionnel sur les difficultés rencontrées.

Ils proposent un accompagnement vers :

  • L'arrêt de drogues
  • Ou la consommation modérée de drogues
  • Ou un traitement de substitution (pour les personnes dépendantes aux opiacés).

L'usager peut choisir l'accompagnement qui lui convient le mieux.

Il peut notamment opter pour un sevrage :

  • Ambulatoire (c'est-à-dire sans hospitalisation)
  • Ou hospitalier en étant accueilli dans un service partenaire.

L'accompagnement proposé par le CSAPA peut se poursuivre durant toute la durée du sevrage, y compris hospitalier, et au-delà.

En effet, la personne sevrée peut continuer à être accueillie dans le cadre d'entretiens ou d'ateliers spécifiques visant à consolider son arrêt.

Où s’adresser ? Services spécialisés d'aide aux toxicomanes

À savoir  

L'entourage d'un toxicomane peut aussi s'adresser à un CSAPA.

  • Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques (Caarud)

Les Caarud :

  • Proposent une information et un conseil personnalisé pour usagers de drogues
  • Assurent un accueil collectif et individuel
  • Mettent à disposition du matériel de prévention des infections
  • Développent des actions de médiation sociale pour assurer une bonne intégration dans le quartier et prévenir les nuisances liées à l'usage de drogues
  • Peuvent délivrer certains médicaments (exemple : eau pour préparations injectables)
  • Assurent un soutien aux usagers (exemples : soutien dans l'accès aux soins, accès aux droits, accès au logement et à l'insertion ou réinsertion professionnelle).

Il est possible de trouver un Caarud notamment en fonction de son lieu d'habitation :

Haltes soins addictions (HSA)

Les HSA sont ouvertes par certains CSAPA et les Caarud jusqu'au 31 décembre 2025.

Ils se situent au sein même des CSAPA et des Caarud ou dans des locaux distincts ou structures mobiles.

Le but est d'aider les usagers majeurs de drogues qui veulent des conseils pour réduire les risques (par exemple : surdose, infection).

Ils peuvent consommer dans des conditions sécurisées et être accompagnés pour les questions liées à la santé (par exemple, rechercher un médecin traitant, obtenir une aide psychiatrique, bénéficier d'un sevrage).

Où s’adresser ? Haltes soins addictions (HSA)

À l'initiative d'un professionnel

Un médecin ou une assistante sociale peut signaler le cas d'une personne toxicomane à l'Agence régionale de santé (ARS).

L'ARS ordonne ensuite la réalisation d'une enquête sur la vie familiale, professionnelle et sociale de la personne et demande un examen médical.

  • Si l'examen révèle une dépendance, la personne doit suivre une cure de désintoxication dans l'établissement de son choix. Sinon, l'ARS peut en désigner un d'office.
  • Si l'examen médical ne révèle pas de dépendance, la personne est invitée à demeurer sous surveillance médicale. Cette surveillance sera effectuée soit par un médecin choisi par le directeur général de l'ARS, soit par un dispensaire d'hygiène sociale ou un établissement agréé, public ou privé.

À l'initiative de la justice (injonction thérapeutique)

La justice peut demander à un ou une toxicomane de se faire soigner.

Ces soins sont appelés injonction thérapeutique (ou injonction de soins). Ils peuvent comprendre une cure de désintoxication.

L'injonction peut être ordonnée dans le cadre :

Le juge qui a prononcé l'injonction thérapeutique en informe l'Agence régionale de santé (ARS).

L'ARS fait procéder :

  • À l'examen médical de l'intéressé par un médecin désigné en tant que médecin relais
  • Et, éventuellement, à une enquête sur la vie familiale, professionnelle et sociale du toxicomane.

Le professionnel de santé désigné fait connaître à l'autorité judiciaire son avis sur l'opportunité de la mesure d'injonction thérapeutique.

Textes de loi et références

À retrouver sur https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F740

Service-public.fr a pour mission d'informer l'usager et de l'orienter vers les services qui lui permettent de connaître ses obligations, d'exercer ses droits et d'accomplir ses démarches administratives. C'est le site officiel de l'administration française, le portail unique de renseignement administratif et d'accès aux services en ligne, réalisé en partenariat avec les administrations nationales et locales.

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