Sommeil : la lumière et la mélatonine pour mesurer le temps

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Publié le 07/11/2020

Information proposée par Réseau Morphée

 

horloge

Le noyau suprachiasmatique est en lien avec une petite glande profondément enfouie dans le cerveau, l’épiphyse qui secrète la mélatonine. C’est la mélatonine qui nous sert à mesurer le temps. Sa sécrétion est bloquée par la lumière. Elle est donc essentiellement libérée  la nuit, avec un pic vers 3 heures du matin.

Pour agir, la lumière doit avoir une intensité assez forte (± 2 500 lux), largement supérieure à celle obtenue dans un appartement ou un bureau. L’éclairage d’une pièce est rarement supérieur à 250 lux, tandis que la luminosité extérieure en plein jour varie de 2 000 à 100 000 lux.

Lorsqu’un individu est soumis à une lumière suffisamment forte dans la matinée ou dans la soirée, on observe un décalage de sa température interne et de son sommeil. Ainsi, une lumière forte le matin entraîne une avance des horaires de sommeil, on s’endort plus tôt et on se réveille également plus tôt la nuit suivante. À l’inverse, une lumière forte le soir retarde les horaires d’endormissement et de réveil.

Cet effet de la lumière est directement lié à une action sur la mélatonine qui suit les variations de la lumière avec une sécrétion qui avance ou retarde l’endormissement selon le moment d’éclairage.

La lumière et la mélatonine permettent donc à l’organisme d’ajuster le rythme veille-sommeil aux variations cycliques du jour et de la nuit.

La lumière a un autre effet sur la qualité de l’éveil et qui n’est pas lié à la mélatonine, une lumière forte augmente la vigilance et améliore les performances. Cet effet est souvent utilisé dans les usines de fabrication pour améliorer les performances et diminuer les accidents.

À retrouver sur https://reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/lorganisation-du-sommeil/lumiere-melatonine

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