Mieux comprendre les causes de l’endométriose
L’état des connaissances
À l’heure actuelle, il existe peu de données scientifiques sur les causes de l’endométriose, ainsi que sur son évolution et les facteurs qui influencent sa progression. On sait d’ores et déjà que la maladie se développe lorsque plusieurs facteurs sont présents de manière concomitante.
Depuis quelques années, les études sur l’endométriose se sont multipliées. Chaque année, environ 1200 articles scientifiques sont produits par des chercheurs du monde entier. Ils ont permis d’identifier, de manière certaine ou potentielle, des facteurs qui augmentent ou qui diminuent le risque d’avoir une endométriose.
Par exemple il a été prouvé qu’un faible poids à la naissance, un faible indice de masse corporelle, et des cycles menstruels courts (moins de 24 jours) constituent des facteurs de risque d’apparition de la maladie.

Source : https://presse.inserm.fr/fertilite-endometriose-linserm-fait-le-point-sur-les-recherches/34633/
Pour en savoir plus : Comprendre l’endométriose
Lancement d’une grande étude : la cohorte ComPaRe Endométriose
Ces premiers résultats scientifiques ont été confirmés grâce à quelques grandes cohortes dans le monde. La cohorte est une méthode d’étude épidémiologique qui permet de suivre dans le temps l’évolution de l’état de santé d’un groupe de personnes.
Afin de faire avancer la recherche sur l’endométriose, une nouvelle cohorte – ComPaRe Endométriose – est en cours de recrutement en France. Elle vise à rassembler 15 à 20 000 patientes. Portée par l’AP-HP, la cohorte ComPaRe Endométriose va collecter des données utiles, par exemple sur l’évolution des symptômes et des caractéristiques de la maladie, les facteurs déterminant sa progression, les facteurs menant à une meilleure réponse au traitement ou encore l’impact de la maladie sur le quotidien des patientes.
Pour en savoir plus : Présentation de la Communauté ComPaRe
Les recherches en cours sur l'endométriose
La cause principale qui semble expliquer l’endométriose est celle des menstruations rétrogrades. Au cours des règles, du sang peut en effet passer par les trompes, en transportant des fragments d’endomètre, et parvenir à la cavité abdominale. Toutefois, les chercheurs estiment que 9 femmes sur 10 présentent des menstruations rétrogrades, mais seulement 10% d’entre elles développent l’endométriose. D’autres facteurs doivent donc intervenir dans le développement de la maladie.
Ces facteurs pourraient être génétiques. Des premiers résultats scientifiques ont montré qu’il n’existe pas de gène de l’endométriose mais que des modifications génétiques, qui peuvent survenir spontanément, sont caractéristiques de la maladie. Des recherches sont en cours dans plusieurs pays afin de comprendre ces dérèglements génétiques et mettre au point des tests rapides de dépistage génétique.
Les chercheurs suivent également les pistes de l’impact de l’environnement. Ils s’interrogent par exemple sur le rôle éventuel des perturbateurs endocriniens ou celui des acides gras polyinsaturés notamment.
S’agissant de l’endométriose pariétale (endométriose de la paroi abdominale), on sait qu’elle se déclare généralement après une césarienne ou, plus rarement, après une cœlioscopie.