Cancer de l'ovaire

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Publié le 05/05/2025

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Qu'est-ce que le cancer de l'ovaire ?

Le cancer de l’ovaire représente la septième cause de cancer féminin avec environ 5 300 nouveaux cas en 2023 en France, occasionnant à peu près 3 000 décès. Parce qu’ils demeurent longtemps sans symptômes, les cancers de l’ovaire sont diagnostiqués à un stade tardif dans la très grande majorité des cas. Leur traitement est donc souvent difficile : environ 45 % des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire survivent cinq ans après le diagnostic. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 65 ans.

Qui est à risque de cancer de l'ovaire ?

Certains facteurs de risque de cancer de l’ovaire ont été identifiés :

  • l’âge (après la ménopause) ;
  • des antécédents personnels de cancer du sein ou du côlon ;
  • une prédisposition familiale (anomalie génétique héréditaire) ;
  • la prise prolongée d’un traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause ;
  • le tabagisme ;
  • l’exposition à l’amiante.

Quels sont les symptômes du cancer de l'ovaire ?

Pendant les premiers mois de la maladie, le cancer de l’ovaire passe inaperçu. Lorsque la tumeur progresse et devient volumineuse, le cancer de l’ovaire peut provoquer :

  • des maux de ventre, une gêne abdominale ou une constipation qui dure plus d’un mois ;
  • un besoin d’uriner anormalement fréquent ;
  • des douleurs pendant les relations sexuelles ;
  • des troubles des règles ou des saignements génitaux anormaux ;
  • une perte de poids massive et rapide, sans cause identifiable ;
  • une perte d’appétit, avec des nausées et des vomissements ;
  • une fatigue intense.

Peut-on prévenir le cancer de l'ovaire ?

Les mesures de prévention du cancer de l’ovaire sont peu spécifiques et concernent tous les cancers :

  • ne pas fumer ;
  • adopter une alimentation équilibrée et lutter contre l’embonpoint ;
  • limiter le plus possible sa consommation de boissons alcoolisées ;
  • pratiquer régulièrement une activité physique.

Des facteurs dits « protecteurs » ont néanmoins été identifiés :

  • la grossesse ;
  • l’allaitement ;
  • l’usage de contraceptifs oraux (« pilule »).

Comment diagnostique-t-on le cancer de l'ovaire ?

Lorsque le médecin suspecte la présence d’un cancer de l’ovaire, divers examens sont pratiqués pour confirmer le diagnostic :

  • une échographie de l’abdomen soit à travers la peau du ventre, soit par une petite sonde placée dans le vagin ;
  • une IRM.

Le diagnostic définitif de cancer de l’ovaire doit être confirmé par une biopsie (le prélèvement d’un petit fragment de tumeur pour l’examiner au microscope). Si la patiente est âgée de moins de 70 ans, le diagnostic d’un cancer de l’ovaire conduit à une consultation d’oncogénétique pour essayer d’identifier des facteurs génétiques de prédisposition familiale.

Comment soigne-t-on le cancer de l'ovaire ?

Outre la chirurgie (pour enlever la tumeur), le traitement du cancer de l’ovaire fait le plus souvent appel à la chimiothérapie anticancéreuse, avant ou après la chirurgie. La radiothérapie est très rarement utilisée.

Le choix des traitements est réalisé en fonction du stade et du grade du cancer, c'est-à-dire de son étendue et de son degré d’agressivité. Lorsque le cancer s’est étendu au-delà du péritoine (foie, poumons), la chimiothérapie est le traitement principal. La chirurgie n’est pas systématique. Elle peut être discutée au cas par cas, si le chirurgien pense pouvoir enlever la totalité de la tumeur ainsi que les métastases.

La chirurgie dans le traitement du cancer de l'ovaire

La chirurgie est le traitement le plus souvent proposé contre le cancer de l’ovaire, afin de procéder à l’ablation de la tumeur. Au cours de l’intervention, le chirurgien retire habituellement les deux ovaires, les trompes de Fallope ainsi que l’utérus. Cette intervention porte le nom d’hystérectomie abdominale totale et salpingo-ovariectomie.

Chez les jeunes femmes qui souhaitent avoir des enfants et dont le cancer n’a pas dépassé un stade précoce, le chirurgien peut laisser un ovaire et sa trompe de Fallope, ainsi que l’utérus.

La chimiothérapie dans le traitement du cancer de l'ovaire

Dans le cadre du traitement du cancer de l’ovaire, une chimiothérapie est souvent administrée après la chirurgie, pour éliminer d’éventuelles cellules cancéreuses restantes et réduire le risque de récidive. Dans certains cas, la chimiothérapie peut être réalisée avant la chirurgie, pour réduire la taille de la tumeur et faciliter l’opération.

La chimiothérapie peut être administrée sous forme de comprimés, par injection intraveineuse ou par un petit tube inséré dans l’abdomen (chimiothérapie intrapéritonéale).

Le traitement peut également faire appel à des thérapies ciblées.

Sources

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé