Rhinopharyngite de l’enfant

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

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Source de l'image : Freepik.

Quels sont les symptômes de la rhinopharyngite ?

La rhinopharyngite de l’enfant est l’équivalent du rhume chez l’adulte. Le nez coule ou est bouché, l’enfant éternue, tousse et peut avoir mal à la gorge. Le liquide qui s’écoule est d’abord fluide et limpide. Il devient souvent plus épais au bout de quelques jours. D’autres symptômes peuvent apparaître : malaise, fièvre, maux d’oreilles (même en l’absence d’otite), baisse de l’appétit, fatigue, ganglions gonflés, yeux rouges, etc. La fièvre disparaît en général en moins de quarante-huit heures.

La rhinopharyngite expose à un risque de fièvre qui peut conduire à des convulsions. Parfois, les rhinopharyngites évoluent en otite, bronchite ou laryngite, plus rarement en sinusite. Dans certains cas, l’inflammation locale favorise une surinfection par des bactéries.

Quelles sont les causes de la rhinopharyngite ?

Les rhumes et les rhinopharyngites sont dus à des virus très communs, tels que les rhinovirus et les coronavirus. Les rhinovirus sont les plus fréquents et impliqués dans 50 % des cas et les coronavirus sont impliqués dans environ 20 % des cas. Lorsque le nourrisson n’est plus protégé par les anticorps transmis par sa mère pendant la grossesse ou dans le lait, il doit s’immuniser progressivement contre la cinquantaine de virus responsables de rhinopharyngites. En général, les jeunes enfants sont contaminés par leur entourage familial ou par les enfants de la crèche, de la garderie ou de l’école maternelle. La répétition des rhinopharyngites est un phénomène habituel, même chez des enfants en bonne santé. Avant 7 ans, les enfants peuvent présenter 6 à 8 épisodes de rhinopharyngites pendant l’année.

Qu'appelle-t-on végétations ?

Les végétations adénoïdes sont de petits organes situés au fond du nez et dans la partie supérieure de la gorge. Elles sont de la même famille que les ganglions et, comme eux, elles jouent un rôle dans la défense immunitaire. Lorsqu’un enfant est atteint de rhinopharyngites à répétition, les végétations peuvent gonfler de manière durable. Ce gonflement provoque parfois des complications qui persistent malgré les traitements : otite, sinusite, bronchite ou nez bouché. Dans ce cas, il est parfois nécessaire d’enlever les végétations sous anesthésie générale, le plus souvent après l’âge de deux ans. Il n’est pas rare qu’une otite se développe dans les deux semaines qui suivent l’intervention, mais celle-ci est en général la dernière d’une longue série.

Ce que vous pouvez faire pour soulager la rhinopharyngite d'un enfant

  • Mouchez votre enfant régulièrement avec un mouche-bébé ou un mouchoir, une narine après l’autre.
  • Lavez-lui le nez avec du soluté physiologique en aérosol ou en dosettes (voir ci-dessous).
  • Humidifiez l’atmosphère de sa chambre avec des récipients remplis d’eau ou un humidificateur.
  • Faites-le boire suffisamment, car rester la bouche ouverte déshydrate.
  • Soulagez éventuellement sa fièvre par du paracétamol.
  • Surélevez sa tête lorsqu’il dort (par exemple avec un coussin placé sous son matelas).

Les lavages de nez en cas de rhinopharyngite

La première mesure à prendre est de faire des lavages de nez avec une solution de lavage ou du sérum physiologique pour désinfecter le nez, plusieurs fois par jour. En pratique, comment faire ?

  • Si le nez coule, il faut préalablement moucher l’enfant, avec un mouche-bébé si nécessaire.
  • Lorsqu’il s’agit d’un nourrisson, allongez l’enfant sur le dos, la tête inclinée sur le côté. Maintenez fermement cette position, en vous faisant aider si nécessaire, et instillez dans la narine supérieure le contenu d’une dosette de solution de lavage. Il existe également des seringues spéciales pour la désobstruction rhino-pharyngée, vendues en pharmacie. La solution doit ressortir par la narine inférieure. Inclinez la tête de l’autre côté et renouvelez l’opération dans l’autre narine.
  • Lorsque l’enfant est plus âgé, il peut être assis et pencher la tête. La solution doit toujours être instillée dans la narine la plus haute.

Quand faut-il consulter un médecin en cas de rhinopharyngite d'un enfant ?

Consultez un médecin dans la journée :

  • lorsqu'un écoulement nasal se produit chez un nouveau-né (moins de un mois).
  • en cas de forte fièvre, de sécrétions jaunes ou vertes qui encombrent le nez, de douleurs d'oreilles, de violents maux de tête ou de problèmes respiratoires.
  • si l'enfant a très mal à la gorge.
  • si la fièvre dure plus de 48 heures ou revient après avoir disparu.

Une nouvelle consultation médicale est nécessaire si la fièvre persiste plus de 3 jours, si les autres symptômes (toux, sécrétions nasales) persistent au bout de 10 jours, en cas de gêne respiratoire ou d’apparition d’une éruption cutanée ou d’une conjonctivite.

Les médicaments contre la rhinopharyngite de l'enfant

La guérison est spontanée et l’utilisation d’antibiotique est inutile ; elle ne réduit pas la durée de la maladie et ne permet pas de prévenir la survenue des otites ou des sinusites.

Les traitements de la rhinopharyngite visent à soulager les symptômes.

  • Le paracétamol permet de faire baisser la fièvre et de soulager d’éventuels maux de tête.
  • Les médicaments contenant un antihistaminique permettent d’assécher le nez et de réduire les larmoiements parfois associés.
  • Les solutions nasales antibactériennes permettent de désinfecter le nez. Elles ne devraient être utilisées que sur avis médical. Les inhalations permettent de dégager le nez. Elles sont à base d’essences végétales (camphre, eucalyptus, menthol…) qui exposent à des effets neurologiques parfois graves chez l’enfant ; elles doivent être réservées à l’enfant de plus de douze ans.
  • Des médicaments à base de soufre sont parfois proposés en cas de rhinopharyngite chronique.

Sources 

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

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