Ostéodensitométrie

Article

Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Qu'est-ce que l'ostéodensitométrie ?

L'ostéodensitométrie est un examen qui mesure la densité minérale osseuse (DMO) par une technique utilisant des rayons X de faible intensité. Elle permet ainsi de déterminer le degré de déminéralisation du squelette lié à l'ostéoporose et l'importance du risque de fracture.

En pratique, cet examen est sans douleur et facile à réaliser. Le patient s’allonge sur une table de radiologie et l’appareil de mesure se déplace au-dessus de lui. Il faut rester immobile quelques minutes. Les mesures sont faites le plus souvent au niveau du fémur et des vertèbres lombaires.

Depuis 2006, cet examen est pris en charge par l’Assurance maladie dans des conditions précises (prescription médicale pour les patients qui présentent des facteurs de risque). La plupart des assurances complémentaires de santé (mutuelles) remboursent la partie du coût qui n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie.

Existe-t-il des risques ou des précautions à prendre ?

L’irradiation émise pendant l’examen est vingt fois moins importante que pour une radiographie des poumons, mais par précaution, celui-ci est contre-indiqué chez les femmes enceintes.

Comment le médecin interprète-t-il une ostéodensitométrie ?

Des critères précis ont été fixés par l’Organisation mondiale de la santé pour le diagnostic de l’ostéoporose : il y a « ostéopénie » (un état qui précède l’apparition de l’ostéoporose) lorsque la perte osseuse est comprise entre 10 et 25 %, et « ostéoporose » lorsque la perte osseuse est égale ou supérieure à 25 %.

Les résultats (appelés T-score) sont donnés en comparaison avec une densité osseuse d’une population de référence constituée de jeunes adultes. Plus on s’éloigne de cette valeur normale, moins la densité osseuse est bonne.

La perte de densité minérale osseuse (DMO) est étroitement corrélée au risque de fracture : 8 % seulement des fractures surviennent chez des personnes dont la DMO est normale, alors que 43 % d’entre elles surviennent chez des patients avec un T-score inférieur ou égal à -2,5, et 48 % chez ceux dont le T-score se situe entre -1 et -2,5.

Une diminution de T-score de 1 correspond à un risque de fracture multiplié par un facteur allant de 1,6 à 3 selon le siège de la fracture.

Doit-on répéter les ostéodensitométries régulièrement ?

Chez la femme ménopausée sans fracture, lorsqu'un traitement contre l’ostéoporose n’a pas été mis en route après une première ostéodensitométrie montrant une valeur normale ou une ostéopénie, une deuxième ostéodensitométrie peut être proposée trois à cinq ans après la réalisation de la première, en fonction de l'apparition de nouveaux facteurs de risque.

Chez les femmes ménopausées qui reçoivent un traitement contre l’ostéoporose, l'arrêt du traitement anti-ostéoporotique, en dehors d’une interruption précoce pour effet indésirable, justifie la prescription d’une nouvelle ostéodensitométrie.

Une densité minérale osseuse faible justifie-t-elle toujours un traitement médicamenteux ?

Une fois diagnostiquée grâce à l’ostéodensitométrie, l’ostéoporose ne conduit pas nécessairement à un traitement médicamenteux. Seule une femme sur quatre se voit proposer un traitement spécifique après une ostéodensitométrie.

Pour décider de l’opportunité de prescrire des médicaments, le médecin prend en compte de nombreux éléments : l’âge du patient, le degré de perte osseuse mesurée par l’ostéodensitométrie, des antécédents de fracture des vertèbres, du col du fémur ou d’autres os chez son patient ou chez un de ses parents directs, une éventuelle maigreur, etc. En général, les médicaments de l’ostéoporose sont plutôt prescrits à des personnes qui présentent une perte osseuse marquée et qui ont déjà eu une ou plusieurs fractures potentiellement liées à ce défaut de densité osseuse.

D’autres mesures thérapeutiques peuvent être proposées aux personnes dont la densité osseuse est un peu faible : alimentation suffisamment riche en calcium, pas ou peu de tabac et d’alcool, consommation modérée de café, activité physique adaptée régulière, voire supplémentation en calcium et en vitamine D.

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé