Rhinite allergique (rhume des foins)

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Quels sont les symptômes du rhume des foins ?

La rhinite allergique est souvent saisonnière. Elle s’annonce par des picotements dans le nez, de fréquents éternuements et un écoulement nasal clair. Ces troubles s’accompagnent souvent d’une conjonctivite : les yeux gonflent, rougissent et larmoient. Parfois, des maux de tête accompagnés de fatigue accentuent la sensation de malaise. Tous les symptômes du rhume (sauf la fièvre) peuvent également se manifester. Dans les cas plus graves, des manifestations d’allergie respiratoire peuvent apparaître : toux, difficultés respiratoires, voire une crise d’asthme.

Certaines personnes présentent des problèmes de rhinite chronique. Dans la plupart des cas, c’est une rhinite allergique perannuelle. Néanmoins, il arrive que cette forme de rhinite ait une cause différente. On parle alors de rhinite vasomotrice non allergique, ou rhinite chronique inflammatoire.

Quelles sont les causes de la rhinite allergique ?

Il arrive que le système immunitaire chargé de lutter, entre autres, contre les micro-organismes, considère une substance habituellement anodine comme un corps étranger à éliminer. Lorsque la substance allergisante (par exemple des grains de pollen) entre en contact avec des cellules des muqueuses, certaines cellules voisines libèrent dans le sang de l’histamine, un composé qui provoque les manifestations de l’allergie.

Quelles sont les substances allergisantes ?

Le plus souvent, le rhume des foins est une allergie saisonnière liée à la production de pollen lors de la floraison : de février à avril pour les pollens d’arbres (cyprès, bouleau), de mai à juillet pour ceux des graminées (foin) et d’août à octobre pour les herbacées (herbes des fossés, fleurs, etc.). Cependant, d’autres substances peuvent provoquer des rhinites allergiques, tels les acariens et leurs déchets, les poils d’animaux, ou certaines substances chimiques. Certaines personnes sont allergiques à des substances rencontrées dans leur vie professionnelle (par exemple, farines ou latex). L’allergie peut alors se manifester toute l’année, elle est dite perannuelle.

Comment prévenir le rhume des foins ?

Le plus sûr moyen de prévenir la rhinite allergique serait d’éviter tout contact avec les substances allergisantes. Mais ceci n’est guère réalisable en pratique.

En cas de rhume des foins, pendant les périodes de production du pollen :

  • promenez-vous ou faites du sport pendant, ou juste après la pluie, lorsque l’air contient beaucoup moins de pollen ;
  • évitez les balades dans la campagne durant la floraison ;
  • portez des lunettes de soleil à l’extérieur pour éviter le contact des pollens avec vos yeux ;
  • aérez votre habitation brièvement et en l’absence de vent ;
  • dormez en gardant la fenêtre fermée pour éviter l’apport d’air extérieur, surtout à l’aube, vers quatre à cinq heures du matin ;
  • éviter toute entrée d'air dans la voiture lors des déplacements ;
  • dans les jardins, éviter les espèces les plus allergisantes (cyprès, thuyas, bouleaux), éviter de tondre soi-même le gazon pendant la saison pollinique et jardiner de préférence en portant lunettes et masque de protection ;
  • essayez de planifier le calendrier et le lieu de vos vacances, de manière à éviter les périodes de floraison ;
  • dans tous les cas, supprimer ou diminuer fortement la consommation de tabac.

En cas de rhinite allergique due à des allergènes de la maison :

  • aérez et nettoyez la chambre régulièrement ;
  • évitez au maximum les matériaux textiles (moquette, tapis, coussins, peluches, etc.) dans la chambre ;
  • préferez les sommiers à lattes, entourez matelas et oreillers de housses de protection anti-acariens et lavez le linge de lit 2 fois par mois à 60 °C.

Comment réagir face à une rhinite allergique ?

Si vous soupçonnez un rhume des foins sans en avoir jamais connu auparavant, une consultation médicale s’impose. Sinon, les personnes qui connaissent régulièrement ce type de problème peuvent utiliser les médicaments antihistaminiques disponibles sans ordonnance, selon les conseils de leur médecin.

Quand faut-il consulter un médecin en cas de rhinite allergique ?

Consultez un médecin dans la journée :

  • si la langue gonfle.
  • s’il y a une gêne respiratoire associée.

Consultez un médecin dans les jours qui viennent :

  • si un rhume dure plus de dix jours et fait penser à une rhinite allergique (éternuements et larmoiement qui durent plusieurs jours, par exemple).
  • si les symptômes se manifestent en permanence au cours de l’année.
  • si les sécrétions nasales présentent du sang de manière répétée.
  • si des boutons ou des plaques rouges apparaissent avec des démangeaisons.
  • si la personne atteinte souffre d’asthme.

Que fait le médecin en cas de rhinite allergique ?

Le médecin cherche, dans les cas sévères, à déterminer quelle substance allergisante peut-être à l’origine de la réaction et prescrit des mesures pour éviter les contacts avec cette substance, ce sont les mesures d’éviction. Il peut également prescrire des médicaments pour soulager les symptômes.

Si la rhinite allergique n’est pas contrôlée par les médicaments ou si elle devient très gênante, le médecin allergologue peut procéder à une désensibilisation (ou hyposensibilisation), plus ou moins efficace selon la substance à l’origine de l’allergie. Avant d’envisager une désensibilisation, le médecin prescrit des tests cutanés ou des tests sanguins pour confirmer l’allergène.

Comment soulager le rhume des foins ?

Le traitement de l’allergie passe d’abord par l’éloignement des substances allergisantes, lorsque cela est possible.

Différents types de médicaments permettent de soulager les symptômes de la rhinite allergique. Ce sont principalement des antihistaminiques H1 par voie orale ou par voie nasale, le cromoglycate de sodium ou des corticoïdes par voie nasale.

Le traitement est poursuivi tant que les symptômes persistent.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

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