Saignement de nez (épistaxis)

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Le saignement de nez survient au niveau de petits vaisseaux sanguins qui tapissent les fosses nasales. Il est généralement bénin.

Du sang s'écoule d'une ou des deux narines. Parfois, il se répand aussi dans la gorge, s'avale ou se crache. Normalement, le saignement de nez ne crée aucune complication. Toutefois, si le saignement se prolonge, la perte de sang peut devenir importante.

Quelles sont les causes des saignements de nez ?

Il est fréquent de ne trouver aucune cause au saignement de nez, notamment chez les enfants et pendant la grossesse. Parfois, la muqueuse nasale a été lésée par un choc, un grattage un peu vif ou un éternuement violent bouche fermée. Une exposition au soleil, l'usage de médicaments ou de drogues par voie nasale, un air trop sec, une allergie ou un rhume peuvent également déclencher un saignement. Des saignements de nez peuvent également survenir au cours de certaines affections (hypertension artérielle, troubles de la coagulation, alcoolodépendance, maladies héréditaires comme la maladie de Rendu-Osler, par exemple).

Comment prévenir le saignement de nez ?

  • Si vous avez tendance à saigner du nez :
  • Évitez d’y mettre le doigt.
  • Mouchez-vous aussi doucement que possible.
  • Veillez à une bonne humidification des locaux, notamment en hiver et si vous êtes enceinte.
  • Humidifiez la muqueuse nasale avec du sérum physiologique.

Que faire en cas de saignement de nez ?

  • Asseyez-vous, le corps légèrement penché en avant, en laissant couler le sang du nez et en crachant le sang qui aurait pu couler dans la bouche.
  • Pour arrêter le saignement, se pencher en avant, pincer l'extrémité du nez juste au-dessous de l'os, pendant au moins 10 minutes, tout en respirant par la bouche.
  • Quand le saignement est arrêté, il est fortement conseillé d’éviter de se moucher dans les heures qui suivent pour permettre la coagulation.
  • Si le saignement reprend, mouchez-vous pour retirer les caillots qui sont inefficaces, et recommencez la même opération (pincement du nez) pendant cinq minutes.
  • Si, lors de la deuxième tentative – et à condition qu’elle ait été correctement menée – le saignement ne cède pas, il faut consulter un médecin.
  • La pression locale peut être associée à l’utilisation d’une éponge ou d’une mèche hémostatique à base de gélatine ou d’alginate de calcium.

Quand consulter en cas de saignement de nez ?

Consultez un médecin dans la journée :

  • si le saignement vous paraît abondant ou se répète fréquemment.
  • si le saignement ne s’arrête pas au bout de dix minutes, malgré diverses tentatives pour le stopper.
  • si le saignement semble lié à un traumatisme au visage ou à la tête.
  • si vous prenez un médicament qui fluidifie le sang (anticoagulant ou aspirine).

Que fait le médecin en cas de saignement de nez ?

Le médecin détermine l’origine du saignement. En cas de saignements répétés ou abondants, il vérifie que son patient n’a pas de problème de coagulation sanguine (à l’aide d’une analyse de sang). Si le patient est soumis à un traitement anticoagulant, il peut adapter ce traitement.

Quelles sont les interventions médicales pour traiter les saignements de nez ?

Le médecin ORL dispose de plusieurs méthodes pour arrêter les saignements de nez.

La cautérisation (chimique ou électrique) permet de brûler les petits vaisseaux fragiles de la muqueuse nasale et de les remplacer par du tissu fibreux.

Le tamponnement consiste à placer des mèches hémostatiques profondes dans la partie antérieure ou postérieure des cavités nasales pour faire compression.

Il est également possible de faire compression à l'aide d'une sonde à double ballonnet qui est mise en place et gonflée pour comprimer durablement la muqueuse. Ces traitements sont mis en place sous anesthésie locale.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé