Étude de phase III, ouverte, contrôlée et randomisée portant sur le traitement du myélome multiple nouvellement diagnostiqué, conçue pour évaluer l'efficacité et la sécurité d'emploi de l'association elranatamab-lénalidomide en remplacement de la chimiothérapie suivie d'une greffe autologue de cellules souches pendant la phase de consolidation, et pour comparer l'elranatamab au traitement de référence pendant la phase d'entretien (ElLen ; IFM 2025-01)

ID 2024-516418-39-00

Recrutement en cours

Date de révision : 09/04/2026

Homme Femme

A partir de 18 ans

Date de début de recrutement : 10/07/2025

Critères :

Critères d'inclusion :

  • 1. Sujets de sexe masculin ou féminin, âgés de 18 ans ou plus mais de moins de 70 ans.
  • 2. Les patients ont donné leur consentement éclairé par écrit, de leur plein gré, avant toute intervention liée à l'étude.
  • 3. Patients atteints d'un myélome multiple nouvellement diagnostiqué (NDMM) pouvant bénéficier d'une chimiothérapie à forte dose (melphalan) et d'une greffe autologue de cellules souches (ASCT).
  • 4. Patients présentant un NDMM symptomatique confirmé selon les critères CRAB et/ou SLIM, avec une maladie mesurable définie par : • la présence d’au moins 10 % de plasmocytes monoclonaux dans la moelle osseuse OU la présence d’un plasmacytome confirmé par biopsie. De plus, le patient doit présenter au moins un des événements suivants définissant le myélome :  Hypercalcémie : taux de calcium sérique supérieur de plus de 0,25 mmol/L (>1 mg/dL) à la limite supérieure de la normale (LSN) ou supérieur à 2,75 mmol/L (>11 mg/dL).  Insuffisance rénale : clairance de la créatinine < 40 ml/min/1,73 m² selon la formule CKD-EPI ou créatinine sérique > 177 μmol/L (> 2 mg/dL).  Anémie : hémoglobine inférieure de plus de 2 g/dL à la limite inférieure de la normale (LIN) ou hémoglobine < 10 g/dL.  Lésions osseuses : ≥ 1 lésion ostéolytique à la radiographie du squelette, au scanner ou à la TEP-TDM.  Pourcentage de plasmocytes clonaux dans la moelle osseuse ≥ 60 %.  Rapport sérique entre les chaînes légères libres impliquées et non impliquées ≥ 100.  Plus d’une lésion focale (≥ 5 mm de diamètre) à l’IRM. • Maladie mesurable définie par un composant M sérique ≥ 5 g/L, et/ou un composant M urinaire ≥ 200 mg/24 h et/ou des FLC sériques ≥ 100 mg/L.
  • 5. Le patient présente un indice de performance (IP) de l'Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) ≤ 2.
  • 6. Les patients doivent présenter les résultats d'analyses de laboratoire (datant de moins de 15 jours avant le début du traitement d'induction) suivants : • Hémoglobine ≥ 7,5 g/dL (≥ 5 mmol/L). Une transfusion antérieure de globules rouges (GR) ou l'utilisation d'érythropoïétine humaine recombinante est autorisée. • Numération absolue des neutrophiles (NAN) ≥ 1,0 G/L (l'utilisation du facteur de stimulation des colonies de granulocytes [G-CSF] est autorisée). • Aspartate aminotransférase (AST) ≤ 3 x LSN. • Alanine aminotransférase (ALT) ≤ 3 x LSN. • Bilirubine totale ≤ 3 x LSN (sauf chez les sujets présentant une bilirubinémie congénitale, telle que le syndrome de Gilbert, qui nécessitent une bilirubine directe ≤ 3 x LSN). • Clairance de la créatinine calculée ≥ 40 mL/min/1,73 m² selon la formule CKD-EPI.• Calcium sérique corrigé par l'albumine ≤ 14 mg/dL (< 3,5 mmol/L) ; ou calcium ionisé libre ≤ 6,5 mg/dL (≤ 1,6 mmol/L). • Numération plaquettaire ≥ 50 Giga/L pour les sujets dont moins de 50 % des cellules nucléées de la moelle osseuse sont des plasmocytes. Sinon, numération plaquettaire > 30 G/L (les transfusions de plaquettes effectuées au cours des 15 jours précédant le début du traitement d’induction ne sont pas autorisées).
  • 7. Les femmes en âge de procréer doivent présenter un résultat négatif au test de grossesse sérique ou urinaire effectué pendant la période de sélection avant la randomisation ET dans les trois jours précédant le début du traitement d'induction.
  • 8. Les patients doivent être disposés et aptes à respecter les rendez-vous fixés, le plan de traitement, les analyses de laboratoire et les autres procédures de l'étude (telles que la transfusion sanguine si nécessaire, la greffe autologue de cellules souches (ASCT), la prophylaxie par immunoglobulines intraveineuses (IVIG), etc.

Critères d'exclusion :

  • 1. Patients ayant déjà reçu un traitement systémique contre le myélome multiple. Les patients peuvent prendre des corticostéroïdes avant ou pendant la phase de sélection, à condition que la dose totale reçue ne dépasse pas 160 mg de dexaméthasone (ou l'équivalent) au cours des 14 jours précédant le début du traitement d'induction. Les patients ayant suivi une radiothérapie au cours des 14 jours précédant le début du traitement d'induction ne sont pas éligibles (dans la mesure du possible, dans ces cas, l'inclusion doit être reportée).
  • 10. Le sujet présente une cardiopathie cliniquement significative, notamment : a. Le sujet a subi un infarctus du myocarde au cours de l'année précédant le début du traitement d'induction, ou présente actuellement une affection instable ou non contrôlée liée à la fonction cardiaque ou affectant celle-ci (par exemple, angine instable, insuffisance cardiaque congestive, classe III ou IV de la New York Heart Association [NYHA]). b. Le sujet présente une arythmie cardiaque non contrôlée (critères communs de terminologie pour les événements indésirables [CTCAE], version 4, grade ≥ 2) ou des anomalies électrocardiographiques (ECG) cliniquement significatives. c. Le sujet présente un intervalle QT de base corrigé selon la formule de Fridericia (QTcF) > 470 ms (ECG à 12 dérivations).
  • 11. Les patients sous traitement systémique par des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (fluvoxamine, énoxacine), des inhibiteurs puissants du CYP3A (clarithromycine, télithromycine, itraconazole, voriconazole, kétoconazole, néfazodone, posaconazole) ou de puissants inducteurs du CYP3A (rifampicine, rifapentine, rifabutine, carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital), ou ayant pris du Ginkgo biloba ou du millepertuis au cours des 14 jours précédant le début du traitement d'induction.
  • 12. Intolérance connue aux stéroïdes, au mannitol, à l'amidon prégélatinisé, au stéarylfumarate de sodium, à l'histidine (sous forme de base ou de chlorhydrate), au chlorhydrate d'arginine, au poloxamère 188, au saccharose ou à tout autre composant de l'intervention à l'étude qui ne se prête pas à une prémédication par des stéroïdes et des anti-H2 ou qui empêcherait la poursuite du traitement par ces agents.
  • 13. Allergies connues à l'un des médicaments à l'étude, à leurs analogues ou aux excipients présents dans les différentes formulations
  • 14. Les participants ayant subi une intervention chirurgicale majeure au cours des deux semaines précédant leur inclusion dans l'étude (signature du consentement éclairé) OU qui ne se seront pas complètement remis de cette intervention avant le début du traitement d'induction OU pour lesquels une intervention chirurgicale est prévue pendant leur participation à l'étude. La cyphoplastie et la vertébroplastie ne sont pas considérées comme des interventions chirurgicales majeures.
  • 15. Sujets présentant une tumeur maligne antérieure ou concomitante (autre qu’un myélome multiple) au cours des 5 années précédant leur inclusion dans l’étude, à l’exception des carcinomes basocellulaires ou spinocellulaires de la peau correctement traités, des carcinomes in situ du col de l’utérus, ou d’adénocarcinome localisé de la prostate diagnostiqué il y a ≥ 3 ans et sans signe d’échec biologique, ou d’autres cancers pour lesquels le sujet a suivi un traitement potentiellement curatif et ne présente aucun signe de rechute/récidive depuis ≥ 5 ans.
  • 16. Femmes enceintes ou allaitantes.
  • 17. Les femmes qui refusent de s'abstenir de tout rapport hétérosexuel ou qui refusent d'utiliser une contraception adéquate lors de rapports hétérosexuels, et ce à compter d'au moins 4 semaines avant le début du traitement d'induction et de manière continue jusqu'à au moins 4 semaines après l'arrêt du lénalidomide, 90 jours après l'arrêt du daratumumab et 6 mois après l'arrêt de l'elranatamab.
  • 18. Les hommes dont la partenaire est en âge de procréer, y compris ceux ayant subi une vasectomie réussie, qui refusent d'utiliser un préservatif lors des rapports sexuels, depuis le début du traitement d'induction jusqu'à au moins 4 semaines après l'arrêt du lénalidomide. De plus, ces hommes doivent s'engager à ne pas faire de don de sperme pendant cette période.
  • 19. Cas connus d'infection par le VIH ou d'hépatite A, B ou C active : infection par le VHB non contrôlée ou active : patients présentant un HBsAg et/ou un ADN du VHB positifs. À noter : les patients peuvent être éligibles s'ils sont positifs aux IgG anti-HBc (avec ou sans anti-HBs positifs) mais que l'HBsAg et l'ADN du VHB sont négatifs. a. Si un traitement anti-VHB lié à une infection antérieure a été instauré avant le début du traitement expérimental, ce traitement et la surveillance doivent se poursuivre pendant toute la durée du traitement de l'étude. Les patients présentant un Ag HBs négatif et un ADN du VHB positif observés pendant la période de sélection seront évalués par un spécialiste en vue de l'instauration d'un traitement antiviral : le traitement de l'étude pourrait être proposé si l'ADN du VHB devient négatif et si tous les autres critères de l'étude sont toujours remplis. Infection active par le VHC : ARN du VHC positif et anticorps anti-VHC négatifs. À noter : les patients sous traitement antiviral (antiviraux à action directe (AAD)) contre le VHC commencé avant le début du traitement expérimental et présentant des anticorps anti-VHC positifs sont éligibles. Le traitement antiviral contre le VHC doit se poursuivre tout au long de la période de traitement jusqu’à la séroconversion. Les patients présentant des anticorps anti-VHC positifs et un ARN du VHC indétectable sans traitement antiviral contre le VHC sont éligibles. Infection par le VIH : À noter : Dans les cas équivoques, les participants dont la charge virale est négative peuvent être éligibles. Les participants séropositifs pour le VIH qui sont par ailleurs en bonne santé et présentent un faible risque de complications liées au SIDA pourraient être considérés comme éligibles. L'éligibilité potentielle d'un candidat spécifique au protocole séropositif pour le VIH doit être évaluée et discutée avec le promoteur avant la sélection, en tenant compte des numérations actuelles et passées de CD4+ et de lymphocytes T, des antécédents (le cas échéant) de conditions définissant le SIDA (par exemple, infections opportunistes), de l'état du traitement anti-VIH et du risque d'interactions médicamenteuses.
  • 2. Sujet présentant une neuropathie sensorielle ou motrice périphérique de grade ≥ 3 persistante.
  • 20. Patient présentant une infection systémique active ou des infections graves nécessitant l'administration d'antibiotiques par voie parentérale
  • 21. Patients atteints d'une maladie ou d'un trouble gastro-intestinal susceptible d'affecter de manière significative l'absorption des traitements par voie orale.
  • 22. Patients ne pouvant pas ou ne souhaitant pas suivre un traitement antithrombotique préventif.
  • 23. Une personne placée sous tutelle ou sous curatelle, ou privée de liberté par une décision judiciaire ou administrative.
  • 3. Sujet ayant des antécédents de syndrome de Guillain-Barré (SGB) ou de variantes du SGB, ou des antécédents de polyneuropathie motrice périphérique de grade ≥ 3.
  • 4. Sujet présentant un diagnostic actuel d'amylose primaire, de gammapathie monoclonale de signification indéterminée, de myélome multiple latent ou de plasmacytome solitaire.
  • 5. Le sujet présente un diagnostic de macroglobulinémie de Waldenström ou d'autres affections caractérisées par la présence d'une protéine M de type IgM en l'absence d'une infiltration clonale de plasmocytes accompagnée de lésions osseuses lytiques.
  • 6. Le sujet a subi une plasmaphérèse dans les 14 jours suivant le début du traitement d'induction.
  • 7. Patient présentant des signes cliniques d'atteinte méningée liée à un myélome multiple.
  • 8. Le sujet est atteint d'une leucémie à plasmocytes (selon les critères de l'OMS : ≥ 5 % de plasmocytes dans le sang périphérique) ou du syndrome POEMS (polyneuropathie, organomégalie, endocrinopathie, protéine monoclonale et altérations cutanées).
  • 9. Le sujet présente une affection ou une maladie médicale ou psychiatrique concomitante (par exemple, une infection systémique active, un diabète non contrôlé, une maladie pulmonaire infiltrative diffuse aiguë) susceptible d'interférer avec les procédures ou les résultats de l'étude, ou qui, de l'avis de l'investigateur, constituerait un risque pour la participation à cette étude.

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