Tout savoir sur l'obésité

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

L’obésité est une forme sévère de surpoids considérée aujourd’hui comme un trouble médical grave, qui découle de multiples facteurs - génétiques, comportementaux et sociaux.

 Qu'appelle-t-on obésité ?

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Source de l'image : Getty images.

 L’obésité est une forme sévère de surpoids dont le diagnostic se fait par l’intermédiaire du calcul de l’index de masse corporelle (IMC) qui se calcule en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (en mètres). Un IMC supérieur à 25 définit le surpoids et un IMC supérieur à 30, l’obésité. Mais l’évaluation de l’IMC doit être nuancée selon les caractéristiques de la morphologie et de la musculature.

L’obésité est grave par ses conséquences : elle provoque notamment de l’hypertension artérielle, des accidents vasculaires cérébraux, du diabète de type 2 et une aggravation de l’arthrose des genoux. Néanmoins, elle protège de l’ostéoporose.

Les causes de l'obésité

Les causes de l’obésité sont complexes. Même si la prédisposition génétique peut contribuer à l’obésité, elle n’en est pas la cause principale et divers facteurs comportementaux jouent un rôle important : la consommation excessive de boissons sucrées, d’aliments riches en matières grasses et le fait de ne pratiquer que peu ou pas d’activité physique.

Des facteurs psychologiques contribuent parfois à l’obésité. Anxiété, dépression, stress ou traumatisme peuvent provoquer un mécanisme de compensation incitant à une prise excessive d’aliments.

Comment prévenir et traiter l'obésité ?

Maintenir ou retrouver un poids satisfaisant, c’est de prime abord adopter de bonnes habitudes alimentaires et une hygiène de vie permettant de maintenir ou de retrouver un poids satisfaisant. La mise en place d’un régime doit se faire avec l’aide d’un professionnel, à la faveur d’un changement progressif. En effet, le plus difficile n’est pas de maigrir, mais de stabiliser son poids après l’amaigrissement.

La stratégie indiquée consiste à réduire la consommation de produits à forte densité énergétique (beaucoup de calories dans un gramme d’aliment) au profit d’aliments à faible densité énergétique. Cette méthode permet de continuer à manger les aliments que l’on aime sans en abuser. Au quotidien, cette stratégie est plus facile à maintenir sur la durée que les régimes restrictifs qui cherchent à faire maigrir vite en déséquilibrant l’alimentation et nous poussent souvent à… les enfreindre.

Quelques conseils pour perdre du poids

  • Respectez les recommandations nutritionnelles concernant l’ensemble de la population.
  • Privilégiez les poissons, les viandes maigres, les produits laitiers demi-écrémés ou écrémés.
  • Procédez à des changements progressifs. Commencez par des modifications mineures, remplacer un dessert sucré par un fruit, diminuer la consommation de boissons alcoolisées ou sucrées, de beurre, de fromages, etc.
  • Réduisez le grignotage. Entre les repas, préférez des fruits, des petits légumes à croquer ou des crackers sans matières grasses. En cas de fringale, buvez un grand verre d’eau ou mâchez un chewing-gum.
  • Remplissez votre estomac avant les repas. Une demi-heure avant, croquez des légumes ou buvez deux grands verres d’eau.
  • Prenez le temps de manger. Le repas doit durer entre vingt et trente minutes, car votre estomac a besoin d’un certain temps pour signaler à votre cerveau qu’il est plein.
  • Limitez la taille des portions.
  • Ne vous sentez pas obligé de finir votre assiette... ni celle de vos enfants.
  • N’oubliez pas le plaisir de manger. Avec l’aide de votre médecin ou d’un diététicien, faites la liste de vos préférences gastronomiques et identifiez les moins caloriques.

Le recours aux médicaments

Deux médicaments anti-obésité sont actuellement disponibles en France. Ils sont indiqués chez les personnes obèses (IMC supérieur à 30) ou chez celles en surpoids avec un IMC supérieur ou égal à 28 et qui présentent des facteurs de risque associés : diabète, excès de cholestérol, etc. Ils doivent obligatoirement être prescrits par un médecin et ne sont pas remboursés.

Le plus ancien est l’orlistat. Ce médicament bloque partiellement l’absorption des graisses par l’intestin : environ 30 % des matières grasses ingérées sont alors éliminées dans les selles. Les selles deviennent liquides et huileuses quand l’alimentation est trop riche en graisses (plus de 70 grammes par jour). Cet effet indésirable gênant oblige le patient à ne pas manger trop gras ce qui contribue à l’efficacité du traitement et lui apprend à mieux manger.

Le plus récent est le liraglutide, une substance déjà commercialisée en France dans le traitement du diabète de type 2. Dans l’obésité, ce médicament semble agir sur les régions du cerveau qui régulent l'appétit, en accélérant la sensation de satiété. Il se présente sous forme de solution injectable en stylo prérempli. Il doit être injecté par voie sous-cutanée, tous les jours.

Quelle place pour la chirurgie de l'estomac ?

Différentes techniques visant à réduire le volume de l’estomac pour limiter la quantité de nourriture ingérée à chaque repas ont récemment été mises au point. Ces techniques sont réservées aux personnes adultes qui souffrent d’obésité dite morbide (IMC supérieur à 40), ou ayant un IMC supérieur à 35 associé à des complications mettant leur santé en danger, et chez qui un suivi nutritionnel mis en place depuis plus d’un an est resté insuffisant.

Comme le traitement médicamenteux, la chirurgie gastrique n'est pas à elle seule une solution : l'éducation et le suivi nutritionnel restent indispensables.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé