Étude de l’autophagie et des effets des produits du gène GALIG chez des patients infectés par le VIH-1 et traités en primo-infection, en phase chronique ou n’ayant jamais reçu de traitement antirétroviral (ATGALIG-HIV).
Date de révision : 08/02/2023
220 participants
Femme Homme
A partir de 18 ans
La durée de participation est de: 1 mois
Résumé de l'essai
Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est un rétrovirus. Ces cibles principales sont les lymphocytes T, ainsi que plusieurs types de cellules présentatrices d’antigène. Lorsqu’aucun traitement n’est mis en place, l’infection peut être divisée en 3 stades : le stade de primo-infection, le stade d’infection chronique et le stade SIDA. Un traitement antirétroviral efficace permet de stopper drastiquement la maladie. Mais lorsque la thérapie antirétrovirale est introduite pendant la phase asymptomatique, elle doit être maintenue tout au long de la vie. En effet lors de sa dissémination initiale dans l’organisme, le virus établit un réservoir viral, qui lui permet de se répliquer à la suite d’un arrêt du traitement. Introduire le traitement très tôt, pendant la primo-infection, permet donc de diminuer l’établissement de ce réservoir viral et peut permettre l’arrêt des traitements sans rebond de Charge Virale. L’autophagie est un processus de dégradation cellulaire, essentiel pour la survie des cellules pouvant assimilé à une usine de recyclage interne de la cellule. En condition physiologique normale, l’autophagie est activée à des niveaux de base différents, en fonction du type cellulaire. En condition de stress, le flux autophagique augmente, afin de maintenir toutes les fonctions cellulaires nécessaires à la survie. A ce jour, seules 2 études publiées ont étudié le processus d’autophagie chez les patients infectés par le VIH et efficacement traités. Ce sont toutes les 2 des études pilotes, qui mettent toutes les 2 en évidence des dysfonctionnement de l’autophagie. Par ailleurs, dans une première analyse chez des patients qui consommaient du cannabis médical, nous avons pu noter une modification significative de l’expression de gènes impliqués dans l’autophagie. Pour chaque patient de l'étude, du sang total supplémentaire (30ml) sera récupéré lors d'une prise de sang dans le cadre du soin et sera réalisé et plusieurs analyses biologiques seront réalisées.
Objectif principal
Objectif principal : Déterminer si tout ou partie des sous-populations de cellules mononucléées présentent un défaut de la fonction d’autophagie chez des patients porteurs du SIDA sous trithérapie. Objectifs secondaires : 1. Analyser les marques de régulation d’expression épigénétiques sur les promoteurs des gènes concernés par l'autophagie et de quantifier le réservoir de virus. 2. Analyser le phénotype des PBMC (cellules mononucléées sanguines) pour plusieurs paramètres d’activation, de sénescence et d’exhaustion. 3. Evaluer l’inflammation, puisqu’un terrain d’inflammation chronique est souvent rapporté chez les patients traités depuis longtemps. 4. Déterminer si tout ou partie des sous-populations de cellules mononucléées présentent un défaut de la fonction d’autophagie chez des patients porteurs du SIDA 1) en primo-infection, 2) asymptomatiques à long-terme et 3) au diagnostic. .
Critères :
Critères d'inclusion :
- 7. Patient ne s'étant pas opposé à participé à l'étude
- 1. Majeur
- 2. Homme ou femme
- 3. Infecté par le VIH-1
- 4. Non co-infecté par le VIH-2
- 5. Suivi au CHU d'Orléans
- 6. Patient appartenant à l’un des 6 groupes prédéfinis (A1, A2, B, C, D, E)
Critères d'exclusion :
- 1. Patient incapable, selon l’investigateur, de répondre aux exigences du protocole.
- 2. Femmes enceintes ou allaitantes
- 9. Personne non affilié à un régime de sécurité social
- 3. • Patient ayant des antécédents de maladie inflammatoire du côlon, de tumeur maligne, ischémie intestinale, malabsorption ou autre dysfonctionnement gastro-intestinal qui pourraient interférer avec l’interprétation des résultats
- 4. Présence d’une anomalie de la coagulation ou d’un antécédent hémorragique inexpliqué
- 6. Personnes visées par l’article L.1121-5 à L.1121-8 et L.1122-1-2 du code de la santé publique
- 5. Traitement par anticoagulant oral ou injectable (curatif ou préventif)
- 10. Patient participant à un autre essai clinique, évaluant un traitement
- 7. Personne sous tutelle ou sous curatelle
- 8. Personne sous sauvegarde de justice
- 11. Pour les patients du groupe E : patients dont le traitement antirétroviral contient un inhibiteur puissant du cytochrome P3A4 ou de l’efavirenz ; patients recevant des AINS ou des corticoïdes au long cours ; patients sous psychotropes
Lieux et contacts
Contacts
Sites des essais
Adresse
CHU Orléans
45000 Orléans France