« Ça ne concerne que les hommes » et autres idées reçues sur le cancer colorectal
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Publié le 17/03/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Avec près de 48 000 nouveaux cas en 2024, le cancer colorectal est le 3e type de cancer le plus fréquent en France. Bien qu’il s’agisse d’une pathologie grave, sa prise en charge précoce permet aujourd’hui de le guérir dans 9 cas sur 10. Retour sur quelques-unes des idées reçues afin d’encourager un diagnostic précoce.
Source de l'image : Freepik.
« Le cancer colorectal, ça ne concerne que les hommes » - FAUX
Bien qu’il soit légèrement plus fréquent chez les hommes, le cancer colorectal concerne également les femmes ! Il est même le 2e cancer le plus fréquent chez les femmes, après le cancer du sein, et « seulement » le 3e chez les hommes. En 2023, on dénombrait 21 000 nouveaux cas chez les femmes, et 26 000 chez les hommes. Il s’agit donc d’une question de santé importante à surveiller quel que soit votre sexe.
En savoir plus : le cancer colorectal (Santé.fr)
« J’ai une bonne hygiène de vie, inutile de me faire dépister » - FAUX
Il est vrai qu’une bonne hygiène de vie diminue considérablement le risque de cancer colorectal : adopter une alimentation saine (riche en fibres, sans excès de viande rouge ou transformée), pratiquer régulièrement une activité physique, éviter le tabac et la consommation excessive d’alcool sont autant de comportements conseillés en prévention.
Toutefois, cela n’élimine pas totalement le risque de cancer colorectal, qui peut survenir même chez des personnes attentives à leur mode de vie et apparemment en bonne santé. De plus, il existe d’autres facteurs de risque, liés notamment au terrain familial ou à des pathologies de l’appareil digestif. Il est donc fortement recommandé de se faire dépister aux âges clés : découvrez tous les outils à votre disposition sur monkit.depistage-colorectal.fr
« Dans la majorité des cas, un dépistage précoce permet d’éviter le cancer » - VRAI
Lorsqu’il est détecté tôt (à un stade encore localisé), le cancer colorectal se guérit 9 fois sur 10. D’une part car une prise en charge précoce permet d’augmenter les chances de guérison, mais aussi car le dépistage permet de repérer les polypes avant même qu’ils ne deviennent cancéreux.
Dans plus de 80 % des cas, le cancer colorectal provient en effet de tumeurs bénignes appelées polypes, qui évoluent lentement vers une forme cancéreuse. Le test de dépistage permet de les repérer à un stade précoce, en décelant dans les selles la présence de sang invisible à l’œil nu.
« Pour se faire dépister, il faut forcément faire une coloscopie » - FAUX
Il existe aujourd’hui un test simple et non-invasif que vous pouvez réaliser à domicile. Il vous suffit de recueillir un petit échantillon de vos selles grâce aux outils fournis dans le kit de dépistage, et de le renvoyer pour analyse par voie postale.
Dans 96 % des cas, le test est négatif. Même si votre test est positif, cela ne signifie pas forcément que vous avez un cancer. Il sera toutefois nécessaire de réaliser une coloscopie (un examen de la paroi du colon à l’aide d’une sonde souple) pour vérifier l’origine du sang détecté par le test.
Cette coloscopie peut permettre de détecter un cancer au stade précoce (plus simple à traiter), ou bien d’éliminer directement les polypes (tumeurs bénignes) avant même qu’ils ne deviennent cancéreux.
Même s’il s’agit d’un examen plus long, la coloscopie n’est pas douloureuse. Elle est dans la plupart des cas réalisée sous anesthésie générale, et nécessite simplement de boire une préparation la veille afin de préparer vos intestins, pour permettre à la sonde de bien en visualiser la paroi.
En savoir plus : Cancer colorectal - Je fais mon dépistage - Institut national du cancer
« Pas d’urgence : je recevrai un courrier à partir de 50 ans » - VRAI & FAUX
95 % des cas de cancer colorectal apparaissent effectivement après 50 ans. C’est pourquoi, à partir de cet âge et jusqu’à 74 ans, vous recevrez tous les deux ans un courrier de l’Assurance maladie vous proposant un test de dépistage gratuit.
Pour autant, il existe des situations dans lesquelles il est utile de vous faire suivre avant cet âge. C’est le cas en particulier s’il y a des antécédents dans votre famille et donc une prédisposition génétique, que vous êtes atteint d’une maladie touchant le côlon ou le rectum (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique), ou que vous présentez des symptômes inhabituels comme la présence de sang dans les selles, des douleurs abdominales, des glaires émises par l'anus et des troubles digestifs.
Chaque année, en France, plus de 2,5 millions de personnes se font dépister pour le cancer colorectal. Et vous ?
Pour aller plus loin : découvrez tous les outils à votre disposition sur https://jefaismondepistage.cancer.fr/cancer-colorectal/
Sources
- https://www.sante.fr/le-depistage-du-cancer-colorectal-1
- https://www.ameli.fr/paris/medecin/sante-prevention/pathologies/cancers/depistage-organise-du-cancer-colorectal
- https://monkit.depistage-colorectal.fr/#/accueil
- Cancer colorectal - Je fais mon dépistage - Institut national du cancer
- https://www.centreleonberard.fr/patient-proche/cancer-pris-en-charge/cancer-colon-et-rectum/prevention-et-depistage
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
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